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Au Portugal, le conservateur Marcelo Rebelo de Sousa serait élu dès le premier tour de la présidentielle. Il obtient plus de 52 % des suffrages selon des résultats quasi définitifs. Un score sans surprise, puisqu'il était donné grand favori du scrutin par les instituts de sondages. Âgé de 67 ans, ce professeur de droit a dirigé à la fin des années 1990 le Parti social-démocrate de centre-droit. Il s'est illustré également à la télévision comme commentateur politique, ce qui a contribué à sa popularité. Durant ce premier tour de la présidentielle, il a largement devancé ses rivaux de gauche, en tête desquels le candidat indépendant et anti-austérité Sampaio da Nóvoa, qui obtiendrait plus de 22 % des voix. La candidate de l'extrême-gauche Marisa Matias crée la surprise en arrivant en troisième positon avec près de 10 % des suffrages. Elle était la plus jeune des dix candidats en lice. Score décevant en revanche pour la candidate socialiste, au pouvoir, Maria de Belém, qui recueillerait moins de 5 % des voix. Marcelo Rebelo de Sousa devra cohabiter avec un gouvernement socialiste qui dépend d'une fragile alliance avec la gauche radicale. En cas de crise politique, il pourrait dissoudre le Parlement. Il succède au président Aníbal Cavaco Silva, qui ne pouvait se représenter après deux mandats consécutifs de cinq ans.
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Euronews a suivi Marcelo Rebelo de Sousa lors de sa campagne électorale. Une campagne qu'il a voulue indépendante et durant laquelle il a effectué de nombreux périples à travers tout le pays. Rencontre avec ce professeur de droit de 67 ans, ancien président du Parti social-démocrate (PSD). Filipa Soares, euronews: Nous voyons de nombreuses personnes parler avec vous dans les rues. Vous êtes très connu, car vous avez aussi été commentateur-vedette à la télévision pendant des années. Que vous disent-ils ? Qu'est-ce qu'ils vous demandent ? Est-ce-qu'ils se plaignent ? Marcelo Rebelo de Sousa: 'Ils me parlent de leurs problèmes, qui sont tous très différents. Les fonctionnaires se plaignent du gel des avancements ou des coupes dans les salaires. Les personnes âgées et les retraités se plaignent des coupes dans leurs revenus. Les chômeurs de ne pas avoir de travail. Ici, à la campagne, les gens dénoncent les inégalités par rapport à ceux qui vivent dans les grandes villes, près de la mer. Les jeunes ne trouvent pas d'emploi et doivent partir.' euronews: En vertu des pouvoirs accordés au président, que comptez-vous faire pour gérer ces problèmes si vous êtes élu ? Marcelo Rebelo de Sousa: 'Nous devons comprendre que le pays traverse une période très spéciale. Il sort de la crise, mais de façon lente et peu homogène. Tout le monde ne se remet pas de la crise en même temps ni au même rythme. Deuxièmement, le pays a été divisé après les dernières élections parlementaires. Le Parti socialiste (PS) et l'alliance Parti social-démocrate (PSD)-Parti populaire (PP) ont chacun estimé qu'ils devaient former le gouvernement. Cela a engendré de grandes tensions. D'autre part, il y a un problème : l'instabilité politique, car nous avons déjà eu une année d'élections, parlementaires et présidentielle. Par conséquent, le président doit unir, construire des ponts, guérir les blessures et pour cela, il doit être proche des gens et aider le Parlement et le gouvernement afin d'assurer la stabilité et je pense que je suis bien placé pour cela. Pourquoi ? D'abord, parce que je l'ai fait toute ma vie. Deuxièmement, parce que je suis du centre. Nous devons être dans une position de dialogue avec toutes les parties et j'ai gardé toute ma vie cette capacité à dialoguer. Je viens de la droite, mon parti est le PSD (Parti social-démocrate) et j'ai de bonnes relations avec le Parti Populaire (PP). À gauche, j'ai conclu des accords avec le Parti socialiste (PS), quand j'étais chef de l'opposition et que les socialistes étaient minoritaires au gouvernement. J'ai aussi établi des relations entre mon parti et le Parti communiste. Et même avec le bloc de gauche. Et cette capacité à établir le dialogue est vitale en période d'instabilité. S'il y a encore une instabilité politique alors on ne sortira jamais de la crise.' euronews: N'est-ce-pas étrange de dire qu'avec un président de droite ce gouvernement de gauche pourrait être très à l'aise ? Marcelo Rebelo de Sousa: 'Le Premier ministre a soutenu deux candidats de son camp politique, mais je le connais très bien. Il a été mon élève il y a de nombreuses années. J'ai toujours entretenu de bonnes relations avec lui, comme je l'ai fait avec tous les partis politiques. Par conséquent, sans renoncer à mes idées, je vais essayer de ne pas discriminer le gouvernement. Je ne créerai pas de problème, d'instabilité, je ne ferai pas de bruit autour de l'action du gouvernement pour que sa base de soutien - très compliquée puisqu'établie sur des accords parlementaires - perdure.'
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Il sera peut-être dès ce soir le nouveau président élu du Portugal : le conservateur Marcelo Rebelo de Sousa est le grand favori du scrutin présidentiel, dont le premier tour a lieu aujourd'hui. Professeur à l'université, cet ancien chef du parti de centre-droit s'est illustré à la télévision comme commentateur politique, ce qui lui permet aujourd'hui d'être très populaire dans son pays. Voir aussi : Marcelo Rebelo de Sousa, l'homme du compromis Son principal rival est un indépendant de gauche, António Sampaio da Nóvoa, lui aussi professeur. Il plaide pour la fin des politiques d'austérité et pour une restructuration de la dette du pays. Voir aussi : Sampaio da Nóvoa, indepéndant ant-austérité Autre candidate de la gauche, Maria de Belém Roseira, ancienne ministre, de la Santé notamment, et membre du Parti socialiste. Voir aussi : Maria de Belém, socialiste non investie En tout dix candidats sont en lice lors de ce premier tour, du jamais-vu pour une présidentielle au Portugal. La plus jeune, Marisa Matias, 39 ans, a le soutien du bloc de gauche. Le président sortant Aníbal Cavaco Silva ne pouvait se représenter après deux mandats consécutifs de cinq ans. Son successeur devra composer avec un gouvernement socialiste qui dépend d'une fragile alliance avec la gauche radicale. Le Premier ministre António Costa n'a pas explicitement appelé à voter pour un candidat, se contentant d'encourager les quelque dix millions d'électeurs à se rendre aux urnes. Le taux de participation est d'ailleurs en légère hausse par rapport au précédent scrutin. Près de 38 % à 18h00, heure de Paris. Voir aussi : Présidentielle au Portugal, mode d'emploi
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Marcelo Rebelo de Sousa, 68 ans, est l'homme que les Portugais verraient bien devenir le prochain Président de la République... C'est du moins ce que disent les sondages... Il est vrai que sa carrière de commentateur politique à la télévision l'a rendu très populaire... Ancien journaliste, co-fondateur de l'hebdomadaire Expresso, il est rompu à l'exercice de la communication médiatique. Il se préparait depuis des années pour cette campagne et il a fait tout ce qu'il a pu pour obtenir ce mandat présidentiel. Marcelo n'est pas le candidat officiel du Parti social-démocrate, qu'il a pourtant dirigé pendant plusieurs années, mais il en a le soutien, de même que celui du Parti populaire PP. Candidat de centre-droit, s'il remporte l'élection, il devra donc travailler avec un gouvernement soutenu par les partis de gauche. Durant l'un des nombreux voyages de campagne, l'ancien leader du PSD a expliqué à notre journaliste Filipa Soares, que s'il était élu, il essaierait d'établir des ponts avec tous les partis : 'Sans renoncer à mes idées, je vais essayer de ne pas discriminer le gouvernement. Je ne créerai pas de problème, d'instabilité, je n'empêcherai pas l'action du gouvernement, et je ferai en sorte que l'alliance qui soutient le gouvernement, qui, comme nous le savons, est complexe parce qu'elle repose sur des accords parlementaires, perdure.' Et que pensez-vous des mesures qui ont été prises par ce gouvernement, notamment pour réduire l'austérité ? 'Cela me semble très juste. Pourquoi ? Parce que le peuple portugais a, inévitablement beaucoup souffert ces dernières années, pour pouvoir surmonter la situation financière du pays, et qu'il était impossible de leur imposer plus de sacrifices. D'un autre côté, cela requiert un très grand sens de l'équilibre, afin d'éviter les dérives financières.' Vous avez dit qu'en tant que président, vous voudriez être dans le rôle de l'arbitre. Dans quelles situations pourriez-vous mettre un carton rouge au gouvernement ? 'Selon mon interprétation de la constitution, la dissolution du parlement est justifiée s'il y a une crise sérieuse dans le bon fonctionnement des institutions, entre le gouvernement et le Parlement, à l'intérieur du gouvernement, entre le gouvernement et le président.' Mais vous n'avez pas peur des désaccords entre ces partis qui soutiennent le gouvernement mais ont des positions différentes sur des questions très diverses ? 'Il est clair que ce gouvernement a deux difficiles défis à relever. Le premier est d'être socialement juste tout en évitant le dérapage financier. Le second est d'éviter d'avoir des problèmes avec la base politique qui le soutient. Et je souhaite qu'il y parvienne. Je travaillerai pour éviter qu'une crise émerge au sein de cette alliance politique qui soutient le gouvernement, parce que cela signifierait une nouvelle crise politique.' Marcelo a fait une campagne très informelle. En tant qu'ancien journaliste et commentateur télé, il sait très bien ce qui attire les médias, et chaque mot, chaque geste est soigneusement étudié.
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Parmi les candidats à la présidentielle au Portugal ce dimanche 24 janvier, Maria de Belém. Première femme à présider le Parti socialiste portugais de 2011 à 2014, elle ne dispose pas de l'investiture de sa formation. La faute à son soutien en 2014 au rival de l'actuel Secrétaire général du PS, Antonio Costa, le Premier ministre qui a indiqué que les électeurs socialistes avaient le choix entre Maria de Belém et le candidat indépendant Sampaio da Nóvoa. 'J'ai toujours dit que j'étais d'accord avec cette position, affirme la candidate, parce que cela souligne l'indépendance des candidatures en tant qu'acte de citoyenneté ; donc, cela se passe de manière très sereine.' 'Investir dans le prestige de notre pays' Maria de Belém est soutenue par des socialistes de haut rang comme l'actuel ministre de la Culture, João Soares qui n'est autre que le fils de l'ancien président Mário Soares qui lui-même s'est prononcé pour un autre candidat. 'Ma priorité, c'est d'investir dans le prestige de notre pays, assure la socialiste lors d'une visite de campagne. Je crois qu'il est absolument essentiel de le faire et l'un de nos atouts pour atteindre cet objectif, c'est la diplomatie scientifique : on doit montrer les grandes réussites que nous avons enregistrées dans les domaines de la science et de la recherche, poursuit-elle, c'est fondamental pour que nous ayons le respect et la considération de ceux qui nous observent à l'étranger.' 'Socialista candidata sou eu' pic.twitter.com/iE9H0seiz9- Maria de Belém (@belemganhar2016) 17 Janvier 2016 Ancienne ministre notamment de la santé, Maria de Belém veut aborder tous les sujets dans sa campagne. Ce jour-là, elle rend visite aux pensionnaires d'une maison de retraite. Au niveau international, elle dit vouloir défendre les intérêts de son pays dans une Union européenne qui selon elle, a renoncé à plusieurs de ses principes fondamentaux. 'Je pense qu'il est absolument essentiel de se faire entendre en vue de garantir les principes de solidarité, de réduction des déséquilibres, d'économie sociale de marché qui en quelque sorte, font partie du projet européen à l'origine, indique Maria de Belém, c'est ce à quoi nous avons adhéré en nous donnant la capacité - et on l'oublie aujourd'hui souvent - de défendre correctement les intérêts du Portugal.' Préocccupation sociale Au plan intérieur, la candidate se veut la porte-parole des sans-voix et elle a fait de l'économie sociale et de l'égalité salariale hommes - femmes, ses deux principaux chevaux de bataille. 'J'ai l'intention d'appeler la société civile à soutenir ces deux combats, insiste la candidate, parce que bien sûr, ces derniers doivent s'intégrer à un programme politique national pertinent et efficace ; mais en plus des politiques publiques, il devrait y avoir une participation de chacun d'entre nous, des organisations de la société civile, nous devons tous nous mettre au service de ces deux combats.' L'implication de la société civile a toujours été une priorité pour Maria de Belém. Elle se dit très préoccupée par la situation de la population portugaise qui a été confrontée à des mesures drastiques d'austérité. 'Actuellement, notre société est très divisée, très désunie : il y a un manque de cohésion sociale et on sait que quand il y a un manque de cohésion sociale, il y a un manque de tout,' conclut-elle. La situation sociale est la principale préoccupation de Maria de Belém et c'est ce que la candidate s'est efforcée de démontrer tout au long de ses déplacements de campagne.
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Sampaio da Nóvoa veut donner un nouveau départ au Portugal. Indépendant de gauche, il figure parmi les dix candidats en lice pour la présidentielle de ce dimanche. Il plaide pour la fin de l'austérité et une restructuration de la dette du pays. 'Je ne prône aucune rupture avec l'Union européenne, souligne le candidat que nous avons rencontré lors d'un de ces meetings. Je ne dis pas que nous n'allons pas payer la dette de manière unilatérale, mais je soutiens qu'il y a dans l'Union, une solidarité qui permet aux pays du Sud qui ont des problèmes de trouver des solutions réalistes et pragmatiques, de résoudre le problème de la dette qui est en train d'asphyxier notre capacité à nous développer et d'amplifier et maintenir l'Etat providence,' assure-t-il. Le Portugal, 'cobaye' du FMI Sampaio da Nóvoa qui dispose du soutien de personnalités socialistes de premier plan dont l'ancien Président portugais Mário Soares est très critique à l'égard du plan d'aide dont son pays est sorti en 2014 après trois ans de rigueur. 'Ce fondamentalisme idéologique qui a fait du Portugal un cobaye pour certaines expériences du FMI et d'autres groupes a tourné au désastre, cela a été une catastrophe pour notre pays, affirme-t-il avant d'ajouter :aujourd'hui, quasiment tout le monde le reconnaît, du FMI à l'Union européenne.' A campanha esteve hoje nas ruas de Ponte de Lima https://t.co/MnhZQ3zUpu pic.twitter.com/Pxi08SRNi1- Sampaio da Nóvoa (@snap2016PR) 16 Janvier 2016 Peu connu avant la campagne, le candidat indépendant soutient le gouvernement de gauche et ses mesures anti-austérité. Il espère d'ailleurs le maintien au pouvoir de l'équipe d'Antonio Costa. 'Si je suis élu Président, je ferai tout pour qu'il se maintienne - comme je le ferais d'ailleurs si c'était un autre gouvernement avec une autre majorité parlementaire -, le rôle du Président consiste à essayer de garantir la stabilité du gouvernement,' indique-t-il. Consulter davantage la population L'autre pouvoir dont dispose le Président concerne la ratification des traités internationaux. Sampaio da Nóvoa promet de soumettre les initiatives qui réduiraient les pouvoirs souverains du pays à une discussion publique, voire à un référendum. 'Je veux que le Portugal soit préparé à faire face à toutes les décisions prises au sujet de l'Europe, souligne-t-il. Je suis favorable à l'ouverture de notre pays et à toutes les formes de libertés dans les traités européens, transatlantiques, avec le Mercosul [marché commun sud-américain, ndlr], tous les traités qui ouvrent le Portugal sur le monde, mais nous ne pouvons pas nous ouvrir en étant naïfs : nous devons nous préparer à cette compétition et à ce travail,' martèle-t-il. Débuts en politique Cette campagne présidentielle marque les débuts en politique de Sampaio da Nóvoa qui était le recteur de l'Université de Lisbonne de 2006 à 2013. 'C'est fantastique, je suis né pour cela,' nous lance le candidat entouré par le public en liesse lors d'un de ces meetings. Sampaio da Nóvoa a promis en tant que Président de mener plusieurs combats contre le chômage, les inégalités sociales, la désertification de l'intérieur du pays et la perte de jeunes qualifiés qui émigrent. Mais il doit encore l'emporter ce dimanche et les sondages lui donnent peu de chances d'y parvenir. Ils placent son rival du centre-droit, Marcelo Rebelo de Sousa largement en tête.
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Le Portugal se choisira un nouveau Président le 24 janvier prochain. Un nombre record de 10 candidats se présentent pour succéder à Cavaco Silva, mais les principaux partis politiques, le Parti socialiste et le Parti social-démocrate n'ont pas de candidats officiels. Le PSD soutient cependant Marcelo Rebelo de Sousa, le favori du scrutin selon les sondages, alors que le PS se divise, entre l'indépendant Sampaio da Nóvoa et la socialiste Maria de Belém. Le chercheur en science politique et sociologie politique Nuno Augusto, rencontrée par notre journaliste Filipa Soares, explique que l'image de ces partis a été endommagée ces dernières années : 'Je crois qu' il y a eu des effets, et qu'il y a une très grande pression pour l'indépendance du Président par rapport aux partis politiques. En plus de cela, il y a le contexte des dernières élections parlementaires, à cause de la convergence des partis de gauche et la relation qui s'est établie entre-temps entre les candidats et le Président de la République.' La coalition PSD-PP a bien remporté les dernières élections législatives en terme de voix, mais c'est le socialiste Antonio Costa qui a fini par prêter serment en tant que Premier ministre. Le PS est parvenu à faire alliance avec le Bloc de Gauche, le Parti communiste et les Ecologistes, et tous ensemble, ils obtiennent la majorité des sièges au Parlement. Une alliance délicate tant ces partis de gauche ont des positions différentes sur des questions brûlantes comme la dette portugaise ou l'OTAN. Plus que jamais le président devra jouer pleinement son rôle et assurer la stabilité politique du pays : 'En ce moment, le Président a plus de responsabilités, il doit modérer, être capable de rassembler différents partis, d'articuler le processus de décision, d'arbiter, et cela bien plus que lorsqu'une majorité absolue se dégage au Parlement' explique Nuno Augusto. Le chef de l'Etat Portugais a donc une fonction qui est loin d'être honorifique. Il possède de nombreux pouvoirs, surnommés au Portugal de 'bombe atomique' : 'Nous avons un régime semi-présidentiel. Ce n'est pas un système présidentiel ou parlementaire. C'est une conjonction de facteurs historiques qui ont amené le Président à conserver ce pouvoir fondamental de dissoudre le Parlement, mais aussi de convoquer de nouvelles élections législatives, de démettre directement un gouvernement, de le nommer ou bien de nommer le Premier ministre' conclue Nuno Augusto. Garant des institutions, le Président est le chef suprême des armées, et peut utiliser son droit de veto contre des lois qu'il juge inappropriées.
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L'exploit n'a pas été renouvelé mais la coalition conservatrice s'est tout de même maintenue au pouvoir au Portugal après les législatives hier. La majorité absolue de 2011, qui avait signé la fin de l'ère Socrates, s'est transformée cette fois en majorité relative : le Premier ministre Pedro Passos Coelho et son allié Paulo Portas devront composer avec un parlement plutôt à gauche. Mais c'est sa fierté que veut afficher la coalition : 'C'est la première fois, remarque Paulo Portas, qu'un gouvernement de coalition a terminé son mandat. C'est la première fois'. Dans la future assemblée, l'alliance gouvernementale disposera de 104 députés sur les 226 élus jusqu'ici, contre 85 au Parti socialiste. 'La coalition doit comprendre que le Portugal vit un nouveau moment politique, explique le leader socialiste Antonio Costa, ce qui signifie qu'ils ne peuvent pas continuer à gouverner comme si de rien n'était'. Loin derrière la coalition conservateurs-centre droit et les socialistes, on retrouve le Bloc de gauche, qui a effectué une nette percée avec 10,2% des voix, et l'alliance communistes-verts. Forts de leur majorité absolue, les conservateurs ont pu pendant quatre ans faire passer les mesures d'austérité qui ont permis à l'économie du pays de rester à flot. Pas sûr qu'ils puissent maintenant continuer dans la même direction.
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La coalition sortante de centre droit crie victoire au lendemain des législatives au Portugal. Le chef de file du parti social-démocrate et Premier ministre sortant, Pedro Passos Coelho, se dit prêt à former un nouveau gouvernement. Seul problème, d'après les résultats quasi-complets, lui et ses alliés conservateurs ne disposent plus de la majorité absolue au Parlement. 'Étant donné les résultats que nous avons obtenus à l'issue de ce scrutin, je me suis déjà entendu avec Monsieur Paulo Portas (chef de file du parti conservateur) pour convoquer très rapidement les instances nationales de nos partis respectifs afin de former ensemble un gouvernement. Une simple formalité puisque nous avons déjà conclu un accord de coalition', a déclaré hier Pedro Passos Coelho. La coalition sortante remporte près de 37 % des suffrages, contre plus de 32 % pour l'opposition socialiste, qui progresse légèrement par rapport aux dernières élections. Le Parti communiste, allié aux Verts, ne remporte lui que 8,3 % des voix. Il est rétrogradé à la quatrième place. Qu'importe pour le maire de Lisbonne. Antonio Costa a reconnu sa défaite, mais il refuse de présenter sa démission en tant que secrétaire général du Parti socialiste, et ce malgré un taux d'abstention record. PLus de 43 % des électeurs sont restés chez eux, c'est plus que lors des législatives de 2011. Le véritable vainqueur de ce scrutin, c'est le Bloc de gauche de Catarina Martins. L'équivalent portugais de la formation grecque Syriza, effectue une percée historique, avec plus de 10 % des suffrages, et devient la troisième force politique du pays.
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Les sympathisants de la coalition de centre-droit 'Portugal en avant' ont le sourire à la veille des législatives. Car leur mouvement, mené par le Premier ministre sortant, est donné gagnant dans les sondages (avec 37,5% d'intentions de vote). Pedro Passos Coelho pourrait l'emporter mais perdre la majorité absolue au parlement. Sa formation devancerait de 5 points le Parti Socialiste d'Antonio Costa. L'abstention, clé du scrutin Les abstentionnistes pourraient toutefois perturber les pronostics. Le taux record de 2011 pourrait être égalé. A l'époque, 40% des électeurs ne s'étaient pas déplacés aux urnes. La reprise de l'économie, le recul du chômage, et la sortie du pays du plan d'aide financé par la troïka semblent pousser les Portugais à reconduire le gouvernement sortant. Une émigration sans précédent depuis 50 ans Les socialistes contestent ce bilan, estimant notamment que si le taux de chômage est revenu autour des 12%, c'est surtout en raison d'une vague d'émigration, jamais vue depuis les années 1960. Près d'un Portugais sur cinq vit toujours sous le seuil de pauvreté.
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Après les élections en Grèce, les politiques d'austérité dans la zone euro subissent de nouveau l'épreuve des urnes cette fois-ci au Portugal où la croissance est de retour après de douloureuses réformes. Le scrutin du 4 octobre prochain pourrait voir le centre-gauche et le centre-droit auquel appartient le gouvernement remporter environ un tiers des voix, le Parti communiste pouvant jouer le rôle de faiseur de rois. Cette dernière formation pourrait profiter du mécontentement au sujet du chômage à 12% dans le pays. Près de 20% de la population vit à la limite de la pauvreté, un record depuis 2004. Tel un contrecoup de la rigueur, le gouvernement portugais sera-t-il renversé ? Comment peut-il persuader un électorat fatigué des restrictions budgétaires de le soutenir ? Parmi nos invités, Paulo Rangel, vice-président du groupe du Parti populaire européen et membre des sociaux-démocrates au pouvoir au Portugal, estime que le gouvernement sortant 'va survivre. On était dans une situation très, très difficile de faillite et nous avons amélioré les choses, dit-il, on avait un taux de chômage de près de 18%, aujourd'hui on est à 12%. (...) Il y a un changement d'humeur général dans le pays, poursuit-il, et aujourd'hui, les gens se rendent compte que cela valait la peine de faire tous ces efforts.' Autre participante au débat, Marisa Matias, eurodéputée de la Gauche unitaire européenne / Gauche verte nordique et membre du Bloc de Gauche au Portugal, dément : 'La vie des gens ne s'est pas améliorée, peu importe les nombreux chiffres que l'on veut essayer de mettre en avant, les améliorations ne sont pas réelles,' dit-elle. Par ailleurs, 'il n'y a pas un seul des objectifs du plan de sauvetage qui a été atteint, affirme-t-elle, pendant quatre ans, ils ont dit que la dette allait baisser : le niveau de dette qui était visé dans le programme était de 114%, il est aujourd'hui à 130%.' Enfin, notre dernière invitée Pascale Joannin, directrice générale de la fondation Robert Schuman, un think-tank installé à Bruxelles et Paris, estime que le scrutin est très ouvert même si elle accorde un léger avantage au gouvernement sortant. 'Je pense qu'il est possible que le gouvernement survive parce qu'on a constaté il y a quatre mois au Royaume-Uni que l'équipe sortante avait été réélue et il y a quelques jours, Alexis Tsipras a aussi retrouvé son poste, rappelle-t-elle. Dans les faits, le gouvernement a mené des réformes, le Portugal en a fini avec le plan de sauvetage international, la tendance est à la reprise. La note souveraine du Portugal est aujourd'hui de BB+, elle a été relevée d'un cran par Standard & Poor's il y a quelques jours, souligne-t-elle avant d'ajouter : 'Il est possible que les électeurs portugais disent : 'D'accord, vous restez au pouvoir.'
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Les Portugais votent ce dimanche pour élire un nouveau gouvernement. A trois jours du scrutin et après quatre ans de politiques d'austérité, les électeurs semblent désenchantés et très indécis. On s'attend à un taux d'abstention record, pas seulement à cause des trois matchs du championnat de football portugais qui se tiennent le même jour. 'Je n'attends pas d'amélioration. Les choses ne vont pas s'améliorer. Ce sont tous des voleurs', déplore une habitante de Lisbonne. 'Je n'attends rien. Tout le monde trompe tout le monde. Donc, je n'attends rien', confie une autre Portugais. Elu en 2011, le gouvernement de centre droit de Pedro Passos Coelho a voté la plus forte hausse d'impôts de toute l'histoire du pays. Les drastiques réformes économiques ont permis au pays de renouer avec la croissance en 2014, après trois ans de récession. Dans les derniers sondages, le centre droit a six points d'avance sur les socialistes emmenés par Antonio Costa, l'ancien maire de Lisbonne. Les communistes forment une alliance électorale avec les écologistes. Ils ont fait savoir qu'ils ne soutiendraient pas les socialistes en cas de victoire de la gauche.
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Les Portugais s'apprêtent à choisir un nouveau gouvernement. Selon les sondages, les socialistes ou l'actuelle coalition de centre-droit sont les mieux placés pour l'emporter. Qu'attendent les électeurs de la future équipe dirigeante ? Nous sommes allés à Porto pour leur poser la question. ''J'aimerais que notre gouvernement parvienne à nous galvaniser, qu'il nous fasse croire qu'on peut aller de l'avant et qu'on peut améliorer les choses dans ce pays.'' ''Je souhaite qu'il mette fin à l'austérité.'' ''Qu'il gouverne avec honnêteté.'' ''Je souhaite que le nouveau gouvernement s'intéresse davantage au peuple et moins à ceux qui ont déjà le pouvoir, la richesse.'' ''Je crois qu'il est important de résoudre la crise démographique et d'accorder des aides sociales aux personnes qui ont des enfants.'' ''Il faut créer des emplois, car actuellement, l'État finance des formations professionnelles à des gens comme moi qui sont ensuite obligés de partir à l'étranger.''
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Les élections législatives au Portugal auront lieu le 4 octobre prochain. C'est le président portugais, Anibal Cavaco Silva, qui l'a annoncé lors d'une allocution retransmise à la télévision. Quelques heures avant, près de 5.000 personnes avaient défilé dans les rues de Lisbonne pour réclamer un changement de gouvernement et demander un arrêt des mesures d'austérité mises en place en 2011, en contrepartie de l'aide financière internationale. ''Non à une politique de droite'', ''Contre la précarité, pour la défense des salaires'', pouvait-on lire notamment sur les banderoles. Cible favorite des manifestants : le Premier ministre de centre-droit, Pedro Passos Coelho, qui briguera à l'automne un second mandat.
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