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À Londres, plusieurs centaines de personnes ont manifesté samedi aux abords du 10 Downing Street pour protester contre la politique d'austérité de David Cameron, qui vient tout juste d'être réélu à la tête du gouvernement britannique. Des échauffourées ont éclaté avec les forces de l'ordre qui étaient postées devant les grilles menant à la résidence du Premier ministre. Les manifestants, dont certains étaient vêtus de masques, ont jeté toutes sortes d'objets sur les policiers : bouteilles, canettes, fumigènes et même un vélo. 17 manifestants ont été interpellés et au moins cinq agents de sécurité ont été blessés. Une manifestation similaire a eu lieu également à Cardiff, au pays de Galles. Angry scenes in Downing Street as protesters and police face off in #ToriesOut demo http://t.co/UC7OClEqKM pic.twitter.com/cl6VH0huKk- The Daily Record (@Daily_Record) 9 Mai 2015
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Ce scrutin du 7 mai restera comme une défaite cuisante pour les travaillistes : ils ne récoltent pas plus de 230 sièges sur les 650 au parlement. Loin, très loin des conservateurs. Ed Miliband, le chef du Labour, le parti travailliste, en a donc tiré les conséquences ce vendredi : il a annoncé sa démission. 'J'assume l'entière responsabilité de ces résultats, a-t-il déclaré. Je suis désolé pour tous les collègues qui ont perdu leur sièges. Aujourd'hui, vous êtes sûrement déçus, peut-être même abattus. C'est vrai que nous avons perdu cette élection, mais les idées que nous défendons sont toujours d'actualité, notamment le fait que notre pays génère tant d'inégalités. C'est un défi qu'il faut toujours relever. Le combat continue. Quel que soit le futur chef du parti, je sais que le Labour continuera à oeuvrer pour faire de ce pays, un pays où les travailleurs ont leur place. Le coup est dur pour Ed Miliband, 45 ans, entré au parti travailliste à l'âge de 17 ans, et qui a grimpé tous les échelons jusqu'à prendre la tête de la formation en 2010. Durant la campagne, il s'est employé à apparaître comme ayant l'étoffe d'un Premier ministrable. Mais les électeurs en ont décidé autrement, notamment les électeurs écossais, ceux-là même qui - d'ordinaire - votaient travaillistes, et qui là ont massivement voté pour le parti indépendantiste, amplifiant la défaite du Labour. L'intérim à la tête du parti travailliste sera assuré par l'actuel numéro 2, en attendant l'élection d'un nouveau chef de file.
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Ces élections auront été 'dévastatrices'. C'est le constat dressé par Nick Clegg au sujet de son propre parti. Il faut dire que les les libéraux-démocrates ne conservent plus que 8 des 57 sièges qu'ils occupaient dans le Parlement sortant. C'est donc un désaveu complet pour le chef des 'Lib Dem' qui a rapidement annoncé ce vendredi sa démission de la tête du parti. 'Je m'attendais depuis le début à ce que ce scrutin soit exceptionnellement difficile pour les libéraux-démocrates, compte-tenu des lourdes responsabilités qui nous incombaient au sein du gouvernement dans des circonstances difficiles. Les résultats ont été infiniment plus dévastateurs et durs que je n'aurais jamais pu l'imaginer. J'en prends bien sûr toute la responsabilité et j'annonce donc que je démissionne en tant que leader du parti libéral-démocrate.' Dans son allocution, Nick Clegg a fait part de son inquiétude face à la poussée nationaliste manifestée en Ecosse. 'Ces résultats mettent notre pays dans une position très périlleuse, avec le risque que les plaintes et les peurs ne contribuent à éloigner nos différentes communautés. J'espère que nos dirigeants mesureront les conséquences dramatiques pour notre vie quotidienne et pour l'unité de notre pays s'ils continuent d'insister sur les griefs plutôt que sur la générosité, sur la peur plutôt que sur l'espoir.' C'est donc la tête basse que Nick Clegg quitte la direction du parti dont il avait pris les rênes il y a 8 ans. Seule consolation pour l'ex-numéro 2 du gouvernement : sa réélection dans sa circonscription de Sheffield Hallam, dans le nord de l'Angleterre.
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'Un tournant historique' pour l'Ecosse, c'est en ces termes que Nicola Sturgeon, la Première ministre écossaise et chef de file du SNP, le parti nationaliste écossais, a qualifié le résultat de ces législatives britanniques. Le SNP a raflé 56 sièges de députés à Westminster sur les 59 dévolus à l'Ecosse, c'est 50 de plus qu'en 2010. ''_Je pense qu'historique est un mot très souvent galvaudé, mais dans ces circonstances, il est en dessous de la réalité. Les plaques tectoniques de la politique écossaise ont glissé hier. C'est un énorme, un énorme résultat, nous avons assisté à un renversement politique jamais vu dans l'histoire de Westminster. Il y a clairement une envie de changement en Ecosse et un très très fort désir de faire entendre la voix de l'Ecosse plus fortement, et ce sera le travail des 56 députés du SNP qui prennent le chemin de la Chambre des communes_.' Ce parti créé en 1934, qui promeut une politique de gauche, n'avait jamais atteint un score aussi élevé. Ce triomphe peut être de nature à exacerber l'indépendantisme de l'Ecosse huit mois après un référendum d'autodétermination vécu comme un rendez-vous manqué avec l'Histoire. Mais une nouvelle consultation ne figurait pas au programme du SNP. Attendre et voir ce que donnent les promesses de rassemblement de David Cameron est sans doute, dans un premier temps, la voie que suivra le SNP . My thanks to everyone who voted theSNP yesterday. You made your voice heard and we will make Scotland's voice heard at Westminster #GE15- Nicola Sturgeon (NicolaSturgeon) 8 Mai 2015
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La victoire inattendue et écrasante des conservateurs britanniques permet au plus jeune résident du 10 Downing Street depuis deux siècles de rester au pouvoir. Dans son discours de victoire, David Cameron a semblé avoir pris acte des critiques formulées par ses adversaires. Il a dit vouloir mettre l'accent sur des préoccupations sociales, et il a exprimé sa volonté de gouverner une seule nation, un Royaume réellement uni. 'Cela veut dire rassembler les différentes nations de notre Royaume-Uni. J'ai toujours cru en une gouvernance respectueuse. Dans ce parlement, je resterai fidèle à mes propos et j'appliquerai aussi vite que possible la décentralisation convenue pour le Pays de Galles, l'Ecosse et l'Irlande du Nord.' Quant à la menace de 'Brexit', la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne, elle se fait plus concrète après cette victoire. '_Nous pouvons faire de la Grande-Bretagne un endroit où il fait bon vivre pour tous ceux qui veulent travailler et bien faire les choses. Et oui, nous organiserons ce référendum sur notre avenir au sein ou en dehors de l'Europe_.' Here's to a brighter future for everyone. pic.twitter.com/EeN0YFAvBm- David Cameron (@David_Cameron) 8 Mai 2015 Le Premier ministre sortant s'est rendu à Buckingham Palace avec sa femme Samantha pour rencontrer la Reine Elizabeth II et accepter formellement la charge de former son second gouvernement. Contrairement à 2010, les Tories n'auront pas besoin d'alliés pour diriger le pays. Ils ont obtenu 331 députés à la chambre des communes, les travaillistes 232, les nationalistes écossais 56, les libéraux-démocrates 8, perdent 49 sièges, le DUP, parti protestant conservateur, majoritaire en Irlande du Nord, a remporté 8 sièges également, et UKIP a perdu un siège. Attribution officielle des sièges au Parlement* Pourcentages de voix en rouge et pourcentages de sièges obtenus en bleu Le taux de participation à ces législatives a atteint 66,1 %, il n'a jamais été aussi élevé depuis 18 ans. (function(d, s, id) { var js, fjs = d.getElementsByTagName(s)[0]; if (d.getElementById(id)) return; js = d.createElement(s); js.id = id; js.src = '//connect.facebook.net/en_US/sdk.js#xfbml=1&version=v2.3'; fjs.parentNode.insertBefore(js, fjs);}(document, 'script', 'facebook-jssdk'));Some of the best photos from this unpredictable general election. Follow our live coverage for all the latest news and results: http://eurone.ws/MGDh4Posted by euronews on Friday, May 8, 2015
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Arrivé en tête des élections européennes l'an dernier, Nigel Farage n'a pas fait recette cette fois-ci. Tirant les conséquences de sa défaite personnelle dans la circonscription de South Thanet, dans son Kent natal, Farage a, comme promis, démissionné de la tête du parti eurosceptique UKIP. Cette démission est un vrai coup dur pour l'auto-proclamée 'armée du peuple' de l'United Kingdom Independence Party, dont il est le visage et la voix. Mais Nigel Farage reviendra, en tous cas, il a dit qu'il se représentera pour le leadership du parti en septembre. En annonçant sa démission, Nigel Farage a mis en cause le système électoral, un mode de scrutin uninominal à un tour qui favorise les grands partis et les formations implantées localement : 'Le temps est venu de mener une véritable, profonde et radicale réforme du système politique et c'est UKIP qui sera le parti qui mènera à ce changement. Sur un plan professionnel, j'exprime un certain degrés de déception, sur le plan personnel, je sens qu'on m'a enlevé un énorme poids des épaules et je ne me suis jamais senti plus heureux.' Il est vrai qu'avec 1,4 millions de voix, le Scottish National Party (parti nationaliste écossais implanté localement donc) a gagné 56 sièges alors que Ukip n'en a qu'un seul avec 3,3 millions d'électeurs. Il a terminé deuxième dans plus de 110 circonscriptions sur 650. En terme de suffrages (12,6%), Ukip est bien devenue la troisième force politique du Royaume-Uni, loin devant les libéraux-démocrates à la dérive. Il a même conduit le Premier ministre David Cameron à annoncer la tenue d'un référendum sur une éventuelle sortie du Royaume-Uni d'ici 2017. I have today written to UKIP's National Executive Committee and offered my resignation. I look forward to a well deserved holiday!- Nigel Farage (@Nigel_Farage) 8 Mai 2015
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Le maire de Londres, Boris Johnson et sa femme Marina Wheeler quittent leurs bureaux de vote d'Islington, dans le nord de la capitale britannique après avoir accompli leur devoir électoral sous l'oeil de très nombreuses caméras.
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Le chef des libéraux-démocrates, numéro deux du gouvernement sortant a lui aussi annoncé son départ. Nick Clegg l'a fait avec tristesse après le naufrage de son parti, crédité de 8 sièges à la chambre des communes, bien loin des 57 remportés en 2010. 'La peur a gagné, le libéralisme a perdu', a-t-il déclaré. La déception de Nick Clegg était nette : 'Je m'attendais depuis le début à ce que cette élection soit exceptionnellement difficile pour les Libéraux-démocrates, compte tenu des lourdes responsabilités qui nous incombaient au sein du gouvernement dans des circonstances difficiles, mais les résultats ont été infiniment plus dévastateurs et durs que je n'aurais jamais pu l'imaginer. J'en prends bien sûr toute la responsabilité et j'annonce donc que je démissionne en tant que leader du parti libéral-démocrate.' Il a aussi encouragé son successeur à montrer le chemin d'une Grande-Bretagne plus juste : 'il faut arrêter de jouer sur la peur pour assurer la place du Royaume-Uni en Europe. Notre parti reviendra, il gagnera de nouveau, il faudra de la patience, de la résilience, mais nos valeurs perdureront.' Lui-même a été sauvé in extremis par les électeurs de sa circonscription de Sheffield Hallam. Il y est député depuis 2008, une maigre consolation après avoir été au pouvoir. I've added #NickClegg, #NigelFarage and #EdMiliband resignations to #ELECTION2015 gallery. http://t.co/Hy6qMF7gLK pic.twitter.com/IEimPGgJOJ- David Sim (@davidsim) 8 Mai 2015 Our liberal case for decency and unity is now more important than ever, and we will proudly continue to make that case.- Liberal Democrats (@LibDems) 8 Mai 2015
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Le conservateur David Cameron va-t-il se maintenir à Downing Street ? 45 millions de Britanniques sont appelés à renouveler la chambre basse de leur parlement aujourd'hui.Parmi eux, le premier ministre sortant, qui a voté ce matin dans sa circonscription de Witney, dans l'Oxfordshire. Les derniers sondages donnent les Tories à égalité avec les travaillistes de David Miliband, lui aussi matinal à Doncaster, dans le South Yorkshire. Les deux formations sont créditées de 34 % des suffrages, pas assez pour gouverner seules. Parmi les faiseurs de roi potentiels, le UKIP anti-européen pourrait obtenir 12 %. Son leader, Nigel Farage, a voté avant 8h ce matin à Thanet South dans le Kent, près de Douvre. Ses élus pourraient intéresser les conservateurs. Les travaillistes regarderont plutôt du côté de Nicola Sturgeon. La Première ministre d'Ecosse a elle voté à Glasgow-Shettleston. Son Parti nationaliste écossais vise une cinquantaine de sièges. Le chef des libéraux-démocrates, Nick Clegg, espère quant à lui garder sa circonscription de Sheffield Hallam dans le Yorkshire. Allié à Cameron en 2010, il pourrait changer d'allégeance au profit de Miliband.
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Les Conservateurs de David Cameron sont arrivés en tête des élections britanniques d'après les premiers sondages de sortie des urnes. Les Tories obtiendraient 316 sièges au Parlement, c'est plus qu'en 2010, mais toujours insuffisant pour obtenir la majorité absolue. Une nouvelle alliance avec les Lib-dems de Nick Clegg (10 sièges) semble se profiler. Mauvaise soirée en revanche pour Ed Miliband, dont le parti le Labour ne recueillerait que 239 sièges soit 17 de moins que le lors de la précédente législature. Un revers pour les travaillistes et un résultat surprise alors que la plupart des sondages d'opinion annonçaient un duel très serré avec les conservateurs. Le Ukip , le parti anti-européen de Nigel Farage, est également en-dessous des attentes avec seulement deux sièges, selon les projections. L'autre enseignement de cette soirée britannique, c'est le raz-de-marée du SNP, le Parti national écossais, qui obtiendrait 58 des 59 sièges en Écosse. 45 millions d'électeurs britanniques étaient appelés aux urnes pour élire les 650 députés de la Chambre des Communes. Les résultats défitinifs devraient être connus dans la matinée.
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Après le grand référendum d'indépendance, qui a vu une victoire du non, les Écossais se disent que le moment est venu de peser sur la politique britannique. Les Écossais veulent une voix plus forte. Tous les sondages annoncent un raz-de-marée des indépendantistes du SNP, nullement affectés par leur échec en septembre dernier. Alistair Johnston, habitant de Glasgow : 'Comme la plupart des gens, je pense que Westminster a besoin d'un bon coup de balai, car actuellement, le Parlement ne travaille pas pour le peuple, mais pour les banquiers et les plus riches'. Les nationalistes du SNP misent sur une cinquantaine de sièges à la Chambre des Communes, ce qui rend tout le monde nerveux à Londres... Duncan Ross, analyste politique, Université de Glasgow : 'Le parti conservateur a mené une campagne de diabolisation des nationalistes du SNP. Ils disent que de nombreux députés venant d'Écosse seraient illégitimes. Que des députés écossais jouent un rôle au gouvernement britannique, ils n'aiment pas cette idée. Donc ils jouent la carte de la peur en Angleterre. Et le parti travailliste a dû répondre à ses partisans qu'il n'accepterait pas le soutien du SNP. Mais je pense que l'arithmétique parlementaire risque de les pousser à reconsidérer les choses'. La dirigeante des indépendantistes a mené la campagne avec beaucoup d'habileté. Nicola Sturgeon pourrait se trouver ce soir dans le confortable siège de la faiseuse de roi. Si le SNP réussi son pari aujourd'hui, alors le parti deviendra la troisième force politique à Westminster, et ne pourra plus être ignorée.
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50 000 bureaux de vote disséminés à travers le pays, 45 millions d'électeurs, plus de 3 900 candidats et les législatives les plus incertaines de ces quarante dernières années... Ce matin, les titres de la presse londonienne soulignaient l'incertitude du résultat et la gravité des enjeux. Le Premier ministre britannique conservateur David Cameron a voté dans sa circonsciption à Witney, dans l'Oxfordshire. Dans les derniers sondages, les Tories étaient légèrement en tête, devant leurs adversaires travaillistes, menés par Ed Miliband qui a voté, lui, à Doncaster dans le South Yorkshire. Crédité de 11 % des voix dans les derniers sondages, le chef de file du parti eurosceptique UKIP, Nigel Farage, a voté avant 8h ce matin à South Thanet, dans le Kent, près de Douvre. La Première ministre écossaise et leader du parti nationaliste écossais, Nicola Sturgeon, a voté elle-aussi très tôt à Glasgow-Shettleston. Le SNP pourrait rafler une cinquantaine de siège au parlement de Westminster. Le libéral-démocrate, Nick Clegg, faiseur de roi en 2010 en s'alliant avec Cameron, doit pour sa part voter à Sheffield Hallam, dans sa circonscription du Yorshire. Alors qui du Premier ministre sortant conservateur David Cameron ou du travailliste Ed Miliband gouvernera la Grande-Bretagne ? Dans quel cas de figure ? Avec un gouvernement minoritaire, ou bien une coalition ? Et si oui, laquelle ? Début de réponse ce soir vers 23h, en direct sur notre antenne et notre site web. Vote! #GE2015 http://t.co/oqoarPDxv5 pic.twitter.com/f0v1L1Z72u- Royston (@roystoncartoons) 7 Mai 2015
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Depuis des lustres, la politique britannique se résume essentiellement à l'image de ces célèbres joutes verbales au Parlement, à un jeu de passe-passe entre les deux partis dominants de la scène : les travaillistes et les conservateurs qui se relaient au pouvoir, selon une alternance quasi parfaite et sans grande difficulté. Mais le vent tourne. Cette année, pour la première fois de l'histoire politique du pays, le débat télévisé a réuni 7 candidats. Car cette fois, aucun du Labour ou des Tories qui dominaient jusqu'alors le jeu politique, ne semble être capable de l'emporter avec la majorité. Et les petits partis jouent à la fois les trouble-fête et les faiseurs de roi. Le seul rôle - bien qu'important- qu'ils puissent jouer, en raison d'un système électoral hyper complexe, vieux de plus d'un siècle, et loin de favoriser les petites formations Explications: la Grande-Bretagne est composée de 650 circonscriptions. Dans chacune, le candidat arrivé en tête, quelque soit son score, est élu député. C'est le 'first past the post'. Au final donc, 650 élus, issus de ces circonscriptions. A la chambre des communes, deux possibilités: un parti sort majoritaire, avec 326 sièges et plus de 50% des sièges, alors il gouverne. Aucun ne l'emporte, c'est ce qu'on appelle le 'hung parliament', très rare, seulement 5 fois depuis 1910. Deux possibilités alors: le premier parti forme un gouvernement minoritaire et tente de gouverner, soit il forme une coalition. Ce fut le cas en 2010, et il est fort probable que le scénario se répète cette fois-ci. Les voix se dispersent en effet de plus en plus sur les petits partis, lesquels même avec un score par exemple de 25% au niveau national, peuvent n'avoir qu'une poignée de députés au Parlement. En 2011, une tentative de réforme du mode de scrutin uninominal à un tour, par référendum, proposant le 'vote alternatif', a échoué, rejetée par deux tiers des électeurs. D'après les sondages, les électeurs britanniques faute de majorité claire, préféreraient un gouvernement minoritaire mené par le parti arrivé en tête, à un gouvernement d'alliance formé par le parti en seconde position.
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Au cours de cette campagne, David Cameron n'a pas manqué de rappeler son bilan dans le domaine économique : un chômage ramené à près de 5% en l'espace d'un mandat et une économie qui a repris des couleurs. Mais la victoire des conservateurs n'est pas assurée pour autant. La cote de David Cameron n'a pas réussi à s'envoler dans les sondages. Pour appuyer son message, le Premier ministre a dû peaufiner son discours, entre la promesse d'un pouvoir d'achat plus élevé et une mise en garde faceà la montée des nationalistes écossais, auxquelles les travaillistes pourraient s'allier.
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L'écossaise Nicola Sturgeon est la star surprise de la campagne. La chef de file du Scottish National Party est la personnalité politique la plus populaire, pas seulement d'Ecosse, mais du Royaume-Uni. Elle promet de mettre fin à l'austérité, de préserver le NHS, le service national de santé, et le message passe avec une remarquable efficacité. 'Une voix plus forte pour l'Ecosse, ce sera une voix plus forte pour de nouvelles politiques, meilleures, et plus progressistes à Westminster'. La renommée soudaine de cette avocate, militante nationaliste depuis l'âge de 16 ans, a propulsé en avant le SNP. Le nombre de ses adhérents a quadruplé depuis le référendum, pourtant perdu, sur l'indépendance de l'Ecosse, en septembre. Depuis, Nicola Sturgeon a pris la relève du chef historique, Alex Salmond. A présent, c'est elle qui décide, et elle a clairement dit que ces élections ne sont pas un mandat pour l'indépendance. 'Ce n'est pas un raccourci sur le chemin de l'indépendance pour l'Ecosse. Si nous la voulons, nous y arriverons, et cela ne se passera que si une majorité se prononce pour elle, via un référendum et un bulletin de vote. '' Les sondages lui attribuent la clé du prochain gouvernement, car le SNP est crédité de remporter une grand majorité des sièges attribués à l'Ecosse. Pour Nicola Sturgeon, ce serait l'occasion de tout faire pour écarter les conservateurs du pouvoir. 'S'il y a une majorité anti-Tories à la Chambre des Communes après l'élection, alors, même si les conservateurs sont le premier parti, nous travaillerons avec le Labour, pour que David Cameron quitte Downing Street.' Mais s'il y a un sujet non négociable pour la dirigeante nationaliste écossaise, c'est le renouvellement de l'arsenal de missiles nucléaires Trident, embarqués dans des sous-marins basés près de Glasgow. 'Le SNP a été clair :Trident est une question fondamentale pour le SNP. Il n'y aura aucun accord formel avec un gouvernement travailliste qui renouvellera Trident.' Née en 1970, d'un père électricien et d'une mère infirmière, Nicola Sturgeon est actuellement Premier ministre du gouvernement écossais.
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La relation sur le mode je t'aime moi non plus entre le Royaume-Uni et l'Union européenne occupe les gouvernements successifs depuis des décennies. Il y a deux ans, David Cameron a dit vouloir régler la question une fois pour toutes. Les conservateurs promettent d'organiser un référendum sur le maintien ou la sortie de l'Union européenne en 2017. Une stratégie risquée. Des guerres internes à propos de l'Europe avaient valu à Margaret Thatcher et à John Major un rejet du parti. Mais ce référendum n'aura lieu que si David Cameron est réélu Premier ministre et s'il parvient à renégocier les conditions de l'appartenance à l'Union européenne. Pour les eurosceptiques, il s'agit là d'un jocker que les conservateurs utiliseront pour ne pas tenir leur promesse d'un référendum. Mais s'il y a une chose sur laquelle tout le monde s'accorde, c'est sur le fait que la sortie de l'Union aurait un énorme impact économique. L'homme qui a fait le forcing pour que ce référendum ai lieu, c'est Nigel Farage, leader du UKIP, le parti dit de l'indépendance du Royaume-Uni. Il appelle depuis longtemps à tourner le dos à l'Union européenne, un bloc économique en plein déclin, dit-il. L'économie britannique y gagnerait, Nigel Farage le clame haut et fort. Mais qu'en disent les entrepreneurs ? D'après un sondage mené par la chambre de commerce, 63% des entreprises pensent que cela n'aurait rien de positif pour le pays. Business for New Europe fait campagne pour un maintien du Royaume-Uni dans l'Union à condition qu'elle soit réformée. Son représentant, Nigel Sheinwald, se veut prudent. ' 45% de nos exportations vont vers des pays de l'Union européenne, souligne-t-il. Evidemment, nous voulons que nos exportations vers la Chine et l'Inde prennent de l'ampleur, mais l'Europe est notre marché naturel, géographiquement c'est notre marché le plus proche. Et on ne peut pas oublier cela. Les lois de l'économie veulent que les pays les plus proches de vous soient vos partenaires commerciaux naturels. Le problème avec ceux qui veulent que nous sortions de l'UE, c'est qu'ils n'ont pas d'alternative cohérente, rationnelle et efficace. ' Brompton Bicycle fabrique des vélos pliables dans son usine à l'ouest de Londres. L'entreprise emploie 250 personnes qui assemblent 45.000 vélos par an, et 80% sont vendus à l'étranger. Will Butler-Adams, son directeur, est aussi partisan de l'ancrage européen. ' Un des avantages quand on fait du business en Europe, c'est la transparence, explique-t-il. C'est très simple. Ca vous facilite la vie de vendre en Europe parce qu'il n'y a pas de barrières. Nous jouons tous sur le même terrain. Mon instinct me dit qu'il faut améliorer ce que nous avons, un peu comme ce que l'on a fait avec les vélos ces 30 dernières années. Ils n'ont pas été supprimés pour faire quelque chose de complètement différent. Ils ont été affinés, améliorés. Et je pense que c'est ce que nous devons faire avec l'Union européenne plutôt que de dire que l'on a plus rien affaire avec elle. ' Qu'en est-il de ceux qui travaillent dans la finance ? Ceux qui veulent sortir de l'Union assurent que la City resterait un centre financier d'envergure mondiale et serait libérée des réglementations de Bruxelles. Les traders et les banquiers qui y travaillent sont-ils de cet avis ? L'analyste financier Alastair McCaig va dans le même sens. ' Les financiers et les banques américaines apprécient le fait que nous soyons membres de l'Union européenne sans nécessairement faire partie de la zone euro, nous dit-il. Et je pense que si le Royaume-Uni perdait ce statut, ils iraient voir ailleurs. ' Mais pour l'ancien chef économiste de Goldman Sachs, Jim O'Neill, ce débat n'est pas une mauvaise chose. ' Je pense personnellement que ce serait très risqué pour le Royaume-Uni de choisir de quitter l'Union européenne. Mais avoir ce débat, je ne suis pas certain que ce soit aussi fou que ce que beaucoup de financiers et d'entrepreneurs prétendent. L'avenir de nos exportations ne dépend pas de l'Europe. Il dépend du monde, il dépend des BRICS et des grandes économiques émergentes. Donc l'Union européenne - aussi importante soit-elle - n'est plus aussi importante que ce qu'elle était. ' D'après le think tank Open Europe, quitter le bloc européen pourrait coûter à l'économie britannique 2,2% de son PIB à l'horizon 2030.
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À quelques jours des législatives britanniques, l'envoyée spéciale d'euronews, Joanna Gill, a recueilli les impressions des Britanniques sur la question de l'immigration. En voici, un florilège : Derek : 'Ils sont en train de changer la physionomie de l'Angleterre avec l'immigration.' Kimo : 'Ce débat sur l'immigration revient à faire la promotion d'une politique fondée sur la peur et la division du pays. Cela dessert tous les partis politiques.' Yetunde : 'Personnellement, cela ne m'a pas particulièrement affectée. Je n'y pense pas vraiment.' Mark : 'Pour moi, c'est une bonne solution pour l'emploi : il faut maintenir des coûts bas pour les entreprises et disposer de personnes prêtes à travailler pour un salaire inférieur. Mais, sur le long-terme, je ne sais pas si on y a suffisamment réfléchi.' Derek : 'Où que vous alliez dans le pays, vous constatez que brusquement, les Britanniques de souche sont en train de devenir des citoyens de seconde classe dans leur propre pays.' Kimo : 'Ce pays est unique et super grâce à sa capacité à intégrer des gens issus de toutes les régions du monde et de tous les milieux sociaux-économiques qui oeuvrent ensemble au bien commun et rendent ce pays super !' L'immigration : aubaine économique ou fardeau ? Le nombre croissant d'immigrés qui arrivent au Royaume-Uni divise la société. Nous sommes, ici, à Londres pour faire le point et mettre des visages sur les chiffres de l'immigration. Jakub Krupa, journaliste polonais vivant à Londres : 'Je m'appelle Jakub et j'ai 25 ans. J'habite à Londres depuis 3 ans. Je suis journaliste et attaché de presse. Je me suis senti très bien accueilli ici. Il se peut ou non - je ne sais pas - que je rentre en Pologne dans un avenir proche. Mais pour l'heure, je reste ici.' La question de l'immigration est souvent obscurcie par un foisonnement de chiffres sur ses avantages et inconvénients supposés. À l'approche des législatives, les premiers concernés, comme Jakub, ont décidé d'éclairer le débat d'un jour nouveau en donnant leur sang dans le cadre d'une campagne intitulée 'Bon sang d'étrangers'. Jakub Krupa : 'Quand quelqu'un arrive ici, on entend : 'bon sang, un étranger qui vient voler le travail de quelqu'un'. Nous voulons donc montrer que les choses ne se résument pas à ça et que nous apportons aussi une contribution positive.' Et les chiffres semblent lui donner raison. Une étude tend, en effet, à démontrer que les gains générés dépassent les dépenses occasionnées pour les pouvoirs publics britanniques, qui engrangeraient 55 livres par seconde grâce aux immigrés. Plus jeunes, ces hommes et ces femmes contribueraient aussi à redynamiser une société vieillissante. Le point avec le Dr Carlos Vargas-Silva, chercheur senior à l'Observatoire des Migrations de l'université d'Oxford : 'Les immigrés sont généralement jeunes et quittent leur pays pour des questions de travail. Ils tendent à avoir un emploi et à travailler donc. Ce qui signifie qu'ils utilisent peu les services publics et les aides et ont, par conséquent, un impact positif sur l'économie.' Pour autant, les choses ne sont pas aussi simples. Les Britanniques de souche qui occupent des emplois peu qualifiés, par exemple, craignent de se voir évincés par des travailleurs immigrés. Autre source d'inquiétude : la pression supplémentaire exercée sur les services publics due à l'afflux de nouveaux arrivants. Dr Carlos Vargas-Silva : 'L'un des problèmes, c'est le phénomène de congestion, les places dans les écoles et les enfants dont la première langue n'est pas l'anglais qui ont besoin d'un enseignement adapté. Tous les immigrés ont également accès gratuitement au service de santé britannique. Donc ils vont l'utiliser et cela augmentera le temps d'attente dans les hôpitaux.' Là encore, les chiffres sont plus nuancés. Depuis les années 2000, les immigrés seraient 43 % moins susceptibles de percevoir une aide ou un crédit d'impôt que les Britanniques d'origine. Par ailleurs, alors que la fonction publique - hospitalière notamment - à court de personnel emploie de nombreux immigrés, comment expliquer que plus de 77 % des Britanniques demandent au gouvernement de réduire la voilure ? Et que dire du climat de peur instillé par la presse tabloïd et les militants du parti UKIP ? Dr Carlos Vargas-Silva : 'A Londres, les gens tendent à être en faveur de l'immigration tandis que dans les zones rurales, ils tendant à y être plus opposés. C'est-à-dire que dans les zones où il y a davantage d'immigrés, ils sont vus de façon plus positive et dans les zones où ils sont moins nombreux, il y a plus d'opposition.' Un clivage que le leader du parti anti-immigration et europhobe, Ukip, a bel et bien cherché à exploiter à des fins électoralistes. Mais, Nigel Farage pourrait bien en être pour ses frais. Après un début de campagne en fanfare, la dernière ligne droite avant le scrutin pourrait se révéler plus chaotique.
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Même si l'économie se porte mieux, les Britanniques ne le ressentent pas au quotidien. La flambée de l'immobilier, la hausse des frais universitaires, le coût de la vie pèsent sur les classes moyennes et les revenus les plus modestes du Royaume-Uni. L'effet de la crise et l'austérité, mais aussi de la mondialisation. 'Si l'on regarde la santé économique du Royaume-Uni, explique notre envoyée spéciale, Joanna Gil, les plaies de la crise semblent se cicatriser, mais en grattant la surface, on voit une autre réalité. Une classe moyenne sous pression, et une concentration des richesses aux mains d'une élite, laissant de nombreux ménages sur le bas côté.' Bicester est une banlieue aisée de Londres. Pourtant, ils sont de plus en nombreux à frapper à la porte des banques alimentaires. Trussell Fund gère 400 de ces banques. On estime qu'en 2014, plus d'un million de personnes ont été secourues, une hausse de 19% par rapport à l'année précédente. De nouveaux pauvres, qui surprennent ce sans-abri: 'C'est terrible, le nombre de gens qui viennent à la banque alimentaire, il n'y a pas que des gens comme moi, dans la difficulté, il y a des gens qui ont des emplois. Nous sommes des êtres humains... Tout ce qui est là, provient du bénévolat, et pas du gouvernement, qui nous taxe et n'augmente pas les salaires des gens'. En Grande-Bretagne, il n'y a pas seulement un fossé entre riches et pauvres, il y a celui de l'âge. La hausse des frais de scolarité et du coût de la vie, les jeunes le paient cher. Cet étudiant de 25 ans a emprunté 30 000 pour payer ses études. Il vit chez ses parents pour économiser, et travaille à coté, car la vie est chère dans la capitale. Il sait qu'il devra travailler toute sa vie pour rembourser. 'Je ne veux pas un gros salaire, dit Dan Kidby. Mais quelqu'un qui gagne 25-30 000 par an, il n'y arrivera pas. Je serai pendu par cette dette tant qu'elle ne sera pas annulée. C'est comme une taxe supplémentaire. C'est autant de moins d'argent que j'aurai. C'est vraiment pénible, énervant, et injuste. Je suis coincé à cause d'elle'. Elever une famille aussi, coûte de plus en plus cher. A Reading, à 25 minutes de Londres, Georgina se considère chanceuse de pouvoir travailler, mais les frais de garde de ses deux petites filles amputent une bonne partie de son salaire : 'Nous payons 1,800-1,900 par mois, ce qui revient à 22 000 par an'. Georgina et son mari sont toujours inquiets pour l'avenir : 'Vous ne savez jamais ce qui peut arriver avec le travail. Il peut toujours nous arriver un problème. Donc, il faut toujours avoir un plan d'urgence'. L'abaissement du niveau de vie, la hausse des coûts et une dépendance accrue à l'employeur ont créé une situation d'instabilité pour les classes moyennes et les tranches de revenus inférieures. David Boyle est l'auteur de ''Broke: Qui a tué les classes moyennes', il parle des dangers d'une polarisation politique. 'Quand la classe moyenne est frustrée, cela a des conséquences perverses sur la politique, intolérante, très frontale, et il faut être très prudent, dit-il. Les extrêmes en sortent renforcées, on le voit en Europe, et si vous n'avez pas un centre de la sphère politique fort, vous obtenez ces extrêmes à droite et à gauche, des extrêmes, très intolérantes.' Une précarité de la classe moyenne dont on sous-estime les dangers, selon David Boyle. Une fracture nouvelle, qui impactera forcément le choix des électeurs le 7 mai.
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En Grande Bretagne, à six jours des élections législatives, les indices médiocres de conjoncture économique s'accumulent. Après un ralentissement de la croissance économique au premier trimestre, au mois d'avril, l'indice du cabinet Markit mesurant le niveau des commandes dans l'industrie a fortement reculé, alimentant les craintes que pourraient éprouver les électeurs si près du scrutin. L'indice de Markit est ressorti en avril à 51,9 contre 54,0 en mars. 'Oui la croissance de 0,3% au premier trimestre était décevante. Et l'activité industrielle est en baisse. A quoi imputer cela, questionne Jan Randolph de IHS Global Insight ? La fermeté de la Livre sterling sûrement, la reprise se fait attendre en Europe et puis il y a peut-être un peu trop d'attentisme de la part des consommateurs et des entreprises avant les élections. Je pense qu'il y a un feed back à 360 ici'. Il y a quelque jours, les chiffres sur les prêts accordés aux consommateurs britanniques ont montré une forte hausse, mais ces prêts étaient en grande majorité destinés à l'immobilier ou provenaient des cartes de crédits. Et oui, l'économie britannique ralentit avec un petit 0,3% de croissance au premier trimestre contre 0,6% au quatrième trimestre 2014. Mais 'ceci est passager', affirment un certain nombre d'économistes britannique qui attendent la deuxième estimation du rythme de la croissance.
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A six jours des élections en Grande-Bretagne, aucun des deux principaux partis ne se détache. La tête de la course ne cesse de changer. Une fois la droite en avant, une fois la gauche. Au lendemain du dernier rendez-vous télévisé majeur, le parti du Premier ministre conservateur est donné à un point derrière les travaillistes de Ed Miliband. Autrement dit, ces deux là sont au coude à coude à 34 et 35%. Celui qui pourrait jouer les faiseurs de roi, c'est le parti nationaliste écossais. Nicola Sturgeon sa dirigeante estime que les travaillistes doivent s'associer avec elle pour gagner. Ce que le labour refuse. La gauche jure ses grands dieux qu'elle préfère renoncer au pouvoir plutôt que de former une coalition avec les indépendantistes écossais. L'influence de la presse sur les résultats n'est pas négligeable, selon ce journaliste écossais : 'Les journaux se sentent traditionnellement influents quand il y a ballotage, explique John McLellan. En même temps, ils ne veulent pas être du côté des perdants. Ils veulent être sûrs de miser sur le bon cheval.' Jusque là les conservateurs gouvernaient avec les Libéraux-démocrates. Le lendemain des élections promet de longues négociations, tant les résultats devraient être serrés.
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*Quel avenir pour les Britanniques, si le Royaume-Uni décidait finalement de quitter le club européen ? C'est le thème de ce nouveau numéro de The Network* Imaginons que le Brexit (contraction de 'British' et de 'Exit') a eu lieu, c'est-à-dire que les Britanniques ont fini par se prononcer en faveur de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne. En pareil cas, dans quel état se réveilleraient les Britanniques et les Européens ? Quel serait l'impact sur le commerce, les prix, les politiques, l'emploi et la vie quotidienne des deux côtés de la Manche ? Londres resterait-il le coeur financier de l'Europe ? Le pays se débrouille plutôt bien sans l'euro, mais l'Union européenne resterait-elle le principal partenaire commercial du Royaume-Uni ? Qui seraient les gagnants et les perdants du Brexit ? Sans le Royaume-Uni, l'Union européenne serait-elle capable de réformer son marché intérieur et de le rendre plus concurrentiel ? Débarrassés des Britanniques, les fédéralistes européens pourraient-ils agir en faveur d'une plus grande intégration ? Séparés, quel serait leur poids pour peser sur les crises mondiales ? D'autres puissances ne seraient-elles pas tentées d'en profiter pour conquérir l'Europe ? Alors, pour ou contre le Brexit ? Chris Burns en débat, depuis le Parlement européen de Bruxelles, avec ses trois invités : David Campbell Bannerman Ce député européen britannique a quitté le parti europhobe 'UKIP' pour rejoindre les rangs des Conservateurs. Il compte parmi les fervents défenseurs du Brexit dont il a énuméré les avantages dans un ouvrage intitulé 'Time to Jump: A Positive Vision of an Independent Britain Outside the EU in an EEA Lite Agreement'. Adrian Tripp Il est le PDG des European Business Awards qui récompensent les entreprises européennes les plus en vue. Jo Leinen Cet eurodéputé allemand socialiste est membre du Groupe Spinelli qui réunit des politiques, des ONG et des experts favorables à une Europe fédérale.
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S'il est élu, il ne sera pas le plus jeune Premier ministre britannique, David Cameron a déjà battu ce record, mais il n'en sera pas loin. A 45 ans, Edouard Samuel Miliband, plus communément appelé Ed Miliband incarne les espoirs d'un Labour en berne depuis l'ère Blair. Ses partisans en tous cas, y croient. Celui que l'on surnommait un temps 'Ed le rouge' pour ses convictions franchement à gauche, se dit avant tout du côté de la classe moyenne, de ceux qui travaillent, et promet des réductions d'impôts, de meilleurs services publics notamment. 'Tout dans ce manifeste est financé, a t-il promis. Le déficit sera réduit chaque année. Et je vous offre ce manifeste comme preuve. Un meilleur plan, pour un meilleur avenir pour notre pays.' Il fut un temps, où l'on connaissait plus un autre Miliband, David. Son frère ainé, ex-conseiller de Tony Blair, puis secrétaire d'Etat aux affaires étrangères sous Gordon Brown, et tout désigné alors pour devenir leur successeur à la tête du Labour. Mais contre toute attente alors, c'est Ed qui va remporter les primaires du parti en 2010, et qui sera désigné nouveau leader des travaillistes. David se retire des instances dirigeantes du parti, et Ed se lance à fond dans la reconquête du pouvoir : 'Je sais, nous avons perdu la confiance. Nous avons perdu le contact. Nous devons changer, assure-t-il. Aujourd'hui une nouvelle génération a pris en charge le Labour.' Occuper le terrain, là où les Tories échouent, fait partie de sa stratégie. En 2011, le pays est en proie à de violentes émeutes après l'assassinat d'un homme d'origine antillaise par la police. Il se rend à Manchester, félicite les volontaires qui ont nettoyé la ville et glisse un mot sur les causes profondes de ces émeutes. Mais s'il remporte les élections, pourra-t-il gouverner seul? Les Nationalistes écossais lui ont offert une alliance pour chasser les conservateurs. Selon les sondages, ils devraient remporter la plupart des 59 sièges dévolus à l'Écosse et se posent en faiseurs de roi. Mais Ed Miliband est farouchement contre l'indépendance de l'Ecosse, et il a décliné la proposition. Pourtant, faute de majorité, ce qui semble le plus probable, il lui faudra bien composer.
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Cette semaine, dans Europe weekly, Audrey Tilve revient sur la visite du Premier ministre grec en Russie. Même si rien de bien concret n'en est sorti, il y a du traitement de faveur dans l'air. La Russie envisage par exemple de laisser certains fruits grecs revenir sur le marché russe alors que les produits agricoles européens sont soumis à un embargo. Et Vladimir Poutine a invité le gouvernement d'Alexis Tsipras à se joindre au projet Turkish stream, ce gazoduc censé acheminer le gaz russe en Europe via la mer noire et la Turquie dès 2019. La Russie n'aurait alors plus à le faire transiter par l'Ukraine. Autant dire que l'enjeu stratégique est énorme. En revanche, d'un côté comme de l'autre, on assure qu'il n'a pas été question d'une aide financière directe de Moscou à Athènes. D'ailleurs, les finances grecques ont passé un test majeur ce jeudi. Le pays a pu faire un remboursement de 459 millions d'euros au FMI. Mais le soulagement sera de courte durée car de nouvelles échéances financières attendent le gouvernement dans les semaines à venir. Au Royaume-Uni, la campagne pour les législatives du 7 mai bat désormais son plein. Et l'un des thèmes les plus débattus, c'est l'appartenance du pays à l'Union européenne. Alors que le parti UKIP plaide pour une sortie pure et simple du club européen, David Cameron a, lui, promis un référendum. Mais la proposition est très critiquée par les travaillistes. Enfin, nous évoquons le sort des réfugiés, notamment ceux qui fuient la Syrie depuis quatre ans, dans une interview avec le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Antonio Guterres.
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A un mois des élections en Grande-Bretagne, c'est toujours Nigel Farage qui pavoise. Le leader du parti anti-immigration Ukip n'est pourtant pas en tête dans les sondages, mais tout le monde parle de lui. Ce lundi, son parti a enregistré l'adhésion d'un nouveau membre, un transfuge du parti conservateur. Mike Whitehead est un élu local du nord-est de l'Angleterre. Il a été écarté du parti dirigé par David Cameron. Il s'est alors spontanément tourné vers le parti de Nigel Farage. Ces derniers mois, plusieurs élus britanniques ont déjà quitté les rangs du parti conservateur et ont rallié le mouvement Ukip. Le scrutin du 7 mai pourrait marquer une nette évolution du traditionnel bipartisme entre conservateurs (emmenés par David Cameron) et travaillistes (dirigés par Ed Miliband). Certes, ces deux formations sont en tête, au coude-à-coude dans les sondages. Mais elles perdent du terrain au profit de plus petits partis, dont le Ukip de Nigel Farage.
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