Vidéos A la une
C'est une victoire en demi-teinte qu'a remporté Robert Fico, en Slovaquie, lors des élections législatives qui se sont tenues ce samedi. Si le Premier ministre sortant est arrivé en tête du scrutin, la tâche s'annonce ardue pour constituer un gouvernement de coalition. La formation du dirigeant social-démocrate, le Smer-SD, a perdu la majorité absolue au Parlement, en remportant 28,3 % des voix, et devra composer avec un paysage politique fragmenté. 'Il est vrai que les résultats de ces élections sont très compliqués', a déclaré Robert Dico, 'ce qui confirme que notre système politique reste très 'vivant'. Nous devrons probablement travailler avec un nombre élevé de partis politiques, qui feront leur entrée au Parlement de la République slovaque'. Huit partis seront désormais représentés à la chambre basse, à l'issue d'une campagne marquée par les discours de rejet de l'accueil des migrants, y compris de la part du pouvoir en place. Les libéraux, arrivés en deuxième position, refusent toute alliance avec le parti d'extrême droite, 'Notre Slovaquie', qui fera pour la première fois son entrée à au Parlement. En 2006, Robert Fico n'avait pas hésité à faire d'une formation nationaliste son partenaire de coalition, avant de lui tourner le dos quatre ans plus tard. Le chef du gouvernement s'était alors retrouvé dans l'opposition. Ce scénario pourrait se répéter aujourd'hui, si le leader social-démocrate ne parvenait pas à former un exécutif dans les semaines à venir. Une situation délicate, alors que la Slovaquie doit assurer la présidence de l'Union Européenne dès juillet prochain.
Vidéos A la une
Le Premier ministre sortant Robert Fico s'est abstenu de tout triomphalisme après les élections législatives. Son parti Smer, social-démocrate, a certes remporté le scrutin avec environ 30 % des voix, selon des résultats partiels, mais il perd la majorité absolue au Parlement. Un Parlement qui n'a jamais semblé aussi divisé. Au moins huit partis devraient figurer dans la prochaine assemblée, qui voit arriver des députés de l'extrême-droite nationaliste. Une nouvelle qualifiée de 'grande honte' par l'eurodéputée slovaque Monika Flasikova Benova : 'Ce sera un désastre majeur que d'avoir des fascistes au Parlement alors que la République slovaque s'apprête à présider l'Union européenne.' La crise des migrants a été au centre de la campagne électorale du Premier ministre sortant, un farouche opposant à l'accueil des réfugiés musulmans. Mais d'autres thématiques ont capté dernièrement l'attention des électeurs comme les grèves des enseignants et des infirmières. Au vu de la fragmentation du vote, les sociaux-démocrates auront besoin d'au moins deux partenaires pour arriver à former une coalition, estiment les experts. Même les partis d'opposition devraient avoir des difficultés à constituer un front majoritaire.
Vidéos A la une
Les élections législatives qui ont lieu en Slovaquie ce samedi devraient reconduire le social-démocrate Robert Fico à la tête du gouvernement. Il brigue son troisième mandat. Selon les analystes, il pourrait cependant être conduit à former une coalition avec le parti d'extrême droite SNS, comme il l'a déjà fait entre 2006 et 2010, ou chercher d'autres partenaires à droite ou au centre. Considéré comme tenace et fin stratège, Robert Fico, juriste de 51 ans, a tout au long de sa campagne surfé sur la vague anti-réfugiés et anti-musulmans. 'Reconnaissons que les frontières de l'espace Schengen sont du gruyère. Des milliers de personnes entrent en Europe sans aucun contrôle. Philip Breedlove, le chef des forces de l'Otan en Europe dit lui-même qu'il y a, parmi les migrants, des milliers de terroristes et de combattants de l'État islamique. Voilà pourquoi la sécurité est la première priorité de mon gouvernement', a dit Robert Fico durant sa campagne. Sa rhétorique anti-migrants séduit, d'autant que sur le terrain, Robert Fico fait front, contre le système de quotas proposé par Bruxelles notamment. Il s'est aussi engagé à aider la Bulgarie et la Macédoine à sceller leurs frontières au cas où Athènes ne parviendrait pas à stopper les migrants venant de Turquie. En juillet prochain, la Slovaquie prendra la présidence tournante de l'Union européenne.
Vidéos A la une
À moins d'une semaine des législatives espagnoles, le Partido Popular (PP), le parti conservateur au pouvoir, a plusieurs adversaires à combattre et pourrait bien y perdre sa majorité absolue. Son chef de file, Mariano Rajoy, a donc décidé de mettre l'accent sur son expérience. Est-ce suffisant pour faire oublier les affaires de corruptions qui entachent son parti, mais aussi l'autre principal acteur de la vie politique espagnole, le Parti socialiste (PSOE) de Pedro Sanchez ? Depuis que le chômage et l'austérité ont touché les classes moyennes,'ce qui était tolérable est devenu intolérable' https://t.co/yxlN2DBICs- The end (@Nitro_Politic) 13 Décembre 2015 Le leader du PSOE doit débattre aujourd'hui avec son adversaire conservateur Mariano Rajoy pour essayer de convaincre près de 40 % d'indécis. Un débat auquel auraient voulu être conviées les deux formations montantes du Royaume. Ciudadanos, qui signifie citoyens, est un parti de centre droit mené par Albert Rivera. Un parti né en Catalogne pour lutter contre l'indépendantisme, mais qui s'impose désormais sur la scène nationale. Puis il y a Podemos, à gauche du PSOE, dont le leader Pablo Iglesias se réclame proche des Grecs de Syriza. Ces formations alternatives risquent de bouleverser le paysage politique dans un pays miné par la crise et dont le taux de chômage dépasse les 20 %. 21% de chômage en Espagne; sujet principal de la campagne aux élections législatives en Espagne (avec la corruption) pic.twitter.com/lm3lkfld0V- Toute l'Europe (@touteleurope) 10 Décembre 2015
Vidéos A la une
Les bureaux de vote ont ouvert ce dimanche à 07h00 en Croatie. Un peu moins de 4 millions d'électeurs sont invités à choisir leurs députés. Les derniers sondages prédisaient des résultats serrés entre la gauche, actuellement au pouvoir, et la droite. La gauche est emmenée par Zoran Milanovic, le Premier ministre sortant, également chef du parti social démocrate (Socijaldemokratska Partija Hrvatske, SDP). Il est à la tête du gouvernement depuis 2011. En face, les conservateurs du HDZ (Hrvatska Demokratska Zajednica, Union démocratique croate) sont dirigés par Tomislav Karamarko. Mais certains analystes avancent qu'aucun parti ne parviendra à obtenir, seul, la majorité pour gouverner. 'Il n'y aura sans doute pas de vainqueur indiscutable, estime ainsi Andjelko Milardovic, politologue. Tout dépendra de la coalition devra être formée. Quel que soit le parti qui m'emportera, il ne pourra vraisemblablement se targuer que d'une victoire relative'. Les regards se tournent donc vers les petits partis qui détiendront peut-être les clés d'une éventuelle coalition de gouvernement. En tout cas, la priorité du prochain Premier ministre, ce sera de tenter de redresser l'économie moribonde de cette ancienne république yougoslave. 'Je pense que ce sont les conservateurs du HDZ qui vont gagner, soupire Ivana , une habitante de Zagreb. Mais pour tout dire, je m'en fiche un peu car, à mon avis, ça ne changera pas grand chose. Ils ne feront pas mieux que les autres. On sait bien bien qu'ici, les perspectives ne sont pas bonnes du tout'. Durant la campagne, les questions économiques ont été reléguées au second plan par la crise migratoire. Ces dernières semaines, la Croatie a ainsi vu l'arrivée de près de 350 000 réfugiés. L'immense majorité n'a fait que transiter dans ce pays avant de poursuivre sa route vers l'Europe occidentale. Pour aller plus loin >'Elections en Croatie: la crise migratoire ne profite pas à la droite' - article de RFI, à lire ici >'Législatives 2015 en Croatie : la barre à droite ?' - dossier du Courrier des Balkans, à lire ici
Vidéos A la une
En Birmanie, les opérations de comptage ont débuté au terme d'une journée de vote. Les législatives ont apparemment suscité une forte mobilisation. Plus de 80% des électeurs se sont rendus aux urnes, d'après les premières estimations de la commission électorale. Jour tranquille d'élections à Rangoun. Plus qu'1h30 pour voter. La ville attend. #MyanmarElection #BurmaVotes2015 pic.twitter.com/QPw56syYCu- Laure Siegel (@LaureSiegel) 8 Novembre 2015 Pour l'heure, aucun résultat. Il faudra plusieurs jours pour dépouiller tous les bulletins de vote. Mais ce scrutin pourrait voir la victoire du parti de la célèbre opposante Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND). L'ancienne prix Nobel de la paix a voté à Rangoun. Âgée de 70 ans, Aung San Suu Kyi espère se faire réélire (elle a décroché un siège de députée lors de législatives partielles en 2012). #MyanmarElection IN PICTURES: Aung San Suu Kyi tours polling stations in Yangon Region | https://t.co/PTdDC6FiC2 pic.twitter.com/yPPOqRZNbO- The Myanmar Times (@TheMyanmarTimes) 8 Novembre 2015 Observateurs européens Là, pour la première fois, des observateurs étrangers ont été autorisés à venir en Birmanie pour suivre les opérations de vote. 'Jusqu'à présent, le processus électoral paraît assez fiable, même s'il y a des défauts et des lacunes, a commenté ce dimanche le chef de la mission d'observation électorale de l'Union européenne, Alexander Graf Lambsdorff. Pour autant, de ce que l'on sait jusque-là, cela ne semble pas avoir posé de gros problèmes. Concernant les listes électorales, ici à Rangoun, on n'a pas constaté de gros problèmes. Maintenant, on attend de savoir aussi comment les choses se sont passées dans les zones rurales'. De nombreux Birmans ont voté pour la première fois, les dernières élections libres remontant à 1990. Le parti d'Aung San Suu Kyi l'avait alors emporté, mais les résultats avaient été rejetés par la junte militaire au pouvoir. A présent, la junte est dissoute, même si l'armée reste très influente. D'ailleurs, un quart des sièges au parlement revient automatiquement à des militaires. Pour aller plus loin > 'Birmanie: vers un raz-de-marée pour Aung San Suu Kyi' - article paru dans Mediapart, à lire ici > 'Aung San Suu Kyi, d'opposante assignée à résidence à favorite des élections' - article du Huffington Post, à lire ici > 'Elections en Birmanie : le retour de la démocratie ?' - dossier réalisé par Arte, à consulter ici
Vidéos A la une
Alors qu'environ 30 millions de Birmans sont appelés à voter pour des législatives historiques, de nombreux regards se braquent sur une frêle silhouette, qui se détache d'une foule de partisans et de journalistes du monde entier devant une école de Rangoun, la capitale. A 70 ans, Aung San Suu Kyi vote pour la deuxième fois de sa vie dans son pays. L'opposante et Prix Nobel de la paix était pour l'occasion vêtue de rouge, les couleurs de son parti la Ligue nationale pour la démocratie (LND). Elle espère se faire réélire députée de Kawhmu, la circonscription qu'elle a remportée lors des législatives partielles de 2012. Pour ces premières élections nationales supposées libres depuis 25 ans et symbolisant une transition démocratique amorcée il y a 4 ans, de longues files d'attente se sont formées devant les bureaux de vote. Parmi ces nombreux primo-votants, Khin Marlar Maung, 51 ans : 'Je n'avais jamais été aussi excitée de ma vie. Avec ma famille, hier, on s'est rappelé les un les autres le jour du vote, on s'est organisé pour se lever tôt et la première chose qu'on a faite ce matin, ça a été de venir au bureau de vote.' Plus de 90 partis sont officiellement en compétition. Les deux principaux partis sont la LND d'Aung San Suu Kyi et le Parti pour la solidarité et le développement de l'Union (USDP), le parti au pouvoir, emmené par d'anciens généraux. L'armée et le président sortant se sont engagés à respecter les résultats.
Vidéos A la une
Des législatives au parfum de revanche pour Recep Tayyip Erdogan. Le président turc convoque ce dimanche des élections anticipées avec un seul espoir : récupérer la majorité absolue qu'il détenait depuis 13 ans au Parlement. Son objectif ? Mettre en place une super présidence aux prérogatives renforcées. Les sondages créditent son parti l'AKP de 40 à 43 % des intentions de vote, un score toujours insuffisant pour gouverner seul. Alors durant toute la campagne, le chef de l'État, véritable homme fort du pays, n'a cessé d'affirmer que lui seul était le garant de la sécurité et de l'unité du pays. Une rhétorique reprise par son Premier ministre Ahmet Davutoglü, que ses adversaires qualifient de 'marionnett'e du président. Il entend reconquérir le contrôle du pays et a déjà promis la victoire à ses troupes. Les rivaux du régime appellent les électeurs à sanctionner cette dérive autoritaire. Selahattin Demirtas, le chef de file du parti pro-kurde est devenu pendant la campagne la cible principale du pouvoir. Sous sa conduite, le HDP a fait une entrée en force au parlement lors des dernières législatives. Il est considéré comme le seul à pouvoir rivaliser avec le président Erdogan. Même constat pour Kemal Kiliçdaroglu. Le chef du principal parti d'opposition accuse le chef de l'État de vouloir 'rétablir un sultanat'. Son parti, le CHP devrait dépasser la barre des 10 % des suffrages. Les sondages sont unanimes et pronostiquent tous la répétition des résultats d'il y a cinq mois. Les analystes politiques vont même plus loin et assurent qu'aucune coalition ne sortira des discussions. Ils anticipent déjà un nouveau scrutin dès le printemps prochain.
Vidéos A la une
Les Turcs de retour aux urnes, cinq mois seulement après des législatives où l'AKP, le parti au pouvoir, a perdu la majorité absolue au Parlement. 54 millions d'électeurs sont appelés à se prononcer avec l'espoir de mettre un terme à l'instabilité et à la violence qui règnent dans leur pays depuis l'été. 'Je vois cet ennui chez les gens explique un habitant d'Ankara. Parce que les élections se répètent tous les 3-5 mois. Si nous pensons que c'est utile pour notre pays, alors on patientera pour aller voter. Mais il est préférable de chercher des solutions plutôt que de multiplier le nombre d'élections. Il est préférable de rechercher des moyens de mieux gouverner, sinon les gens vont s'éloigner des politiciens.' 'Ce sont les quatrièmes élections en un an et demi et la lassitude est évidente souligne notre corresponsant à Ankara, Bora Bayraktar. Mais les électeurs ont quand même pris le chemin des bureaux de vote ce matin. Tout le monde attend un gouvernement à l'issue de cees législatives.'
Vidéos A la une
L'AKP pourra t-il gouverner seul ? C'est le principal enjeu des élections législatives anticipées de ce dimanche en Turquie. Le parti au pouvoir depuis treize ans, affaibli depuis le scrutin de juin dernier, pourrait à nouveau se trouver dans l'obligation de devoir former une coalition. Mais Ahmet Davutoglü, l'actuel Premier ministre, à la tête d'un AKP crédité de 40 à 43% des intentions de vote, devrait être reconduit à son poste. Et le Président Erdogan a appuyé de tout son poids, martelant qu'un gouvernement à un seul parti était la seule garantie d'une Turquie stable. Le leader nationaliste Devlet Bahçeli a critiqué la dérive 'autocratique' du chef de l'Etat turc, accusé d'avoir 'violé la Constitution'. L'opposition attend son heure et aimerait bien, à la faveur d'une coalition gouvernementale, mettre la main sur quelques ministères importants. La polarisation importante de la société turque pourrait profiter au Parti issu de la minorité kurde HDP, crédité d'au moins 12% des voix. Il devrait donc confirmer qu'il a maintenant sa place au parlement. Beaucoup de Kurdes vont pourtant voter dans la peur, peur de la discrimination dont ils se disent victimes, peur aussi de nouveaux attentats.
Vidéos A la une
Devlet Bahceli faisant le signe du Loup gris... C'est le signe de ralliement des nationalistes turcs. Il est leur chef depuis 1997 et il n'est pas étranger à la crise politique qui sévit et au fait que les Turcs retournent aux urnes quatre mois après les dernières élections. Idéologiquement, son parti est considéré comme le plus susceptible des partis d'opposition de former une coalition avec l'AKP. Mais jusqu'ici Bahceli a toujours refusé. En juin dernier, après 13 ans de domination de la vie politique, l'AKP échoue à obtenir la majorité absolue au parlement. Il lui faut donc former une coalition. Les pourparlers avec les sociaux-démocrates échouent. Et Bahceli refusera de sauver la mise. Le 8 juin, il déclarait : 'La première coalition possible devrait être AKP-HDP, le parti pro-kurde. La seconde possibilité, c'est une coalition entre l'AKP, les sociaux-démocrates du CHP et le HDP. Si ces deux scénarios échouent, alors des élections anticipées doivent être organisées.' Toute alliance avec l'AKP est donc rejetée. A tel point que lorsqu'un cadre historique du parti, le fils du fondateur du parti,Tugrul Turkes accepte sa nomination comme vice-Premier ministre du gouvernement intérimaire de Davotglu, il est suspendu. Et ce, même si le parti d'extrême droite tombe alors à 79 députés et devient le plus petit groupe au parlement. Le MHP est ouvertement anti-kurde. Début septembre, après des attaques du PKK, ses militants attaquaient le siège du parti HDP pro-kurde à Ankara et ses locaux dans d'autres villes. Le MHP reproche au gouvernement d'Erdogan d'avoir favorisé l'entrée du HDP au parlement. Il lui reproche aussi la reprise des pourparlers de paix avec le Parti des travailleurs du Kurdistan fin 2012. Fondé en 1969, le MHP a longtemps été anecdotique, jusqu'au tournant des années 90. Lors des élections de 99, il était devenu la deuxième force politique du pays. Aujourd'hui, il occupe la troisième position et l'AKP courtise son électorat pour ne pas avoir à négocier avec ce 'Loup gris' (nom que se donnent les militants du MHP) de 67 ans.
Vidéos A la une
Ils sont les premiers à voter pour les législatives en Birmanie... Expatriés en Thaïlande, plusieurs centaines de Birmans ont participé à ce qui est présenté par les autorités comme le premier scrutin démocratique depuis un quart de siècle. Leurs concitoyens voteront le 8 novembre. Le Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi mène campagne en promettant une transition plus rapide, plus d'emplois et moins de dépendance vis-à-vis de l'aide internationale. Députée depuis trois ans, l'ancienne opposante est quasiment assurée de garder son siège. Le président Thein Sein, qui a signé il y a quelques jours un cessez-le-feu avec des groupes armés rebelles, se targue d'avoir sorti la Birmanie de 50 ans de règne militaire. Cet ancien général conduit une transition très progressive depuis 2011, mais les manquements à l'Etat de droit sont encore dénoncés par les ONG. Récemment, deux internautes ont été arrêtés pour s'être moqués de l'armée. Les élections du 8 novembre seront un test d'autant plus décisif pour la Birmanie.
Vidéos A la une
Alexis Tsipras a pris un pari risqué. Convoquer des élections anticipées dont l'issue s'annonce bien incertaine pour le Premier ministre grec. Alexis Tsipras. Premier ministre grec : 'Vous, avec votre vote, vous jugerez si l'accord que nous avons négocié dispose des bonnes conditions pour surmonter l'impasse et peut contribuer au redémarrage de l'économie, et si cet accord nous permet de mettre fin au mémorandum et aux mesures d'austérité cruelles.' En finir avec l'austérité, c'était précisément l'argument électoral qui avait permis à SYRIZA de remporter les précédentes élections 7 mois plus tôt et de donner à mandat à son leader qui forme un gouvernement de coalition. Alexis Tsipras. dirigeant de SYRIZA (janvier 2015) : 'Le verdict énoncé par le peuple grec met fin, sans l'ombre d'un doute, au cercle vicieux de l'austérité dans notre pays'. Mais la réalité s'avère têtue. Après de nombreux aller-retours à Bruxelles sans parvenir à un accord avec les créanciers du pays, le 29 juin, alors qu'i ne peut rembourser une échéance du FMI, le gouvernement se voit dans l'obligation de fermer les banques pour enrayer la fuite des capitaux qui s'accélère parallèlement à l'incertitude sur l'avenir de la Grèce dans la zone euro. Quelques jours plus tard, les Grecs refusent par referendum le programme de l'eurogroupe du 25 juin qui prévoyaient de nouvelles mesures d'austérité. Le lendemain, Yanis Varoufakis, ministre grec de finances et bête noire de l'eurogroupe, marque son désaccord avec Tsipras en démissionnant. Est-ce le signe d'un changement de cap ? D'une certaine manière. Le 13 juillet Athènes et l'eurogroupe scellent un accord qui permet à la Grèce de rester dans l'euro grâce à un troisième plan de sauvetage de 86 milliards d'euros... Mais c'est une nouvelle fois au prix d'énormes sacrifices. En août, l'accord passe au Parlement, mais révèle une profonde division au sein de SYRIZA : 43 de ses deputés s'abstiennent ou votent contre. Vingt cinq deputés décident de suivre l'ancien ministre de l'Energie Panagiotis Lafazanis qui forme un nouveau parti, Unité Populaire, qui devient la troisième force à la Vouli. Privé de facto de sa majorité parlementaire, le Premier ministre n'a plus trop le choix. Pour rester au pouvoir, il va devoir de nouveau passer par les urnes. Parmi les réformes prévues, les plus dures -qui passent par de nouvelles augmentations des impôts et des baisses des retraites- doivent être implémentées en octobre. Difficile dans ces cas-là d'obtenir la confiance des Grecs. -- l'analyse de notre correspondant à Athènes-- Nous rejoignons notre correspondant à Athènes, Stamatis Giannisis. Stamatis, quels sont les dernières informations relatives à la campagne électorale en Grèce ? Que révèlent les derniers chiffres ? Stamatis Giannisis, euronews Athènes : Avec une vingtaine de sondages nationaux, ces deux dernières semaines, l'ensemble des partis ont désormais une idée plutôt claire du pourcentage de votes qu'ils devraient obtenir dimanche, et c'est pour cette raison qu'ils ont tous redoublé d'efforts pour essayer d'attirer à eux ceux que l'on appelle les indécis, car ce sont eux qui devraient définir l'issue finale de ces élections. Quoiqu'il en soit, la vaste majorité des sondages montrent que les deux principaux concurrents, SYRIZA et Nouvelle démocratie, sont au coude-à-coude, avec moins de 1 % de différence. Ce qui pousse les analystes politiques à être très prudents quant à l'issue finale, parce qu'ils manquent de certitudes, par exemple quant à savoir si le vote des indécis va être réparti de manière égale entre les grands et les petits partis, ou si le gros de ces votes va se reporter sur l'un des deux plus grand parti voire permettre à l'un ou à l'autre d'obtenir la majorité absolue au final. Eleni Rizopoulou, euronews : Quel est l'état d'esprit en Grèce. Comment est-ce que les électeurs voient ces élections générales et le fait qu'ils doivent encore une fois se rendre aux urnes ? Stamatis Giannisis, euronews Athènes : Dimanche, ce sera la troisième fois en neuf mois que les Grecs se rendront aux urnes. La première fois, c'était en janvier pour des élections anticipées puisque le Parlement s'est montré incapable d'élire un président de la République. Puis en juillet, le gouvernement d'Alexis Tsipras a convoqué un référendum, demandant aux Grecs d'approuver ou de rejeter la proposition de sauvetage des créanciers du pays. Ce dimanche, il s'agit une nouvelle fois de législatives anticipées pour que le prochain gouvernement, peut-être une coalition, puisse mettre en oeuvre l'accord du Plan de sauvetage que monsieur Tsipras a décroché avant de démissionner. On peut bien sûr comprendre que les électeurs grecs soient fatigués. Ils ne rechignent pas à aller voter, mais ils ne sont pas aussi enthousiastes qu'en janvier ou pour le référendum de juillet, parce qu'ils estiment que quel que soit le vainqueur, il va malheureusement devoir mettre en place de nouvelles mesures d'austérité et faire passer des réformes qui vont rendre la vie quotidienne encore plus difficile qu'elle ne l'est déjà.
Vidéos A la une
Les Turcs sauront officiellement dans quelques jours s'ils se rendront aux urnes cet automne comme ils l'ont fait en juin pour renouveler leur Parlement. Un scénario plus que probable : le Président turc Recep Tayyip Erdogan a lui-même indiqué ce mercredi que la Turquie avançait rapidement vers des élections anticipées. L'AKP, le Parti de la Justice et du Développement d'Erdogan, qui dirige le pays sans partage depuis 2002, est contraint de trouver un partenaire pour gouverner depuis qu'il a perdu sa majorité absolue en juin. 'Malheureusement, la Turquie n'a pas encore formé un nouveau gouvernement. À cet égard, nous devons demander à nouveau à la population de trouver une solution, a déclaré Erdogan. Je conduis ce processus dans le cadre de la constitution et je continuerai à le faire ainsi'. La veille, le Premier ministre sortant Ahmet Davutoglu remettait au chef de l'État son mandat après l'échec des négociations avec l'opposition pour former un gouvernement de coalition. Faute de coalition gouvernementale avant la date-butoir du 23 août, le chef de l'État devra dissoudre le Parlement et convoquer de nouvelles élections. Avec AFP et Reuters
Vidéos A la une
Alors que la Birmanie se prépare à des élections générales cruciales en novembre, le pays fait face à un défi logistique inédit, des risques d'erreurs importants dans l'élaboration en cours des listes électorales, ce qui pourrait priver de nombreux citoyens de leurs droits de vote. Le pays, dont le système électoral part de zéro, doit numériser plus de trente millions de noms à partir de fichiers hors d'âge ou erronés d'ici le mois d'août. Ce scrutin est un test pour la transition démocratique amorcée depuis l'autodissolution du régime militaire, et la mise en place du gouvernement provisoire du réformateur Thien Sein en 2011. Ce sera la première élection nationale à laquelle le parti d'Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie, participera depuis 25 ans. Le parti de l'opposante birmane est donné grand favori, mais son score pourrait être impacté par les problèmes d'erreurs et d'organisation, et la lauréate du prix Nobel de la paix a dit sa préoccupation. Le 11 Juillet, Aung San Suu Kyi a mis fin à des mois de spéculation en annonçant la participation de son parti aux élections de novembre. Elle ne pourra théoriquement pas briguer la présidence lors de l'assemblée issue du vote, la Constitution héritée de l'époque de la junte l'empêchant de se présenter, du fait de son mariage avec un étranger par le passé. Après les élections de 1990, et le refus de l'armée de reconnaître la victoire de son parti, la LND avait boycotté le dernier scrutin de 2010, marqué par des irrégularités généralisées, puis été dissous. Depuis 2011, et l'arrivée d'un gouvernement civil réformateur, la plupart des sanctions occidentales ont été levées au Myanmar. Et aux législatives partielles de l'année suivante, le parti de Suu Kyi allait remporté une victoire écrasante, lui ouvrant les portes du parlement , et la tête de l'opposition parlementaire. Le scrutin de novembre sera donc une étape cruciale pour Aung San Suu Kyi et pour le processus démocratique d'un pays qui musèle toujours les dissidents politiques et les médias, et persécute les minorités ethniques.
Vidéos A la une
Le 7 juin, les électeurs turcs seront appelés à élire leur parlement unicaméral, la Grande Assemblée Nationale, composée de 550 sièges renouvelés tous les quatre ans. 19 partis figureront sur les bulletins de vote. Le Parti islamo-conservateur de la Justice et du Développement du premier ministre Davotoglu, l'AKP, a la majorité absolue depuis 2002, il est le seul parti à avoir gouverné si longtemps, et a porté deux présidents à la tête de l'Etat. Soutenu par de bons résultats économiques, il avait totalisé 49,8 % des voix il y a quatre ans. Mais le durcissement du pouvoir, la répression place Taksim en 2013, les allégations de corruption l'ont fragilisé. Selon les sondages, cette majorité cette fois apparait incertaine. Les sociaux-démocrates du parti kemaliste CHP, le parti républicain du peuple, représentent la principale force d'opposition du pouvoir en place, dont ils critiquent l'autoritarisme et les échecs économiques. Ils avaient totalisé 24 % des voix aux précédentes élections. Leur dirigeant, Kemal Kiliçdaroglu est un ancien bureaucrate, et il mise sur la relance de l'économie. Troisième force politique du pays, le parti nationaliste du MHP de Devlet Bahceli pourrait profiter de l'affaiblissement de l'AKP. A 68 ans, Bahceli, partisan de l'unité absolue de la nation turque et opposé à toute forme d'autonomie pour les minorités vient d'être reconduit à la tête de son parti. En 2011, le MHP avait récolté 13 % des voix . 'Le parti AKP est la plus grande alliance dans la politique turque, car il rassemble conservateurs et centre-droit sous un même toit. Le Parti républicain du peuple et le mouvement nationaliste sont les deux principales forces d'opposition, mais l'acteur pclé de cette élection, c'est le HDP, le Parti démocratique des peuples. Ce parti rassemble courant kurdes et de gauche' assure notre correspondant sur place. Le HDP, parti de gauche " pro-kurde " a engagé en effet une stratégie d'élargissement de sa base électorale au reste de la Turquie. Il milite pour les droits des autres minorités et pour des réformes " sociétales " (plus de démocratie, plus de droits pour les homosexuels). Selon les sondages, le HDP pourrait franchir la barre des 10 % des suffrages exprimés qui, en Turquie, permet de participer à la répartition proportionnelle des sièges.
Vidéos A la une
Le conservateur David Cameron va-t-il se maintenir à Downing Street ? 45 millions de Britanniques sont appelés à renouveler la chambre basse de leur parlement aujourd'hui.Parmi eux, le premier ministre sortant, qui a voté ce matin dans sa circonscription de Witney, dans l'Oxfordshire. Les derniers sondages donnent les Tories à égalité avec les travaillistes de David Miliband, lui aussi matinal à Doncaster, dans le South Yorkshire. Les deux formations sont créditées de 34 % des suffrages, pas assez pour gouverner seules. Parmi les faiseurs de roi potentiels, le UKIP anti-européen pourrait obtenir 12 %. Son leader, Nigel Farage, a voté avant 8h ce matin à Thanet South dans le Kent, près de Douvre. Ses élus pourraient intéresser les conservateurs. Les travaillistes regarderont plutôt du côté de Nicola Sturgeon. La Première ministre d'Ecosse a elle voté à Glasgow-Shettleston. Son Parti nationaliste écossais vise une cinquantaine de sièges. Le chef des libéraux-démocrates, Nick Clegg, espère quant à lui garder sa circonscription de Sheffield Hallam dans le Yorkshire. Allié à Cameron en 2010, il pourrait changer d'allégeance au profit de Miliband.
Vidéos A la une
50 000 bureaux de vote disséminés à travers le pays, 45 millions d'électeurs, plus de 3 900 candidats et les législatives les plus incertaines de ces quarante dernières années... Ce matin, les titres de la presse londonienne soulignaient l'incertitude du résultat et la gravité des enjeux. Le Premier ministre britannique conservateur David Cameron a voté dans sa circonsciption à Witney, dans l'Oxfordshire. Dans les derniers sondages, les Tories étaient légèrement en tête, devant leurs adversaires travaillistes, menés par Ed Miliband qui a voté, lui, à Doncaster dans le South Yorkshire. Crédité de 11 % des voix dans les derniers sondages, le chef de file du parti eurosceptique UKIP, Nigel Farage, a voté avant 8h ce matin à South Thanet, dans le Kent, près de Douvre. La Première ministre écossaise et leader du parti nationaliste écossais, Nicola Sturgeon, a voté elle-aussi très tôt à Glasgow-Shettleston. Le SNP pourrait rafler une cinquantaine de siège au parlement de Westminster. Le libéral-démocrate, Nick Clegg, faiseur de roi en 2010 en s'alliant avec Cameron, doit pour sa part voter à Sheffield Hallam, dans sa circonscription du Yorshire. Alors qui du Premier ministre sortant conservateur David Cameron ou du travailliste Ed Miliband gouvernera la Grande-Bretagne ? Dans quel cas de figure ? Avec un gouvernement minoritaire, ou bien une coalition ? Et si oui, laquelle ? Début de réponse ce soir vers 23h, en direct sur notre antenne et notre site web. Vote! #GE2015 http://t.co/oqoarPDxv5 pic.twitter.com/f0v1L1Z72u- Royston (@roystoncartoons) 7 Mai 2015
Vidéos A la une
Depuis des lustres, la politique britannique se résume essentiellement à l'image de ces célèbres joutes verbales au Parlement, à un jeu de passe-passe entre les deux partis dominants de la scène : les travaillistes et les conservateurs qui se relaient au pouvoir, selon une alternance quasi parfaite et sans grande difficulté. Mais le vent tourne. Cette année, pour la première fois de l'histoire politique du pays, le débat télévisé a réuni 7 candidats. Car cette fois, aucun du Labour ou des Tories qui dominaient jusqu'alors le jeu politique, ne semble être capable de l'emporter avec la majorité. Et les petits partis jouent à la fois les trouble-fête et les faiseurs de roi. Le seul rôle - bien qu'important- qu'ils puissent jouer, en raison d'un système électoral hyper complexe, vieux de plus d'un siècle, et loin de favoriser les petites formations Explications: la Grande-Bretagne est composée de 650 circonscriptions. Dans chacune, le candidat arrivé en tête, quelque soit son score, est élu député. C'est le 'first past the post'. Au final donc, 650 élus, issus de ces circonscriptions. A la chambre des communes, deux possibilités: un parti sort majoritaire, avec 326 sièges et plus de 50% des sièges, alors il gouverne. Aucun ne l'emporte, c'est ce qu'on appelle le 'hung parliament', très rare, seulement 5 fois depuis 1910. Deux possibilités alors: le premier parti forme un gouvernement minoritaire et tente de gouverner, soit il forme une coalition. Ce fut le cas en 2010, et il est fort probable que le scénario se répète cette fois-ci. Les voix se dispersent en effet de plus en plus sur les petits partis, lesquels même avec un score par exemple de 25% au niveau national, peuvent n'avoir qu'une poignée de députés au Parlement. En 2011, une tentative de réforme du mode de scrutin uninominal à un tour, par référendum, proposant le 'vote alternatif', a échoué, rejetée par deux tiers des électeurs. D'après les sondages, les électeurs britanniques faute de majorité claire, préféreraient un gouvernement minoritaire mené par le parti arrivé en tête, à un gouvernement d'alliance formé par le parti en seconde position.
Vidéos A la une
Au cours de cette campagne, David Cameron n'a pas manqué de rappeler son bilan dans le domaine économique : un chômage ramené à près de 5% en l'espace d'un mandat et une économie qui a repris des couleurs. Mais la victoire des conservateurs n'est pas assurée pour autant. La cote de David Cameron n'a pas réussi à s'envoler dans les sondages. Pour appuyer son message, le Premier ministre a dû peaufiner son discours, entre la promesse d'un pouvoir d'achat plus élevé et une mise en garde faceà la montée des nationalistes écossais, auxquelles les travaillistes pourraient s'allier.
Vidéos A la une
J-4 avant les élections législatives au Royaume-Uni. La campagne, dominée par le duel entre Ed Miliband du Labour et le Premier ministre conservateur David Cameron n'aura pas passionné l'opinion. Pourtant, le suspense est à son comble avec un chef de gouvernement sortant bénéficiant de bons résultats économiques mais à qui est reproché l'accroissement des inégalités. Ed Miliband, de son côté, a semble-t-il su améliorer son image en fin de campagne. Seule certitude : aucune de ces deux grandes formations ne pourra gouverner seule, faute de majorité absolue à la Chambre. Le travailliste et le conservateur regarderont donc du côté des petits partis comme celui des nationalistes écossais du SNP de Nicola Sturgeon, des libéraux-démocrates de Nick Clegg qui ont dirigé le pays pendant cinq ans en alliance avec les Tories et de Ukip, le parti europhobe de Nigel Farage. Les états majors se préparent déjà à de longs marchandages pour parvenir à former une coalition.
Vidéos A la une
Même si l'économie se porte mieux, les Britanniques ne le ressentent pas au quotidien. La flambée de l'immobilier, la hausse des frais universitaires, le coût de la vie pèsent sur les classes moyennes et les revenus les plus modestes du Royaume-Uni. L'effet de la crise et l'austérité, mais aussi de la mondialisation. 'Si l'on regarde la santé économique du Royaume-Uni, explique notre envoyée spéciale, Joanna Gil, les plaies de la crise semblent se cicatriser, mais en grattant la surface, on voit une autre réalité. Une classe moyenne sous pression, et une concentration des richesses aux mains d'une élite, laissant de nombreux ménages sur le bas côté.' Bicester est une banlieue aisée de Londres. Pourtant, ils sont de plus en nombreux à frapper à la porte des banques alimentaires. Trussell Fund gère 400 de ces banques. On estime qu'en 2014, plus d'un million de personnes ont été secourues, une hausse de 19% par rapport à l'année précédente. De nouveaux pauvres, qui surprennent ce sans-abri: 'C'est terrible, le nombre de gens qui viennent à la banque alimentaire, il n'y a pas que des gens comme moi, dans la difficulté, il y a des gens qui ont des emplois. Nous sommes des êtres humains... Tout ce qui est là, provient du bénévolat, et pas du gouvernement, qui nous taxe et n'augmente pas les salaires des gens'. En Grande-Bretagne, il n'y a pas seulement un fossé entre riches et pauvres, il y a celui de l'âge. La hausse des frais de scolarité et du coût de la vie, les jeunes le paient cher. Cet étudiant de 25 ans a emprunté 30 000 pour payer ses études. Il vit chez ses parents pour économiser, et travaille à coté, car la vie est chère dans la capitale. Il sait qu'il devra travailler toute sa vie pour rembourser. 'Je ne veux pas un gros salaire, dit Dan Kidby. Mais quelqu'un qui gagne 25-30 000 par an, il n'y arrivera pas. Je serai pendu par cette dette tant qu'elle ne sera pas annulée. C'est comme une taxe supplémentaire. C'est autant de moins d'argent que j'aurai. C'est vraiment pénible, énervant, et injuste. Je suis coincé à cause d'elle'. Elever une famille aussi, coûte de plus en plus cher. A Reading, à 25 minutes de Londres, Georgina se considère chanceuse de pouvoir travailler, mais les frais de garde de ses deux petites filles amputent une bonne partie de son salaire : 'Nous payons 1,800-1,900 par mois, ce qui revient à 22 000 par an'. Georgina et son mari sont toujours inquiets pour l'avenir : 'Vous ne savez jamais ce qui peut arriver avec le travail. Il peut toujours nous arriver un problème. Donc, il faut toujours avoir un plan d'urgence'. L'abaissement du niveau de vie, la hausse des coûts et une dépendance accrue à l'employeur ont créé une situation d'instabilité pour les classes moyennes et les tranches de revenus inférieures. David Boyle est l'auteur de ''Broke: Qui a tué les classes moyennes', il parle des dangers d'une polarisation politique. 'Quand la classe moyenne est frustrée, cela a des conséquences perverses sur la politique, intolérante, très frontale, et il faut être très prudent, dit-il. Les extrêmes en sortent renforcées, on le voit en Europe, et si vous n'avez pas un centre de la sphère politique fort, vous obtenez ces extrêmes à droite et à gauche, des extrêmes, très intolérantes.' Une précarité de la classe moyenne dont on sous-estime les dangers, selon David Boyle. Une fracture nouvelle, qui impactera forcément le choix des électeurs le 7 mai.
Vidéos A la une
Comme le veut la tradition, David Cameron a rendu visite ce matin à la rein Elisabeth pour officialiser le lancement de la campagne des législatives qui se dérouleront le 7 mai: L'actuel Premier ministre est candidat à sa propre succession pour un deuxième mandat. 'Après cinq ans d'efforts et de sacrifices, la Grande-Bretagne est sur la bonne voie. Avec cette élection nous devons avancer et en tant que Premier ministre, ici devamt le 10 Downing Street c'est le message que je veux faire passer. Merci', a déclaré David Cameron. David Cameron se bat au coude-à-coude avec l'opposition travailliste dirigée par Ed Miliband. 'Il n'y aurait rien de pire pour notre pays ou pour nos exportations, que de jouer à des jeux politiques autour de notre adhésion à l'UE c'est pourquoi je ne ferai pas cela. Je ne le ferai pas. Ces 5 dernières années notre place dans l'Union européenne est devenue de moins en moins sûre. David Cameron avait l habitude de dire qu il ferait campagne pour conserver la place de la Grande Bretagne en Europe mais maintenant il n'exclut pas de faire campagne pour quitter l'UE', a quant à lui déclaré Ed Miliband. Dans l'après-midi, une cérémonie marquera la dissolution du Parlement britanniauequi se réunira à nouveau fin mai.
Vidéos A la une
Boko Haram n'empêche pas les Nigérians d'aller voter. Le scrutin présidentiel et législatif se poursuit ce dimanche dans 300 bureaux de vote affectés la veille par des problèmes techniques. L'affluence semble toujours aussi forte et le dépouillement a commencé comme à Lagos, la capitale. Par crainte de nouveaux attentats, le Nigeria a pris les devants et a mené dimanche des frappes aériennes contre des positions du groupe islamiste aux abords de la ville de Bauchi, dans le nord-est du pays. La présidentielle de ce weekend est considérée comme la plus serrée depuis l'indépendance du pays. Goodluck Jonathan demande aux électeurs de lui accorder un second mandat malgré un bilan très critique. Le président sortant fait face à l'ancien général Muhammadu Buhari. Des résultats partiels sont attendus dans la journée.
Vidéos A la une
Le scrutin se poursuit ce dimanche, retardé hier par des défaillances dans le nouveau système de vote électronique qui a entraîné des reports dans environ 300 bureaux. L'affluence était néanmoins très importante. Pour ce scrutin le plus serré depuis la fin du régime militaire en 1999, le chef de l'État sortant, Goodluck Jonathan, un chrétien du Sud, remet son mandat en jeu dans les urnes. Face à lui, son principal adversaire et opposant est Muhammadu Buhari, un musulman du Nord et ancien militaire qui a déjà dirigé le pays. Les opérations de vote ont été perturbées par Boko Haram. Le groupe islamiste l'avait promis, il a tenu parole en menant plusieurs attaques meurtrières contre des bureaux de vote et des élus locaux. Des hommes armés ont notamment abattu sept Nigérians dans quatre villages de l'État de Gombe dans le nord-est. Un député de l'État de Borno a par ailleurs annoncé hier que 23 villageois avaient été décapités la veille au soir dans la localité de Buratai, vraisemblablement par des islamistes.
Vidéos A la une
Les supporters du Likoud ont explosé de joie quand ils ont appris la réélection de leur chef. Alors que les sondages et les premiers résultats donnaient Benjamin Netanyahou et la liste de centre-gauche d'Herzog au coude-à-coude, c'est finalement 'Bibi' qui l'a emporté. Il rempile donc pour un quatrième mandat, le troisième consécutif. C'est inédit dans l'histoire d'Israël. C'est donc le choix de la continuité, mais dans la douleur, car du côté palestinien comme à l'international, les relations se sont dégradées. Est-il donc le seul qui bénéficie de la confiance du peuple israélien ? Le voit-il comme le seul capable de le protéger ? Netanyahou a en effet largement basé sa campagne sur l'argument sécuritaire. La question, maintenant, est de savoir dans quelles conditions il va gouverner. 'Ce gouvernement va compter beaucoup de membres et chacun va tirer dans sa direction, et le gérer sera beaucoup plus complexe pour Netanyahou que ne peuvent le laisser penser les célébrations d'aujourd'hui' estime l'analyste politique Amotz Asael. Quelle coalition va-t-il bâtir ? Tentera-t-il de faciliter la diplomatie en ralliant les travaillistes, ou choisira-t-il de s'allier avec Moshe Kahlon ? Ce transfuge du Likoud a déjà fait savoir qu'il était prêt à entrer au gouvernement. Une union avec les partis religieux et le très à droite Avigdor Lieberman est aussi un scénario probable. En tout cas, côté palestinien, cette réélection est une déception. Certes, ils avaient peu d'illusion, mais désormais, ils sont déterminés à aller jusqu'au bout pour traduire les dirigeants israéliens devant la Cour pénale internationale pour crimes de guerre. 'La vieille politique va continuer. Netanyahou était très clair pendant les derniers jours de la campagne. Il n'acceptera jamais un état palestinien, il ne se retirera pas d'un centimètre des territoires palestiniens occupés, Jérusalem restera la capitale unifiée d'Israël et cela signifie qu'il ne pourra pas y avoir de négociations de paix' tranche Abdullah Abdullah, membre de l'Autorité palestinienne. Benjamin Netanyahou sera aussi jugé par l'histoire sur le dossier palestinien. Sa stratégie de faire monter les enchères sur les questions sécuritaires a finalement payé. Mais il doit relever un autre défi. Les attentes économiques des Israéliens, très présentes pendant la campagne, devraient vite ressurgir sur le devant de la scène. Nous avons sollicité Uri Dromi, fondateur et président du Jerusalem Press Club et un ancien porte-parole des gouvernements de Shimon Peres et Yitzhak Rabin dans les années 1990, pour qu'il nous livre son analyse sur ces résultats. Alasdair Sandford, euronews : 'Avez-vous été surpris par la victoire de Benjamin Netanyahou et du Likoud ?' Uri Dromi : 'Bien sûr, je l'ai été. Tous les sondages prédisaient une courte victoire des travaillistes, et quand on a annoncé qu'ils étaient au coude-à-coude avec le Likoud, j'étais toujours un peu surpris, mais j'envisageais la possibilité pour les travaillistes de former une coalition, et puis le matin, j'étais comme la plupart des Israéliens et des gens à l'étranger, vraiment très surpris par les résultats. euronews : 'Benjamin Netyahou a beaucoup insisté sur la sécurité, les menaces qui pèsent sur Israël. Au final, est-ce que ce message a payé ?' Uri Dromi : 'Je pense que Netanyahou a brillamment réussi à jouer sur deux tableaux. D'un côté il est perçu comme celui le plus à même de relever les défis sécuritaires, et en même temps, en incluant Kahlon et en faisant de lui un ministre d'Etat dans son futur cabinet, il signifie aux Israéliens qu'il n'est pas indifférent à leurs doléances' euronews : 'Prenant cela en compte, selon vous, quel type de gouvernement devrait se former dans les prochaines semaines ?' Uri Dromi : 'Nous allons avoir un gouvernement de centre-droit, tendant vers la droite, un gouvernement 'faucon', mais aussi plutôt socialiste sur les questions sociales et économiques' euronews : 'Netanyahou a dit 'non' à un état palestinien, et 'oui' à plus de colonies dans les territoires occupés. Quelles seront les conséquences d'après vous ?' Uri Dromi : 'Tout d'abord pour les Palestiniens, c'est un signe qu'il n'y a pas de partenaire israélien. D'ailleurs, le sentiment des Israéliens de façon générale est qu'il n'y a pas de partenaire palestinien. Donc de toutes façons, il y a un blocage, une impasse, et au Moyen-Orient, particulièrement dans notre région, et en ce qui concerne nos relations avec les Palestiniens, il n'y a pas de place pour le statu quo, s'il n'y a pas de progrès quelque chose doit se passer, soit une autre intifada ou une pression accrue à travers l'ONU, ou même l'effondrement de l'Autorité Palestinienne, et Abu Mazen ou qui que soit son successeur peut dire 'OK assez de tout ça ! Vous voulez UN état, donc n'ayons qu'un état dans lequel les Arabes représenteront peut-être 40 % ou 45 % de la population et c'est la fin d'Israël comme état juif et démocratique'. Donc c'est un domaine dans lequel il n'y a pas de place pour le vide, c'est pourquoi je vois difficilement Netanyahou ne rien faire'
Vidéos A la une
Face à la victoire d'un Premier israélien sortant qui a promis dans les derniers jours de sa campagne qu'il n'y aurait pas d'État palestinien, les dirigeants palestiniens ont demandé ce mercredi à la communauté internationale d'exercer une pression sur Israël et de les soutenir dans leur lutte vers la création unilatérale d'un État palestinien. 'La position des autorités palestiniennes est très claire maintenant, indiquait le député palestinien Jamal Huwail. Il s'agit d'aller vers toutes les institutions internationales, et en particulier la Cour pénale internationale afin d'exposer les pratiques racistes de Netanyahu et de commencer à intensifier la résistance du peuple palestinien à l'occupation'. 'Cela nuira à la position internationale d'Israël parce qu'il y a un soutien général à la solution à deux États, y compris de la part des États-Unis, soulignait également l'ancien ambassadeur de Turquie en Israël Oguz Celikkol. Alors le fait qu'Israël s'écarte de la solution à deux États va avoir un effet négatif sur la position d'Israël dans le monde. Et cela rendra un rapprochement entre la Turquie et Israël plus difficile.' .La volte-face de Benjamin Netanyahu sur la perspective d'une solution à deux États, qu'il défendait jusqu'alors, menace d'attiser des tensions déjà vives avec les Etats-Unis et l'Europe. Les Parlements de plusieurs pays dont la Grande-Bretagne et la France ont appelé l'année dernière leur gouvernement à reconnaître l'existence d'un État palestinien indépendant. La Maison blanche a réaffirmé ce mercredi son soutien à une solution à deux États.
Vidéos A la une
Quelle probabilité y a-t-il que survienne un changement politique en Israël ? A en croire les derniers sondages, le candidat de centre-gauche, Isaac Herzog devance le premier ministre sortant, Benjamin Netanyahou. Lui cherche a briguer un quatrième mandat, le troisième consécutif, se présentant comme le seul rempart contre l'islam radical. Le travailliste Isaac Herzog, et la centriste Tzipi Livni se présentent ensemble à la tête d'une coalition, l'Union Sioniste. A en croire les sondages, elle semble répondre au désir de changement des élécteurs, considérablement lassés par le discours tout sécuritaire de Benjamin Netanyahou. En effet, la politique libérale du Premier ministre sortant a beau montrer de bons indicateurs macro-économiques, elle n'a pas réussi a juguler la flambée des prix de l'immobilier. Ils ont augmenté de 55 % entre 2008 et 2013, selon un rapport publié en pleine campagne électorale, au grand dam du gouvernement sortant. 'Bien sûr qu'en Israël, les gens sont préoccupés par leur sécurité, mais ils le sont aussi par le fait qu'ils ne peuvent pas louer une maison, ou aider leurs enfants comme ils pouvaient le faire il y a une génération' affirme Neta Ziv, professeure de droit à l'université de Tel Aviv. Yair Lapid, lui, se veut le héraut des classes moyennes. L'ancien ministre des Finances, limogé par Netanyahou n'était pas parvenu à faire baisser les prix des logements, pourtant la cote de popularité du chef du parti Yesh Atid se porte bien. Les sondages le créditent de treize sièges, qu'il pourrait apporter à l'Union Sioniste. Il pourrait être le faiseur de rois, tout comme Moshé Kahlon, un transfuge du Likoud, car jamais en Israël un parti n'a pu se passer de coalition pour gouverner. Moshe Kahlon avait quitté le parti de Netnyahou après la mouvement social de 2011. Il a fait exclusivement campagne sur le thème du logement, en accord avec les préoccupations des Israéliens. Tout reste possible, même une coalition menée par Netanyahou et le Likud. Car il y a plus de partis de droite et d'extême-droite que de gauche, et ce n'est pas le parti obtenant le plus de voix qui tiendra les rênes du gouvernement, mais celui qui sera capable de réunir 61 sièges sur 120 à la Knesset.
Vidéos A la une
Les élections législatives qui se tiennent, ce dimanche, en Moldavie voient l'opposition entre deux blocs. D'un côté, les partis pro-européens et de l'autre, les formations pro-russes. Au pouvoir depuis cinq ans et favoris des sondages, les pro-européens sont, néanmoins, de plus en plus critiqués. Ce scrutin se présente comme un test pour la jeune république. 'Patria', l'un des trois partis pro-russes, a été exclu, soupçonné d'avoir obtenu illégalement des financements en provenance de Moscou. Selon l'analyste, Igor Botan du think tank, ADEPT, ce n'était pas nécessaire. 'Une coalition pro-russe est tout simplement impossible à cause des disparités existantes entre les trois partis, soi-disants pro-russes', explique-t-il. Au total, 101 sièges de députés sont à pourvoir pour un mandat de quatre ans. L'OSCE a déployé près de 200 observateurs pour superviser le déroulement du scrutin. Avec notre envoyé spécial à Chisinau, Sergio Cantone.
Vidéos A la une
Deuxième tour d'élections législatives au Bahreïn, les premières organisées dans cette petit monarchie du Golfe depuis le Printemps arabe et la contestation populaire qui a aussi gagné le Bahreïn en 2011. Mais le taux de participation était faible en début d'après-midi. 'Je vais voter parce qu'une démocratie complète ne se fait pas en un jour, affirme cette électrice. Dans beaucoup de pays ça a pris des centaines d'années. Et donc j'ai la responsabilité de soutenir le pays et les gens qui font avancer ce processus. Bien-sûr ce n'est pas toujours comme nous voudrions, mais si nous ne passons pas par là nous n'atteindrons jamais nos buts'. L'opposition chiite a décidé de boycotter ce deuxième tour. Elle conteste en effet le taux de participation du premier tour. 'Oui bien-sûr, je fais partie des gens qui boycottent le parlement fantoche que nous avons dans ce pays parce qu'il n'y a aucun candidat valable, déclare cet opposant. Les gens qui entrent au parlement menacent et terrorisent la population'. C'est le principal parti chiite du Bahreïn, Al Wefaq, qui a décidé de boycotter ce deuxième tour. C'est aussi lui qui est responsable du mouvement de contestation de 2011. Les sunnites, en effet, sont minoritaires dans le pays mais détiennent l'essentiel du pouvoir.

Pages

Publicité