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Au lendemain de la victoire annoncée du candidat el-Sissi à la présidentielle égyptienne, et à l'issue d'un scrutin où l'opposition, peu représentée et réprimée, s'est massivement abstenue, Mohamed Sheikh Ibrahim, correspondant d'euronews au Caire, décrit le climat post-électoral : 'Les partisans d'Abdel Fatah el-Sissi ont commencé dès hier soir à célébrer la victoire écrasante de leur candidat. Les responsables de campagne du candidat malheureux Hamdeen Sabbahi imputent quant à eux la défaite à une inégalité de moyens dans cette bataille électorale. Ce matin, l'ambiance paraissait normale dans les rues, tout le monde attend désormais les décisions du nouveau président en matière d'économie et de sécurité. Des décisions susceptibles d'apaiser les tensions et de rétablir l'ordre. D'autant que la confrérie des Frères Musulmans, désormais interdite, ne reconnaît pas ces résultats et soutient que le taux de participation n'a dépassé pas les 10% ; elle dénonce l'échec de la feuille de route élaborée peu après la destitution de Mohamed Morsi. Cela ne rassure pas les égyptiens, qui appréhendent la prochaine étape, tant au niveau politique qu'au niveau sécuritaire.'
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Une victoire écrasante pour le maréchal al Sissi, qui s'est fêtée toute la nuit au Caire. Ici place Tahrir, les partisans du nouvel homme fort de l'Egypte, célèbrent leur nouveau président, élu à plus de 93% des voix, selon des résultats provisoires. Son unique rival totaliserait seulement 3%. Après trois ans de crise politique, il incarne la stabilité : 'Ce que nous attendons de lui, dit un homme dans la foule, ce n'est pas vraiment pour nous-même, mais pour nos enfants. Nous espérons qu'il fasse de bonnes choses pour nos enfants.' Pourtant cette victoire écrasante est assombrie par un faible taux de participation : seulement 44%, malgré les nombreuses incitations au vote, comme par exemple la prolongation de l'ouverture des bureaux de vote. Et cela pourrait peser sur la légitimité de al Sissi. Cette forte abstention, ce n'est pas seulement de l'indifférence politique. C'est aussi le refus du retour au pouvoir des militaires, ainsi qu'une forte opposition des islamistes.
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Les Egyptiens seront un peu plus nombreux que prévu à se mobiliser pour cette seconde présidentielle depuis la chute de Moubarak en février 2011... Et pour cause : une troisième journée de vote a été ajoutée. S'agit-il ainsi de conforter la légitimité du candidat Sissi, qui vise un plébiscite? L'incitation à exercer son devoir civique n'a pourtant pas massivement convaincu. 'Pourquoi on irait voter alors qu'on sait déjà que c'est Sissi qui va gagner?', interroge, sceptique, Abdellah Ahmed, jeune cairote attablé dans un café. Un argument certainement partagé; de nombreux bureaux de vote étaient déserts ce mercredi matin dans la capitale. La prolongation du scrutin, officiellement décidée par la haute commission électorale, est par ailleurs contestée par les observateurs internationaux. 'Les décisions de dernière minute visant des modifications majeures de la procédure électorale devraient être motivées par des circonstances exceptionnelles, avance le responsable de Democracy Interntional Eric Bjornlund. Nos 86 observateurs disséminés sur le territoire égyptien n'ont rien vu qui nécessite de prolonger l'élection d'un troisième jour.' La commission électorale avait invoqué 'une vague de chaleur faisant que le plus nombre d'électeurs ne se déplacent que le soir'. C'est dans la fraîcheur que les égyptiens connaîtront ce mercredi soir les premiers résultats...de la participation.
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Les Egyptiens seront un peu plus nombreux que prévu à se mobiliser pour cette seconde présidentielle depuis la chute de Moubarak en février 2011... Et pour cause : une troisième journée de vote a été ajoutée. S'agit-il ainsi de conforter la légitimité du candidat Sissi, qui vise un plébiscite? L'incitation à exercer son devoir civique n'a pourtant pas massivement convaincu. 'Pourquoi on irait voter alors qu'on sait déjà que c'est Sissi qui va gagner?', interroge, sceptique, Abdellah Ahmed, jeune cairote attablé dans un café. Un argument certainement partagé; de nombreux bureaux de vote étaient déserts ce mercredi matin dans la capitale. La prolongation du scrutin, officiellement décidée par la haute commission électorale, est par ailleurs contestée par les observateurs internationaux. 'Les décisions de dernière minute visant des modifications majeures de la procédure électorale devraient être motivées par des circonstances exceptionnelles, avance le responsable de Democracy Interntional Eric Bjornlund. Nos 86 observateurs disséminés sur le territoire égyptien n'ont rien vu qui nécessite de prolonger l'élection d'un troisième jour.' La commission électorale avait invoqué 'une vague de chaleur faisant que le plus nombre d'électeurs ne se déplacent que le soir'. C'est dans la fraîcheur que les égyptiens connaîtront ce mercredi soir les premiers résultats...de la participation.
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Pour la deuxième journée consécutive, les égyptiens se rendaient aux urnes pour élire leur président. Un scrutin dont l'enjeu est la participation, les autorités égyptiennes redoutant une faible mobilisation. Nous en parlons avec notre correspondant au Caire, Mohamed Cheick Ibrahim. Euronews, Faiza Garah, Lyon : 'Bonjour Mohamed, quelle est l'ambiance générale au deuxieme jour du scrutin en Egypte ?' Euronews, Mohamed Cheick Ibrahim, Le Caire : 'Tout d'abord, en termes de sécurité, on a pas enregistré d'incidents qui auraient pu cibler le processus électoral. Cela s'explique par les mesures de sécurité imposées par l'armée et par la police égyptienne. Plus de 200 000 soldats et policiers ont été déployés dans les villes égyptiennes pour garantir la sécurité de ce scrutin. Ensuite, selon certains observateurs, la participation s'annonce moyenne, et ce, malgré les messages diffusés par les médias lors de la campagne électorale, pour inciter les électeurs à se mobiliser. Euronews, Faiza Garah, Lyon : 'On parle beaucoup de division entre les pro et les anti Sissi à l'occasion de ce scrutin, peut-on assister à un rééquilibrage après l'élection ?' Euronews, Mohamed Cheick Ibrahim, Le Caire : Je pense que cela sera determiné par la politique du prochain président égyptien. On ignore s'il va mettre en place la conciliation entre les différents partis politiques en Egypte ou s'il va suivre la même politique qui a gouverné après Morsi. Euronews, Faiza Garah, Lyon : Si Abdel Fattah al-Sissi l'emporte, cela peut-il donner une nouvelle l'occasion à l'armée égyptienne de décider de la politique du pays ? Euronews, Mohamed Cheick Ibrahim, Le Caire : Je ne pense pas que l'armée pourra encore diriger les citoyens égyptiens. Le peuple a déjà fait une révolution pour réclamer la liberté, la dignité et la justice sociale. Et pour cette raison, le peuple égyptien ne va pas accepter d'être encore gouverné par l'armée.
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Pour ces Egyptiens, pas de doute leur favori Abdel Fattah al-Sissi va remporter haut-la-main la présidentielle. Il faut dire que la concurrence ne va pas fort dans les sondages. De longues files d'attente se sont formées devant les bureaux de vote du Caire dès leur ouverture. Les partisans du maréchal se déplacent en masse... 'Mon vote peut faire la différence. Il est impératif pour moi de participer à cette élection, de participer au futur de l'Egypte, tout comme j'ai pu le faire ces deux dernières années', témoigne une jeune femme. Maréchal à la retraite, Abdel Fattah al-Sissi dirige déjà le gouvernement intérimaire depuis qu'il a destitué le président islamiste Mohamed Morsi. L'ancien militaire est extrêmement populaire depuis qu'il a lancé une répression implacable contre les partisans de l'ancien chef de l'Etat, plus particulièrement les Frères musulmans. Après trois années de chaos et de crise, beaucoup d'Égyptiens espèrent que Sissi sera l'homme capable de ramener la stabilité dans le pays. Mohammed Shaikhibrahim, euronews : 'Le taux de participation de cette élection est la seule véritable inconnue à ce stade du processus. Il reflètera le niveau de satisfaction des Égyptiens et leur désir de changement. Certaines forces politiques ont néanmoins appelé au boycott de ces élections'.
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Les 26 et 27 mai, l'Egypte vote pour choisir son nouveau président. Près de 11 mois après la destitution de l'islamiste Mohamed Morsi, le grand favori est l'architecte de cette éviction, l'ex-général et ex-ministre de la Défense, Abdel Fattah al-Sissi. Poursuivant une répression implacable contre les Frères musulmans, il se présente comme le rempart absolu contre les islamistes. Ses partisans voient en lui le seul capable de restaurer la sécurité et relancer l'économie. Sûr de sa victoire, il s'est dispensé de mener une campagne traditionnelle, ne faisant que de rares apparitions publiques et refusant la plupart des interviews. Face à lui, un seul adversaire, le leader de gauche, Hamdeen Sabahi. Lors du scrutin de 2012, il faisait une percée inattendue, arrivant en troisième position. Cette fois encore, il espère déjouer les pronostics. Si le général Al-Sissi n'a pas voulu nous recevoir, Hamdeen Sabahi lui, a accepté de répondre à nos questions. Mohammed Shaikhibrahim, euronews: M. Hamdeen Sabahi, merci d'être avec nous, bienvenue sur euronews. Que pensez- vous pouvoir offrir au peuple égyptien que les présidents précédents n'ont pas réussi à donner? Hamdeen Sabahi : Je veux travailler pour satisfaire les attentes que le peuple égyptien a exprimées pendant les révolutions, la révolution du 25 Janvier et celle du 30 Juin. Un Etat ''qui fonctionne bien, c'est la preuve d'une révolution réussie... Je veux la justice sociale, rétablir les droits d'une majorité d'Egyptiens qui ne profitent pas d'une redistribution équitable des richesses, un Etat démocratique qui défende les libertés et prévienne les discriminations en Egypte. Installer un Etat de droit, l'égalité des chances pour tous, l'indépendance de la décision nationale. euronews : Etes-vous prêt à traiter avec les Frères musulmans, si vous gagnez ? Hamdeen Sabahi : Les Frères musulmans ne reviendront pas en tant que parti, parce que la nouvelle Constitution interdit les partis religieux. Mais cela concerne les Frères musulmans uniquement comme organisation. En ce qui concerne les individus, j'affirme que nul ne doit être discriminé en raison de ses positions politiques, dès lors qu'il exprime son opinion de manière pacifique. Nous traiterons comme il se doit la violence, et quiconque défend des idéologies de terreur et de violence. Nous ne tolérerons aucune violation des libertés et des droits des Égyptiens à exprimer pacifiquement leurs opinions. euronews : Pensez-vous que les médias égyptiens et les autres organes d'Etat sont neutres dans ces élections? Hamdeen Sabahi : Sans parler de la télévision d'Etat, je ne vois pas d'objectivité dans les médias privés. Je pense que ceux qui détiennent les médias privés ont leurs propres intérêts. Je sais que l'Etat égyptien pèse sur ces élections, et je constate cette influence chaque jour. Malgré tout, j'accepte des élections dans lesquelles l'État pèse en faveur d'un candidat. Mais ce que je réclame, c'est qu'il n'y ait pas de fraude, j'espère qu'il n'y en aura pas, et même s'il y en a, nous ferons face.' 03.22 END
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L'élection présidentielle en Egypte aura lieu les 26 et 27 mai. L'issue ne fait guère de doutes : l'actuel homme fort du pays, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, devrait s'imposer. Ce scrutin intervient un peu plus de trois ans après la révolution qui avait conduit à la chute de Moubarak, et moins d'un an après le renversement du président islamiste Mohamed Morsi. Alors quel est l'état d'esprit de la population ? Euronews est allé à la rencontre d'Egyptiens vivant à Imbaba, un quartier dans la banlieue du Caire. 'Tout ce que je veux, dit un des habitants, c'est vivre en paix. On demande à Dieu de réformer notre société'. Un peu plus loin, un autre homme ajoute : 'ce qu'on attend du prochain président, c'est qu'il soit honnête et qu'il soit attentif aux plus défavorisés, qu'ils nous donnent le minimum pour vivre: de l'eau, de l'électricité et surtout du pain'. 'Aujourd'hui, on n'a plus peur, on est seulement fatigué, confie un troisième habitant du quartier. Les précédents gouvernements nous ont volé notre argent avant de disparaître en nous laissant affamés. Regardez-moi, j'ai 63 ans et je suis obligé d'être toue la journée dans la rue, en plein soleil. Normalement, je devrais être chez moi à profiter de ma retraite'. Retrouver de la stabilité, c'est ce que disent des Egyptiens. Pour le candidat Al-Sissi, cela passe par la sécurité et cela justifie à ses yeux la répression des Frères musulmans. Tant pis pour les critiques que cela soulève en terme de respect des droits de l'homme. Ce n'est apparemment pas la priorité pour une partie de la population. 'Les habitants de ce quartier ont des rêves simples, commente Mohamed Shaikhibrahim, correspondant d'euronews en Egypte. Pour eux, la vie est difficile. Ce qu'ils veulent, c'est pouvoir vivre dans la dignité, la liberté et la justice sociale. Ces demandes, c'étaient celles formulées lors de la révolution... Des demandes qui n'ont toujours pas été satisfaites.'
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