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'Tourner la page du passé et regarder vers l'avenir'. Cette phrase, c'est un homme de 88 ans qui la prononce : le nouveau président tunisien Béji Caïd Essebsi. Elu le 21 décembre avec 55 % des voix, nettement devant son rival Moncef Marzouki, Essebsi peut se targuer d'être le premier président démocratiquement élu de l'histoire de la Tunisie. 'Je veux m'adresser à mon peuple, qu'il soit au sud ou au nord. Nous sommes tous les enfants de la Tunisie. Je suis profondément désolé pour les évènements qui se sont produits dans le sud du pays. Je crois qu'ils n'ont pas de raison d'être et qu'ils sont le résultat d'une manipulation', déclarait-il après sa victoire à la présidentielle. Dans le sud, où Marzouki est arrivé largement en tête, des affrontements ont en effet opposé des policiers à des manifestants qui protestaient contre les résultats de la présidentielle. Un local du parti de Essebsi a été la cible d'une attaque. Car pour une partie de la société tunisienne, le nom du nouveau président reste associé à l'ancien regime dictatorial. Ministre de l'Interieur, de la Défense et des Affaires étrangères sous Bourguiba, puis président du Parlement sous Ben Ali, Essebsi est nommé Premier ministre provisoire en février 2011. À ce titre, il mène la Tunisie vers le premier le scrutin libre de son histoire : l'élection, le 23 octobre 2011, de l'Assemble constituante, remportée par le parti islamiste Ennahda. Essebi se réclame de la pensée de Bourguiba, qu'il considère comme le fondateur de l'Etat moderne, malgré son autoritarisme. En 2012, il fonde son parti, Nidaa Tounes, qui attire des hommes d'affaires, des intellectuels, des syndicalistes, des militants de gauche, mais aussi des proches de l'ancien régime, unis par leur opposition aux islamistes. En octobre dernier, il gagne les législatives, mais faute de majorité absolue il devra composer avec Ennahda pour former un gouvernement. Interview de Adel Ltifi, analyste et professeur d'histoire contemporaine du monde arabe Faiza Garah, euronews : Le président élu, Béji Caïd Essebsi, a déclaré plusieurs fois que son parti Nidaa Tounes n'allait pas gouverner seul ? À quoi ressemblera, selon vous, le prochain gouvernement ? Le parti Ennahdha va-t-il y participer ? Adel Ltifi : Je crois que le parti Nidaa Tounes est dans une situation délicate, car il n'a pas la majorité absolue à la chambre des députés. Par conséquent, il est obligé de composer avec les autres partis. Le deuxième problème, auquel il doit faire face, c'est la situation générale du pays. Il y a des problèmes économiques, politiques, on peut y ajouter les problèmes sécuritaires. Tout ceci rend la situation très délicate pour Nidaa Tounes. Mais la question qui se pose, c'est, jusqu'où peut-il s'ouvrir aux autres partis ? Certaines formations politiques s'opposent catégoriquement à une coalition avec le parti Ennahdha, elles ne veulent pas qu'ils soient au pouvoir. Même à l'intérieur du parti Nidaa Tounes, certains pensent qu'on ne peut pas fonder un régime démocratique sans un parti ou une coalition au pouvoir et une opposition forte. Et pour eux, la place d'Ennahdha est dans l'opposition. Faiza Garah, euronews : Selon vous, Essebsi représente-t-il la continuité du régime de Ben Ali ou bien le changement ? Adel Ltifi : Quiconque prend le pouvoir ne peut revenir à l'ancien régime et à la logique de la tyrannie. Il y a des Tunisiens dans la vie politique aujourd'hui qui faisaient partie de l'ancien régime. Mais il y a un accord qui a été signé pendant la période transitoire. Et cet accord stipule qu'on ne peut pas, pour des raisons juridiques, empêcher ces gens-là de participer à la vie politique du pays. Mais même s'il y a des groupements de l'ancien régime au sein de Nidaa Tounes, cela ne veut pas dire qu'il y aura un retour à l'ancien régime. Faiza Garah, euronews : Comment le président élu va-t-il faire face aux défis économiques et sociaux ? Adel Ltifi : À partir du moment où on constitue un gouvernement stable qui gagne la confiance des Etats et des pays amis, je reste persuadé qu'une partie des dettes sera annulée ou transformée en investissements. Faiza Garah, euronews : et comment faire face aux défis sécuritaires ? Adel Ltifi : Cela dépend de certains aspects essentiels, comme prendre des décisions politiques fermes à l'encontre des factions terroristes et contre toutes formes d'idées incitant à la violence. La situation en Libye est très difficile. Je crois qu'il incombe à la Tunisie et à l'Algérie de jouer un rôle essentiel afin de ramener de la stabilité dans le pays et d'instaurer un régime répondant aux aspirations du peuple libyen.
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Béji Caïd Essebsi, 88 ans, a pris mercredi ses fonctions de président de la Tunisie, devenant le premier chef de l'Etat élu démocratiquement de l'histoire du pays, quatre ans après la révolution qui déclencha le Printemps arabe. Dans un bref discours après avoir prêté serment devant le Parlement, le nouveau chef de l'Etat a promis d''être le président de tous les Tunisiens et Tunisiennes', appelant au 'consensus entre les partis politiques et les composantes de la société civile'. 'Il n'y a pas d'avenir pour la Tunisie sans la réconciliation nationale', a-t-il ajouté, alors que nombre de ses détracteurs et acteurs de la révolution de 2011 s'inquiètent de la présence d'anciens cadres du parti du président déchu Zine El Abidine Ben Ali parmi ses proches. M. Caïd Essebsi a remporté le 21 décembre avec quelque 55% des voix le deuxième tour de la présidentielle face au président Moncef Marzouki. Les deux hommes se sont retrouvés en fin de matinée au palais présidentiel de Carthage pour une cérémonie de passation. Souriants, ils se sont embrassés devant les caméras de télévision. Quelques instants après, M. Marzouki a quitté la présidence. Béji Caïd Essebsi est ainsi devenu le premier chef de l'Etat démocratiquement élu. Avant lui, le père de l'indépendance, Habib Bourguiba, et Ben Ali avaient recours au plébiscite et à des élections truquées. M. Marzouki a pour sa part été élu par une Constituante, à la faveur d'un accord politique avec les islamistes d'Ennahda. M. Caïd Essebsi est un vétéran de la politique tunisienne ayant servi comme ministre sous le régime autoritaire de Bourguiba puis, brièvement, comme président du Parlement de Zine El Abidine Ben Ali, avant de se mettre en retrait de la vie publique. Il est revenu sur le devant de la scène à la faveur de la révolution, prenant quelques mois la tête du gouvernement pour organiser les élections de la Constituante remportées par Ennahda. Durant les trois années suivantes, il a construit son parti Nidaa Tounès, une formation constituée de multiples courants dont des représentants du régime déchu, et s'est imposé comme le principal opposant aux islamistes qu'il accuse d'avoir conduit la Tunisie au bord du précipice. L'une des premières tâches du nouveau président sera de charger sa formation politique de constituer un gouvernement avec un Premier ministre à même d'obtenir une majorité au Parlement, son parti ayant remporté les législatives en octobre mais ne disposant pas de majorité absolue avec 86 sièges sur 217. Il devra pour cela notamment composer tant bien que mal avec Ennahda (69 députés), deuxième parti du Parlement, et contre qui il a fait campagne avec virulence. Les 62 autres sièges reviennent à une multitude de partis allant de l'extrême gauche au centre droit. Les nouvelles autorités sont très attendues sur le terrain de l'économie, le chômage et la misère à l'origine de la révolution restant endémiques. 'Il est de notre devoir de remédier aux problèmes socio-économiques (...), de réaliser les promesses de la révolution: dignité, emploi, santé et équilibre entre les régions', a d'ailleurs souligné M. Essebsi. 'On a prouvé que la démocratie est compatible avec la culture arabo-musulmane, il faut maintenant apporter la preuve que cette démocratie là est convertible en opportunités économiques et en prospérité', relève à ce titre le journal La Presse dans son éditorial mercredi. Autre défi, le gouvernement devra répondre à la menace jihadiste, alors que des dizaines de militaires et deux figures politiques anti-islamistes ont été tués depuis 2011. Il sera d'autant plus attendu sur ce terrain que M. Caïd Essebsi n'a eu cesse d'accuser Ennahda et son prédécesseur de laxisme en la matière. Enfin, nombre d'acteurs de la société civile ont prévenu qu'ils resteraient vigilants pour éviter un retour aux dérives autoritaires du passé. 'Toutes les péripéties de l'Histoire des 40 dernières années montrent l'importance du respect des droits de l'Homme (...) que de sang, que de prisonniers et que de souvenirs de tortures', relève le journal le Temps avant de lancer 'pas question d'un retour en arrière en matière de respect des libertés et des droits humains. L'alternance politique pacifique est devenue une tradition'.
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Béji Caïd Essebsi, 88 ans, a pris mercredi ses fonctions de président de la Tunisie, devenant le premier chef de l'Etat élu démocratiquement de l'histoire du pays, quatre ans après la révolution qui déclencha le Printemps arabe. Dans un bref discours après avoir prêté serment devant le Parlement, le nouveau chef de l'Etat a promis d''être le président de tous les Tunisiens et Tunisiennes', appelant au 'consensus entre les partis politiques et les composantes de la société civile'. 'Il n'y a pas d'avenir pour la Tunisie sans la réconciliation nationale', a-t-il ajouté, alors que nombre de ses détracteurs et acteurs de la révolution de 2011 s'inquiètent de la présence d'anciens cadres du parti du président déchu Zine El Abidine Ben Ali parmi ses proches. M. Caïd Essebsi a remporté le 21 décembre avec quelque 55% des voix le deuxième tour de la présidentielle face au président Moncef Marzouki. Les deux hommes se sont retrouvés en fin de matinée au palais présidentiel de Carthage pour une cérémonie de passation. Souriants, ils se sont embrassés devant les caméras de télévision. Quelques instants après, M. Marzouki a quitté la présidence. Béji Caïd Essebsi est ainsi devenu le premier chef de l'Etat démocratiquement élu. Avant lui, le père de l'indépendance, Habib Bourguiba, et Ben Ali avaient recours au plébiscite et à des élections truquées. M. Marzouki a pour sa part été élu par une Constituante, à la faveur d'un accord politique avec les islamistes d'Ennahda. M. Caïd Essebsi est un vétéran de la politique tunisienne ayant servi comme ministre sous le régime autoritaire de Bourguiba puis, brièvement, comme président du Parlement de Zine El Abidine Ben Ali, avant de se mettre en retrait de la vie publique. Il est revenu sur le devant de la scène à la faveur de la révolution, prenant quelques mois la tête du gouvernement pour organiser les élections de la Constituante remportées par Ennahda. Durant les trois années suivantes, il a construit son parti Nidaa Tounès, une formation constituée de multiples courants dont des représentants du régime déchu, et s'est imposé comme le principal opposant aux islamistes qu'il accuse d'avoir conduit la Tunisie au bord du précipice. L'une des premières tâches du nouveau président sera de charger sa formation politique de constituer un gouvernement avec un Premier ministre à même d'obtenir une majorité au Parlement, son parti ayant remporté les législatives en octobre mais ne disposant pas de majorité absolue avec 86 sièges sur 217. Il devra pour cela notamment composer tant bien que mal avec Ennahda (69 députés), deuxième parti du Parlement, et contre qui il a fait campagne avec virulence. Les 62 autres sièges reviennent à une multitude de partis allant de l'extrême gauche au centre droit. Les nouvelles autorités sont très attendues sur le terrain de l'économie, le chômage et la misère à l'origine de la révolution restant endémiques. 'Il est de notre devoir de remédier aux problèmes socio-économiques (...), de réaliser les promesses de la révolution: dignité, emploi, santé et équilibre entre les régions', a d'ailleurs souligné M. Essebsi. 'On a prouvé que la démocratie est compatible avec la culture arabo-musulmane, il faut maintenant apporter la preuve que cette démocratie là est convertible en opportunités économiques et en prospérité', relève à ce titre le journal La Presse dans son éditorial mercredi. Autre défi, le gouvernement devra répondre à la menace jihadiste, alors que des dizaines de militaires et deux figures politiques anti-islamistes ont été tués depuis 2011. Il sera d'autant plus attendu sur ce terrain que M. Caïd Essebsi n'a eu cesse d'accuser Ennahda et son prédécesseur de laxisme en la matière. Enfin, nombre d'acteurs de la société civile ont prévenu qu'ils resteraient vigilants pour éviter un retour aux dérives autoritaires du passé. 'Toutes les péripéties de l'Histoire des 40 dernières années montrent l'importance du respect des droits de l'Homme (...) que de sang, que de prisonniers et que de souvenirs de tortures', relève le journal le Temps avant de lancer 'pas question d'un retour en arrière en matière de respect des libertés et des droits humains. L'alternance politique pacifique est devenue une tradition'.
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Le vote est clos en Tunisie pour le second tour de l'élection présidentielle. Et le camp de Béji Caïd Essebsi évoque déjà une 'victoire'. L'ex-Premier ministre et chef du principal parti tunisien fait figure de favori face au président sortant Moncef Marzouki. Mais les résultats officiels ne devraient pas être connus avant ce lundi. L'annonce d'une victoire d'Essebsi est 'sans fondement' a d'ailleurs répondu le camp de Marzouki. La campagne avait déjà été très tendue entre les deux finalistes. Quatre ans après la révolution de jasmin, le scrutin doit marquer la fin de la période de transition.
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Les Tunisiens sont appelés aux urnes ce dimanche pour le deuxième tour de l'élection présidentielle. Un scrutin historique qui doit mettre un terme à quatre années de transition postrévolutionnaire. La campagne a été tendue et les échanges acerbes entre les deux finalistes, d'un côté le président sortant de l'autre cet homme Béji Caïd Essebsi. A 88 ans, il est le chef du parti anti-islamiste Nidaa Tounès et fait figure de favori. Sa formation a en effet remporté les législatives en octobre dernier. Et quelque soit le résultat de ce scrutin, c'est son parti qui sera chargé de former le prochain gouvernement. Dans l'autre camp, Moncef Marzouki, le chef d'Etat sortant âgé de 69 ans. Il avait été élu président de transition il y a trois ans. Durant la campagne, il s'est posé en défenseur de la 'révolution de jasmin' face au retour des partisans de l'ancien régime. Mais lui-même se voit reprocher son alliance avec les islamistes d'Ennahda. Au premier tour, il a obtenu 33,4% des voix contre 39,4% pour son adversaire. Les résultats du scrutin pourraient être connus dés lundi.
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C'est sur l'avenue Habib Bourguiba, à Tunis, que les deux candidats au second tour de la présidentielle avaient donné rendez-vous à leurs militants et sympathisants, vendredi, pour clôturer leur campagne. Le scrutin est historique. C'est la première élection présidentielle au suffrage universel de l'histoire de la Tunisie. Qui, dimanche, les Tunisiens vont-ils choisir ? Béji Caïd Essebsi, le chef du parti Nidaa Tounès, principale formation anti-islamistes. À 88 ans, celui que l'on surnomme BCE se présente comme l'héritier des valeurs modernistes de Habib Bourguiba. Ou Moncef Marzouki, le président sortant arrivé à la tête du pays à la faveur d'une alliance avec les islamistes d'Ennahda en 2011. Opposant historique au président déchu Ben Ali, il avait fui le régime au début des années 2000 et avait trouvé refuge en France, avant de regagner la Tunisie 11 ans plus tard, après la Révolution de jasmin. Durant la campagne, les deux finalistes se sont livré une véritable guerre, chacun dépeignant l'autre comme la pire option pour le pays. Arrivé en tête au premier tour avec 39 % des suffrages Béji Caïd Essebsi fait figure de favori. Près de 5,3 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour marquer cette étape supplémentaire dans le lent cheminement de la Tunisie sur la route difficile de la transition démocratique. Les législatives, fin octobre, ainsi que le premier tour de la présidentielle, ont été salués comme 'transparents' et 'pluralistes' par les observateurs internationaux. La Tunisie fait ainsi figure d'exception parmi les pays du Printemps arabe qui pour l'essentiel ont basculé dans le chaos. Reste que des menaces pèsent sur le pays confronté depuis la révolution à un essor de la mouvance jihadiste. Ce second tour se déroulera donc sous très haute surveillance.
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En Tunisie, les résultats officiels du premier tour de la présidentielle ne sont pas encore connus (ils le seront théoriquement ce mercredi), mais il est quasiment certain qu'il faudra un second tour pour désigner le futur chef de l'Etat. Dans le camp de Béji Caïd Essebsi, on se dit confiant, assurant disposer d'une large avance sur le camp adverse, celui du président sortant, Moncef Marzouki, lequel affirme être en tête. C'est donc entre ces deux hommes que le choix devra se faire. Les candidats qui ont été battus au premier tour n'ont pas encore donné de consigne de vote. Les observateurs soulignent un fait : c'est la première fois depuis l'indépendance que les Tunisiens peuvent voter librement pour élire leur président. Le taux de participation du 1er tour s'élève à un peu plus de 64%. Le second tour pourrait avoir lieu fin décembre.
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Les deux favoris de l'élection présidentielle tunisienne dont le second tour devrait avoir lieu avant la fin de l'année sont Béji Essebsi, le chef du parti Nidaa Tounès, principale formation anti-islamistes et le président sortant Moncef Marzouki, devenu président à la faveur d'une alliance avec les islamistes d'Ennahda en 2011. Les deux hommes se détestent.Béji Essebsi, le chef du parti Nidaa Tounès, principale formation anti-islamistes et le président sortant Moncef Marzouki, devenu président à la faveur d'une alliance avec les islamistes d'Ennahda en 2011. Pointé du doigt aussi, l'âge de cet ancien avocat, bientôt 88 ans. Reste que Béji Essebsi, ex-Premier ministre au sein du gouvernement provisoire tunisien sous la présidence intérimaire de Fouad Mebazaa, est sorti grand vainqueur des législatives du 26 octobre dernier. Il accuse, lui, son adversaire, d'être le candidat des islamistes et, dit-il, des 'salafistes jihadistes'. C'est en 2012, que Béji Caïd Essebsi, fonde son parti, Nidaa Tounès avec pour objectif de rassembler l'opposition et de lutter contre l'échec du gouvernement. Il invite tous les Tunisiens, y compris le mouvement Ennadha, à s'unir pour trouver un moyen de sortir de la crise. Celui que l'on surnomme BCE n'hésite pourtant pas, aujourd'hui, à tacler les islamistes, qui, selon lui, 'ont ramené la Tunisie en arrière'. Le passé, c'est précisément ce avec quoi Moncef Marzouki, veut définitivement rompre. Le président sortant s'est posé tout au long de sa campagne comme le rempart contre l'ancien régime. Opposant historique au président déchu Ben Ali, il avait fui le régime au début des années 2000 et avait trouvé refuge en France. Son exil durera plus de 10 ans. En 2011, à son retour en Tunisie, au lendemain de la révolution, Moncef Marzouki médecin de formation et écrivain, est acclamé. Il est élu quelques mois plus tard à la tête de l'État par l'Assemblée constituante. C'est donc en tant que président de la République tunisienne que Moncef Marzouki revient en France, en juillet 2012, six mois après son élection. Il sera élu quelques mois plus tard à la tête de l'État par l'Assemblée constituante. En février dernier, c'est le président français, François Hollande, qui cette fois-ci, fait le déplacement en Tunisie pour assister à la cérémonie officielle d'adoption de la nouvelle Constitution. Selon cette dernière, le chef de l'Etat ne dispose que de pouvoirs restreints, l'essentiel de l'exécutif relevant des compétences du Premier ministre issu de la majorité au Parlement.
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Le deuxième tour de la présidentielle tunisienne opposera l'actuel président par intérim Moncef Marzouki, ici à gauche, au candidat de l'alliance laïque Béji Caïd Essebsi. D'après des résultats préliminaires partiels, ce dernier est arrivé en tête du premier tour. Âgé de 87 ans, Béji Caïd Essebsi est un vétéran de la politique tunisienne, ministre des Affaires étrangères et de la Défense sous Bourguiba et président de la Chambre des députés sous Ben Ali. 'Selon les résultats préliminaires, monsieur Béji Caïd Essebsi arrive en tête, avec une avance significative sur son rival. Nous voulons remercier le peuple tunisien pour sa confiance', a déclaré le porte-parole d'Essebsi, qui estime qu'il compte au moins dix points d'avance. Le président sortant estime que son adversaire est un vestige du passé, un homme à la solde des divers régimes autocratiques qui ont mené le pays depuis la fin des années 50. Le jour du scrutin, Moncef Marzouki a dû faire face à d'importantes manifestations dans son fief de Sousse, dans l'est du pays. 'Le monde arabe considère la Tunisie comme un laboratoire', explique cet analyste politique. 'Nous pouvons le faire, ce n'est pas un mythe, c'est la réalité, des élections démocratiques sont possibles dans un pays islamique.' L'instance supérieure indépendante pour les élections dispose de trois jours pour annoncer les résultats officiels du premier tour de la première élection présidentielle au suffrage universel direct organisée en Tunisie. Le deuxième tour aura lieu en toute fin d'année.
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Les Tunisiens ont voté ce dimanche lors de la première élection présidentielle libre de l'Histoire de leur pays, près de quatre ans après la révolution de janvier 2011. Ils étaient un peu plus de cinq millions à être appelés aux urnes. Les résultats doivent être annoncés au plus tard mercredi. La publication de sondages à la sortie des bureaux de vote a été interdite. Béji Caïd Essebsi, 87 ans, est le grand favori. Il est le chef du parti anti-islamiste Nidaa Tounès, vainqueur des législatives du 26 octobre. Autre favori parmi les 27 candidats en lice, le président sortant Moncef Marzouki. Signe de tension, dans la journée, l'équipe de campagne de Marzouki a accusé les partisans de Beji Caïd Essebsi d'avoir voulu attaquer le chef de l'État sortant. Moncef Marzouki a voté à la mi-journée dans une localité proche de Sousse, à 140 km au sud de Tunis. Une petite foule de protestataires a été maintenue à distance par la police. Avec AFP Avec AFP
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Les Tunisiens tournent encore un peu plus la page de l'ère Ben Ali, président déposé par la révolte populaire de 2011, et qui, durant 23 ans de règne falsifia plus d'une fois les résultats des élections. Depuis 8 heures ce matin, plus de 5 millions d'électeurs sont donc appelés à choisir librement leur futur chef de l'Etat , parmi 27 candidats officiellement en lice. Certains électeurs évoquent 'un jour de fête', d'autre misent beaucoup d'espoirs dans le futur président, qui serait de nature à 'sauver le pays'. Le favori pour incarner ce nouvel homme fort est le patron du parti anti-islamiste Nidaa Tounès. A 87 ans, Béji Caïd Essebsi a occupé des responsabilités politiques dans la Tunisie de Bourguiba, puis de de Ben Ali. Devenu Premier ministre en 2011, cet avocat de formation a remporté les législatives il y a près d'un mois. Le président sortant Moncef Marzouki, chef de file historique de l'opposition, lui reproche cette affiliation à l'ancien régime et se pose quant à lui en gardien de l'esprit révolutionnaire de 2011. Une des inconnues de ce scrutin réside dans le comportement des électeurs d'Ennahda. Le parti islamiste, deuxième force politique du pays à l'issue des législatives d'octobre, n'a proposé ni candidat, ni consigne de vote. Nidda Tounès n'a pas obtenu suffisamment de sièges aux législatives pour gouverner seul. Les résultats de cette présidentielle pèseront donc sur la formation de la future coalition.
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Quatre années après la chute de Ben Ali, cinq millions de Tunisiens sont appelés aujourd'hui à élire leur président, pour cinq ans. Le pays n'a connu que deux dirigeants depuis son indépendance en 56 : Habib Bourguiba et Ben Ali. Pour ce dimanche de vot, les mesures de sécurité ont été renforcées, les autorités craignant des attentats djihadistes. Adversaire des islamistes d'Ennahda, qui ne participent pas au vote, Béji Caïd Essesbi, 87 ans, est le favori de l'élection. Son parti a déjà remporté les législatives du 26 octobre. Moncef Marzouki sera son rival. président sortant, il a pris la tête de l'Etat fin 2011 après un accord de coalition avec Ennahda. Vingt-cinq autres candidats, dont une femme, sont inscrits sur les listes. Si en Tunisie, le président n'a pas réellement de pouvoir exécutif, son élection symbolise aujourd'hui l'espoir d'un vraie transition démocratique, dans ce pays qui a été le berceau du Printemps arabe.
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La Tunisie, premier pays sur lequel a soufflé le vent de révolte du 'printemps arabe' de 2011, achève un cycle de transition avec la présidentielle qui s'ouvre ce dimanche. Près de 5,3 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour un scrutin qualifié d''historique', car les Tunisiens pourront choisir de manière libre leur nouveau chef de l'Etat. 27 candidats sont en lice. Parmi eux, le patron du parti anti-islamistes Nidaa Tounès, gagnant des législatives d'octobre, fait figure de favori. A 87 ans, Béji Caïd Essebsi, a traversé les ères politiques de la Tunisie indépendante : ministre d'Habib Bourguiba; président du Parlement sous Ben Ali ; Premier ministre en 2011. Celui qui a axé sa campagne sur la restauration du 'prestige de l'Etat' est toutefois perçu par ses détracteurs comme un cacique de l'ancien régime. Figure typique contre laquelle le président sortant et opposant historique Moncef Marzouki, qui se dit gardien de l'esprit révolutionnaire, veut ériger un rempart. A l'issue de la présidentielle, une coalition devra être formée, pour gouverner la Tunisie mais aussi pour la doter d'institutions pérennes. Le parti islamiste Ennahda, au pouvoir jusqu'en janvier 2014, et deuxième force politique du pays à l'issue des législatives d'octobre, n'a proposé ni candidat, ni consigne de vote.
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Un pays du Printemps arabe qui ne bascule pas dans le chaos ou la répression, c'est possible. La Tunisie en est la parfaite illustration après les élections législatives de ce week-end qui ont vu la victoire du parti séculaire Nidaa Tounès. Son principal adversaire, la formation islamiste Ennahda, a reconnu sa défaite. 'Nous allons continuer à travailler, a déclaré son secrétaire général Ali Larayedh. Nous restons l'un des principaux partis et nous représentons toujours la meilleure garantie pour la démocratie et la liberté.' Fort de la solide deuxième place d'Ennahda, ses militants et ses partisans affichent également ce côté bon perdant : 'nous félicitons le parti Nidaa Tounès pour son résultat, déclare l'une d'entre eux. En tout cas ceux qui ont été donnés par les médias. Il récolte le fruit de son travail.' En tête des élections donc, Nidaa Tounès ne pourra néanmoins pas gouverner seul, faute de majorité absolue. Aussi, il est fort probable qu'une grande coalition soit mise en place, coalition à laquelle devraient participer les islamistes d'Ennahda. Ceci explique peut-être aussi pourquoi la défaite ne suscite pas d'amertume chez ces derniers. Quoi qu'il en soit, avec cette étape démocratique réussie, la Tunisie avance dans la mise en place d'institutions pérennes. La prochaine étape sera la présidentielle du 23 novembre.
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Les élections législatives qui se tiennent ce dimanche en Tunisie devraient se jouer entre les islamistes d'Ennahda, et les laïcs du parti Nidaa Tounès, qui compte d'anciens membres du régime de Ben Ali. C'est une étape cruciale de la transition démocratique, et cela aura mis plus de trois ans pour y arriver. Dans moins d'un mois, le 23 novembre, les Tunisiens éliront leur président. Le scrutin se déroule sur fond de craintes sécuritaires. 80 000 policiers et militaires ont été déployés. Depuis la révolution, la Tunisie a connu l'essor de groupes jihadistes, responsables d'attaques ayant tué des dizaines de membres des forces de sécurité. Vendredi, après un siège de plus de 24 heures, l'assaut a été donné contre un groupe armé retranché dans une maison de la banlieue de Tunis. Six membres présumés du groupe ont été tués, dont cinq femmes. A l'approche du scrutin, les autorités ont renforcé la répression contre les militants islamistes.
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Les premières législatives sous la nouvelle Constitution sont en cours en Tunisie. Les bureaux de vote sont ouverts depuis 7h heure ce matin. 217 sièges sont à pourvoir. Les Tunisiens ont attendu plus de trois ans cette étape cruciale de la transition démocratique. 'Nous attendions ce jour, c'est comme un mariage. C'est la deuxième fois et il faut que tout le monde participe à l'élection pour que cela soit bénéfique à la Tunisie', dit un électeur qui fait la queue devant un bureau de vote. 'Bien sûr que nous sommes contents, ajoute une autre qui attend son tour. Cette fois, ce sont des élections démocratiques, on espère que ça se passera mieux que la dernière fois. C'est bien organisé et tout est très clair.' Tout n'est pas rose pour autant. 80 000 policiers et soldats ont été déployés. La crainte de violences est bien réelle dans un pays qui a vu l'essor de groupes jihadistes depuis la révolution de 2011. Ces derniers sont responsables de la mort de dizaines de membres des forces de sécurité.
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La Tunisie aux portes d'une élection historique avec, ce dimanche, les premières législatives depuis la révolution de 2011. La campagne s'est achevée vendredi soir, les partis étant tenus de garder le silence ce samedi. 217 députés seront élus à la proportionnelle, mais difficile de dire combien des 5,5 millions d'électeurs se mobiliseront. Ce scrutin arrive avec deux ans de retard à cause de batailles politiciennes qui ont semé le doute dans les esprits. Pour un habitant de Tunis, voter est une évidence : 'c'est l'occasion de montrer si l'on est un vrai Tunisien', dit-il. Mais une autre affirme que personne de sa famille n'ira voter. 'Et si personne n'y va (...) on devrait alors simplement annuler', dit-elle. Deux partis sont considérés comme favoris : la formation des islamistes Ennahda - au pouvoir de 2012 à début 2014 - et Nidaa Tounès, parti plus hétéroclite faisant office de principal contradicteur d'Ennahda. L'autre enjeu pour les autorités sera de garantir la sécurité du scrutin. Depuis 2011 en effet, la menace terroriste s'est accrue. Pas plus tard que vendredi, six suspects dont cinq femmes ont été tués dans un assaut des forces spéciales contre une maison de la capitale. Pour garantir la sécurité et le bon déroulement des législatives, 80 000 hommes ont été mobilisés.
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Dernières affiches collées et derniers tracts distribués à Tunis ce vendredi avant le silence électoral de ce week-end et les élections législatives de dimanche. Plusieurs partis ont encore tenu des meetings ce vendredi, comme les islamistes d'Ennahda, qui figurent parmi les favoris avec le parti laïc Nidaa Tounès. La campagne électorale a été dans l'ensemble morose, marquée par la désillusion de nombreux Tunisiens près de quatre ans après la révolution, comme le confirme Chawki Gaddes, maître de conférence en droit public à l'Université de Tunis. 'Il y a eu un découragement après ces trois années ou les Tunisiens ont vu leurs dirigeants mentir, ne pas tenir parole, ne pas faire ou ne même pas essayer de faire ce qu'ils avaient promis. Et plus particulièrement, dans une situation économique désespérée, nous avons entendu parler de leurs émoluments, des relations entre argent et politiques. Tout cela conduit les Tunisiens à avoir une mauvaise perception de ce qu'est la démocratie.' Craignant de possibles attaques terroristes, les autorités ont commencé à déployer des dizaines de milliers de soldats et policiers. Une crainte encore renforcée après le raid meurtrier de la police contre un groupe armé dans la banlieue de Tunis. Six personnes dont cinq femmes qui s'étaient retranchés dans une maison ont été tuées ce vendredi.
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L'heure des élections législative en Tunisie approche. La sécurité est l'une des principales préoccupations des Tunisiens en cette fin de période transitoire, conséquence de la révolution du 14 janvier 2011. À la veille du scrutin, les préparatifs avancent. Au ministère de l'Intérieur, on se veut confiant et on assure que tout est sous contrôle. 'Ces élections vont aboutir. Le ministère de l'Intérieur ainsi que celui de la Défense sont prêts pour faire en sorte que ces élections se déroulent bien. Cinquante mille policiers et soldats vont être déployés dans les bureaux de vote et sur tout le territoire. Nos unités sont prêtes pour encadrer ce rendez-vous. La Tunisie va réussir cette phase de transition vers la démocratie', explique Mohamed Ali EL-Aroui, le porte-parole du ministère de l'Intérieur. Dans la rue, les Tunisiens semblent avoir tourné la page des années Ben Ali et du système policier qu'il imposait. Ces mêmes policiers qui, après la chute du raïs tunisien avaient déclaré forfait, regagnent peu à peu aujourd'hui la confiance de la population. 'C'est seulement maintenant que la sécurité règne à nouveau. C'est vrai qu'après Ben Ali, il y a eu un chaos total à un moment donné. Les policiers étaient humiliés par tout le monde, mais maintenant la situation est meilleure. Imaginez que personne n'osait sortir de chez lui après 20h, par crainte d'être attaqué par des vagabonds et des clochards sortis d'on ne sait où', dit un homme. 'La situation sécuritaire n'est ni bonne ni mauvaise. Le secteur de la police doit être réformé. Les Tunisiens doivent être respectés comme les citoyens qu'ils sont', ajoute un autre. 'Que Dieu épargne les policiers. Vraiment, ils travaillent énormément. C'est du jamais-vu ! Ils sont dans la rue jour et nuit, tous grades confondus. Que voulez-vous de plus ?' De son côté, le gouvernement actuel estime que la situation sécuritaire a progressé même s'il avoue que les prochains gouvernements auront encore beaucoup à faire dans ce domaine. 'Sur le plan sécuritaire, nous sommes sur le bon chemin, les résultats sont positifs et nous avons en avons la preuve, surtout en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme. J'espère que les prochains gouvernements continueront sur la même voie', explique Nidhal Ouerfelli, le porte-parole du gouvernement tunisien. L'assassinat de deux leaders de l'opposition, l'année dernière a plongé la Tunisie dans une grave crise politique qui a eu pour conséquence la chute de deux gouvernements de coalition successifs formés par le parti Ennahdha. Le parti islamiste a finalement démissionné pour laisser la place à un gouvernement apolitique, au pouvoir actuellement et dirigé par le Premier ministre Mehdi Jomaa. 'La Tunisie est surtout menacée par le terrorisme, mais il est vrai que nous sommes arrivés à un certain apaisement après le consensus sur la Constitution et à une stabilité politique avec le gouvernement de Mehdi Jomaa. Par conséquent, il y a un sentiment de calme retrouvé et de sérénité', assure la secrétaire générale du Parti Républicain, Maya Jribi. Si la Tunisie a montré l'exemple d'une révolution pacifique, elle devrait prouver qu'une transition pacifique vers les prémices d'une démocratie est possible elle aussi. Mais entrer dans l'ère démocratique ne signifie pas avoir relevé tous les défis. Régler le dossier sécuritaire va demander encore de nombreux efforts. Sami Fradi, euronews : 'La réussite de la période transitoire en Tunisie apporte un vent d'optimisme pour certains qui la considèrent comme un modèle pour les pays du Printemps arabe. Si cette vision des choses peut paraître trop optimiste, il n'en reste pas moins qu'ici en Tunisie, même doucement, le processus démocratique avance'.
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A trois jours du scrutin législatif, un agent de la garde nationale a été tué lors d'une prise d'assaut. D'autres ont été blessés lors d'échanges de tirs avec des hommes armés retranchés dans une maison à Oued Ellil, en banlieue de Tunis. Les forces de sécurité ont encerclé dans la nuit de mercredi à jeudi la résidence qu'ils suspectaient d'abriter plusieurs terroristes. Mais les deux hommes armés se trouvent retranchés avec plusieurs femmes et enfants de leur famille, alors les autorités tentent de négocier. La maison a été repérée grâce au témoignage de deux hommes arrêtés précédemment. Les autorités affirment avoir démantelé un groupe terroriste. La Tunisie craint des attaques à l'approche du scrutin de dimanche, qui va se jouer entre les islamistes et les nostalgiques de l'ancien régime de Ben Ali. Elle a fermé l'accès à son territoire depuis la Libye pour trois jours.
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Hamed de Londres : 'À l'approche des élections tunisiennes, quelle place les droits de l'Homme occupent-ils dans les programmes des candidats et des partis ?' La réponse d'==Amna Guellali, directrice du bureau de Human Rights Watch pour la Tunisie et l'Algérie== : 'Il me semble que pour ces élections législatives et présidentielles prévues à la fin du mois et en novembre, le thème des droits humains n'a pas eu toute sa place dans les propos et le discours des candidats et des partis. Il faut d'abord faire un bilan de ces droits dans le pays. Près de quatre ans après la chute du régime de Ben Ali, on peut dire qu'il est assez mitigé. Il y a eu certes, des avancées assez importantes, notamment avec l'adoption d'une nouvelle Constitution en janvier dernier - Constitution qui a inclus un répertoire assez important et complet de droits et de libertés en Tunisie. Il y a eu également beaucoup de changements comme en matière de liberté de la presse et de liberté d'expression qui sont aujourd'hui une réalité bien ancrée. Mais dans d'autres domaines, il n'y a pas eu d'avancée importante, on peut même dire que ces avancées ont été inexistantes. C'est le cas par exemple de la lutte contre la torture et les mauvais traitements et cela s'explique par le fait qu'il n'y a pas vraiment eu de réforme en profondeur des forces de sécurité. De plus, le système judiciaire ne joue toujours pas son rôle en tant que garant premier des droits et des libertés en Tunisie. Il a laissé proliférer et se développer le système d'impunité qui existait auparavant. Il y a aussi un phénomène assez alarmant en Tunisie qui est la violence contre les femmes à laquelle l'État n'a pas su toujours apporter toutes les stratégies de manière globale pour l'endiguer. Les candidats et les partis ont jusqu'à présent surtout utilisé des slogans tels que 'la justice sociale', 'le développement pour tous', 'la lutte contre la pauvreté' sans vraiment offrir une vision globale de ce qu'il faut faire pour mettre en oeuvre ces droits. Donc, on reste au niveau des slogans.' Si vous voulez vous aussi poser une question dans U talk, veuillez cliquer sur le bouton ci-dessous.
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