Nicolas DUPONT-AIGNAN
(DEBOUT LA FRANCE)

Le candidat

Nicolas Dupont-Aignan est né le 7 mars 1961 dans le 15e arrondissement de Paris. Dans la lignée de son grand-père et son père qui ont combattu respectivement au cours de la Première et la Seconde Guerre mondiale, il manifeste lui aussi un intérêt pour son pays et pour la politique dès son plus jeune âge et apporte son soutien à la campagne du gaulliste, Jacques Chaban-Delmas, en 1974, en collant des affiches. Diplômé en 1982 de l’Institut d’études politiques de Paris, Nicolas Dupont-Aignan obtient sa licence de droit en 1984, puis un DESS de gestion à l’université Paris-Dauphine. Il intègre ensuite l’Ecole nationale d’administration en 1989.

Il commence, à l’issue de sa formation, une carrière d’administrateur civil qui l’amènera à travailler auprès des cabinets d’Olivier Philippe (alors préfet),François Bayrou (ministre de l’Education nationale) ou encore Michel Barnier (ministre de l’Environnement). En 1995, Nicolas Dupont-Aignan prend la mairie de la commune de Yerres au socialiste Marc Lucas. Il cumule cette fonction, depuis 1997, avec celle de député de la 8e circonscription de l’Essonne.

Nicolas Dupont-Aignan est nommé directeur des études au RPR par son président, Alain Juppé, alors Premier ministre de Jacques Chirac. Souverainiste, il se rapproche de personnalités conservatrices, telles que Charles Pasqua et Philippe de Villiers. Il crée en 1999, au sein du RPR, le mouvement "Debout la République", qui devient un parti indépendant en 2008. Celui-ci est rebaptisé "Debout la France" en 2014 et Nicolas Dupont-Aignan en conserve la présidence. Ses militants se réclament du gaullisme et du souverainisme. Le parti représente ainsi la droite conservatrice sur l’échiquier politique français. Il se caractérise par l'euroscepticisme et prône le retour à la souveraineté monétaire. Nicolas Dupont-Aignan se présente pour la première fois à l'élection présidentielle en 2012 et remporte 1,79 % des suffrages. Le 15 mars 2016, "Debout la France" annonce qu’il présentera Nicolas Dupont-Aignan comme candidat à l'élection présidentielle de 2017.

Sur le plan personnel, Nicolas Dupont-Aignan est marié depuis 1990 à une avocate, Valérie Vecchierini, qui est aussi son assistante parlementaire depuis son élection comme député de l’Essonne en 1997. Ils ont, par ailleurs, deux filles.

CE QUE PENSE NICOLAS DUPONT-AIGNAN DE LA LAICITE

Pour le candidat de "Debout la France", réaffirmer la laïcité passe par une interdiction de tout financement des lieux de culte et édifices religieux par les fonds publics. En outre, il prône la lutte contre le communautarisme religieux et contre la remise en cause de l’intégration républicaine. Lors de la polémique de l’été 2016, il s’est prononcé pour une interdiction ferme du burkini sur toutes les plages de France "au nom de la cohésion nationale". Enfin, Nicolas Dupont-Aignan considère que "les racines chrétiennes de la France" sont un élément constitutif de son identité.

CE QUE PENSE NICOLAS DUPONT-AIGNAN DES IMPOTS

Nicolas Dupont-Aignan prévoit d’utiliser la politique fiscale comme outil de renforcement du pouvoir d'achat. Pour cela, il suggère de diminuer les charges sociales de 30 % en 5 ans, ce qui permettrait selon lui d’augmenter les salaires nets de 10 %. Pour lutter contre la fraude, il milite aussi pour le prélèvement de l’impôt à la source, ainsi que l’instauration d’une tranche à 50 % pour les revenus au-delà de 300 000 € par an. Pour utiliser la fiscalité comme levier d’emplois, Nicolas Dupont-Aignan veut par ailleurs remettre en place l’exonération des heures supplémentaires, supprimée par la gauche. Enfin, le programme de "Debout la France" prévoit d’encourager l’investissement en France par un système de déduction pour les contribuables assujettis à l’ISF.

CE QUE PENSE NICOLAS DUPONT-AIGNAN DE L’IMMIGRATION

Conforme à la ligne directrice souverainiste du parti "Debout la France", le candidat fait preuve d’une position ferme et restrictive concernant l’immigration. Il propose, notamment, de rétablir les contrôles aux frontières et d'accélérer l'expulsion des étrangers en situation irrégulière. Nicolas Dupont-Aignan souhaite également limiter la politique de regroupement familial, réformer la législation relative au droit d’asile et plafonner l’immigration, en établissant des quotas votés chaque année par le Parlement en fonction des capacités d’accueil et du taux de chômage. Enfin, le candidat veut mettre en place une politique de partenariat avec les pays africains, dans le but d'accélérer leur développement et de limiter, par conséquent, l’immigration économique en provenance de ce continent.

CE QUE PENSE NICOLAS DUPONT-AIGNAN DE L’EDUCATION

Nicolas Dupont-Aignan souhaite revenir sur la réforme des rythmes scolaires. Il veut ainsi instaurer des séances d’aide personnalisée, notamment en faveur des élèves provenant de zones peu favorisées. Pour lutter contre les risques de "dérives potentiellement sectaires", le candidat de "Debout la France" préconise aussi de mettre en place des inspections régulières dans les écoles privées hors contrat, à l’instar des établissements religieux. Il souhaite, en outre, réaffirmer la neutralité idéologique des manuels scolaires.
Enfin, il prévoit de réformer l’enseignement supérieur, en garantissant le principe de la gratuité des études (publiques) et renforçant le système de concours pour l’attribution des bourses.

CE QUE PENSE NICOLAS DUPONT-AIGNAN DE LA SANTE

Nicolas Dupont-Aignan suggère de lutter contre la multiplication des déserts médicaux, en diminuant les cotisations des médecins s’installant en zone rurale. Il prévoit également une augmentation du numerus clausus de ⅓, afin de rehausser le nombre de praticiens. Concernant l’assurance maladie, il compte faire réaliser des économies à la Sécurité sociale en mettant fin à l’aide médicale d’Etat, dispositif en faveur des étrangers en situation irrégulière, et en limitant drastiquement le bénéfice de la couverture maladie universelle. Enfin, le candidat de "Debout la France" plaide pour une préservation de la Sécurité sociale avec une unification du régime, en supprimant notamment le régime social des indépendants.

CE QUE PENSE NICOLAS DUPONT-AIGNAN DU TERRORISME

La position de Nicolas Dupont-Aignan concernant le terrorisme est le corollaire de son programme en matière de politique pénale. Il propose, tout d’abord, de mettre fin à l’adhésion de la France aux accords Schengen, ce qui permettrait de limiter la libre circulation des personnes et de rétablir les contrôles aux frontières de manière permanente. En outre, Il souhaite mettre en place une cour de sûreté de la nation et construire une garde nationale composée de réservistes. Enfin, le président de "Debout la France" veut que les candidats au djihad et les Français partis combattre à l’étranger, pour le compte d’organisations terroristes, soient interpellés à leur retour et jugés pour crime d’intelligence avec l’ennemi.

CE QUE PENSE NICOLAS DUPONT-AIGNAN DE L’ECOLOGIE

Le programme de Nicolas Dupont-Aignan contient des dispositions relatives à l'environnement. Il s’agit essentiellement d’utiliser la mouvance écologiste comme facteur de dynamisation de l’économie. Le candidat propose notamment de créer des pôles de compétitivité, ainsi que des formations universitaires dédiées à l’environnement. Si lors des élections de 2012, il préconisait déjà une réquisition de l’entreprise Total afin de pouvoir mieux réguler le coût des carburants, il reste un fervent défenseur du patriotisme économique et veut favoriser la production locale et les filières courtes de distribution. Il s'engage, en outre, à soutenir la filière nucléaire, se donnant pour objectif de revenir à une production de 50 % de l'électricité par ce procédé, d'ici 2025.

CE QUE PENSE NICOLAS DUPONT-AIGNAN DE LA DELINQUANCE

Nicolas Dupont-Aignan prône la fermeté en matière pénale. Il s’oppose à ce qu’il nomme "le laxisme judiciaire". Il propose d’instaurer des peines de perpétuité réelles et de mettre un terme aux remises de peine automatiques. Son programme d’action contre la délinquance passe notamment par le recrutement de 30 000 membres des forces de l’ordre et 10 000 personnels administratifs, la création de 40 000 places de prison supplémentaires et l’instauration de peines plancher de prison ferme pour toute agression de fonctionnaires de police, de gendarmerie ou de pompiers. Enfin, il souhaite réformer le régime de la légitime défense pour les fonctionnaires de police et les gendarmes, qu’il veut par ailleurs réintégrer au ministère de la Défense.

CE QUE PENSE NICOLAS DUPONT-AIGNAN DE L’EMPLOI-ENTREPRISE

Souverainiste, Nicolas Dupont-Aignan prône une politique économique protectionniste. Opposé au libre-échange, il souhaite attribuer un minimum de 75 % des achats et marchés publics à des entreprises françaises, notamment aux petites et moyennes entreprises. En utilisant la fiscalité comme levier de croissance et d’emploi, il compte mettre en place un dispositif d'abattement fiscal portant sur les bénéfices que les entreprises investissent sur le territoire français. Dans la même optique de patriotisme économique, Nicolas Dupont-Aignan milite pour la création d’un "label tricolore", afin de permettre au consommateur d’identifier les produits conçus en France.

CE QUE PENSE NICOLAS DUPONT-AIGNAN DE L’ENDETTEMENT

Le mouvement de Nicolas Dupont-Aignan est souverainiste et euroceptique. Par conséquent, son leader préconise, selon des modalités encore peu définies, un retour à la souveraineté monétaire. Cette mesure permettrait, selon le candidat, de monétiser la dette française. Pour éviter d’alourdir cette dernière, il propose une réforme structurelle de l’Etat afin de réaliser des économies. De plus, il compte augmenter les recettes publiques grâce à ses mesures destinées à retrouver le plein-emploi et, donc, à augmenter le nombre de contribuables. Enfin, il veut réduire les dépenses sociales en luttant contre les fraudes et en supprimant certains dispositifs, tels que l’aide médicale d’Etat.

CE QUE PENSE NICOLAS DUPONT-AIGNAN DE L’EUROPE

Nicolas Dupont-Aignan est eurosceptique, c'est-à-dire qu'il rejette l’idée d’une Union européenne fondée sur un modèle d’intégration et prône une Europe des nations, ainsi qu’un retour à la souveraineté des Etats. S’il est élu, le candidat entend engager un processus de renégociation des traités européens dans le but affiché de retrouver la maîtrise des frontières, de la politique budgétaire et de l’activité législative. Toujours dans une logique souverainiste, le leader de "Debout la France" milite pour une interruption de tous les processus d’élargissement de l’Union européenne. Il désire aussi sortir de l’espace Schengen et mettre un terme à la libre circulation des travailleurs afin de favoriser l’emploi des nationaux.

CE QUE PENSE NICOLAS DUPONT-AIGNAN DE L’INTERNATIONAL

Du point de vue des affaires étrangères, Nicolas Dupont-Aignan conserve évidemment une position d’indépendance vis-à-vis des institutions internationales. La politique étrangère de la France se limiterait aux seules interventions effectuées dans l’intérêt national. Toutefois, son programme comporte la création d’une union méditerranéenne, qui serait un espace de coopération entre pays latins et francophones. Il prévoit aussi, s’il est élu, de faire sortir la France du commandement armé de l’OTAN. Il préconise, par ailleurs, d’intensifier le conflit armé contre Daesh. Enfin, Nicolas Dupont-Aignan entend œuvrer pour la protection des populations chrétiennes d’Orient subissant des persécutions.

Rechercher les résultats de votre ville

L’ancien candidat de la droite à l’élection présidentielle aurait l’intention de revenir sur l’affaire qui a entaché sa campagne. Celui qui se rêvait à...