Vidéos Argent/Bourse
L'Union européenne a prolongé les sanctions contre la Russie, qui en représailles a voté la poursuite de l'embargo alimentaire, corrélé à des subventions.
Vidéos A la une
Afin de "_défendre les intérêts nationaux russes_", Vladimir Poutine a publié un décret présidentiel prolongeant jusqu'au 31 décembre 2017 l'embargo alimentaire russe imposé aux pays occidentaux. Le premier ministre russe, Dmitri Medvedev, avait déjà annoncé, à la fin de mai, que la Russie s'apprêtait à prolonger d'un an et demi son embargo alimentaire, décrété en rétorsion aux sanctions des pays occidentaux contre Moscou. Ces "_mesures de rétorsion_" interdisent depuis août 2014 l'importation de la plupart des produits occidentaux, principalement de l'UE, qui sanctionnent la Russie pour l'annexion de la Crimée en mars de la même année. Les dirigeants européenns reprochent également le soutien présumé du gouvernement russe aux séparatistes de l'est de l'Ukraine. Vladimir Poutine s'était dit prêt, lors d'un forum international mi-juin, à faire 'un pas' en direction des européens, mais le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, avait douché les espoirs d'une levée rapide des sanctions de l'UE, soulignant qu'il fallait pour celà que Moscou contribue à l'application des accords de paix dans l'est de l'Ukraine. Prolongé une première fois pour un an l'été dernier, cet embargo devait expirer au mois d'août et n'a rien arrangé à la crise agricole qui frappe l'UE. Car depuis la crise ukrainienne, impossible de trouver des légumes ou des fromages européens dans les rayons des supermarchés russes. Un gros manque à gagner pour les Occidentaux qui voient de plus en plus de Russes développer leurs propres productions : fromages, charcuterie,... Les producteurs de porc français estiment leur perte financière à plus d'un milliard d'euros en deux ans.
Vidéos A la une
Pas rancunier, Vladimir Poutine. Le président russe a profité du Forum économique international de Saint-Pétersbourg ce vendredi pour tendre la main aux Européens au moment-même où Bruxelles étendait d'un an les sanctions liées à l'annexion de la Crimée par Moscou en 2014 - sanctions qui interdisent tout commerce avec la péninsule. 'Les tensions géopolitiques actuelles sont aussi causées par l'incertitude économique et l'épuisement des ressources de croissance. Il y a un risque que ces tensions soient même provoquées artificiellement,' a-t-il relativisé. Poutine vise des taux de croissance d'au moins 4% pour la Russie https://t.co/R0HdhyXQK1- Les Echos (@LesEchos) 17 juin 2016 Certes, la présence la veille au Forum du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, pourrait laisser penser que Bruxelles est en train de mettre de l'eau dans son vin. Mais ce dernier a insisté sur le nécessaire respect par Moscou des accords de paix de Minsk sur l'Ukraine. Les 28 devraient ainsi reconduire pour six mois la semaine prochaine leurs sanctions économiques contre la Russie pour son rôle présumé dans la poursuite des combats dans l'est du pays. Cela n'a pas empêché Vladimir Poutine d'insister. 'Les représentants des entreprises allemandes et françaises que j'ai rencontrés ont attesté de la volonté du monde des affaires européen de coopérer avec notre pays. Les hommes politiques devraient écouter les entreprises, se montrer sages, visionnaires et flexibles.' Même s'ils privilégient la solidarité européenne, Athènes et Rome sont favorables à une normalisation des relations commerciales. Le premier ministre italien, Matteo Renzi avait d'ailleurs fait le déplacement à Saint-Petersbourg. Faute de réciprocité de la part de Bruxelles, Moscou menace cependant de prolonger son embargo sur les produits alimentaires européens jusqu'en 2017.
Vidéos A la une
Par sa visite, Vladimir Poutine rend la politesse à Alexis Tsipras, venu le saluer à deux reprises - en avril et en juin - l'an dernier à Moscou. Depuis, les deux hommes ont paraphé 50 accords bilatéraux. Mais elle est loin l'époque où la Russie était le premier partenaire commercial de la Grèce. Elle n'est plus que numéro 3. Le volume de leurs échanges a fondu de 34% entre 2014 et 2015 à 2,3 milliards de dollars. Du fait des sanctions européennes imposées à Moscou pour son rôle dans le conflit ukrainien d'une part, et du fait de l'embargo russe imposé en représailles sur les produits frais européens - notamment sur les olives et la Feta grecques. La chute des cours du brut a aussi joué sur les chiffres, puisque les hydrocarbures représentent 85% des exportations russes vers la Grèce. Certes, Moscou a suspendu son projet de gazoduc Turkish Stream via la Grèce, mais les investissements directs russes dans le pays atteignaient tout de même 653 millions de dollars sur les neuf premiers mois de 2015. La Grèce est enfin la troisième destination préférée des touristes russes, même si la dépréciation du rouble a fait chuter leur nombre de moitié en un an.
Vidéos A la une
Il est le premier haut dirigeant occidental à se rendre à Tripoli depuis près de deux ans. Paolo Gentiloni, le chef de la diplomatie italienne, a effectué une visite surprise ce mardi dans la capitale libyenne. Il est venu apporter son soutien au nouveau gouvernement d'union nationale, avec lequel 'l'Italie est prête à coopérer', a-t-il affirmé. Paolo Gentiloni s'est dit notamment favorable à la levée de l'embargo sur les armes pour aider Tripoli à combattre la menace djihadiste : 'Il est concevable qu'à l'avenir, à travers notre coopération, certains secteurs de cet embargo puissent être levés pour donner la possibilité aux autorités libyennes de se renforcer, notamment dans la lutte contre Daesh et le terrorisme.' Paolo Gentiloni s'est entretenu avec Fayez al-Saraj qui incarne ce nouveau gouvernement d'union, formé sous l'égide de l'ONU, dans un pays en plein chaos. Ce cabinet doit encore obtenir la confiance du Parlement basé à Tobrouk et reconnu par la communauté internationale. Avec AFP
Vidéos A la une
Trois jours après la visite du président américain Barack Obama, Cuba a vécu un moment historique vendredi soir, avec un concert des Rolling Stones . Les 'papys du rock', comme on les surnomme - ils ont entre 72 et 74 ans -, se sont produits à La Havane, en plein air, devant 500 000 personnes survoltées. Eux aussi l'étaient. Une scène de 80 m de long et sept écrans géants avaient été installés dans la Cuidad deportiva (Cité sportive) de la capitale pour accueillir une musique longtemps interdite par les autorités cubaines, car considérée comme illustrant l'impérialisme américain. 'C'est comme si quelque chose s'était brisé, estime un spectateur. Une autre culture arrive à Cuba. Et cette culture et la nôtre deviennent amies. C'est bien car nous avons de la famille à l'étranger, surtout aux Etats-Unis, alors nous avons besoin que nos cultures se rencontrent.' 'Jamais je n'aurais pu imaginer avoir cette chance, souligne un autre. C'est une expérience inoubliable de les voir en concert ici.' 'On se sent très bien, clame un troisième. Les Rolling Stones sont ici parce que Cuba va mieux et que de plus en plus de gens veulent venir chez nous. Le monde nous rend visite car nous jouons la meilleure musique du monde. Cette soirée est à la fois magique et historique. Longue vie à Cuba. Longue vie à Cuba.' Des Cubains euphoriques sous le charme d'un événement qui ne doit toutefois pas masquer la persistance d'une censure culturelle par les autorités de l'île...
Vidéos A la une
Les embargos commerciaux tombent les uns après les autres. La visite officielle de Raúl Castro en France témoigne d'une nouvelle réalité entre Cuba et l'Europe, entre Cuba et le monde. Les images symboliques ne manquent pas. En août 2015, le drapeau des Etats-Unis flottait de nouveau sur le Malecón de La Havane. Huit mois plus tôt, Barack Obama et Raúl Castro annonçaient la normalisation des relations entre les Etats-Unis et Cuba. La Révolution castriste est en train de franchir un nouveau cap. Il y aura des vols quotidiens pour Miami. Une nouvelle classe moyenne commence à émerger. On peut obtenir des permis pour travailler à son compte, acheter ou vendre des voitures, des habitations, même si la vaste majorité des Cubains n'en a pas les moyens. Reste que le système politique dépend toujours d'une élite issue des forces armées et que le Parti communiste reste la seule formation légale. Pour l'instant, la nouvelle réalité économique ne s'est pas traduite par une amélioration substantielle des droits de l'Homme et des libertés individuelles. Pour en savoir plus sur cette étape cruciale que traverse Cuba, nous avons rencontré le ministre des Affaires étrangères cubain Bruno Rodríguez Parrilla. Luis Carballo, euronews : Le président Raúl Castro a choisi Paris pour sa première visite officielle dans l'Union européenne. Pourquoi ? Est-ce que la France bénéficiera d'un traitement privilégié pour sa disponibilité à restructurer la dette cubaine ? Bruno Rodríguez Parrilla : Depuis la Révolution française, la France a une influence spéciale sur Cuba. Il existe une relation solide, confirmée par les dernières décennies, avec un développement très positif des liens bilatéraux. Et nous reconnaissons le leadership de la France en Europe. Je pense que cette visite marque une étape spéciale dans le développement de nos liens bilatéraux. C'est une visite, sans aucun doute, historique. Les circonstances ont fait que le président Hollande a visité La Havane il y a quelques mois, ce qui était un pas décisif. Et à présent, le président Raúl Castro a fait de même à Paris. Luis Carballo : Le ton de cette visite est nettement économique, mais le thème des droits de l'Homme a-t-il été placé sur la table lors des rencontres avec les autorités françaises ? Bruno Rodríguez Parrilla : *La visite revêt plusieurs facettes, et n'est pas exclusivement économique. Nous avons échangé sur de nombreux thèmes de nature politique. La France et Cuba partagent de nombreuses vues communes dans l'agenda international. Nos liens sont divers et donc nos échanges le sont également. La thématique des droits de l'Homme n'a pas été centrale, mais nous avons échangé des opinions sur des points d'accords et en même temps des préoccupations qui sont réciproques.* Luis Carballo : Les pays européens les moins réceptifs aux changements actuels ou pour le dire autrement, plus exigeants avec la situation des libertés individuelles sur l'île, vont-ils perdre des opportunités commerciales avec le nouveau Cuba ? Bruno Rodríguez Parrilla : *L'Union européenne et Cuba ont depuis des années un dialogue politique de haut niveau, qui inclut des thèmes divers. Et plus récemment, nous avons entamé un dialogue bilatéral sur les droits de l'homme basé sur un processus lancé en 2010 durant la présidence française de l'Union européenne. Les entreprises françaises ont depuis des années une présence très importante à Cuba. De la même manière, il faudra reconnaître que d'autres membres de l'Union européenne sont des partenaires traditionnels en matière de relations commerciales et d'investissement, ou ce sont des émissaires du tourisme importants pour Cuba. Il ne faudrait pas mélanger les sujets politiques et les relations mutuellement bénéfiques.* Luis Carballo : En décembre 2014, Barack Obama et Raúl Castro ont annoncé le début de la normalisation des relations entre Cuba et les Etats-Unis. Depuis, il y a eu beaucoup de gestes symboliques, mais peut-être pas d'avancées concrètes, tangibles. Y a t-il eu un excès d'optimisme ? Bruno Rodríguez Parrilla : *Je ne crois pas. L'annonce du 17 décembre a été surprenante et importante. Il semblait insolite pour la planète d'entendre le président des Etats-Unis d'Amérique reconnaître que la politique de ces 50 dernières années avait échoué, une politique qui avait provoqué des dommages humanitaires à notre peuple. En réalité, ce fut le début des discussions qui ont conduit au rétablissement des relations diplomatiques et à la réouverture des ambassades l'été dernier. Je sens qu'il y a eu des progrès en matière de dialogue et de coopération sur nombre de sujets d'intérêt bilatéral commun. Et des mesures positives ont été adoptées, mais de manière très limitée en relation avec la modification de l'application du blocus. Et c'est là que nous ne constatons pas d'avancées tangibles.* Luis Carballo : Est-ce que Washington vous a donné une date pour la fin des sanctions ? Est-ce que cela sera annoncé avant le départ d'Obama de la Maison Blanche ? Bruno Rodríguez Parrilla : C'est difficile à dire. Le blocus est le grand enjeu. La manière dont l'application du blocus sera modifié en vue de sa suppression va déterminer le sens et l'étendue du processus qui est en cours entre les Etats-Unis et Cuba. Il n'y aura pas de normalisation, évidemment, sans la levée totale de l'embargo, ce qui va requérir une décision au niveau du Congrès. Cependant, le président des Etats-Unis conserve des pouvoirs exécutifs majeurs, s'il décidait de les utiliser avec détermination, cela pourrait modifier très nettement l'application du blocus. Luis Carballo : C'est une année électorale aux Etats-Unis. Le changement à venir à Washington peut-il affecter le dégel ? Quel candidat convient le mieux à Cuba ? Bruno Rodríguez Parrilla: Dans une démocratie qui fonctionne, quel que soit le candidat élu, il devra suivre les exigences des électeurs, les désirs de ceux qui votent, la volonté des personnes qui paient des impôts. Personne ne discute aujourd'hui le fait qu'il y a une majorité très large de la société américaine, dans tous les secteurs, qui est favorable à la fin d'une politique ancrée dans la guerre froide, politique qui n'a donné aucun résultat, si ce n'est qu'elle a causé des dommages humanitaires considérables à toutes les familles cubaines. Cependant, il faudra reconnaître les différences entre les candidats. Qui que ce soit, il devra gérer des relations nouvelles et inédites entre Cuba et les Etats-Unis. Luis Carballo : Avez-vous peur que la fin de l'embargo soit propice à une 'nord-américanisation' de la culture cubaine, qui mettrait en danger la transition tranquille voulue par La Havane ? Bruno Rodríguez Parrilla : Ce ne sera pas possible. Cuba a été une colonie de l'Espagne, et ensuite, a émergé une nation avec une forte identité. La culture cubaine a une force et une originalité considérables. Un Cubain est un Cubain. Une relation normale avec les Etats-Unis serait totalement naturelle. Il y a des liens culturels. Il y a eu une relation traditionnelle entre les peuples des Etats-Unis et de Cuba, malgré les relations conflictuelles entre les deux gouvernements. Clairement, notre culture protégera notre identité. Car cela n'aurait aucun sens, après une lutte de 50 ans, que Cuba se retrouve avec une économie contrôlée par les multinationales nord-américaines ou autres. Luis Carballo : L'autre grand front diplomatique pour Cuba, c'est l'Union européenne. Les négociations sur un accord de coopération se sont ouvertes en 2014. Vous êtes le seul pays d'Amérique Latine et des Caraïbes avec lequel l'Union européenne n'a pas d'accord bilatéral. Où en sont les négociations ? Bruno Rodríguez Parrilla : Elles avancent bien, au rythme habituel pour ce genre de négociations. Je sens qu'il y eu des progrès, je note plus de compréhension dans l'Union européenne sur la forme que pourront prendre les relations avec Cuba. J'entends régulièrement certains représentants de l'Union européenne dire que les négociations pourraient se terminer à court terme. L'Union européenne, assurément, devrait prendre ses propres décisions concernant de vieilles politiques qui n'ont plus d'impact aujourd'hui, mais qui sont irritantes d'un point de vue légal. Je pense que nous pourrions avancer rapidement si nous trouvons des compromis sur certains thèmes. Luis Carvallo : Pensez-vous que cette entente avec l'UE aboutira avant la fin de l'embargo ? Est-ce que cet accord suppose la fin de ce que l'on appelle la 'position commune' ? Je crois que c'est à cela que vous faites allusion quand vous parlez de postures irritantes. Expliquons ce qu'est la 'position commune' : c'est une politique adoptée par l'Union européenne en 1996 qui conditionne le dialogue avec La Havane aux avancées en matière de droits de l'Homme et de libertés. Bruno Rodríguez Parrilla : *C'est difficile de savoir quand terminera le blocus des Etats-Unis contre Cuba. L'Assemblée générale des Nations unies, l'Union africaine, les accords entre la communauté des Etats latino-américains et des Caraïbes et l'Union européenne appellent à l'abrogation immédiate et sans condition du blocus. Les développements dans la société nord-américaine détermineront le rythme de ce processus. Il est donc difficile de faire des comparaisons. En effet, presque personne ne se rappelle aujourd'hui de ce qu'on appelle la 'position commune'. Les conditions posées dans cette politique appartiennent au passé. Car de 1996 à aujourd'hui, Cuba a signé des accords ou fait des déclarations avec pratiquement tous les gouvernements de l'Union européenne. Des actes qui vont dans le sens opposé auquel prétend ce vieux document qui, on le sait, a été produit à la hâte, sous pression, et avec de claires motivations politiques.* Luis Carballo : Le processus de réforme s'est acceléré depuis 2011. Mais seulement 21% des 313 mesures originales prévues par le gouvernement cubain ont été mises en place. A quels freins se heurte le processus ? Par exemple : en 2015, on a enregistré moins de travailleurs du secteur privé qu'en 2014. Bruno Rodríguez Parrilla : Je ne suis pas sûr. Quelle est votre source d'information ? Luis Carballo : Un document du Parti communiste cubain. Bruno Rodríguez Parrilla: *Oui, mais ce document ne dit pas que 21% des politiques ont été mises en place. Il dit qu'elles ont été exécutées de manière à ce qu'on puisse atteindre les objectifs qui ont été proposés, ce sont des décisions de nature économique et sociale. Il me semble que c'est un processus qui marche bien. Je ne suis pas sûr que votre donnée sur la diminution du nombre de travailleurs non étatiques soit exacte. En réalité, il y a eu une augmentation significative de travailleurs qui ont de petites affaires ou qui exercent dans d'autres domaines, en dehors de l'économie d'Etat.* Luis Carballo : Précisément, de quel modèle s'inspire Cuba pour combiner, des 'mesures capitalistes' à une économie planifiée au sein d'un système politiquement fermé ? De la Chine ? Ou bien La Havane a-t-elle sa propre voie, sa propre formule ? Bruno Rodríguez Parrilla : Il y a différentes expériences dans le monde, différentes références. Le modèle cubain est, et doit être nécessairement original. Nous prenons les meilleures, nous étudions d'autres processus socialistes et également d'autres processus de développement dans d'autres pays afin d'en faire notre melting-pot, notre propre modèle, basé sur notre propre expérience et nos propres priorités. Il est certain que c'est un modèle qui prend en compte des éléments d'économie de marché, mais qui préserve une économie socialiste. Luis Carballo : Les dialogues ouverts avec les Etats-Unis et l'Union européenne et vos réformes internes ne semblent avoir qu'un impact modéré sur la question des droits de l'Homme. Pourquoi empêcher des citoyens cubains non-violents, comme les Dames en blanc, de manifester librement ? Bruno Rodríguez Parrilla : *Le fait que nous développions une économie socialiste n'implique en aucun cas de quelconques restrictions sur la possibilité de travailler sur la base d'intérêts économiques communs, de développer des intérêts économiques, de développer des partenariats économiques au travers d'entreprises communes. Concernant le modèle politique cubain et les droits de l'Homme, il est vrai qu'il y a des perceptions différentes. Mais je nie le fait que des gens comme ceux que vous avez cités ne peuvent pas manifester pacifiquement, en fait, ils manifestent assez souvent. Je me dois aussi de signaler qu'en matière de droits de l'Homme, nous nous avons peut-être des différences dans nos visions respectives. Pour moi, les droits de l'Homme sont universels et indivisibles. La politisation et l'existence de double-standard occasionnent beaucoup de dommages à la cause des droits de l'Homme. Et malheureusement, cela se produit assez souvent dans les débats sur le sujet dans le monde, certains médias ont aussi des points de vue biaisés sur le sujet. Pour moi, par exemple, le droit à un emploi est un droit humain fondamental. Que penser de la moitié de la jeunesse espagnole qui n'a pas accès à un emploi ? Pour moi, c'est un droit fondamental. Je pense aussi que les droits économiques, sociaux et culturels ne vont pas de soi, les garantir est de la responsabilité directe des gouvernements. Pour moi, ces droits sont indissociables des droits politiques et des libertés civiles. Un peu plus tôt, nous avons parlé de la démocratie américaine par rapport à la question du blocus et de la volonté réelle des électeurs. Mais je reconnais qu'il existe différents modèles politiques et je me sens très heureux et à l'aise avec la démocratie cubaine.* Luis Carballo : Votre gouvernement a traditionnellement toujours nié l'existence de prisonniers politiques, bien que de nombreuses organisations internationales, y compris certaines tolérées à Cuba même, affirment qu'il y a encore des prisonniers d'opinion. Ils dénoncent également le fait que les campagnes d'intimidation et de répression n'ont pas cessé. Que répondez-vous à ces accusations ? Bruno Rodríguez Parrilla : *Je les réfute simplement. D'abord, on devrait tomber d'accord sur la définition d'un prisonnier politique. Si vous considérez qu'une personne qui reçoit des paiements d'un gouvernement étranger pour réaliser certaines activités politiques est un prisonnier politique, alors nous avons des opinions différentes. En France ou aux Etats-Unis, ces gens seraient considérés comme des 'agents provocateurs', des agents de puissances étrangères. Nous savons que certains de ces groupes, qui sont tolérés à Cuba, reçoivent des fonds de pays européens ou du gouvernement américain lui-même. De très graves violations des droits de l'Homme ont lieu sur le territoire occupé de la base navale de Guantanamo, un sujet que vous n'avez d'ailleurs pas mentionné. On sait que des gens restent emprisonnés, séquestrés ici, sont perdus dans les limbes juridiques depuis une décennie, jugés par des tribunaux militaires sans avoir droit à une défense. Ils sont même nourris de force lorsqu'ils se mettent en grève de la faim, dans des conditions qui sont considérées par tout le monde comme de la torture systématique. On sait que certains pays sont liés de diverses manières aux enlèvements de ces personnes qu'ils ont envoyées dans des prisons secrètes ou illégales avant qu'elles arrivent à Guantanamo. Je ne peux pas mentionner un seul pays qui atteint la perfection en matière des droits de l'Homme. Je ne sais pas ce que seraient les droits de l'Homme en Europe si les pays européens avaient enduré les mêmes souffrances que Cuba à cause de ce blocus économique, commercial et financier. Ou si une puissance, d'un rapport de force comparable à celui des Etats-Unis sur Cuba, essayait d'imposer à l'Europe un changement de régime politique. Mon pays vit dans ces conditions là depuis cinq décennies.* Luis Carballo : Pour terminer, je veux vous interroger sur l'ex-président Fidel Castro. Il est déjà en retrait depuis une décennie, avec peu d'apparition publique. Continue-t-il toujours d'inspirer Cuba ? Bruno Rodríguez Parrilla : Il est toujours une inspiration pour Cuba, un référent moral. Un leader politique et moral irremplaçable, profondément chéri par notre peuple. Et en outre, il a une vie très active. Je constate personnellement son engagement dans des problèmes d'actualité comme la production de nourriture dans un contexte d'explosion démographique mondiale. Il est très engagé aussi sur les thèmes du changement climatique ou du désarmement nucléaire. J'ai le privilège de connaître ses activités, ses inquiétudes et ses intérêts dans la politique extérieure cubaine, et je peux compter sur ses conseils de temps en temps.
Vidéos A la une
Raul Castro est arrivé à Paris à l'occasion d'une visite de 3 jours à caractère principalement économique. C'est la première visite officielle d'un chef d'Etat cubain en France. Une feuille de route a été signée entre les deux chefs d'Etat. Elle prévoit des coopérations dans les domaines du tourisme, des transports ou encore de l'assainissement. 'Nous remerciont le leadership de la France, pour bâtir une nouvelle ère dans les relations entre l'union européenne et Cuba', a affirmé Raul Castro. Le président français a souhaité la fin de l'embargo économique américain contre Cuba, appelant Barack Obama à 'aller jusqu'au bout'. La France va convertir une partie de la dette cubaine a assuré François Hollande. Les arriérés seront transformés en un fond doté de 212 millions d'Euros, dédié aux projets franco-cubains. 'la France procédera comme les autres créanciers à l'annulation des intérêts de retard', a ajouté le président français. Des efforts seront aussi fournis dans le domaine culturel, via notamment la création d'un mois de la culture française à La Havane.
Vidéos A la une
Premier chef d'Etat occidental à visiter Cuba tout juste après l'accord de normalisation des relations entre Washington et La Havane, François Hollande avait fait preuve de pragmatisme et de réactivité lorsqu'il s'est rendu sur l'île en mai 2015. Son objectif : faire de la France un partenaire politique et économique privilégié de Cuba. Les entreprises françaises opèrent déjà à Cuba. C'est le cas du groupe Pernod Ricard qui y produit l'emblématique rhum Havana Club en association avec les Cubains. Il est le principal investisseur français. La France fait partie des 10 premiers partenaires économiques de Cuba. Mais elle n'est que le quatrième investisseur étranger derrière l'Espagne, le Canada et l'Italie. Dans le secteur du tourisme, les Français, 117 000 par an, bien qu'en hausse, sont, par exemple, très loin derrière les Canadiens, qui eux représentent plus d'un tiers des 3 millions et demi de visiteurs reçus dans l'île des Caraïbes en 2015. C'est 17 % de plus qu'en 2014, or Cuba n'offre que 63 000 chambres d'hôtel, les autorités en espèrent et misent sur 85 000 en 2020. Mais pour développer le tourisme, il faut attirer des investisseurs étrangers. Les vacanciers européens et canadiens ont contribué à maintenir à flot l'économie de l'île pendant les 25 dernières années. A présent, ce sont les Américains qui débarquent en masse, malgré l'interdiction officielle de s'y rendre en tant que touriste... S'il est un autre secteur en manque d'investissement à Cuba, c'est celui des télécoms, notamment d'internet. Jusqu'ici, à cause de l'embargo américain, les Cubains avaient accès à internet uniquement grâce aux satellites, et depuis février 2011, également grâce à la pose d'un câble de fibre optique depuis le Venezuela. Les Etats-Unis viennent de proposer aux autorités cubaines de tendre un câble entre Miami et La Havane. Seuls 150 000 Cubains ont pu se connecter chaque jour en 2015, alors que l'île compte 11 millions d'habitants. Ces derniers temps, les visites successives des ministres de l'Industrie et du Commerce des pays européens vont peut-être changer la donne. Accompagnant le réchauffement des relations avec les Etats-Unis et les réformes économiques entreprises par les Cubains, elles devraient rapidement se concrétiser. Tout est fait pour, en tout cas. La zone spéciale de développement économique de Mariel a été créé pour cela. Elle offre aux entreprises étrangères des conditions fiscales avantageuses, avec ou sans participation cubaine. C'est 'le projet le plus ambitieux de ces 50 dernières années' pour Raoul Castro.
Vidéos A la une
Les sanctions internationales à peine levée que l'Iran sort le carnet de chèque. En marge d'un sommet consacré à l'aviation qui s'est tenu ce weekend à Téhéran, le ministre des transports de la République islamique a annoncé la signature d'un contrat de grande ampleur visant à renouveler une flotte aérienne vieillissante: "Notre première mesure a été de conclure un accord avec Airbus pour la livraison de 114 nouveaux avions, nous en préciserons les détails lors de la signature prochaine de ce contrat". Un contrat réjouissant pour l'aviateur européen qui selon toute vraisemblance sera paraphé lors de la visite du président, Hassan Rohani, dans l'Hexagone le 27 janvier prochain.
Vidéos A la une
Applaudissements nourris à l'ONU ce mardi pour saluer les résultats d'un vote demandant la levée de l'embargo américain visant Cuba depuis 1962. Une résolution non-contraignante adoptée à une écrasante majorité. 191 des 193 pays membres de l'ONU se sont prononcés en faveur du texte. Seuls les Etats-Unis et Israël ont voté contre. Le vote, qui intervient trois mois après le rétablissement des relations diplomatiques entre Washington et La Havane, ne sera pourtant pas 'suffisant pour atteindre à court terme une normalisation de ces relations' a tenu à préciser le diplomate américain Ron Godard. Et d'ajouter qu'il faudrait des années de 'persistance et de dévouement des deux côtés'. La levée totale de l'embargo ne peut de toute façon être décidée que par le Congrès américain, or la majorité républicaine reste hostile au rapprochement avec Cuba.
Vidéos A la une
Le réalisateur Sergiu Prodan donne de la voix aux indignés moldaves : le pays est victime d'un embargo russe depuis plusieurs années. Certains...
Vidéos A la une
Cinquante-quatre ans après avoir été baissé, le drapeau américain a été à nouveau hissé à l'ambassade américaine à Cuba. John Kerry, qui avait spécialement fait le déplacement, a salué "un jour historique". Il est d'ailleurs le premier chef de la diplomatie américaine à fouler le sol cubain depuis 1945. Le secrétaire d'État américain a rappelé que l'administration Obama était "fermement favorable" à la levée de l'embargo américain sur Cuba, tout en appelant de ses voeux une réforme du pays. "Le peuple cubain serait mieux servi par une véritable démocratie, dans laquelle, la population serait libre de choisir ses leaders politiques", a insisté le chef de la diplomatie américaine dans son discours sur le Malecon. Pour ce grand jour, ce sont les trois Marines qui avaient abaissé le drapeau en 1961 qui l'ont remis aux jeunes Marines. "Quand j'ai vu les Marines, qui avaient abaissé le drapeau il y a plus de 50 ans, le ramener et le voir à nouveau hisser. Je dois reconnaître que les larmes me sont montées aux yeux", a déclaré le sénateur américain du Vermont, Patrick Leahy qui avait fait le déplacement à Cuba. Peu après, John Kerry s'est offert une promenade à pied dans le pittoresque centre historique de La Havane, ôtant sa veste et sa cravate sous l'écrasante chaleur. Il était accompagné d'un historien, spécialiste de la ville. Dans les faits, les relations diplomatiques sont déjà rétablies entre les deux pays. Les ambassades des deux côtés ont rouvertes le 20 juillet. Les deux gouvernements avaient rompu les liens en 1961, deux ans après l'arrivée au pouvoir des guérilleros dirigés par Fidel Castro.
Vidéos A la une
Des camions entiers de marchandises ont été détruites jeudi par les autorités russes. Des images de la télévision russe montrent des centaines de meules de fromage déversées sur le sol d'une décharge, puis écrasées par un tracteur. Une façon pour Moscou d'attester de sa détermination à faire respecter son embargo sur les produits alimentaires occidentaux. Cet embargo est une réaction aux sanctions prises, notamment par les Européens, après la crise ukrainienne. Résultat, des tonnes de pêches françaises, des nectarines, du fromage letton ou de la viande polonaise ont été broyés jeudi sous les roues des tracteurs. "Ces produits sont dangereux car ils ne portent aucun label, aucune information sur leur lieu et leur date de production, ni même sur leur date d'expiration", justifie Andrei Palchikov de l'agence sanitaire russe. Jusqu'à présent la Russie se contentait de renvoyer ces produits dans leur pays d'origine. Ils seront désormais bel et bien détruits, qu'ils soient saisis à la frontière ou dans les magasins.
Vidéos A la une
114 tonnes de porc. C'est la quantité de viande que la Russie a ordonné de détruire. En cause : elle avait été importée illégalement depuis l'Union Européenne. Selon les autorités, les livraisons sont arrivées sur le territoire avec des documents falsifiés en provenance du Brésil. La viande viendrait en fait d'un pays européen, Pologne ou Allemagne. Depuis un an, le gouvernement russe a mis en place un embargo sur la nourriture en provenance des États européens. Une réponse aux sanctions de l'UE contre Moscou.
Vidéos A la une
Ce lundi, l'ambassade de Cuba à Washington a été inaugurée mais à La Havane, rien de nouveau. Les Cubains devront attendre la venue de John...
Vidéos A la une
Invitée du plateau de BFMTV, Janette Habel, politologue spécialiste de Cuba, est revenu sur l'embargo de Cuba imposé par les Etats-Unis et qui devrait prendre fin prochainement. "Tout investisseur qui investit à Cuba aujourd'hui prend un risque d'être sanctionné aux Etats-Unis à cause de cette loi sur l'embargo", rappelle Janette Habel.
Vidéos A la une
Les négociations entre l'Iran et les grandes puissances sont prolongées jusqu'au vendredi 10 juillet a annoncé la porte-parole du Département d'État américain. Après onze jours de négociations acharnées à Vienne, en Autriche, les tractations entre l'Iran et les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la Russie, la Chine, la France et l'Allemagne butent toujours sur des questions 'décisives', comme l'a confirmé le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius. Au Coeur des divergences, entre autres, la levée des sanctions sur les missiles balistiques iraniens. Téhéran estime en effet que ces sanctions ne peuvent pas être liées à la question du programme nucléaire et en demande la levée 'substantielle' et 'rapide'. L'Iran a de son côté affirmé ne pas avoir de date butoir concernant une éventuelle fin des discussions.
Vidéos A la une
Les relations entre Cuba et les Etats-Unis continuent de s'améliorer. Washington accueille ce vendredi un deuxième cycle de pourparlers : un mois après la visite à la Havane d'une délégation américaine, ce sont les Cubains qui sont attendus au département d'Etat. Les deux pays n'ont plus de relations diplomatiques depuis 1961, et nommer des ambassadeurs pour le printemps est le prochain objectif : 'C'est la deuxième étape des relations diplomatiques, explique l'analyste Ted Piccone, ouvrir des ambassades et maintenir le contact et la coopération dans certains domaines d'intérêt national pour les Etats-Unis comme la lutte contre le trafic de drogue, le terrorisme, les questions maritimes, la sécurité.' Embargo et soutien au terrorisme, les points noirs Obama saluant Raul Castro, image forte lors des funérailles de Nelson Mandela le 10 décembre 2013. Une semaine plus tard, les deux présidents annonçaient le dégel entre les deux ennemis. Mais des obstacles persistent : Cuba veut que Washington l'efface de la liste des pays soutenant le terrorisme. Et puis surtout que l'embargo soit levé. Mais certains élus américains réclament d'abord une discussion sur la question des droits de l'Homme.
Vidéos A la une
Des discussions inédites ont débuté à la Havane ce mercredi. Celles entre délégations cubaine et américaine, cinq semaines après l'annonce du rapprochement historique entre les Etats-Unis et l'île communiste. Au menu de ces pourparlers qui doivent s'achever jeudi : la question des flux migratoires, qui a déjà fait l'objet de fréquentes tractations entre les deux pays et surtout le rétablissement de leurs relations diplomatiques rompues depuis 1961. 'A Cuba, nous mettons un terme à une politique qui a dépassé sa date d'expiration, a déclaré le chef de la Maison blanche dans son discours sur l'état de l'Union, mardi soir. Quand ce que vous faites ne marche pas pendant 50 ans, il est temps d'essayer quelque chose de nouveau. Notre changement de politique envers Cuba peut potentiellement mettre fin à une ère de méfiance sur notre continent, enlever (aux autorités) un prétexte à des restrictions à Cuba, mettre en avant des valeurs démocratiques et tendre une main amicale au peuple cubain. Cette année, le Congrès devrait commencer le travail pour mettre fin à l'embargo.' Une déclaration faite en présence de l'Américain Alan Gross, libéré par Cuba en décembre le jour de l'annonce du rapprochement entre les deux pays, après cinq ans de prison. Ce rapprochement est soutenu par une large majorité d'Américains.
Vidéos A la une
Révolution cubaine, fiasco du débarquement dans la Baie des cochons, rupture des relations diplomatiques entre Washington et la Havane : c'est dans ce contexte que les Etats-Unis ont imposé un embargo total à Cuba en février 1962, sous la présidence américaine de John Fitzgerald Kennedy. Un embargo économique et commercial alors que les deux pays sont séparés seulement par les 150 km du détroit de Floride. Dans ce bras de fer entre les deux nations, l'URSS entra pleinement en scène, créant une situation d'extrême tension, illustrée en octobre 1962 par la crise des missiles soviétiques installés sur l'île cubaine. L'Assemble générale de l'Onu a plus d'une vingtaine de fois condamné cet embargo américain, soulignant notamment qu'il avait été décrété à une époque où la majorité de la population cubaine actuelle n'était pas née.
Vidéos A la une
WASHINGTON - 17 Déc 2014 - Après plus d'un demi-siècle d'embargo, les relations entre les Etats-Unis et Cuba vont être presque normalisées. Le président américain, Barack Obama, et son homologue cubain, Raul Castro, ont confirmé dans deux discours prononcés en même temps, mercredi 17 décembre, le rapprochement historique entre les deux pays, dont les relations diplomatiques sont rompues depuis 1961.
Vidéos A la une
Les producteurs de pommes hongrois sont touchés de plein fouet par l'embargo russe sur les produits agricoles. Ici dans le Nord Est du pays, à Nyirmada, les pommes se vendent deux fois moins cher que l'année dernière à la même époque. Avec la fermeture des débouchés vers la Russie, la Pologne déverse sa production de pommes sur les marchés européens avec pour conséquence l'effondrement des cours. 'Il y a des gens qui n'ont rien mis de côté, explique Miklos Poor, un producteur de pommes. 'Des gens qui n'ont pas d'argent, des gens qui n'ont pas commencé à chercher des crédits pour commencer autre chose...Et bien ces gens là risquent maintenant d'avoir de très sérieux problèmes...' Le mois dernier la commission européenne a annoncé débloquer 125 millions d'euros d'aide d'urgence aux agriculteurs touchés par l'embargo russe. En attendant Miklos Poor va mettre ses pommes au frais et attendre des jours meilleurs. 'L'embargo russe ne portera probablement pas un coup fatal à l'économie hongroise, dit notre correspondante Andrea Hajagos, mais il est quand même possible que certains agriculteurs soient forcés de mettre la clé sous la porte.'
Vidéos A la une
Un mois après son annonce, l'embargo russe sur de nombreux produits agricoles européens se fait sentir. Parmi les pays les plus touchés, la Lituanie, la Pologne et l'Allemagne. La Belgique perdra, elle, 281 millions d'euros cette année. Alors la Wallonie encourage les Belges à manger plus de fruits locaux. ' Il faut d'abord faire de bonnes campagnes pour que les gens se rendent compte qu'il faut manger des produits de chez soi et puis aller voir plus loin. Et comme ça l'embargo va servir à quelque chose ', commente un maraîcher sur un marché de Bruxelles. ' Ce serait bien que tout le monde mange plus de fruits. Au lieu de les laisser pourrir sur les arbres, ils pourraient les donner aux gens qui n'ont pas les moyens, ils pourraient les donner aux écoles etc ', lance une cliente. Ecouler autrement ces produits, l'Europe y travaille. Mais l'embargo concerne 43% des exportations agricoles vers la Russie pour une valeur de cinq milliards d'euros. Un énorme volume. Pour parer au plus pressé, la Commission européenne finance en partie la réorientation des excédents, qu'ils soient distribués gratuitement, destinés à un usage non-alimentaire ou stockés en attendant de nouveaux débouchés. Bruxelles a aussi annoncé 30 millions d'euros pour financer des campagnes de promotion. Et les 28 pourraient évoquer en fin de semaine des indemnisations pour les secteurs les plus affectés.
Vidéos A la une
Les analystes parlent déjà de l'effet boomerang. Les sanctions de l'Union Européenne envers la Russie, et de la Russie vers l'Union sont en train de toucher très sérieusement les économies de pays comme la France, l'Espagne, l'Italie, et même l'Allemagne. 130.000 emplois son en jeu en Europe. Comment expliquer une telle situation ? La Russie est le troisième partenaire commercial de l'Union, et l'UE le premier partenaire de la Russie. Mais la balance commerciale est nettement en défaveur de l'Europe : 86,7 milliards d'euros en 2013, selon les chiffres publiés par la Commission. Les Vingt-Huit importent beaucoup plus qu'ils n'exportent. Et la situation risque d'empirer avec l'embargo russe qui touche les fruits et légumes, la viande, le poisson ou le lait. L'Union européenne a déjà débloqué 125 millions d'euros pour soutenir les producteurs. ''Les marchés extérieurs nous donnaient beaucoup de satisfaction, explique Luigi Nigro, conseiller technique auprès des agriculteurs de la région des Pouilles, en Italie. L'embargo renforce la volonté de nos producteurs, mais c'est en même temps une source de grande préoccupation.'' Les conséquences pour l'économie européenne sont importantes. La Pologne pourrait ainsi voir son PIB reculer de 0,6 %. De son côté, Moscou indique que l'inflation en Russie va augmenter d'un point cette année. D'autres sanctions pourraient viser le pétrole ou le gaz ; mais l'hiver approche et l'Union européenne a besoin des ressources naturelles russes. L'Allemagne, par exemple, importe de Russie plus de 40 % du gaz qu'elle consomme. Pour les experts, il n'y actuellement pas d'alternative au gaz russe. ''Le problème, ce n'est pas qu'il va y avoir des coupures de gaz. Le problème principal, c'est que le gaz ne sera pas distribué partout en Europe, indique l'expert ukrainien Valentyn Zemlianski. Les problèmes que l'on avait rencontrés en 2009 sembleront mineurs, comparé à ceux que nous aurons à l'avenir. C'est pourquoi l'Union européenne coopère avec la Russie pour éviter une telle situation.'' Sur le dossier énergétique l'Union Européenne est face à un choix difficile : le gaz russe ou le froid sibérien.
Vidéos A la une
Concombres, tomates, pommes... plus d'une dizaine de fruits et légumes d'Europe pourront être distribués gratuitement et les agriculteurs recevront des compensations financières. Face à l'embargo russe tombé en pleine saison des récoltes, l'Union européenne débourse 125 millions d'euros pour des mesures à destination, précise Bruxelles, de tous les producteurs. Principaux bénéficiaires, les grands fournisseurs de la Russie, parmi lesquels la Lituanie, la Pologne, ou l'Allemagne. 'L'idée de ces mesures, explique le porte-parole de la Commission européenne Roger Waite, c'est d'alléger la pression sur les marchés européens, étant donné les pertes enregistrées à l'export dans un délai relativement court.' Reste à voir comment vont se positionner les potentiels fournisseurs de Moscou hors UE. L'Amérique latine, l'Egypte ou la Turquie pourraient en effet chercher à pénétrer le marché russe. A moins que Moscou ne tienne aux produits frais européens et n'autorise la Biélorussie et le Kazakhstan à les exporter vers la Russie.
Vidéos A la une
Brussels Inverst & Export, la cellule régionale qui aide les entreprises bruxelloises exportatrices, a ouvert le vendredi 8 août, un "helpdesk...
Vidéos A la une
La Grèce est touchée de plein fouet par l'embargo sur les produits agricoles européens décidé la semaine dernière par la Russie. A la coopérative de Naussa, dans le nord du pays, des tonnes de pêches sont jetées à la poubelle ou destinée à être utilisés pour produire du jus, à un prix réduit de 90 %. 'Pour les pêches, 60 % de la production sont destinés au marché russe, explique Christos Giannakakis, le président de l'Union des coopératives agricoles d'Imathia. Ensuite, en ce qui concerne les kiwis, c'est la moitié qui est destinée à ce marché. Pour les fraises, c'est 90 %. Vous comprenez que le marché russe est notre débouché numéro 1, nous y avons beaucoup investi ces dernières années.' Pour l'heure, les coopératives sont contraintes à conserver les fruits dans des chambres froides. L'Europe offre des prix bien bas et la compétition avec les autres régions du monde est féroce. '3000 tonnes de pêche remplissent à présent les réfrigérateurs de la coopérative agricole de Naussa, rapporte Symela Touchtidou, notre journaliste. Même si les producteurs reçoivent des compensations pour ces stocks, il y aura sûrement des conséquences incalculables dans les mois qui viennent. Les agriculteurs grecs considèrent qu'ils sont les victimes innocentes de la guerre économique entre Bruxelles et Moscou.' Les chauffeurs grecs qui se trouvaient en Roumanie ou en Moldavie quand l'embargo a été décidé ont été obligés de rentrer au pays tandis que leurs homologues russes sont pris au piège à Naussa. ' Je devais charger le camion ici en Grèce, je suis arrivé mais on m'a dit qu'il y a une nouvelle loi, qu'aucun produit grec ne peut être livré, donc je suis revenu au parking et ça fait une semaine que je suis là, sans savoir combien de temps j'aurai encore à attendre' s'inquiète un chauffeur russe. La crise concerne aussi les cerises, les nectarines ou les oranges. Les exportations de fruits grecs se sont élevés à 93 millions d'euros en 2012. 'Certains exportateurs ont essayé de limiter les dégâts en vendant à des marchés similaires comme l'Ukraine, le Bélarus, la Pologne ou la République tchèque. Ils essaient même de vendre à moitié prix' témoigne Apostolos Kenanidis, le président du syndicat des chauffeurs de camion. Les cultivateurs espagnols, italiens et français subissent eux aussi les effets ravageurs de l'embargo et attendent de recevoir des compensations de la Commission européenne.
Vidéos A la une
L'embargo de la Russie sur les produits agroalimentaires européens a déjà et aura des répercussions sur le marché belge et bruxellois. Le...
Vidéos A la une
La Russie réagit aux sanctions européennes à son encontre. Moscou interdit les importations alimentaires provenant des Etats-Unis, de l'Union européenne, de l'Australie, du Canada et de la Norvège. Durant un an, les consommateurs russes seront privés des produits frais importés. Cette mesure va aussi toucher de plein fouet les agriculteurs de certains pays, pour qui les exportations vers Moscou constituent une manne importante de revenus. Qui sera le plus affecté dans cette guerre commerciale ? Apple et Samsung, quant à eux, enterrent la hache de guerre. Mais il s'agit ici de guerre judiciaire : les deux géants de l'électronique abandonnent leurs poursuites pour violation de brevet, sauf aux Etats-Unis. Pourquoi cette décision intervient-elle aujourd'hui? Enfin nous scruterons les tendances des vacanciers pour cette saison estivale.

Pages

Publicité