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La victoire est donc acquise pour Pierre Nkurunziza. Le président sortant du Burundi a été réélu dès le premier tour avec 69,41 % des voix pour un troisième mandat qu'il a voulu aux dépens de la paix et de l'unité de son pays. Des observateurs de la Communauté est-africaine ont jugé le scrutin non-conforme à une 'élection libre, équitable, pacifique, transparente et crédible', et dénoncé le climat 'd'angoisse' et les restrictions aux libertés. L'Union européenne avait retiré ses observateurs. Le commentaire du chef de la diplomatie, Alan Nyamitwe : 'Les observateurs étaient invités. Si les organisations choisissent de ne pas envoyer une équipe d'observateurs après avoir été invitées, alors ce n'est pas du ressort du pays qui a lancé l'invitation. Nous ne pensons pas que ce soit à quiconque d'ignorer ou de mal interpréter le choix fait par les gens d'un état souverain.' L'opposition a dénoncé la victoire d'Nkurunziza, mais Bujumbura est restée calme. Jusqu'à la mi-juin, pourtant, la ville était le théâtre de manifestations quasi-quotidiennes. Les violences politiques sont encore nombreuses. A présent, reste à savoir comment Nkurunziza va relever son pays, divisé et traumatisé par des mois de violences, et menacé par Washington et l'Europe de sanctions économiques, après le gel d'une partie de l'aide des principaux partenaires du Burundi. #Burundi : Sans surprise, Pierre Nkurunziza est réélu selon la Ceni. Seule surprise, c'est le taux de participation pic.twitter.com/DOrPB4GnoN- Sonia Rolley (@soniarolley) 24 Juillet 2015
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Dilma Roussef contre Aecio Neves, c'est l'affiche du second tour de la présidentielle au Brésil. L'élection se tiendra le 26 octobre prochain. Et la bataille s'annonce serrée. L'actuelle chef de l'Etat, candidate du Parti des travailleurs, est arrivée en tête du premier tour. Son score, plus de 41% des voix, était attendu. Son rival social-démocrate a en revanche fait mieux que ce que prédisaient les sondages. Avec plus de 33% des voix, le sénateur a crée la surprise. Il va à présent tenter de récupérer les voix de celle qu'il a devancé, l'écologiste Marina Silva. Cette dernière n'a obtenu que 21% des suffrages. Elle n'a pas donné de consigne pour le deuxième tour. 'Je ne me considère pas comme quelqu'un qui a perdu, mais comme quelqu'un qui croit, et qui continue à se battre car nous n'abandonnons pas nos principes pour gagner une élection', a t-elle réagit. La victoire finale va se décider autour 'des reports de voix ' des électeurs de Marina Silva, entre les candidats des deux grands partis de la 'vieille politique' qu'elle voulait enterrer.
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Les talibans poursuivent leur offensive contre les électeurs qui se sont prononcés hier, pour le second tour de la présidentielle afghane. Une cinquantaine de personnes a été tuée. 11 autres ont été mutilées pour avoir osé voter, malgré l'interdiction des islamistes, dans la province d'Herat. 'Nous avons participé au scrutin, déposé notre bulletin pour choisir notre président. Et juste après nous avons été kidnappés et nos doigts ont été coupés', témoigne Noor Ahmad. 'Leurs doigts, qui étaient teintés par l'encre utilisée dans les bureaux de vote pour éviter les fraudes, ont étés coupés au cutter après une anesthésie locale', explique le porte-parole de l'hôpital Rafiq Shirzai. Ce scrutin a été émaillé de violences et de fraudes, selon le favori de l'élection, Abdullah Abdullah, l'ancien porte-parole du commandant Massoud. Son rival, l'économiste Ashraf Ghani, avait lui aussi mis en garde contre d'éventuelles irrégularités avant même le second tour dont les résultats préliminaires sont attendus le 2 juillet.
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