Vidéos à la une
L'Europe est soulagée par la victoire de Mark Rutte. Le résultat de l'extrême droite était particulièrement attendu, avant d'autres élections majeures en France puis en Allemagne cette année. Congratulations to my friend markrutte for his clear victory yesterday night. Laten we samen bouwen aan een sterk #Europa! pic.twitter.com/euckESZkoo- Jean-Claude Juncker (JunckerEU) 16 mars 2017 Antonio Tajani, président du Parlement européen, veut en tirer les leçons : 'Vous avez vu aux Pays-Bas ils n'ont pas gagné. Pourquoi ? Parce que le Premier ministre a donné des réponses concrètes aux citoyens, il faut travailler pour répondre aux citoyens. Il faut regarder les intérêts des citoyens.' En Allemagne où le parti populiste Alternative pour l'Allemagne gagne du terrain, et pourrait entrer au Bundestag dans six mois à l'issue des législatives, Angela Merkel est soulagée : 'Les Pays-Bas sont notre partenaire, ami, voisin. Je suis très contente de la forte participation qui a conduit à ce résultat pro-européen. C'est un très bon jour pour la démocratie.' Le président français François Hollande a évoqué 'une nette victoire contre l'extrémisme'. Avec en tête bien sûr la présidentielle le mois prochain, et la montée du Front national. Le parti d'extrême droite de Marine Le Pen a salué ce succès. Pays-Bas : le frontiste Nicolas Bay loue le "succès" de Geert Wilders aux législatives https://t.co/Qyqi8ST3Ne pic.twitter.com/QFo7wcmLaf- Libération (@libe) 16 mars 2017 Reste à savoir si le scénario néerlandais se répètera en France.
Vidéos à la une
C'est un sentiment de soulagement qui traverse les gouvernements européens confrontés à la montée des nationalismes. Le Premier ministre libéral néerlandais Mark Rutte a remporté les élections législatives et repousse ainsi le défi représenté par l'islamophobe et europhobe Geert Wilders. Après le Brexit et la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis, Mark Rutte estime que les Pays-Bas ont dit 'stop au populisme de mauvais aloi'. Toutefois le parti de Geert Wilders a tout de même progressé à l'issue de cette campagne. Comment l'Europe doit-elle analyser ce vote alors que des élections se profilent en France et en Allemagne? Damon Embling a interrogé notre envoyé spécial à La Haye, James Franey Damon Embling : " Comment interpréter ce scrutin?" James Franey : " Beaucoup de personnes sont soulagées en Europe par le fait que Geert Wilders ne soit pas arrivé en tête. Mais il faut faire preuve de prudence car il a progressé et sa ligne politique a attiré plus d'un million de votes. On parle d'un Etat membre fondateur où les propositions d'interdiction du Coran et de la fermeture des mosquées se sont révélées très populaires auprès de secteurs clefs de l'électorat. Mais je pense qu'il est encore trop tôt pour évoquer la fin d'un effet domino comme l'a évoqué ces derniers jours Mark Rutte. Il faut maintenant attendre. " Dicter la campagne Damon Embling : " Geert Wilders n'a pas eu la victoire retentissante qu'il espérait, mais il a tout de même progressé. A partir de maintenant dans quelle direction vont se diriger les Pays-Bas? " James Franey : " La vraie victoire de Geert Wilders est d'avoir dicté la campagne ces dernières semaines et ces derniers mois. Le Premier ministre, Mark Rutte, s'est montré à droite sur les questions d'immigration et les relations avec la Turquie. Geert Wilders a vraiment mené les thèmes de campagne depuis le début. Alors où vont les Pays-Bas maintenant? Il faut attendre de voir la couleur de la prochaine coalition. Rien n'est certain et cela pourrait prendre encore plusieurs semaines. Il y a des rumeurs d'une coalition vers la gauche avec le parti écologiste, emmené par Jesse Klaver. Les discussions vont se dérouler pendant les prochaines semaines. Il faut maintenant attendre. " Signal symbolique Damon Embling : " Louise Hoon, vous suivez la politique européenne et l'euroscepticisme à la VUB, l'Université libre de Bruxelles. Quel message les électeurs néerlandais envoient-ils au reste de l'Europe à l'issue de ces élections? " Louise Hoon : " D'une perspective européenne, c'est interprété très clairement comme un non au populisme et donc qu'une nouvelle pièce du domino ne tombera pas. C'est un signal fort vers l'Allemagne et la France et je pense que cela marche. Symboliquement c'est un grand signal. Mais d'un autre côté il faut regarder cette issue selon la perspective du système électoral néerlandais où il y a une très forte part de proportionnelle et donc une campagne entre deux candidats ne peut pas se produire. Je veux dire qu'il n'y a pas de grand vainqueur et de grand perdant avec ce système. Ce n'est pas un système comme en France où cela se termine par une campagne entre deux candidats. Donc ces résultats doivent être interprétés selon cette perspective. " Damon Embling : " Les yeux sont maintenant tournés vers les élections françaises et allemandes. Qu'est-ce que ces résultats néerlandais représentent pour les formations populistes en France et en Allemagne ? " Louise Hoon : " Je pense qu'il faut faire très attention. Comme je l'ai dit c'est aussi un effet du système électoral néerlandais. Et je pense que si cela s'était terminé par une campagne entre Wilders et Rutte, l'issue aurait pu être complètement différente. Je pense aussi que ces élections ont montré que les thèmes de l'identité, de l'immigration, de l'intégration européenne, ont été au coeur de la campagne pour tous les partis. Même pour les partis progressistes et tolérants. Les Verts ont fortement progressé alors que le Parti travailliste qui a un profil centré sur les anciennes questions, comme les questions économiques, a pratiquement disparu aux Pays-Bas. Je pense que c'est une indication pour les prochaines campagnes et je pense qu'elles seront centrées sur l'immigration, la crise des réfugiés et l'Europe. Cela veut dire que les candidats populistes comme Marine Le Pen ou Alternative für Deutschland, dont c'est le coeur du discours politique, vont avoir des positions fortes lors des ces campagnes. "
Vidéos à la une
Après les élections aux Pays-Bas, quel est le sentiment, quelles sont les attentes ? Notre correspondant James Franey a interviewé Wiert Duk, journaliste politique pour le quotidien Algemeen Dagblad. Wiert Duk, journaliste au Algemeen Dagblad 'Ce n'était pas une bataille entre Geert Wilders et Mark Rutte, mais nous sommes dans un pays de coalition où les partis doivent nouer des alliances pour gouverner, et c'est exactement ce qu'il va se passer désormais. Même si le parti de Wilders avait terminé en tête, Wilders, lui, aurait été écarté du gouvernement. Ensuite, il y a quelque chose que les Néerlandais, ceux qui n'ont pas voté pour Wilders, ont voulu exprimer, c'est qu'il est possible de stopper la révolte populiste en Europe. Car,après le Brexit et Donald Trump, beaucoup de gens pensaient que les Pays-Bas allaient être le troisième domino à tomber sous l'effet du mouvement populiste. Or, ce mouvement a été stoppé en Hollande. A voir maintenant, si ce sera le cas aussi en France et en Allemagne. C'est autre chose.' James Franey, euronews : Que va faire Geert Wilders désormais ? Wiert Duk, journaliste au Algemeen Dagblad 'Il y a un avenir pour lui mais probablement dans l'opposition. Sa campagne électorale a été désastreuse, il a été invisible. Il aurait pu arracher la victoire, mais il n'y est pas parvenu. Donc il doit se poser la question : a-t-il vraiment envie de gouverner ? Visiblement, il aime influencer le débat depuis la ligne de touche, et il pourrait le faire pendant longtemps. Et c'est vrai qu'il a influencé le débat car les partis traditionnels comme les chrétiens-démocrates, mais aussi les libéraux du VVD, ont adopté des positions plus dures, plus fermes que d'habitude sur des thèmes comme l'immigration et l'islam. Donc oui, Wilders a une influence, mais je pense qu'il est condamné à rester sur la touche pour les prochaines années.' James Franey, euronews : Comment expliquer cette division de la gauche aux Pays-Bas. Les sociaux-démocrates du Parti du travail ont été complètement balayés, et on assiste à l'ascension de 'Groenlinks', la gauche verte. Wiert Duk, journaliste au Algemeen Dagblad 'Les sociaux-démocrates en Europe sont en crise depuis un certain temps. Et en Hollande, ils sont arrivés à l'apogée de cette crise. Il y a deux scénarios possibles pour eux : soit, ils font leur retour dans quelques années, soit ils seront remplacés par ce mouvement de la Gauche verte composé de jeunes qui ont désormais en Jesse Klaver un leader très puissant et charismatique, qui a fait une excellente campagne. James Franey, euronews : Peut-on assister à la montée ''d'un nouveau mouvement populiste, mais à gauche ? Wiert Duk, journaliste au Algemeen Dagblad 'Jesse Klaver n'est pas populiste bien sûr, mais on dirait un populiste anti-populiste. Il utilise les méthodes et le style des populistes et cela lui a plutôt réussi. Donc oui, je crois qu'à gauche, les jeunes ont besoin d'une personnalité comme Jasse Klaver. Il pourrait jouer un rôle majeur.
Vidéos à la une
Les marchés actions européens ont clôturé dans le vert, soutenus par la décision de la Fed de relever ses taux d'intérêt et le résultat des élections législatives aux Pays-Bas. Le CAC 40 a gagné 0,56 % et l'Euro Stoxx 50 a grimpé, lui, de 0,70 %. La Fed anticipe toujours trois hausses de taux au total cette année, alors que les marchés pouvaient redouter une accélération. 'Les marchés sont détendus d'abord parce que les Néerlandais ont voté pour l'Europe. Je suis convaincu que les Français vont voter de la même manière. L'autre raison, c'est que la hausse des taux est intervenue comme prévu. Elle serait le signe d'une économie américaine qui va mieux que prévu. C'est pourquoi une hausse des taux est acceptable. Mais le plus important, c'est que Janet Yellen a assuré que personne ne devrait craindre une hausse prochaine des taux', estime Robert Halver, analyste économique chez Baader Bank. Du côté des valeurs, à la Bourse de Paris, Renault a accusé pour la seconde séance consécutive la plus forte baisse du CAC 40 : - 3,55 %. Le groupe est soupçonné par la Répression des fraudes d'avoir mis en place des 'stratégies frauduleuses' depuis plus de 25 ans pour fausser des tests d'homologation de certains moteurs.
Vidéos à la une
'Merci la Hollande ', peut-on lire sur les pancartes. Devant le parlement néerlandais à La Haye, ces citoyens qui manifestent sont soulagés. L'extrême-droite n'a pas bouleversé le paysage politique, le raz-de-marée Wilders n'a pas eu lieu. Les journaux néerlandais célèbrent la victoire (ou la non-défaite) du Premier ministre libéral Mark Rutte aux législatives d'hier. #PaysBas pic.twitter.com/7pfG9Vb10k- VoxEurop (@VoxEuropFR) March 16, 2017 La joie en revanche se lit sur le visage du Premier ministre Mark Rutte, lorsqu'il retrouve son équipe au lendemain d'une nuit de fête. Le parti libéral obtient 33 sièges. Mark Rutte s'est proposé pour mener les négociations pour former la coalition, elles ont commencé, et pourraient durer des mois : 'Je suis fier, mais on a une grande responsabilité, dit Mark Rutte, tout sourire. Notre parti est en tête, mais avec le moins de sièges de l'histoire. Mais notre parti en tête en 2010, avait moins de députés encore, alors on a l'expérience.' Champagne malgré tout pour le Parti de la liberté de Geert Wilders. Avec 20 sièges, le score du député controversé est bien loin derrière les 36 sièges crédités dans les sondages, mais aussi derrière son record de 24 sièges en 2010 : 'Quand nous avons lancé le parti il y a 12 ans, remarque Geert Wilders, nous n'imaginions pas que nous pourrions devenir la seconde formation des Pays-Bas. Laisser derrière tous les partis à l'exception du parti libéral, avec un demi-million de voix, c'est une grande victoire.' Le parti du Premier ministre doit s'allier au moins avec trois autres formations pour former une coalition. S'il exclut catégoriquement Geert Wilders, Mark Rutte pourrait choisir les chrétiens-démocrates du CDA et les progressistes de D66. Les écologistes qui ont triplé leur score pourraient être la troisième option. La position ferme de Mark Rutte face à la Turquie pourrait lui avoir apporté des voix. #PaysBas "Rutte et le fasciste Wilders, c'est la même mentalité", selon la Turquie https://t.co/pVFwEyqYLs pic.twitter.com/rKY9rC7EC4- Le Soir (@lesoir) March 16, 2017
Vidéos à la une
La question de l'identité, des valeurs néerlandaises, a été au coeur de la campagne électorale aux Pays-Bas. Euronews s'est rendu à Schilderswijk, un quartier de La Haye, l'un des plus multiculturels du pays. 85 % de la population y est issue de l'immigration. Beaucoup d'habitants du quartier sont les enfants des fameux 'travailleurs invités,' qui ont afflué de Turquie, du Maroc, d'Indonésie, du Suriname lors du boom économique d'après-guerre. Ceux que nous avons rencontrés n'acceptent plus la rhétorique anti-immigration de Geert Wilders, qui a été en tête des sondages pendant des mois. C'est le cas de ce commerçant : 'Nous avons besoin d'un parti qui rassemble et non qui divise. Aujourd'hui, les gens sont réduits à des étiquettes, des groupes : ils sont Musulmans, Néerlandais, Surinamais. Il sont jaunes, noirs, marrons. Nous vivons tous dans ce pays. Nous pouvons nous battre les uns contre les autres mais, au final, nous devons travailler ensemble. S'il n'y a pas un parti qui défend ces valeurs, eh bien, j'ai peu d'espoir de voir un jour une belle nation.' Ce commerçant turco-néerlandais redoute les conséquences d'une victoire de l'extrême-droite : 'Imaginez que Wilders remporte l'élection. Tous les Corans sont interdits, toutes les mosquées fermées. Je suis citoyen néerlandais. Il veut m'expulser du pays si je fais quelque chose de mal, ce que je ne ferai pas. Mais il veut m'expulser. Pourquoi ? J'ai un passeport néerlandais. On ne va pas m'expulser, je vis ici. Ce qu'il propose n'est pas applicable. Il ne fait que parler et tweeter de choses qui font que les gens se regardent ensuite différemment. Soyons tout simplement gentils les uns envers les autres.' Dans le quartier, les musulmans se sentent stigmatisés. Cette Surinamaise dénonce à son tour la rhétorique anti-islam de Geert Wilders : 'Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même sac. Il y a des gens qui font de bonnes choses, qui font de leur mieux. Ce qu'il dit sur les musulmans, je n'aime pas ça. Il ne peut pas dire ça. Un appel à la tolérance et au respect de la diversité. C'est aussi le message que lance cet homme, originaire du Maroc. 'Je pense qu'il est bon de vivre ensemble, de continuer à vivre ensemble. On vit ici depuis 50 ans. Mon fils et mes petits enfants ont grandi ici et ils sont habitués à vivre ici. D'un coup, quelqu'un arrive et dit qu'on doit partir. Nous sommes juste des personnes. Et nous faisons de bonnes choses aux Pays-Bas. Tout cela est injuste. Nous venons tous d'Adam et Eve, nous sommes tous humains.
Vidéos à la une
Les Néerlandais se rendent nombreux dans les bureaux de vote. Avant 14h, un tiers des électeurs avait déjà voté, pour une journée de législatives cruciale, pas seulement pour cette nation mais aussi pour l'Europe. L'Union européenne entre dans une zone de turbulences avec les élections générales aux Pays-Bas de ce mercredi https://t.co/DUbYKpW6vn- l'Opinion (@lopinion_fr) 15 mars 2017 Après le Brexit et la victoire de Donald Trump, les yeux sont tournés vers ce pays, baromètre du populisme et de l'extrême droite sur le continent, représentés par le PVV de Geert Wilders. 'C'est une journée très intéressante, remarque Geert Wilders, il y a beaucoup de choses en jeu et j'espère que nous allons gagner, mais que l'on gagne ou pas, on aura marqué cette élection. Il y a du soleil, alors j'espère que beaucoup de gens iront voter, c'est la chose la plus importante pour la démocratie et j'espère que ça marchera pour mon parti mais attendons de voir.' Qui est Geert Wilders ? Son portrait par lauremandeville https://t.co/eThCd3vxJ7 #Netherlands pic.twitter.com/RtGZ7eEefQ- Figaro Inter (Figaro_Inter) 15 mars 2017 Geert Wilders et son Parti pour la Liberté est au coude à coude avec le parti libéral-démocrate du Premier ministre. Mais si Geert Wilders l'emporte, faute d'alliés, il ne pourra pas former un gouvernement de coalition. 'Un grande démocratie comme les Pays-Bas a une chance de renverser ce jeu de dominos du populisme, déclarait Mark Rutte au moment de voter, mais il y a un risque que nous nous reveillions jeudi matin en voyant Geert Wilders à la tête du parti le plus fort.' Une victoire de l'extrême-droite sera un signe encourageant pour son allié du Front national français, à quarante jours du premier tour de la présidentielle en France. Élections #Pays_Bas Plus réalistes que les Français, les Néerlandais ? : là-bas, c'est une poubelle qui fait office d'urne... pic.twitter.com/MnWae1Fdm1- Contribuables (@contribuables) 15 mars 2017
Vidéos à la une
Hier encore, un grand nombre d'électeurs se disait indécis pour ce scrutin marqué par d'importantes tensions avec la Turquie. Un scrutin d'autant plus crucial qu'il pourrait donner le ton pour les autres élections à venir en France et en Allemagne.... Après avoir fait la course en tête, le populiste Geert Wilders semble avoir perdu de son élan. Il a affronté hier soir les autres candidats lors d'un débat tendu 'L'année dernière, il y a eu toutes ces attaques en Allemagne et en Europe. [...] Ce n'est pas seulement le djihad qui est dangereux, c'est l'islam en tant que tel. Plus on regarde ailleurs, plus l'islam s'assurera que les Pays-Bas n'existent plus en tant que monde occidental libre. Et l'on ne devrait jamais laisser ça arriver'. Un peu plus tôt dans la journée, le chef du gouvernement sortant, le libéral Mark Rutte faisait campagne à La Haye en s'opposant fermement à la sortie de l'Union européenne 'Pas de Nexit. Je veux garder ce pays en sécurité, stable et prospère. Cela signifie être membre d'organisations internationales, comme l'OTAN et l'Union européenne qui fournissent de nombreux emplois dans le commerce. Un million et demi d'emplois sont directement liés au marché unique.' Quel que soit le vainqueur, aucun des 28 candidats ne devrait obtenir de majorité absolue. La formation d'une coalition pourrait prendre plusieurs semaines.
Vidéos à la une
Avec le nationalisme pour drapeau, Geert Wilders promet de rendre les Pays-Bas aux Néerlandais, un pays qui serait, à l'en croire, otage de la bureaucratie bruxelloise et des élites politiques. Pourtant, le leader du Parti de la Liberté est un vieux routier de la politique. Geert Wilders siège au Parlement depuis vingt ans. Il fait campagne pour le non au projet de Constitution européenne en 2005. L'année suivante, il crée son parti le PVV, mouvement eurosceptique, anti-immigration et surtout anti-islam. Bouleversé par deux assassinats Il est bouleversé par l'assassinat en 2002 du populiste Pim Fortuyn, dont il est l'héritier politique direct, et deux ans plus tard, par le meurtre du réalisateur anti-islam Theo van Gogh. Au fil des ans, son ton se durcit. Il promet de ne pas se taire, malgré une condamnation pour discrimination l'année dernière après avoir promis 'moins de Marocains' aux Pays-Bas. En 2012, Geert Wilders, qui accuse l'Islam de discriminer les femmes, avait même osé critiquer publiquement la reine Beatrix parce qu'elle avait porté un voile en se rendant dans une mosquée au sultanat d'Oman. Il divise le pays Adulé ou détesté, il divise aujourd'hui un pays qui se targue d'une longue tradition de tolérance multiculturelle. Né en 1963 à Venlo, dans le sud-est des Pays-Bas, il grandit dans une famille catholique, entouré d'un frère et deux soeurs. Voici ce que son frère Paul disait récemment à Euronews sur l'élu de 53 ans qui veut interdire le Coran et fermer les mosquées : 'C'est mon frère et en même temps, je peux ne pas être d'accord avec ses idées. Mon frère n'est pas du genre 'vous êtes avec moi ou contre moi', il ne fait pas ce genre de distinction.' Pour certains, Geert Wilders est une figure isolée. Marié à une citoyenne hongroise, il n'a pas d'enfant. Et ses gardes de sécurité limitent strictement ses contacts avec le monde extérieur. 'Son monde est devenu très petit', assure son frère. 'Parlement, événements publics ou bien son propre appartement : il ne peut guère aller ailleurs' selon lui. #Rediff Geert Wilders, le tribun anti-islam qui ébranle les Pays-Bas https://t.co/ADNd6TsvP8 pic.twitter.com/0NGjvTALg8- Le Figaro (@Le_Figaro) 13 mars 2017 Geert Wilders : cinq choses à savoir sur l'homme qui veut conquérir les Pays-Bashttps://t.co/4m4Y3HDdWH par JCDesmonceaux pic.twitter.com/mdBoZYmMmz- Le JDD (leJDD) 13 mars 2017 Geert Wilders, itinéraire d'un populiste https://t.co/th9lvaGeUw- Cécile Ducourtieux (@c_ducourtieux) 13 mars 2017
Vidéos à la une
À deux jours du scrutin, le candidat anti-islam du Parti de la Liberté arrive en seconde position des sondages avec 13 % des intentions de vote. Il promet, s'il est élu, de fermer les frontières aux musulmans, d'interdire la vente du Coran et de fermer les mosquées. En tête des sondages, avec 16 % des intentions de vote, le Premier ministre sortant, Mark Rutte, met en garde contre une possible victoire de son adversaire populiste. Le libéral brigue pour sa part un troisième mandat. Le chef de file du parti social-libéral D66, Alexander Pechtold, pourrait lui faire de l'ombre. Lors du débat télévisé du 26 février dernier, c'est lui que les Néerlandais ont jugé le plus convaincant. Enfin le jeune leader écologiste Jesse Klaver pourrait lui aussi peser dans les urnes. D'origine marocaine, cet homme politique de trente ans est considéré par les analystes comme l'antithèse de Geert Wilders. Avec 28 candidats en lice, les résultats de l'élection de mercredi devraient être morcelés. La formation d'une coalition gouvernementale pourrait prendre plusieurs mois.
Vidéos à la une
Mark Rutte a 50 ans, il est né à La Haye, il est le chef du 'Parti populaire pour la liberté et la démocratie', le VVD, depuis 2006, et Premier ministre des Pays-Bas depuis le 14 octobre 2010. Issu du monde de l'entreprise, plus précisément des ressources humaines, il commence sa carrière politique dans les années 90. En 2002, il est nommé secrétaire d'État à l'Emploi et à la Sécurité sociale, et en 2004 secrétaire d'État à la Formation professionnelle et à l'Enseignement supérieur. C'est donc en 2010 qu'il remporte pour la première fois les législatives au moment ou l'économie du pays est dominée par les effets de l'austérité budgétaire. A l'époque, il n'exclut pas de former une coalition avec le parti d'extrême droite de Geert Wilders : ''Nous n'excluons aucun parti, aucun parti du tout. En même temps, il y a une énorme différence entre mon parti, le parti du Travail et le parti de la LIberté...' Mais une fois chargé de former le gouvernement par la Reine Beatrix, Mark Rutte dont le parti n'a pas eu les rênes du pays depuis 1948, se voit contraint de former une alliance minoritaire de centre-droit entre le VVD et les chrétiens-démocrates du CDA, appuyée par le Parti pour la liberté (PVV) de Wilders. Il n'a alors qu'un siège d'avance sur les travaillistes, et quand le PVV de Wilders lui retire son soutien en avril 2012 en raison de leur différend sur la réduction du déficit public, il démissionne et des élections anticipées sont organisées. Vainqueur de justesse du scrutin en septembre, il se voit à nouveau confier la tâche de former un gouvernement. De difficiles négociations s'engagent et Mark Rutte n'a d'autres choix que de s'allier avec ses éternels adversaires sociaux-démocrates du Parti du travail pour diriger le pays. La devise du nouveau cabinet est alors de 'construire des ponts'. A la tête du pays depuis, ce gouvernement peut se targuer d'avoir un bon bilan économique et c'est là-dessus qu'il s'appuie. Cependant, l'impact des mesures de rigueur a été important sur les classes populaires et moyennes, comme partout en Europe. La crise des réfugiés et la montée de l'euroscepticisme sont difficiles à gérer pour ce pro-européen qui se présente comme le candidat de la normalité. Mi-janvier, il a promis de ne pas former de coalition avec le chef du parti de l'extrême-droite Geert Wilders. Mais face à ce parti xénophobe qui le talonne, il semble avoir perdu ses repères et emprunte au populiste son propre langage, durcit le ton. Récemment, dans une lettre ouverte à tous les Néerlandais, il a évoqué le 'malaise grandissant' des 'gens de bonne volonté' à l'égard des étrangers qui 'refusent de s'adapter'. Et il a invité 'les personnes qui refusent de s'adapter, critiquent nos habitudes et rejettent nos valeurs' à agir normalement ou à partir', légitimant ainsi le discours de Wilders. Ik kies voor optimisme! pic.twitter.com/xJtaFCSzzD- Mark Rutte (@markrutte) 25 février 2017 Nul procent, Geert. NUL procent. Het. Gaat. Niet. Gebeuren. pic.twitter.com/ZC6Xb5peTu- Mark Rutte (@markrutte) 12 février 2017
Vidéos à la une
C'est une victoire en demi-teinte qu'a remporté Robert Fico, en Slovaquie, lors des élections législatives qui se sont tenues ce samedi. Si le Premier ministre sortant est arrivé en tête du scrutin, la tâche s'annonce ardue pour constituer un gouvernement de coalition. La formation du dirigeant social-démocrate, le Smer-SD, a perdu la majorité absolue au Parlement, en remportant 28,3 % des voix, et devra composer avec un paysage politique fragmenté. 'Il est vrai que les résultats de ces élections sont très compliqués', a déclaré Robert Dico, 'ce qui confirme que notre système politique reste très 'vivant'. Nous devrons probablement travailler avec un nombre élevé de partis politiques, qui feront leur entrée au Parlement de la République slovaque'. Huit partis seront désormais représentés à la chambre basse, à l'issue d'une campagne marquée par les discours de rejet de l'accueil des migrants, y compris de la part du pouvoir en place. Les libéraux, arrivés en deuxième position, refusent toute alliance avec le parti d'extrême droite, 'Notre Slovaquie', qui fera pour la première fois son entrée à au Parlement. En 2006, Robert Fico n'avait pas hésité à faire d'une formation nationaliste son partenaire de coalition, avant de lui tourner le dos quatre ans plus tard. Le chef du gouvernement s'était alors retrouvé dans l'opposition. Ce scénario pourrait se répéter aujourd'hui, si le leader social-démocrate ne parvenait pas à former un exécutif dans les semaines à venir. Une situation délicate, alors que la Slovaquie doit assurer la présidence de l'Union Européenne dès juillet prochain.
Vidéos à la une
Le Premier ministre sortant Robert Fico s'est abstenu de tout triomphalisme après les élections législatives. Son parti Smer, social-démocrate, a certes remporté le scrutin avec environ 30 % des voix, selon des résultats partiels, mais il perd la majorité absolue au Parlement. Un Parlement qui n'a jamais semblé aussi divisé. Au moins huit partis devraient figurer dans la prochaine assemblée, qui voit arriver des députés de l'extrême-droite nationaliste. Une nouvelle qualifiée de 'grande honte' par l'eurodéputée slovaque Monika Flasikova Benova : 'Ce sera un désastre majeur que d'avoir des fascistes au Parlement alors que la République slovaque s'apprête à présider l'Union européenne.' La crise des migrants a été au centre de la campagne électorale du Premier ministre sortant, un farouche opposant à l'accueil des réfugiés musulmans. Mais d'autres thématiques ont capté dernièrement l'attention des électeurs comme les grèves des enseignants et des infirmières. Au vu de la fragmentation du vote, les sociaux-démocrates auront besoin d'au moins deux partenaires pour arriver à former une coalition, estiment les experts. Même les partis d'opposition devraient avoir des difficultés à constituer un front majoritaire.
Vidéos à la une
Les élections législatives qui ont lieu en Slovaquie ce samedi devraient reconduire le social-démocrate Robert Fico à la tête du gouvernement. Il brigue son troisième mandat. Selon les analystes, il pourrait cependant être conduit à former une coalition avec le parti d'extrême droite SNS, comme il l'a déjà fait entre 2006 et 2010, ou chercher d'autres partenaires à droite ou au centre. Considéré comme tenace et fin stratège, Robert Fico, juriste de 51 ans, a tout au long de sa campagne surfé sur la vague anti-réfugiés et anti-musulmans. 'Reconnaissons que les frontières de l'espace Schengen sont du gruyère. Des milliers de personnes entrent en Europe sans aucun contrôle. Philip Breedlove, le chef des forces de l'Otan en Europe dit lui-même qu'il y a, parmi les migrants, des milliers de terroristes et de combattants de l'État islamique. Voilà pourquoi la sécurité est la première priorité de mon gouvernement', a dit Robert Fico durant sa campagne. Sa rhétorique anti-migrants séduit, d'autant que sur le terrain, Robert Fico fait front, contre le système de quotas proposé par Bruxelles notamment. Il s'est aussi engagé à aider la Bulgarie et la Macédoine à sceller leurs frontières au cas où Athènes ne parviendrait pas à stopper les migrants venant de Turquie. En juillet prochain, la Slovaquie prendra la présidence tournante de l'Union européenne.
Vidéos à la une
À moins d'une semaine des législatives espagnoles, le Partido Popular (PP), le parti conservateur au pouvoir, a plusieurs adversaires à combattre et pourrait bien y perdre sa majorité absolue. Son chef de file, Mariano Rajoy, a donc décidé de mettre l'accent sur son expérience. Est-ce suffisant pour faire oublier les affaires de corruptions qui entachent son parti, mais aussi l'autre principal acteur de la vie politique espagnole, le Parti socialiste (PSOE) de Pedro Sanchez ? Depuis que le chômage et l'austérité ont touché les classes moyennes,'ce qui était tolérable est devenu intolérable' https://t.co/yxlN2DBICs- The end (@Nitro_Politic) 13 Décembre 2015 Le leader du PSOE doit débattre aujourd'hui avec son adversaire conservateur Mariano Rajoy pour essayer de convaincre près de 40 % d'indécis. Un débat auquel auraient voulu être conviées les deux formations montantes du Royaume. Ciudadanos, qui signifie citoyens, est un parti de centre droit mené par Albert Rivera. Un parti né en Catalogne pour lutter contre l'indépendantisme, mais qui s'impose désormais sur la scène nationale. Puis il y a Podemos, à gauche du PSOE, dont le leader Pablo Iglesias se réclame proche des Grecs de Syriza. Ces formations alternatives risquent de bouleverser le paysage politique dans un pays miné par la crise et dont le taux de chômage dépasse les 20 %. 21% de chômage en Espagne; sujet principal de la campagne aux élections législatives en Espagne (avec la corruption) pic.twitter.com/lm3lkfld0V- Toute l'Europe (@touteleurope) 10 Décembre 2015
Vidéos à la une
Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche à 07h00 en Croatie. Un peu moins de 4 millions d'électeurs sont invités à choisir leurs députés. Les derniers sondages prédisaient des résultats serrés entre la gauche, actuellement au pouvoir, et la droite. La gauche est emmenée par Zoran Milanovic, le Premier ministre sortant, également chef du parti social démocrate (Socijaldemokratska Partija Hrvatske, SDP). Il est à la tête du gouvernement depuis 2011. En face, les conservateurs du HDZ (Hrvatska Demokratska Zajednica, Union démocratique croate) sont dirigés par Tomislav Karamarko. Mais certains analystes avancent qu'aucun parti ne parviendra à obtenir, seul, la majorité pour gouverner. 'Il n'y aura sans doute pas de vainqueur indiscutable, estime ainsi Andjelko Milardovic, politologue. Tout dépendra de la coalition devra être formée. Quel que soit le parti qui m'emportera, il ne pourra vraisemblablement se targuer que d'une victoire relative'. Les regards se tournent donc vers les petits partis qui détiendront peut-être les clés d'une éventuelle coalition de gouvernement. En tout cas, la priorité du prochain Premier ministre, ce sera de tenter de redresser l'économie moribonde de cette ancienne république yougoslave. 'Je pense que ce sont les conservateurs du HDZ qui vont gagner, soupire Ivana , une habitante de Zagreb. Mais pour tout dire, je m'en fiche un peu car, à mon avis, ça ne changera pas grand chose. Ils ne feront pas mieux que les autres. On sait bien bien qu'ici, les perspectives ne sont pas bonnes du tout'. Durant la campagne, les questions économiques ont été reléguées au second plan par la crise migratoire. Ces dernières semaines, la Croatie a ainsi vu l'arrivée de près de 350 000 réfugiés. L'immense majorité n'a fait que transiter dans ce pays avant de poursuivre sa route vers l'Europe occidentale. Pour aller plus loin >'Elections en Croatie: la crise migratoire ne profite pas à la droite' - article de RFI, à lire ici >'Législatives 2015 en Croatie : la barre à droite ?' - dossier du Courrier des Balkans, à lire ici
Vidéos à la une
En Birmanie, les opérations de comptage ont débuté au terme d'une journée de vote. Les législatives ont apparemment suscité une forte mobilisation. Plus de 80% des électeurs se sont rendus aux urnes, d'après les premières estimations de la commission électorale. Jour tranquille d'élections à Rangoun. Plus qu'1h30 pour voter. La ville attend. #MyanmarElection #BurmaVotes2015 pic.twitter.com/QPw56syYCu- Laure Siegel (@LaureSiegel) 8 Novembre 2015 Pour l'heure, aucun résultat. Il faudra plusieurs jours pour dépouiller tous les bulletins de vote. Mais ce scrutin pourrait voir la victoire du parti de la célèbre opposante Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND). L'ancienne prix Nobel de la paix a voté à Rangoun. Âgée de 70 ans, Aung San Suu Kyi espère se faire réélire (elle a décroché un siège de députée lors de législatives partielles en 2012). #MyanmarElection IN PICTURES: Aung San Suu Kyi tours polling stations in Yangon Region | https://t.co/PTdDC6FiC2 pic.twitter.com/yPPOqRZNbO- The Myanmar Times (@TheMyanmarTimes) 8 Novembre 2015 Observateurs européens Là, pour la première fois, des observateurs étrangers ont été autorisés à venir en Birmanie pour suivre les opérations de vote. 'Jusqu'à présent, le processus électoral paraît assez fiable, même s'il y a des défauts et des lacunes, a commenté ce dimanche le chef de la mission d'observation électorale de l'Union européenne, Alexander Graf Lambsdorff. Pour autant, de ce que l'on sait jusque-là, cela ne semble pas avoir posé de gros problèmes. Concernant les listes électorales, ici à Rangoun, on n'a pas constaté de gros problèmes. Maintenant, on attend de savoir aussi comment les choses se sont passées dans les zones rurales'. De nombreux Birmans ont voté pour la première fois, les dernières élections libres remontant à 1990. Le parti d'Aung San Suu Kyi l'avait alors emporté, mais les résultats avaient été rejetés par la junte militaire au pouvoir. A présent, la junte est dissoute, même si l'armée reste très influente. D'ailleurs, un quart des sièges au parlement revient automatiquement à des militaires. Pour aller plus loin > 'Birmanie: vers un raz-de-marée pour Aung San Suu Kyi' - article paru dans Mediapart, à lire ici > 'Aung San Suu Kyi, d'opposante assignée à résidence à favorite des élections' - article du Huffington Post, à lire ici > 'Elections en Birmanie : le retour de la démocratie ?' - dossier réalisé par Arte, à consulter ici
Vidéos à la une
Alors qu'environ 30 millions de Birmans sont appelés à voter pour des législatives historiques, de nombreux regards se braquent sur une frêle silhouette, qui se détache d'une foule de partisans et de journalistes du monde entier devant une école de Rangoun, la capitale. A 70 ans, Aung San Suu Kyi vote pour la deuxième fois de sa vie dans son pays. L'opposante et Prix Nobel de la paix était pour l'occasion vêtue de rouge, les couleurs de son parti la Ligue nationale pour la démocratie (LND). Elle espère se faire réélire députée de Kawhmu, la circonscription qu'elle a remportée lors des législatives partielles de 2012. Pour ces premières élections nationales supposées libres depuis 25 ans et symbolisant une transition démocratique amorcée il y a 4 ans, de longues files d'attente se sont formées devant les bureaux de vote. Parmi ces nombreux primo-votants, Khin Marlar Maung, 51 ans : 'Je n'avais jamais été aussi excitée de ma vie. Avec ma famille, hier, on s'est rappelé les un les autres le jour du vote, on s'est organisé pour se lever tôt et la première chose qu'on a faite ce matin, ça a été de venir au bureau de vote.' Plus de 90 partis sont officiellement en compétition. Les deux principaux partis sont la LND d'Aung San Suu Kyi et le Parti pour la solidarité et le développement de l'Union (USDP), le parti au pouvoir, emmené par d'anciens généraux. L'armée et le président sortant se sont engagés à respecter les résultats.
Vidéos à la une
Des législatives au parfum de revanche pour Recep Tayyip Erdogan. Le président turc convoque ce dimanche des élections anticipées avec un seul espoir : récupérer la majorité absolue qu'il détenait depuis 13 ans au Parlement. Son objectif ? Mettre en place une super présidence aux prérogatives renforcées. Les sondages créditent son parti l'AKP de 40 à 43 % des intentions de vote, un score toujours insuffisant pour gouverner seul. Alors durant toute la campagne, le chef de l'État, véritable homme fort du pays, n'a cessé d'affirmer que lui seul était le garant de la sécurité et de l'unité du pays. Une rhétorique reprise par son Premier ministre Ahmet Davutoglü, que ses adversaires qualifient de 'marionnett'e du président. Il entend reconquérir le contrôle du pays et a déjà promis la victoire à ses troupes. Les rivaux du régime appellent les électeurs à sanctionner cette dérive autoritaire. Selahattin Demirtas, le chef de file du parti pro-kurde est devenu pendant la campagne la cible principale du pouvoir. Sous sa conduite, le HDP a fait une entrée en force au parlement lors des dernières législatives. Il est considéré comme le seul à pouvoir rivaliser avec le président Erdogan. Même constat pour Kemal Kiliçdaroglu. Le chef du principal parti d'opposition accuse le chef de l'État de vouloir 'rétablir un sultanat'. Son parti, le CHP devrait dépasser la barre des 10 % des suffrages. Les sondages sont unanimes et pronostiquent tous la répétition des résultats d'il y a cinq mois. Les analystes politiques vont même plus loin et assurent qu'aucune coalition ne sortira des discussions. Ils anticipent déjà un nouveau scrutin dès le printemps prochain.
Vidéos à la une
Les Turcs de retour aux urnes, cinq mois seulement après des législatives où l'AKP, le parti au pouvoir, a perdu la majorité absolue au Parlement. 54 millions d'électeurs sont appelés à se prononcer avec l'espoir de mettre un terme à l'instabilité et à la violence qui règnent dans leur pays depuis l'été. 'Je vois cet ennui chez les gens explique un habitant d'Ankara. Parce que les élections se répètent tous les 3-5 mois. Si nous pensons que c'est utile pour notre pays, alors on patientera pour aller voter. Mais il est préférable de chercher des solutions plutôt que de multiplier le nombre d'élections. Il est préférable de rechercher des moyens de mieux gouverner, sinon les gens vont s'éloigner des politiciens.' 'Ce sont les quatrièmes élections en un an et demi et la lassitude est évidente souligne notre corresponsant à Ankara, Bora Bayraktar. Mais les électeurs ont quand même pris le chemin des bureaux de vote ce matin. Tout le monde attend un gouvernement à l'issue de cees législatives.'
Vidéos à la une
L'AKP pourra t-il gouverner seul ? C'est le principal enjeu des élections législatives anticipées de ce dimanche en Turquie. Le parti au pouvoir depuis treize ans, affaibli depuis le scrutin de juin dernier, pourrait à nouveau se trouver dans l'obligation de devoir former une coalition. Mais Ahmet Davutoglü, l'actuel Premier ministre, à la tête d'un AKP crédité de 40 à 43% des intentions de vote, devrait être reconduit à son poste. Et le Président Erdogan a appuyé de tout son poids, martelant qu'un gouvernement à un seul parti était la seule garantie d'une Turquie stable. Le leader nationaliste Devlet Bahçeli a critiqué la dérive 'autocratique' du chef de l'Etat turc, accusé d'avoir 'violé la Constitution'. L'opposition attend son heure et aimerait bien, à la faveur d'une coalition gouvernementale, mettre la main sur quelques ministères importants. La polarisation importante de la société turque pourrait profiter au Parti issu de la minorité kurde HDP, crédité d'au moins 12% des voix. Il devrait donc confirmer qu'il a maintenant sa place au parlement. Beaucoup de Kurdes vont pourtant voter dans la peur, peur de la discrimination dont ils se disent victimes, peur aussi de nouveaux attentats.
Vidéos à la une
Devlet Bahceli faisant le signe du Loup gris... C'est le signe de ralliement des nationalistes turcs. Il est leur chef depuis 1997 et il n'est pas étranger à la crise politique qui sévit et au fait que les Turcs retournent aux urnes quatre mois après les dernières élections. Idéologiquement, son parti est considéré comme le plus susceptible des partis d'opposition de former une coalition avec l'AKP. Mais jusqu'ici Bahceli a toujours refusé. En juin dernier, après 13 ans de domination de la vie politique, l'AKP échoue à obtenir la majorité absolue au parlement. Il lui faut donc former une coalition. Les pourparlers avec les sociaux-démocrates échouent. Et Bahceli refusera de sauver la mise. Le 8 juin, il déclarait : 'La première coalition possible devrait être AKP-HDP, le parti pro-kurde. La seconde possibilité, c'est une coalition entre l'AKP, les sociaux-démocrates du CHP et le HDP. Si ces deux scénarios échouent, alors des élections anticipées doivent être organisées.' Toute alliance avec l'AKP est donc rejetée. A tel point que lorsqu'un cadre historique du parti, le fils du fondateur du parti,Tugrul Turkes accepte sa nomination comme vice-Premier ministre du gouvernement intérimaire de Davotglu, il est suspendu. Et ce, même si le parti d'extrême droite tombe alors à 79 députés et devient le plus petit groupe au parlement. Le MHP est ouvertement anti-kurde. Début septembre, après des attaques du PKK, ses militants attaquaient le siège du parti HDP pro-kurde à Ankara et ses locaux dans d'autres villes. Le MHP reproche au gouvernement d'Erdogan d'avoir favorisé l'entrée du HDP au parlement. Il lui reproche aussi la reprise des pourparlers de paix avec le Parti des travailleurs du Kurdistan fin 2012. Fondé en 1969, le MHP a longtemps été anecdotique, jusqu'au tournant des années 90. Lors des élections de 99, il était devenu la deuxième force politique du pays. Aujourd'hui, il occupe la troisième position et l'AKP courtise son électorat pour ne pas avoir à négocier avec ce 'Loup gris' (nom que se donnent les militants du MHP) de 67 ans.
Vidéos à la une
Ils sont les premiers à voter pour les législatives en Birmanie... Expatriés en Thaïlande, plusieurs centaines de Birmans ont participé à ce qui est présenté par les autorités comme le premier scrutin démocratique depuis un quart de siècle. Leurs concitoyens voteront le 8 novembre. Le Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi mène campagne en promettant une transition plus rapide, plus d'emplois et moins de dépendance vis-à-vis de l'aide internationale. Députée depuis trois ans, l'ancienne opposante est quasiment assurée de garder son siège. Le président Thein Sein, qui a signé il y a quelques jours un cessez-le-feu avec des groupes armés rebelles, se targue d'avoir sorti la Birmanie de 50 ans de règne militaire. Cet ancien général conduit une transition très progressive depuis 2011, mais les manquements à l'Etat de droit sont encore dénoncés par les ONG. Récemment, deux internautes ont été arrêtés pour s'être moqués de l'armée. Les élections du 8 novembre seront un test d'autant plus décisif pour la Birmanie.
Vidéos à la une
Alexis Tsipras a pris un pari risqué. Convoquer des élections anticipées dont l'issue s'annonce bien incertaine pour le Premier ministre grec. Alexis Tsipras. Premier ministre grec : 'Vous, avec votre vote, vous jugerez si l'accord que nous avons négocié dispose des bonnes conditions pour surmonter l'impasse et peut contribuer au redémarrage de l'économie, et si cet accord nous permet de mettre fin au mémorandum et aux mesures d'austérité cruelles.' En finir avec l'austérité, c'était précisément l'argument électoral qui avait permis à SYRIZA de remporter les précédentes élections 7 mois plus tôt et de donner à mandat à son leader qui forme un gouvernement de coalition. Alexis Tsipras. dirigeant de SYRIZA (janvier 2015) : 'Le verdict énoncé par le peuple grec met fin, sans l'ombre d'un doute, au cercle vicieux de l'austérité dans notre pays'. Mais la réalité s'avère têtue. Après de nombreux aller-retours à Bruxelles sans parvenir à un accord avec les créanciers du pays, le 29 juin, alors qu'i ne peut rembourser une échéance du FMI, le gouvernement se voit dans l'obligation de fermer les banques pour enrayer la fuite des capitaux qui s'accélère parallèlement à l'incertitude sur l'avenir de la Grèce dans la zone euro. Quelques jours plus tard, les Grecs refusent par referendum le programme de l'eurogroupe du 25 juin qui prévoyaient de nouvelles mesures d'austérité. Le lendemain, Yanis Varoufakis, ministre grec de finances et bête noire de l'eurogroupe, marque son désaccord avec Tsipras en démissionnant. Est-ce le signe d'un changement de cap ? D'une certaine manière. Le 13 juillet Athènes et l'eurogroupe scellent un accord qui permet à la Grèce de rester dans l'euro grâce à un troisième plan de sauvetage de 86 milliards d'euros... Mais c'est une nouvelle fois au prix d'énormes sacrifices. En août, l'accord passe au Parlement, mais révèle une profonde division au sein de SYRIZA : 43 de ses deputés s'abstiennent ou votent contre. Vingt cinq deputés décident de suivre l'ancien ministre de l'Energie Panagiotis Lafazanis qui forme un nouveau parti, Unité Populaire, qui devient la troisième force à la Vouli. Privé de facto de sa majorité parlementaire, le Premier ministre n'a plus trop le choix. Pour rester au pouvoir, il va devoir de nouveau passer par les urnes. Parmi les réformes prévues, les plus dures -qui passent par de nouvelles augmentations des impôts et des baisses des retraites- doivent être implémentées en octobre. Difficile dans ces cas-là d'obtenir la confiance des Grecs. -- l'analyse de notre correspondant à Athènes-- Nous rejoignons notre correspondant à Athènes, Stamatis Giannisis. Stamatis, quels sont les dernières informations relatives à la campagne électorale en Grèce ? Que révèlent les derniers chiffres ? Stamatis Giannisis, euronews Athènes : Avec une vingtaine de sondages nationaux, ces deux dernières semaines, l'ensemble des partis ont désormais une idée plutôt claire du pourcentage de votes qu'ils devraient obtenir dimanche, et c'est pour cette raison qu'ils ont tous redoublé d'efforts pour essayer d'attirer à eux ceux que l'on appelle les indécis, car ce sont eux qui devraient définir l'issue finale de ces élections. Quoiqu'il en soit, la vaste majorité des sondages montrent que les deux principaux concurrents, SYRIZA et Nouvelle démocratie, sont au coude-à-coude, avec moins de 1 % de différence. Ce qui pousse les analystes politiques à être très prudents quant à l'issue finale, parce qu'ils manquent de certitudes, par exemple quant à savoir si le vote des indécis va être réparti de manière égale entre les grands et les petits partis, ou si le gros de ces votes va se reporter sur l'un des deux plus grand parti voire permettre à l'un ou à l'autre d'obtenir la majorité absolue au final. Eleni Rizopoulou, euronews : Quel est l'état d'esprit en Grèce. Comment est-ce que les électeurs voient ces élections générales et le fait qu'ils doivent encore une fois se rendre aux urnes ? Stamatis Giannisis, euronews Athènes : Dimanche, ce sera la troisième fois en neuf mois que les Grecs se rendront aux urnes. La première fois, c'était en janvier pour des élections anticipées puisque le Parlement s'est montré incapable d'élire un président de la République. Puis en juillet, le gouvernement d'Alexis Tsipras a convoqué un référendum, demandant aux Grecs d'approuver ou de rejeter la proposition de sauvetage des créanciers du pays. Ce dimanche, il s'agit une nouvelle fois de législatives anticipées pour que le prochain gouvernement, peut-être une coalition, puisse mettre en oeuvre l'accord du Plan de sauvetage que monsieur Tsipras a décroché avant de démissionner. On peut bien sûr comprendre que les électeurs grecs soient fatigués. Ils ne rechignent pas à aller voter, mais ils ne sont pas aussi enthousiastes qu'en janvier ou pour le référendum de juillet, parce qu'ils estiment que quel que soit le vainqueur, il va malheureusement devoir mettre en place de nouvelles mesures d'austérité et faire passer des réformes qui vont rendre la vie quotidienne encore plus difficile qu'elle ne l'est déjà.
Vidéos à la une
Les Turcs sauront officiellement dans quelques jours s'ils se rendront aux urnes cet automne comme ils l'ont fait en juin pour renouveler leur Parlement. Un scénario plus que probable : le Président turc Recep Tayyip Erdogan a lui-même indiqué ce mercredi que la Turquie avançait rapidement vers des élections anticipées. L'AKP, le Parti de la Justice et du Développement d'Erdogan, qui dirige le pays sans partage depuis 2002, est contraint de trouver un partenaire pour gouverner depuis qu'il a perdu sa majorité absolue en juin. 'Malheureusement, la Turquie n'a pas encore formé un nouveau gouvernement. À cet égard, nous devons demander à nouveau à la population de trouver une solution, a déclaré Erdogan. Je conduis ce processus dans le cadre de la constitution et je continuerai à le faire ainsi'. La veille, le Premier ministre sortant Ahmet Davutoglu remettait au chef de l'État son mandat après l'échec des négociations avec l'opposition pour former un gouvernement de coalition. Faute de coalition gouvernementale avant la date-butoir du 23 août, le chef de l'État devra dissoudre le Parlement et convoquer de nouvelles élections. Avec AFP et Reuters
Vidéos à la une
Alors que la Birmanie se prépare à des élections générales cruciales en novembre, le pays fait face à un défi logistique inédit, des risques d'erreurs importants dans l'élaboration en cours des listes électorales, ce qui pourrait priver de nombreux citoyens de leurs droits de vote. Le pays, dont le système électoral part de zéro, doit numériser plus de trente millions de noms à partir de fichiers hors d'âge ou erronés d'ici le mois d'août. Ce scrutin est un test pour la transition démocratique amorcée depuis l'autodissolution du régime militaire, et la mise en place du gouvernement provisoire du réformateur Thien Sein en 2011. Ce sera la première élection nationale à laquelle le parti d'Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie, participera depuis 25 ans. Le parti de l'opposante birmane est donné grand favori, mais son score pourrait être impacté par les problèmes d'erreurs et d'organisation, et la lauréate du prix Nobel de la paix a dit sa préoccupation. Le 11 Juillet, Aung San Suu Kyi a mis fin à des mois de spéculation en annonçant la participation de son parti aux élections de novembre. Elle ne pourra théoriquement pas briguer la présidence lors de l'assemblée issue du vote, la Constitution héritée de l'époque de la junte l'empêchant de se présenter, du fait de son mariage avec un étranger par le passé. Après les élections de 1990, et le refus de l'armée de reconnaître la victoire de son parti, la LND avait boycotté le dernier scrutin de 2010, marqué par des irrégularités généralisées, puis été dissous. Depuis 2011, et l'arrivée d'un gouvernement civil réformateur, la plupart des sanctions occidentales ont été levées au Myanmar. Et aux législatives partielles de l'année suivante, le parti de Suu Kyi allait remporté une victoire écrasante, lui ouvrant les portes du parlement , et la tête de l'opposition parlementaire. Le scrutin de novembre sera donc une étape cruciale pour Aung San Suu Kyi et pour le processus démocratique d'un pays qui musèle toujours les dissidents politiques et les médias, et persécute les minorités ethniques.
Vidéos à la une
Le 7 juin, les électeurs turcs seront appelés à élire leur parlement unicaméral, la Grande Assemblée Nationale, composée de 550 sièges renouvelés tous les quatre ans. 19 partis figureront sur les bulletins de vote. Le Parti islamo-conservateur de la Justice et du Développement du premier ministre Davotoglu, l'AKP, a la majorité absolue depuis 2002, il est le seul parti à avoir gouverné si longtemps, et a porté deux présidents à la tête de l'Etat. Soutenu par de bons résultats économiques, il avait totalisé 49,8 % des voix il y a quatre ans. Mais le durcissement du pouvoir, la répression place Taksim en 2013, les allégations de corruption l'ont fragilisé. Selon les sondages, cette majorité cette fois apparait incertaine. Les sociaux-démocrates du parti kemaliste CHP, le parti républicain du peuple, représentent la principale force d'opposition du pouvoir en place, dont ils critiquent l'autoritarisme et les échecs économiques. Ils avaient totalisé 24 % des voix aux précédentes élections. Leur dirigeant, Kemal Kiliçdaroglu est un ancien bureaucrate, et il mise sur la relance de l'économie. Troisième force politique du pays, le parti nationaliste du MHP de Devlet Bahceli pourrait profiter de l'affaiblissement de l'AKP. A 68 ans, Bahceli, partisan de l'unité absolue de la nation turque et opposé à toute forme d'autonomie pour les minorités vient d'être reconduit à la tête de son parti. En 2011, le MHP avait récolté 13 % des voix . 'Le parti AKP est la plus grande alliance dans la politique turque, car il rassemble conservateurs et centre-droit sous un même toit. Le Parti républicain du peuple et le mouvement nationaliste sont les deux principales forces d'opposition, mais l'acteur pclé de cette élection, c'est le HDP, le Parti démocratique des peuples. Ce parti rassemble courant kurdes et de gauche' assure notre correspondant sur place. Le HDP, parti de gauche " pro-kurde " a engagé en effet une stratégie d'élargissement de sa base électorale au reste de la Turquie. Il milite pour les droits des autres minorités et pour des réformes " sociétales " (plus de démocratie, plus de droits pour les homosexuels). Selon les sondages, le HDP pourrait franchir la barre des 10 % des suffrages exprimés qui, en Turquie, permet de participer à la répartition proportionnelle des sièges.
Vidéos à la une
Le conservateur David Cameron va-t-il se maintenir à Downing Street ? 45 millions de Britanniques sont appelés à renouveler la chambre basse de leur parlement aujourd'hui.Parmi eux, le premier ministre sortant, qui a voté ce matin dans sa circonscription de Witney, dans l'Oxfordshire. Les derniers sondages donnent les Tories à égalité avec les travaillistes de David Miliband, lui aussi matinal à Doncaster, dans le South Yorkshire. Les deux formations sont créditées de 34 % des suffrages, pas assez pour gouverner seules. Parmi les faiseurs de roi potentiels, le UKIP anti-européen pourrait obtenir 12 %. Son leader, Nigel Farage, a voté avant 8h ce matin à Thanet South dans le Kent, près de Douvre. Ses élus pourraient intéresser les conservateurs. Les travaillistes regarderont plutôt du côté de Nicola Sturgeon. La Première ministre d'Ecosse a elle voté à Glasgow-Shettleston. Son Parti nationaliste écossais vise une cinquantaine de sièges. Le chef des libéraux-démocrates, Nick Clegg, espère quant à lui garder sa circonscription de Sheffield Hallam dans le Yorkshire. Allié à Cameron en 2010, il pourrait changer d'allégeance au profit de Miliband.
Vidéos à la une
50 000 bureaux de vote disséminés à travers le pays, 45 millions d'électeurs, plus de 3 900 candidats et les législatives les plus incertaines de ces quarante dernières années... Ce matin, les titres de la presse londonienne soulignaient l'incertitude du résultat et la gravité des enjeux. Le Premier ministre britannique conservateur David Cameron a voté dans sa circonsciption à Witney, dans l'Oxfordshire. Dans les derniers sondages, les Tories étaient légèrement en tête, devant leurs adversaires travaillistes, menés par Ed Miliband qui a voté, lui, à Doncaster dans le South Yorkshire. Crédité de 11 % des voix dans les derniers sondages, le chef de file du parti eurosceptique UKIP, Nigel Farage, a voté avant 8h ce matin à South Thanet, dans le Kent, près de Douvre. La Première ministre écossaise et leader du parti nationaliste écossais, Nicola Sturgeon, a voté elle-aussi très tôt à Glasgow-Shettleston. Le SNP pourrait rafler une cinquantaine de siège au parlement de Westminster. Le libéral-démocrate, Nick Clegg, faiseur de roi en 2010 en s'alliant avec Cameron, doit pour sa part voter à Sheffield Hallam, dans sa circonscription du Yorshire. Alors qui du Premier ministre sortant conservateur David Cameron ou du travailliste Ed Miliband gouvernera la Grande-Bretagne ? Dans quel cas de figure ? Avec un gouvernement minoritaire, ou bien une coalition ? Et si oui, laquelle ? Début de réponse ce soir vers 23h, en direct sur notre antenne et notre site web. Vote! #GE2015 http://t.co/oqoarPDxv5 pic.twitter.com/f0v1L1Z72u- Royston (@roystoncartoons) 7 Mai 2015
Vidéos à la une
Depuis des lustres, la politique britannique se résume essentiellement à l'image de ces célèbres joutes verbales au Parlement, à un jeu de passe-passe entre les deux partis dominants de la scène : les travaillistes et les conservateurs qui se relaient au pouvoir, selon une alternance quasi parfaite et sans grande difficulté. Mais le vent tourne. Cette année, pour la première fois de l'histoire politique du pays, le débat télévisé a réuni 7 candidats. Car cette fois, aucun du Labour ou des Tories qui dominaient jusqu'alors le jeu politique, ne semble être capable de l'emporter avec la majorité. Et les petits partis jouent à la fois les trouble-fête et les faiseurs de roi. Le seul rôle - bien qu'important- qu'ils puissent jouer, en raison d'un système électoral hyper complexe, vieux de plus d'un siècle, et loin de favoriser les petites formations Explications: la Grande-Bretagne est composée de 650 circonscriptions. Dans chacune, le candidat arrivé en tête, quelque soit son score, est élu député. C'est le 'first past the post'. Au final donc, 650 élus, issus de ces circonscriptions. A la chambre des communes, deux possibilités: un parti sort majoritaire, avec 326 sièges et plus de 50% des sièges, alors il gouverne. Aucun ne l'emporte, c'est ce qu'on appelle le 'hung parliament', très rare, seulement 5 fois depuis 1910. Deux possibilités alors: le premier parti forme un gouvernement minoritaire et tente de gouverner, soit il forme une coalition. Ce fut le cas en 2010, et il est fort probable que le scénario se répète cette fois-ci. Les voix se dispersent en effet de plus en plus sur les petits partis, lesquels même avec un score par exemple de 25% au niveau national, peuvent n'avoir qu'une poignée de députés au Parlement. En 2011, une tentative de réforme du mode de scrutin uninominal à un tour, par référendum, proposant le 'vote alternatif', a échoué, rejetée par deux tiers des électeurs. D'après les sondages, les électeurs britanniques faute de majorité claire, préféreraient un gouvernement minoritaire mené par le parti arrivé en tête, à un gouvernement d'alliance formé par le parti en seconde position.

Pages

Publicité