La campagne officielle pour les élections municipales démarre ce lundi. A moins de deux semaines du premier tour, Planet.fr fait le point sur ce que cela va changer pour les candidats.

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C’est parti ! La campagne pour les élections municipales a officiellement débuté ce lundi matin. Et alors que les quelque 900 000 candidats ont engagé leur bataille depuis plusieurs mois déjà, le lancement officiel de la campagne va les contraindre à respecter certaines règles. Pendant les 13 jours qui les séparent du premier tour des élections, ceux-ci vont en effet devoir respecter l’équité médiatique. En d’autres termes, les chaînes de télévision et les radios vont veiller à ce que les candidats et leurs soutiens bénéficient d’une présentation et d’un accès équitable à l’antenne. A noter, équité ne veut pas dire égalité. Ce qui implique donc que l’on parle des différents candidats en fonction de leur « importance politique ». Exit par ailleurs les réunions électorales décidées à la dernière minutes. Tous ces meetings sont désormais interdits sans autorisation préalable.

Pas d’affiche bleu-blanc-rouge

Le code électoral prévoir également qu’à partir de ce lundi, les candidats n’ont pas le droit de faire faire des affiches reprenant les couleurs du drapeau français. Les couleurs bleu, blanc et rouge ne peuvent en effet apparaître si, et seulement si, elles figurent sur l’emblème du parti ou groupement du candidat, lequel peut bien évidemment apparaître sur les affiches. Ces dernières ne peuvent par ailleurs être collées ou placardées que sur les panneaux officiels. Dans les communes de moins de 1000 habitants, les panneaux sont distribués dans l'ordre d'arrivée des demandes. Dans les communes de 1000 habitants et plus, ils sont distribués dans l'ordre résultant d'un tirage au sort qui a lieu après le dépôt des listes. L’affichage sauvage sous les tunnels, sur les murs et les abris-bus est formellement interdit.

Gare à la calomnie

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La campagne officiellement lancée, les candidats ne sont plus autorisés à lancer une nouvelle polémique sur leur rival sans laisser à ce dernier la possibilité de répliquer avant la fin de la campagne. Le code électoral prévoit également une infraction spécifique lorsque des calomnies sont susceptibles d’avoir orienté le vote des électeurs. Le candidat victime de ces fausses nouvelles peut en effet former un recours et demander l’annulation de l’élection.

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