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Le scrutin législatif du 26 octobre devrait renforcer le pouvoir du président, qui revient tout juste du sommet européen de Milan, et ce même si les séparatistes pro-russes organisent leurs propres élections le 2 novembre prochain. 'C'est une fausse élection qui se tient le 2 novembre' dit le président Petro Porochenko, 'cela va à l'encontre des lois ukrainiennes et du cessez-le-feu, sans aucun observateurs internationaux ou de l'OSCE et cela ne sera pas reconnu par les participants du sommet de Milan, c'est ce que nous avons conclu à l'issue des consultations.' Les séparatistes pro-russes ont lancé ce vendredi la campagne pour des élections générales dans la République populaire autoproclamée de Donetsk. Pour l'occasion, le premier ministre Alexandre Zakharchenko s'est rendu dans la ville portuaire de Novoazovsk, sur la mer noire où il a accusé le pouvoir de Kiev de ne pas respecter le cessez-le-feu. 'Malheureusement l'Ukraine ne veut pas passer de la confrontation militaire à la confrontation politique' a-t-il dit, l'accord de Minsk n'a pas été respecté. Les attaques et les combats n'ont jamais cessé ne serait-ce qu'un seul jour.' Malgré le cessez-le-feu du 5 septembre dernier les accrochages se poursuivent dans l'Est du pays et ont tué deux civils ce samedi à Donetsk. Selon les dernières estimations les hostilités dans l'Est de l'Ukraine ont fait plus de 3700 morts.
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L'un des soldats de la haie d'honneur dressée pour l'inauguration samedi du nouveau président ukrainien, Petro Porochenko, a tourné de l'oeil et s'est affalé, mais non sans avoir attendu que le président soit passé devant lui.
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Tout juste élu, pas encore officiellement investi président de l'Ukraine, Petro Porochenko a rencontré Barack Obama et Bronislaw Komorowski au palais présidentiel de Varsovie. Il s'est assuré le soutien des deux hommes dans le conflit qui l'oppose aux insurgés pro-russes de l'est de son pays, une crise, pense-t-il, entretenue par le Kremlin qui a annexé la Crimée il y a un mois et demi, et a des vues sur les régions du Donbass. Porochenko a obtenu un nouveau soutien militaire de la part des Etats-Unis. Quand on lui demande si ce soutien peut être vu comme une provocation par la Russie, sa réponse est sans équivoque : 'Je ne peux pas imaginer la Russie avoir une réaction encore plus vive. Elle a déjà envoyé des soldats, des mercenaires. Nous avons de nombreuses preuves de la participation de la Russie. Je ne peux pas imaginer ce que ferait la Russie si l'Ukraine ne démontrait pas sa capacité à défendre son territoire.' Pour ramener la paix dans son pays, Porochenko a promis une décentralisation du pouvoir, une amnistie et des élections locales. Il n'écarte pas la possibilité de rencontrer le président russe Vladimir Poutine plus tard dans la semaine.
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La plupart des bureaux de vote ont gardé portes closes dans l'est de l'Ukraine. Les séparatistes prorusses l'avaient promis. Toute tentative de vote à la présidentielle sera empêchée y compris 'par la force'. A Donetsk, bastion rebelle d'un million d'habitants, aucun bureau de vote ne semblait ouvert. Des habitants ont salué le passage d'un bataillon d'hommes en armes prorusses affirmant partir au front. 'Ils nous protègent de la junte de Kiev, de ces extrêmistes', déclare cet homme, 'nous ne les avons pas invité ici, ils sont venus d'eux-mêmes, et maintenant ils pleurent qu'ils se font tuer, qu'ils rentrent chez eux'. Quelques bureaux de vote ont néanmoins pu ouvrir leurs portes dans certaines villes comme Marioupol, Lougansk ou Krasnoarmeïsk. Ils étaient placés sous très haute sécurité, mais très peu d'électeurs ont osé se rendre aux urnes. 'Vous me demandez si j'ai peur d'aller voter ? Nous habitons par très loin d'ici, devrions-nous avoir peur de venir ? Et qui va s'occuper de donner un avenir meilleur à nos enfants ?', réagit cette femme. 'Derrière moi, c'est la commission électorale du district', explique notre envoyé spécial Sergio Cantone, 'elle est protegée par un bataillon ukrainien. C'est là que les votes sont dépouillés. Dans les jours précédents, beaucoup d'endroits comme ceux-ci ont été la cible d'attaques'.
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A l'exception des régions séparatistes de l'Est, la participation à la présidentielle ukrainienne s'annonce élevée. Ici dans la capitale, Kiev, de longues files se sont formées devant les bureaux de vote. Le grand favori s'appelle Petro Porochenko, ce milliardaire pro-occidental est crédité de plus de 44% des intentions de vote. Il devrait devancer sans difficulté l'ancienne Premier ministre et égérie de la révolution orange, Ioulia Timochenko. Au total, plus de 36 millions d'électeurs sont appelés aux urnes. 'Ces élections nous aiderons à empêcher que notre voisin se mêle de nos affaires. Nous allons élire un président légitime et nous allons construire nous-même l'avenir de l'Ukraine', estime cette habitante de Kiev. 'Nous avons besoin d'une personne forte et décidée, dont les actions aideront, physiquement et moralement à résoudre la situation dans les régions troublées', réagit cet autre. Si Petro Porochenko semble assuré de l'emporter, reste à savoir si ce sera dés ce premier tour ou si un second vote sera nécessaire. 'On s'attend aujourd'hui à un fort taux de participation', nous confirme notre correspondante à Kiev Angelina Kariakina, 'avec l'espoir qu'un président légitimement élu aide à stabiliser la situation, et marque le début de réformes que réclament depuis longtemps les Ukrainiens'.
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Dans l'Est de l'Ukraine, les insurgés prorusses ont prévenu qu'ils feraient tout pour empêcher le déroulement de la présidentielle. De fait, selon l'administration de la région de Donetsk, moins de 18% des bureaux de vote ont pu ouvrir, sans compter la peur des électeurs de se rendre aux urnes. Par ailleurs, on a appris ce dimanche la mort d'un journaliste italien et de son traducteur russe dans la zone de Slaviansk. Ils ont été tués par des obus de mortiers dans des circonstances qui restent floues. Un autre photographe français a également été blessé.
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Cette journée électorale est cruciale en Ukraine. Le pays choisit ce dimanche son nouveau président dans un contexte particulièrement tendu. A Kiev, la capitale, l'affluence semble au rendez-vous, contrairement à l'est du pays, en proie à l'insurrection prorusse et où très peu de bureaux de vote sont ouverts. Le Premier ministre Arseni Iatseniouk a appelé à une forte mobilisation pour, a-t-il dit 'défendre l'Ukraine'. 'J'ai voté pour qu'on puisse vivre normalement dans notre pays, seulement ça. J'ai trois petits enfants et je veux une meilleure vie pour eux dans un pays normal', réagit cette habitante de Kiev. 'Le scrutin arrive à un moment très important. Nous devons choisir ceux qui sont au pouvoir, pour être un pays avec des gouvernants et des autorités légitimes', dit cette autre. Le milliardaire pro-occidental Petro Porochenko est donné grand favori, avec plus de 44% des intentions de vote. Face à lui, Ioulia Timochenko est en lice ainsi que le prorusse Serguiï Tiguipko. Si un second tour est nécessaire, ce sera le 15 juin prochain.
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A Donetsk, le calme régnait, ce samedi soir, dans les rues du centre-ville...du moins en apparence. Les séparatistes ont multiplié les actions pour empêcher l'organisation du scrutin présidentiel, enlevant des responsables locaux ou attaquant des commissions électorales. Un climat de peur difficile à braver pour ceux qui voudraient aller voter. Un jeune homme, rencontré par notre équipe, estime que " les Ukrainiens paniquent facilement. Ici, ils étaient habitués au calme et ils sont irrités dès qu'il se passe quelque chose. Ils croient que ce qui se passe dans la région de Donetsk et dans d'autres parties de l'est de l'Ukraine, cela va avoir un impact ici ", indique-t-il. 'J'ai peur parce que c'est un peu dangereux', confie une jeune femme. 'C'est effrayant de se rendre aux bureaux de vote parce qu'il pourrait y avoir des hommes armés'. Le leader autoproclamé de " la République populaire de Donetsk " a d'ailleurs averti que ses troupes auraient " recours à la force " pour empêcher le scrutin. " Il y avait un peu moins de monde que d'ordinaire, ce samedi soir, dans les bars et les restaurants de cette rue du centre-ville de Donetsk, probablement en raison des tensions liées à l'élection présidentielle ", conclut Sergio Cantone, l'un des correspondants d'euronews en Ukraine.
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Organiser le scrutin présidentiel ce dimanche est en soi un défi en Ukraine, et pas seulement dans l'est du pays. Le système électronique permettant de recueillir les résultats de chaque bureau de vote a été piraté, a annoncé le ministre ukrainien de l'Intérieur. La centralisation des données devra donc se faire manuellement. Dans la partie orientale du pays, les urnes et les isoloirs se font rares. Dans de nombreuses circonscriptions, " le vote n'aura tout simplement pas lieu ", a indiqué le chef de la commission électorale, en raison du danger. Les combats entre l'armée et les séparatistes continuent, notamment près de Sloviansk, où deux photographes, dont un Français, et leur traducteur ont été blessés par des tirs d'obus.
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Dans les régions de Donetsk et de Lougansk, beaucoup de gens ont peur d'aller voter pour élire le nouveau président du pays. Et pour cause, la république populaire de Donetsk, qui revendique son indépendance depuis le référendum du 11 mai, ne souhaite pas voir se tenir ce scrutin dimanche. 'Il n'est pas autorisé d'organiser l'élection d'un président d'un autre pays sur le territoire de la république populaire de Donetsk. Il y a des traîtres qui vivent dans ce pays, qui essaient de suivre les ordres venant d'un autre pays. Ils trahissent tout simplement leur peuple, et il n'y a qu'une seule façon de faire avec des traîtres quel que soit le pays ou l'époque', explique Vladimir Makovich, co-dirigeant de la 'RPD'. Les séparatistes pro-russes sont menaçants. Jeudi, des hommes armés ont chassé et battu un pasteur, qui depuis 80 jours, réunissait autour de lui des gens de toutes confessions religieuses pour prier sur une place du centre-ville pour que la violence s'arrête. Hier, c'est dans un lieu fermé, quelque part dans la banlieue de Donetsk, qu'en larmes, il a rassemblé une nouvelle fois des dizaines de personnes. 'Oui, c'est dangereux, mais nous sommes des citoyens libres de notre pays, nous voulons vivre dans un pays libre pour exprimer nos choix' expliquait, à notre journaliste Sergio Cantone, ce jeune homme, bien décidé à aller voter ce dimanche pour choisir son président. Mais cela va s'avérer compliqué. Les séparatistes pro-russes ont déjà bloqué 12 commissions électorales sur les 22 que compte la région de Donetsk.
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Les isoloirs prennent forme à Kiev à 24 heures de l'élection présidentielle. 36 millions d'électeurs sont appelés à voter en Ukraine ce dimanche. Dans l'est du pays, les combats quotidiens entre séparatistes pro-russes et groupes armés pro-ukrainiens rendent le scrutin incertain. Ils ont fait au moins 7 morts ce vendredi à Karlivka, au nord-ouest de Donetsk. Les autorités ont donc pris des mesures extraordinaires pour permettre à tous ceux qui le veulent, de voter, que ce soit en Crimée ou dans l'est du pays, comme l'explique le président de la commission électorale de Kiev. 'On leur a donné la possibilité de faire une demande de changement de bureau de vote auprès des commissions électorales locales pour qu'ils puissent exercer leur droit de vote dans tout autre ville de leur choix', indique Oleg Kupriiyenko. Un fort taux de participation donnerait une nouvelle légitimité au pouvoir de Kiev mais à Donetsk ou à Louhansk, pas question d'organiser le scrutin. Les séparatistes ont détruit des urnes, estimant que ces élections étaient 'inutiles'. 'Nous avons notre propre république' dit une femme qui se fait appeler 'Père Noël'. 'On ne reçoit pas d'ordre de Kiev. Personne ne donne d'ordre au Père Noël', dit-elle. Un millier d'observateurs internationaux vont surveiller de près le déroulement de ce scrutin. Vladimir Poutine a lui annoncé qu'il 'respecterait le choix du peuple ukrainien', tout en dénonçant une nouvelle fois 'le coup d'État' qui a entrainé le départ de Viktor Ianoukovitch.
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C'est le dernier jour de campagne pour les 19 candidats en lice à la présidence de l'Ukraine. 36 millions d'électeurs sont appelés à se prononcer dimanche, même si les autorités de Kiev estiment que près de deux millions d'électeurs pourraient être empêchés de voter par l'insurrection dans l'est du pays. Ce vendredi, le président par intérim Olexandre Tourtchinov, a appelé 'chacun' des Ukrainiens à se rendre aux urnes pour donner 'un pouvoir légitime' au pays : 'nous bâtissons un nouveau pays européen sur les fondations posées par des millions d'Ukrainiens qui ont prouvé qu'ils étaient capables de défendre et de protéger leur choix, leur pays. Nous ne laisserons jamais personne nous priver de notre liberté et de notre indépendance, et nous ne laisserons pas l'Ukraine devenir un morceau de l'empire post-soviétique'. 750 observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe seront déployés à travers l'Ukraine dimanche. 'Bien sûr il y aura des problèmes, nous le savons tous, dans certaines parties de l'est de l'Ukraine, cela pourrait concerner moins de 20 % des bureaux de vote', explique Joao Soares, coordinateur de la mission de l'OSCE. 'Nous avons demandé à nos collègues de la Douma et de la seconde chambre du parlement de la Fédération de Russie de participer à cette mission, mais ils n'ont pas voulu venir'. Pour la première fois cependant, le président russe a affirmé qu'il respecterait le 'choix' du peuple ukrainien et travaillerait avec les nouvelles autorités.
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Beaucoup d'Ukrainiens attendent la présidentielle de dimanche avec impatience. Un scrutin synonyme de changement et peut-être de stabilité. Le futur chef de l'Etat aura fort à faire entre la crise économique, et le bras de fer militaire avec l'est du pays. Euronews a rencontré une enseignante, Olga Zorenko. Comme tous les employés du secteur public, elle attend beaucoup du futur président. 'Nous sommes prêts à faire certains sacrifices, sur une certaine période de temps. Nous nous faisons une certaine idée de l'avenir, nous savons que les choses peuvent s'améliorer. Mais si nous manquons cette chance, nous ne l'aurons peut-être plus jamais.' Un groupe d'experts, apolitique, propose un programme à mettre en oeuvre pour le futur président, un programme de réformes basé sur la transparence. 'Les principaux points sont la lutte contre la corruption, une réforme de la justice, une décentralisation et une réforme des impôts. Que des sujets qui donnent mal à la tête rien que d'en parler. Ce sont les problèmes pour lesquels les gens sont descendus dans les rues, que ce soit à Maidan ou dans l'est du pays. Les gens en ont marre de la corruption et de la violence que la police n'arrive pas à maîtriser', explique une ancienne journaliste. Un programme ambitieux à mettre en oeuvre. Le futur président devra avoir des appuis et les reins solides pour aller dans la bonne direction, ajoute-t-elle.
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Selon la présidence par intérim à Kiev, au moins 14 soldats ont été tués à Blagodatnoye dans la région de Donetsk dans l'est du pays lors d'échanges de tirs entre des militaires ukrainiens et des séparatistes pro-russes. Une trentaine d'autres soldats auraient été blessés. 'C'est terrible à raconter. Trois de mes amis sont tombés, Ils sont morts et je ne peux même pas récupérer leurs corps parce que tout le monde veut les filmer. Le commandant de l'unité de combat, il a perdu la moitié de son crâne, il n'avait que 27 ans'. Il s'agit des plus lourdes pertes militaires ukrainiennes depuis le début de l'opération visant à reprendre le contrôle de l'Est aux mains des séparatistes prorusses Des sources russes, notamment plusieurs médias attribuent ce grave incident à une opération punitive interne à la garde nationale ukrainienne. La Russie affirme par ailleurs qu'elle continue à retirer ses troupes de la frontière mais l'Otan constate pour sa part que leurs nombres restent très importants.
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Dans l'est de l'Ukraine, près de deux millions de personnes doivent se rendre aux urnes pour la présidentielle. Mais la situation, comme ici à Donetsk, est tendue. Ainsi le Conseil Suprême de l'auto-proclamée République populaire de Donetsk estime que cette élection ne les regarde tout simplement pas. Les explications du président de leur Parlement, Denis Pushilin : 'Bien sûr, ils vont essayer d'organiser l'élection, mais nous n'avons pas l'intention de la planifier. Pourquoi devrait-on organiser l'élection d'un pays voisin sur notre territoire ?' La commission électorale régionale fait tout ce qui est en son pouvoir pour que le scrutin puisse se dérouler dans les meilleurs conditions, comme l'assure Irina Kondratenko : 'Nous avons reçu des menaces et nous avons été attaqués par des représentants de cette soit-disant République populaire de Donetsk. Nous avons été intimidés par des gens armés. Ils sont venus et nous ont pris tous les documents. Nous essayons actuellement de tout remettre en ordre.' Le magnat ukrainien Rinat Akhmetov a appelé hier ses employés à manifester pacifiquement contre les séparatistes pro-russes à Donetsk. Sur cette vidéo, on peut voir des hommes en arme arrêter un bus aux couleurs du club de Shaktar, club qui appartient à Akhmetov. Il s'agissait du bus de l'école de football. Il n'a été retenu que quelques minutes.
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Le scrutin de dimanche est présenté comme décisif par les autorités de Kiev et il se tiendra dans un contexte très tendu marqué par le séparatisme pro-russe à l'Est du pays. Petro Porochenko semble assuré de devenir le 5è président du pays depuis l'indépendance de 1991 au terme d'une campagne électorale bien morne. Le 'roi du chocolat', dont il tire son immense fortune, a promis de mettre fin à l'insurrection dans l'Est et de régler la crise avec la Russie de Vladimir Poutine en trois mois. D'après les sondages, il a plus de 20 points d'avance sur l'ancienne icône de la révolution orange de 2004, Ioulia Timochenko. Cette dernière a raté son retour en politique après sa libération de prison fin février. Elle ne parvient pas à séduire au-delà de son propre camp. Quinze candidats sont en lice pour ce scrutin dont 15 % de la population ukrainienne pourrait être exclue malgré le déploiement de 55.000 policiers et 20.000 volontaires. Les habitants de Crimée pourront voter s'ils se rendent en Ukraine continentale selon Kiev. Les séparatistes des régions de Lougansk et de Donetsk ont en effet promis d'empêcher le déroulement du scrutin dans l'Est. A l'opposé de Kiev et des Occidentaux, Moscou dénonce une présidentielle 'au son des canons' et sans légimité.
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À quelques jours des élections présidentielles en Ukraine, le ton du Premier ministre Arseni Iatseniouk est ferme à Kiev, alors que sur le terrain, les insurgés séparatistes pro-russes contrôlent toujours les régions de Lougansk et de Donetsk, dans l'Est . 'Nous devons avoir un président élu légalement. Deuxièmement, nous allons nous assurer que tout le monde ait une chance égale de participer au processus d'élection. Troisièmement, n'importe quelle tentative par des terroristes à Donetsk et Lougansk pour détruire les élections présidentielles de l'Ukraine est voué à l'échec', a déclaré Iatseniouk, qui a indiqué que des 'groupes spéciaux seront chargés d'assurer la sécurité du scrutin'. La Commission électorale a déjà prévenu que le vote pourrait ne pas se dérouler dans une dizaine de zones des régions de Lougansk et de Donetsk. Près de 2 millions d'électeurs pourraient être privés de vote ou devoir faire plusieurs heures de route pour voter. Avec AFP et Reuters
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Les ministres polonais et suédois des Affaires étrangères sont venus réaffirmer leur aide afin d'assurer une élection qu'ils jugent 'cruciale' pour sortir de la crise. Des soldats ukrainiens ayant participé à la sécurité des scrutins en Irak ont été envoyés dans les régions orientales en vue du 25 mai. Confronté à un risque accru de partition venant de l'Est, Oleksandr Turchynov, le président ukrainien par intérim en a de nouveau appelé à ses populations : 'je demande aux habitants des régions de Donetsk et Louhansk de faire leur devoir. Vous devez soutenir l'opération anti-terroriste et ainsi vaincre les terroristes et les séparatistes dans les régions de Donetsk et Louhansk.' Sur le terrain, la tension demeure très forte à neuf jour du scrutin présidentiel. Dans la région de Slaviansk, les insurgés pro-russes n'entendent pas baisser les armes. Bien au contraire, ils affirment qu'ils iront jusqu'au bout. Ils construisent même des points de contrôle sur certains axes décisifs. 'Aujourd'hui, nous contrôlons un point stratégique sur la route principale entre Rostov et Kharkiv. Notre objectif, c'est de repousser une attaque des forces fidèles à la junte de Kiev. Nous resterons ici jusqu'au dernier. Nous construisons des bunkers', explique cet homme qui se présente comme un séparatiste pro-russe. Un mois après le lancement de l'opération militaire de Kiev, les affrontements entre l'armée ukrainienne et les séparatistes armés se multiplient, mais la sécession progresse inexorablement.
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