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Les Espagnols sont toujours dans l'attente d'un gouvernement, alors que Mariano Rajoy a annoncé hier qu'il renonçait à former l'équipe dirigeante, du moins dans l'immédiat. Le Premier ministre sortant met la balle dans le camp de ses rivaux, dont le Parti socialiste (PSOE) qui a rejeté son offre d'alliance avec Ciudadanos, le parti de centre-droit. Cette nouvelle donne laisse ces électeurs perplexes : 'Personnellement, en tenant compte du fait que Rajoy s'en va, je serais favorable à une coalition modérée. Rajoy a réalisé qu'il était temps pour lui de partir. 'Je suis très content que Rajoy renonce, car il me fatigue', ajoute cet Espagnol. 'Si chaque parti défend ses propositions, je vois mal comment ils parviendront à s'entendre, car leurs idées sont assez différentes'', dit cet homme. Le pas en arrière provisoire de Mariano Rajoy ouvre la voie à une alliance des partis de gauche. Mais les socialistes ont refusé samedi de négocier, dans l'immédiat, la formation d'un gouvernement avec le parti Podemos, le parti anti-austérité, qu'ils accusen de 'chantage' pour avoir imposé d'avance ses conditions. Les socialistes ne veulent pas non plus tomber dans le piège du Premier ministre sortant. Pour le PSOE, soit Rajoy maintient sa candidature, soit il renonce définitivement.
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Il remercie le roi Felipe 6 pour sa proposition mais il renonce à tenter de former un nouveau gouvernement. Certes, il ne renonce pas de façon définitive. Le conservateur espagnol Mariano Rajoy, dont la formation politique (Parti populaire) est arrivée en tête des élections générales du 20 décembre, temporise. Il faut dire que le Parti socialiste a rejeté son offre de gouvernement à trois avec le parti libéral Ciudadanos. 'Je maintiens ma candidature à la présidence du gouvernement, mais je n'ai pas encore le soutien nécessaire pour former un gouvernement, déclare Mariano Rajoy. Et si je ne l'ai pas, c'est aussi parce que nous avons appris qu'une proposition avait émergé ce matin, qui bénéficie de davantage de soutiens, et surtout de moins d'opposition par rapport à la mienne.' 'Après vous', exprime-t-il donc en substance à l'adresse des socialistes et du parti anti-austérité Podemos, se réfèrant à l'annonce choc de ce dernier. Pour la première fois, Podemos a proposé vendredi matin de s'unir aux socialistes et à la petite formation écolo-communiste Izquierda unida. L'horizon se dégage donc pour une coalition de gauche. Reste à faire aboutir les négociations. Il faut avant toute chose 'parler de programme' a estimé le chef des socialistes Pedro Sachez, tandis que le leader de Podemos Pablo Iglesias annonçait qu'il briguait la vice-présidence du nouveau gouvernement. S'accorder sur les politiques sociales et économiques ne sera certainement pas une mince affaire. Le roi Felipe 6, mènera de nouvelles consultations mercredi en vue de désigner un nouveau candidat à a formation d'un gouvernement. Avec AFP
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Le chef de l'exécutif espagnol n'abandonne pas l'espoir de former un nouveau gouvernement malgré le blocage politique issu des élections du 20 décembre. Le parti conservateur a perdu la majorité absolue et Mariano Rajoy tente de mettre en place gouvernement d'union nationale. 'Un gouvernement élargi et en accord sur les questions fondamentales, favoriserait, bien sûr, la confiance' a-t-il déclaré. 'Cela donnerait confiance investisseurs, au niveau national comme à l'étranger ; cela renforcerait la confiance des Espagnols puisque qu'il s'agirait d'un gouvernement majoritaire qui pourrait mettre en oeuvre de manière consensuelle les réformes dont nous avons besoin.' La tâche n'est pas facile pour le leader du Parti Populaire qui poursuit malgré tout ses consultations. Mariano Rajoy exclut de démissionner ou de laisser la place à une autre membre de son parti, et il annonce qu'il serait à nouveau candidat du PP en cas d'élections anticipées. Pour l'heure, les socialistes et le parti de la gauche radicale Podemos assurent qu'ils voteront contre la reconduction de Mariano Rajoy à la tête du gouvernement.
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La bourse de Madrid a vu rouge ce lundi au lendemain d'élections législatives qui n'ont pas permis de dégager une majorité claire. Résultat, l'IBEX a clôturé en baisse de 3,62 %, au plus bas en trois mois, plombé par les valeurs bancaires et les entreprises publiques. Les rendements de la dette espagnole se sont quant à eux envolés. ' Les marchés redoutent l'incertitude et les résultats de dimanche ont débouché sur une incertitude totale. Quel gouvernement ? Quel pacte sera noué ? Rien n'est clair. Les partis de gauche pourraient s'allier à Podemos, ce qui n'est pas réconfortant, parce que c'est un parti qui échappe à toute logique et qui est imprévisible, ' explique Cristobal Herrera, analyste chez Lorente&Cuenca Consultants. Ailleurs en Europe, la tendance, tout d'abord haussière, s'est retournée en toute fin de séance. Les indices ont été entraînés à la baisse par les valeurs pétrolières alors que le brut poursuit sa descente aux enfers. A Paris, le Cac 40 a terminé la séance en repli de 1,12 %.
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En Catalogne, les bureaux de vote ont ouvert leurs portes ce dimanche matin. La région compte 5,5 millions d'électeurs, mais les revendications séparatistes se sont invitées dans la campagne à l'échelle nationale, alors que 40 % des Espagnols disent soutenir l'indépendance de la Catalogne, un chiffre qui a doublé en l'espace de cinq ans. Le référendum sur l'autodétermination, réclamé depuis trois ans, est toujours rejeté par le gouvernement conservateur. Et la communauté autonome a avancé les élections régionales, pour accroître la pression sur Madrid. Tanto en Cataluña como en la Comunidad Valenciana, la participación es 'ligeramente inferior' que en 2011 https://t.co/enwunrwOai- EL PAÍS España (@elpais_espana) 20 Décembre 2015 'On vote aujourd'hui pour l'Espagne, mais pour moi, les élections cruciales, ce sont les régionales du 27 septembre', estime Bernat Martín, un jeune électeur dans un bureau de vote de Barcelone. 'La situation actuelle est si tendue, si désagréable qu'il faut du changement', observe Mercedes Sancho, venue du quartier de Gracia, 'on en a besoin, il faut un changement pour améliorer les choses, non pas pour les dégrader'. L'arrivée des partis Podemos et Ciudadanos, qui provoque un émiettement des voix, pourrait affaiblir les indépendantistes, déjà en difficulté pour assurer la gouvernance de la région. 'L'émergence de nouveaux partis rend imprévisible le dénouement de ces élections', indique Cristina Giner, reporter pour Euronews. 'Pour la première fois, les partis régionaux, catalan et basque, ne seront pas les seuls à détenir la clé de la formation d'un gouvernement, en cas de majorité simple. Ces élections permettront de mesurer si la paralysie politique en Catalogne peut nuire aux partis indépendantistes '.
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C'est un scrutin qui s'annonce serré en Espagne ce dimanche. Celui des législatives, qui pourrait amorcer un tournant historique dans le pays, et mettre un terme au bipartisme en vigueur depuis quarante ans. A quatorze heures, plus de 36 % des électeurs s'étaient rendus aux urnes. #EnVivo Mayores colas no significan mayor participación https://t.co/d4lMO0yXS1 pic.twitter.com/oCxEkyDEP9- El Mundo En Vivo (@ElMundoEnVivo) 20 Décembre 2015 D'après les derniers sondages, Mariano Rajoy serait crédité d'une courte avance pour l'emporter, mais pas assez pour disposer d'une véritable majorité. 'Que tout le monde vote librement et en connaissance de cause', a déclaré le Premier ministre conservateur. Le parti de centre droit Ciudadanos, emmené par Albert Rivera, a fait de la lutte anti-corruption son thème de campagne. Mais il pourrait devenir l'allié du PP pour former une coalition. Et voici l'indigné libéral: Albert Rivera ( Espagne) https://t.co/JkwBfwfzn9 via LePoint https://t.co/JkwBfwfzn9- Etienne Gernelle (gernelle) 20 Décembre 2015 'La soirée électorale sera longue', affirme Albert Rivera. 'Le scrutin sera serré et on devra compter chaque voix, siège par siège, parce que nous sommes dans une situation dans laquelle non pas deux, mais quatre partis sont en lice pour remporter ces élections et former un nouveau Parlement'. Le parti socialiste pourrait arriver en deuxième position, une place cruciale qui pourrait l'amener au pouvoir grâce à un jeu d'alliances. 'Nous vivons un jour historique', lance le candidat du PSOE Pedro Sanchez. 'Les Espagnols savent que l'avenir n'est pas écrit d'avance, et nous allons l'écrire aujourd'hui par notre vote'. En tout juste deux ans, Podemos, représenté par Pablo Iglesias, a su se faire une place lors des précédentes échéances électorales. La nouvelle formation de gauche radicale a su cristalliser la colère des Espagnols contre la politique d'austérité. .Pablo_Iglesias_ vota en Madrid, siga aqui toda la jornada https://t.co/VG0iN3dk5Z #ELPAIS20D Bernardo__Perez pic.twitter.com/GsvoM1E3CT- Fotografía EL PAÍS (@FotografiaPais) 20 Décembre 2015
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Le grand saut dans l'inconnu en Espagne. Elections législatives ce dimanche qui pourraient signer la fin du bipartisme. Jusqu'à présent le Parti populaire et les socialistes du PSOE alternaient au pouvoir depuis la mort de Franco. L'#Espagne s'apprête à tourner la page du bipartisme https://t.co/K80VJG5B1R par sandrinemorel pic.twitter.com/3QUrSPJ7zr- Le Monde (lemondefr) 19 Décembre 2015 Mais l'explosion de la bulle immobilière, la crise financière, les douloureuses politiques d'austérité, et un fort taux de chômage ont conduit à l'émergence de deux nouvelles formations : la gauche radicale de Podemos et la formation libérale de centre-droit Ciudadanos. De nombreux Espagnols voient dans ces élections une occasion de bousculer un système politique qu'ils jugent corrompu et inefficace. Las elecciones abren hoy un escenario político inédito en España. Por Fgarea #ELPAÍS20D https://t.co/6mAW1O1yXn- EL PAÍS (el_pais) diciembre 20, 2015 Les sondages donnent en tête le PP du Premier ministre sortant Mariano Rajoy, sans qu'il obtienne toutefois la majorité absolue. Les socialistes devraient arriver en deuxième position, devant Podemos et Ciudadanos qui se disputent la troisième place dans l'espoir de devenir des 'faiseurs de roi'. Les premiers résultats sont attendus vers 22h30. #Elecciones2015 - El Gobierno espera ofrecer datos del escrutinio sobre las 22:30 https://t.co/UqZsZF637h pic.twitter.com/TT3nL2OK5u- RTVE (@rtve) diciembre 19, 2015
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Le jeu reste plus ouvert que jamais, à l'approche des législatives qui se tiennent ce dimanche. Des élections qui pourraient marquer la fin du bipartisme, sur lequel s'est construit la démocratie, après près de quarante ans de franquisme. Mais d'après les derniers sondages, plus d'un Espagnol sur trois ne sait pas encore quel bulletin il s'apprête à glisser dans l'isoloir. Pour l'heure, le Premier ministre conservateur Mariano Rajoy ne pourrait l'emporter qu'avec une courte avance. Pas assez, a priori, pour disposer d'une véritable majorité et gouverner les coudées franches. Le candidat socialiste Pedro Sanchez pourrait arriver en deuxième position. Une place déterminante, qui, grâce au mode de scrutin, pourrait permettre au PSOE de disposer de plus de sièges que le parti arrivé en tête. Mais ce sont deux formations politiques qui ont largement rebattu le paysage électoral au cours de ces deux dernières années. Le parti de centre droit Ciudadanos, emmené par Albert Rivera, qui a fait de la lutte anti-corruption son cheval de bataille. Un thème qui a permis à un autre parti de se frayer une place lors des derniers scrutins : Podemos. Le parti de gauche radicale représenté par Pablo Iglesias, pourfendeur de la politique d'austérité.
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Elections législatives très ouvertes en Espagne ce dimanche... Avec un Parti populaire, le PP de Mariano Rajoy, qui pourrait bien se retrouver contraint de gouverner en minorité. Crédité d'à peine un tiers des votes, le parti conservateur a tout fait pour rallier jusqu'au dernier meeting de campagne, hier à Valence, les derniers indécis. Mariano Rajoy, Premier ministre espagnol : 'Le parti qui sait vraiment de quoi l'Espagne a besoin est ce parti. Un parti créé sur nos racines. Un parti avec une équipe immense, avec énormément de gens, dans tout le pays, qui dans les bonnes et les mauvaises passes veulent lever notre drapeau pour défendre nos idées'. Les socialistes pourront-ils enfin faire oublier leur cuisante défaite de 2011 ? Leur leader, Pedro Sanchez, veut y croire : 'Est-ce que nous voulons un accord avec le PP ? Disons-le fort pour que Rajoy comprenne bien ! Ce que nous voulons vraiment c'est battre Rajoy dimanche, alors on y va'! Mais ce serait sans compter sans Podemos, force alternative de la gauche espagnole qui n'en finit plus de monter... Né du mouvement des Indignés, ce parti pourrait bien devenir dimanche la deuxième force politique du pays. Enfin au centre-droit, le parti Ciudadanos aura aussi son mot à dire. Selon l'institut de sondages Metroscopia, un électeur sur quatre n'a pas encore fait son choix.
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A 60 ans, Mariano Rajoy est candidat à sa propre succession et le moins que l'on puisse dire, c'est que le chef du gouvernement espagnol n'aura pas eu un mandat de tout repos. Le 'persévérant' comme on le surnomme, n'a pas gagné en popularité, mais il a tout cas conservé sa ténacité qui l'a porté au pouvoir en 2011. En plein coeur de la tempête économique, cette image avait à l'époque rassuré les Espagnols et si Mariano Rajoy détient le record du chef de gouvernement le plus impopulaire de l'histoire moderne du pays, elle semble encore les rassurer. Pourtant, avec le deuxième taux de chômage le plus élevé de l'Union européenne (22,8 % derrière la Grèce), le Premier ministre a continué de jouer les bons élèves auprès de la chancelière allemande, en défendant les réformes et la poursuite des politiques d'austérité. La lutte contre l'austérité et la corruption, deux des chevaux de bataille d'un mouvement mondialement connu né en Espagne peu de temps avant l'élection de Rajoy. Lorsque les indignés marchent sur le Parlement en septembre 2012, c'est sa démission qu'ils réclament. Les affaires de corruption au sein du Parti populaire, dans lesquelles son nom est mentionné, ne calmeront pas la colère. Rajoy, lui, campe sur son credo. 'Ecoutez, je suis un homme politique honnête, au moins aussi honnête que vous. Jamais mon nom n'a été cité dans un jugement, et personne ne m'a jamais accusé de m'approprier quelque chose', a-t-il déclaré lors d'un débat télévisé face au leader socialiste Pedro Sanchez. Quatre jours avant le scrutin, Mariano Rajoy a fait à son insu la une des journaux télévisés. En pleine campagne électorale, il a reçu un coup-de-poing en pleine figure, à Pontevedra, dans sa Galice natale, dans la ville ou il a débuté sa carrière politique.
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Mariano Rajoy a reçu un coup de poing lors d'un déplacement électoral en Galice. La marque du coup est ici bien visible sur sa joue gauche, mais le chef du gouvernement espagnol a assuré devant les caméras qu'il allait bien. L'agression a eu lieu alors que Mariano Rajoy se tenait au milieu d'une foule, à Pontevedra. Un homme, qui se trouvait à ses côtés, lui a subitement asséné un violent crochet au visage, faisant tomber ses lunettes qui se sont cassées. L'individu, un jeune homme de 17 ans, a été rapidement interpellé, et même applaudi par des passants. Cette agression, qui fait la une des médias en Espagne, intervient à quelques jours des élections législatives.
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C'est un poids lourd du Parti Populaire espagnol (PP) qui débarque à La Nucia dans la province d'Alicante. José Manuel García Margallo, ministre des Affaires étrangères vient fouler sa terre d'origine pour défendre les couleurs du parti au pouvoir en Espagne. Ici, le PP a régné en maître pendant des années. En 2011, il a décroché 8 sièges sur 12 au Congrès des députés à Madrid. Mais cette fois-ci, il pourrait n'en conserver que 5, car l'arrivée de nouveaux partis dans le paysage politique espagnol semble sonner le glas du bipartisme. 'Les résultats des sondages à Alicante ne sont pas différents du reste de l'Espagne. Je crois que c'est une tendance générale. La compétition entre les 4 partis est très rude. Nul doute que nous arriverons les premiers. Nous verrons qui arrivera en deuxième, quelle distance il y aura entre nous et ce que nous devrons apporter au parti pour que Mariano Rajoy soit chef du gouvernement', dit José Manuel García Margallo, ministre espagnol des Affaires étrangères et candidat du PP à Alicante. En appeler au vote utile n'est plus efficace. Les électeurs sont méfiants, refroidis par les nombreuses et incessantes affaires de corruption qui ont secoué notamment la région de Valence. 'Il est vrai que beaucoup de militants du PP nous en veulent, que beaucoup de sympathisants du PP nous ont tourné le dos et que beaucoup d'électeurs hésitent à nous donner une nouvelle fois leur voix. Et ils ont raison, car il y a eu des affaires de corruption scandaleuses. Mais il s'agit de cas anciens et minoritaires', ajoute José Manuel García Margallo. Jouer la carte de la transparence et mettre en avant les reformes menées par le gouvernement de Rajoy ces quatre dernières années pour convaincre les nombreux indécis. Ici, on veut y croire. 'Il a fait des changements, et les changements, c'est aussi une bonne chose pour que les jeunes qui sont plus sceptiques, ne se tournent pas vers d'autres partis, mais qu'ils adhèrent au PP. Je pense que nous pouvons attirer des nouveaux électeurs', dit une adhérente du PP. Vicença Batalla, euronews: 'Dans des communes comme La Nusia, à Alicante, se joue la fin du bipartisme et du vote utile, qui jusqu'à présent a toujours profité aux deux grandes formations politiques en Espagne. Du nombre de voix que perdront le PP et le Parti socialiste, dépendra la formation du futur gouvernement à Madrid'. Les socialistes du PSOE comptent sur Pedro Sánchez, leur jeune candidat à la Moncloa, le siège du gouvernement espagnol, pour contenir la fuite de leurs électeurs vers les nouveaux partis. Principale force d'opposition, en 2011, le PSOE avait fait élire 4 députés sur les 12 de la province d'Alicante. Julián López, professeur d'Économie à l'Université d'Alicante mène la liste socialiste pour cette circonscription. C'est la première fois qu'il se présente aux élections législatives. 'L'expectative que nous avons, c'est que le PP sera le parti le plus lésé par la rupture du bipartisme dans la province d'Alicante. Pourquoi ? Parce qu'ici le PP était un parti fondamentalement hégémonique et il a complètement perdu cette hégémonie. Nous l'avons vérifié lors des élections régionales et municipales du mois de mai. Nous pensons qu'il sera le grand perdant et nous, nous aspirons à maintenir au moins les 4 députés que nous avons', explique Julián López. Les militants socialistes ont enterré le bipartisme et l'alternance politique amochée par l'usure du pouvoir. L'heure est au partage de ce dernier, comme c'est déjà le cas dans la ville d'Alicante et dans la région de Valence où les socialistes gouvernent avec une coalition de gauche. 'Ici, le tripartisme a réussi, ici comme dans beaucoup d'autres communes suite aux élections locales. Quoi qu'on en dise, ça fonctionne très bien. Car c'est ce que les gens ont voulu : que la gauche gouverne coûte que coûte. Si on ne peut pas gouverner seul, on pourra gouverner en coalition avec d'autres', militante PS. Si cette électrice semble déterminée, d'autres sont plus sceptiques sur la possibilité pour les socialistes de diriger, aux vues de la concurrence féroce présente à droite, comme à gauche. 'A mon grand regret, le socialisme va accuser une chute. Je ne peux pas dire à quel degré ni si elle sera sévère ou limitée. Le Parti socialiste est dans l'incertitude. Dans ce pays, le centre est très disputé. Il y a beaucoup de formations politiques du centre. Et il arrive un moment où il faut prendre parti pour un côté ou l'autre', tempère une autre militante. En effet, les sondages annoncent un partage en quatre du corps électoral espagnol, une situation inédite qui rend les lendemains du vote très incertain.
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A moins d'une semaine des élections législatives, le chef du gouvernement Mariano Rajoy a affronté lundi soir son challenger socialiste Pedro Sanchez dans un duel télévisé. Durant la campagne, c'est le seul débat auquel a accepté de participer le dirigeant conservateur. Dans les sondages, le parti populaire fait la course en tête mais avec seulement 25% d'intentions de vote, soit 5 points de plus que le parti socialiste. Devant les caméras, le duel a été pour le moins agressif. Les attaques ont fusé. Le chef de file de l'opposition a par exemple reproché à son adversaire de n'avoir pas démissionné malgré les scandales de corruption de son parti. 'Le chef du gouvernement doit être une personne décente, M. Rajoy et vous ne l'êtes pas', a lancé Pedro Sanchez. 'il est possible de se relever d'une défaite électorale mais pas de l'affirmation vile, mesquine et misérable que vous venez de faire', a rétorqué Mariano Rajoy, sans cesse interrompu. Au lendemain du débat, dans les rues de la capitale, certains ne cachent pas leur consternation. 'Je pense que Rajoy et Sanchez ont fait tout leur possible pour que les gens réalisent à quel point ces dirigeants sont un désastre pour le pays', ironise cet madrilène. 'Ils nous poussent à penser que la solution est ailleurs, dans Podemos ou Ciudadanos, ou encore ailleurs. Mais ce que j'ai vu la nuit dernière m'a fait réalisé que c'était très difficile de leur faire confiance'. Les deux partis émergents, Podemos, à gauche et Ciudadanos, au centre talonnent dans les sondages les deux partis traditionnels. Le débat d'hier, 'c'est l'épliogue d'une époque' a commenté Pablo Iglesias. Le centriste Albert Rivera a lui dénoncé un 'combat de boue'.
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À moins d'une semaine des législatives espagnoles, le Partido Popular (PP), le parti conservateur au pouvoir, a plusieurs adversaires à combattre et pourrait bien y perdre sa majorité absolue. Son chef de file, Mariano Rajoy, a donc décidé de mettre l'accent sur son expérience. Est-ce suffisant pour faire oublier les affaires de corruptions qui entachent son parti, mais aussi l'autre principal acteur de la vie politique espagnole, le Parti socialiste (PSOE) de Pedro Sanchez ? Depuis que le chômage et l'austérité ont touché les classes moyennes,'ce qui était tolérable est devenu intolérable' https://t.co/yxlN2DBICs- The end (@Nitro_Politic) 13 Décembre 2015 Le leader du PSOE doit débattre aujourd'hui avec son adversaire conservateur Mariano Rajoy pour essayer de convaincre près de 40 % d'indécis. Un débat auquel auraient voulu être conviées les deux formations montantes du Royaume. Ciudadanos, qui signifie citoyens, est un parti de centre droit mené par Albert Rivera. Un parti né en Catalogne pour lutter contre l'indépendantisme, mais qui s'impose désormais sur la scène nationale. Puis il y a Podemos, à gauche du PSOE, dont le leader Pablo Iglesias se réclame proche des Grecs de Syriza. Ces formations alternatives risquent de bouleverser le paysage politique dans un pays miné par la crise et dont le taux de chômage dépasse les 20 %. 21% de chômage en Espagne; sujet principal de la campagne aux élections législatives en Espagne (avec la corruption) pic.twitter.com/lm3lkfld0V- Toute l'Europe (@touteleurope) 10 Décembre 2015
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