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Il faudrait 14 femmes commissaires, Jean-Claude Juncker, le nouvel homme fort de l'exécutif européen a fait de la parité son cheval de bataille et entend intégrer au moins 10 femmes dans sa nouvelle équipe, mais pour l'heure, on est encore loin du compte. L'actuelle commission Barroso compte neuf femmes commissaires sur 28, on était déjà loin de la parité et la commission Juncker s'annonce encore moins féminine en dépit des appels répétés du nouveau locataire du Berlaymont aux Etats-membres. La République tchèque et la Suède ont suivi les recommandations de Jean-Claude Juncker. Vera Jourova, l'actuelle ministre chargée du Développement local a été choisie par Prague et Cecilia Malmström est reconduite. 'Monsieur Juncker va étudier toutes les différentes possibilités et continue à insister auprès de tous les Etats-membres sur le besoin d'avoir un nombre adéquat de femmes souligne Natasha Bertaud la porte-parole du président de la commission. En l'absence de solution aujourd'hui, il est possible que la formation de la nouvelle équipe soit retardée.' Tout se jouera lors du sommet du 30 août à Bruxelles. Les pressions sont fortes et rien n'est encore acquis. La désignation des commissaires est une prérogative de chaque État, et aucun dirigeant n'entend se laisser dicter son choix. Si la nouvelle équipe présente moins de femmes que la commission Barroso, elle risque de ne pas obtenir l'investiture du Parlement européen en octobre prochain, Martin Schulz, son président a prévenu. Christelle Pétrongari
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Au milieu des applaudissements, Martin Schulz savoure sa victoire. Le candidat des sociaux-démocrates est réélu président du parlement européen avec une confortable majorité de 57% des votes exprimés (409 voix sur 723 votes comptabilisés). Face à l'hémicycle, il envoie une mise en garde aux nouveaux élus d'extrême droite: 'Une démocratie ne peut se construire que sur base de certaines règles: le respect mutuel et la dignité humaine', lance Martin Schulz. 'Tous ceux qui remettent ces principes en question auront affaire à moi!'. La victoire était assurée grâce à un accord de majorité conclu avec le centre-droit (PPE & ALDE). Les sociaux-démocrates occuperont le perchoir durant la première moitié de la législature. Ensuite, c'est un membre du parti populaire européen qui devrait prendre le relais. 'C'est une démarche tout à fait démocratique', justifie Manfred Weber, nouveau leader du parti populaire européen. 'D'abord, pendant la campagne, on présente nos idées, nos lignes de force et ensuite, quand on se rend compte qu'on a ne dispose pas de la majorité, on crée des alliances.' Face à Martin Schulz, trois autres candidats présentés par les conservateurs (Sajjad Karim), la gauche unitaire (Pablo Iglesias) et les Verts européens (Ulrike Lunacek). Tous balayés dès le premier tour. D'une même voix, ils ont critiqué cette grande coalition. Ils dénoncent le manque de transparence de ces accords. 'Je pense qu'il sera difficile de mettre en place une forme de coopération avec Martin Schulz si il continue à travailler de cette manière', prévient Pablo Iglesias, euro-député de la gauche européenne. 'On va lui tendre la main mais en échange de cette main tendue, il faut mettre fin à la politique d'austérité.' Prêts à tout pour se faire remarquer, plusieurs élus europhobes ont tourné le dos à l'orchestre qui jouait l'hymne européen. Un incident qui sonne comme un avertissement: le loup est dans la bergerie et il fera tout pour freiner l'intégration européenne.
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Dans les années 60, les Britanniques en rêvaient, pourtant, de l'Europe et de ses perspectives commerciales... Ils se heurtent alors au véto du général de Gaulle, qui voit en eux le cheval de Troie des Américains. Il leur faudra attendre le retrait du Président français des affaires pour pouvoir enfin signer, en 1972, le traité d'adhésion, effectif le 1er janvier 1973. Une trop longue attente peut-être : dès lors, de sommet en sommet, Londres n'eut de cesse de montrer ses réticences à davantage d'intégration. Son premier 'non' sera pour le Système monétaire européen, mis en place en 1979. Seule, la Grande Bretagne n'y entre pas. Sous la baguette de John Major, la livre-sterling finit par rejoindre le SME en 1990, et encore, avec un aménagement spécial, pour en sortir deux ans plus tard, avec une forte dévaluation. Autre sujet d'affrontement avec Bruxelles, la PAC. Dans les années 80, Margareth Thatcher s'élève contre le coût du budget européen, et martèle son fameux 'I want my money back'. Deuxième plus grand contributeur au budget européen, à l'époque consacré au deux tiers à l'agriculture, Londres en bénéficie peu. Thatcher parvient à obtenir un chèque de rabais en 1984. Quatre ans plus tard, son discours à Bruges restera célèbre : 'Si nous avons réussi à faire reculer chez nous les frontières de l'Etat, dit-elle alors, ce n'est pas pour les voir réimposées au niveau européen, avec un super-Etat européen exerçant à partir de Bruxelles une domination nouvelle...' Un leit-motiv qui va durer entre Londres et Bruxelles. Malgré la signature du traité de Maastricht, qui prévoit notamment la création de l'euro en 1999, Londres et Tony Blair tergiversent. Le référendum envisagé quant à l'adoption de l'euro n'aura finalement jamais lieu. La Grande-Bretagne n'entrera pas dans l'Eurozone. Et la crise économique amorcée en 2008, combinée au retour au pouvoir deux ans plus tard des conservateurs a définitivement enterré cette possibilité.
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C'est un Premier ministre britannique sur la sellette qui s'est présenté devant la Chambre des Communes. Après avoir combattu pendant des semaines contre cette perspective, David Cameron n'est pas parvenu à empêcher la désignation au poste de président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. Il s'opposait à sa vision selon lui trop fédéraliste de l'Union. 'Lors des élections européennes, les gens ont dit avec force qu'il voulait le changement à travers le continent. Ils sont intensément frustrés et ils méritent d'avoir une voix pour les représenter. La Grande-Bretagne sera cette voix. Nous serons toujours là pour défendre nos principes, nous serons toujours là pour défendre nos intérêts nationaux et nous allons nous battre de toutes nos forces pour réformer l'Union Européenne au cours des prochaines années et fin 2017, ce ne sera pas moi ou ce parlement ou Bruxelles qui va décider de l'avenir britannique au sein de l'Union, mais bien le peuple britannique', déclare David Cameron. Confronté à l'euroscepticisme d'une frange de son parti conservateur et menacé par la poussée électorale des souverainistes de l'Ukip, David Cameron s'est engagé à organiser un référendum sur la question en 2017 s'il est réélu à Downing Street l'an prochain. En attendant, il a dû avaler son chapeau et se fendre d'une tribune dans la presse où il adopte un ton plus conciliant vis-à-vis de Jean-Claude Juncker.
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Le nouveau Parlement européen se réunit pour la première fois ce mardi à Strasbourg pour élire son président, deux semaines avant de se prononcer sur la nomination du Luxembourgeois Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne. Cette élection du président du Parlement européen lors de la session inaugurale de la nouvelle mandature 'sera un test de l'état d'esprit des élus', assure-t-on de source parlementaire. Le vote des 751 parlementaires élus en mai dernier a lieu au scrutin secret. Quatre candidats sont en lice pour cette élection dont trois sont peu connus. Il s'agit de Karim Sajjad, le candidat du groupe des conservateurs et réformistes, d'Ulrike Lunacek, la candidate du groupe des Verts, et de Pablo Iglesias soutenu par la gauche radicale. Face à eux, plus connu, le social-démocrate Martin Schulz, candidat malheureux à la présidence de la Commission européenne. Grand favori de ce scrutin, il devrait être élu pour un second mandat. La droite européenne ne présente pas de candidat contre Martin Schulz. Cette décision, fruit des négociations entre le Parti populaire européen (PPE) et les socialistes, doit permettre à Jean-Claude Juncker, chef de file du PPE de s'installer à la tête de la Commission européenne. Sa nomination est prévue le 16 juillet prochain.
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Jean-Claude Juncker a peut-être crié victoire trop vite. Si le Luxembourgeois est adoubé par le Parti Populaire Européen - la première force du parlement de Strasbourg - il est loin de faire l'unanimité au sein du conseil européen, réunissant les dirigeants des 28 Etats-membres de l'Union européenne (l'instance dirigeante chargée de nommer le président de la Commission européenne). Selon plusieurs journaux allemands, plusieurs capitales - dont Londres et Paris - seraient hostiles à la candidature de l'ancien président de l'Eurogroupe à la tête de la Commission européenne. David Cameron aurait menacé ses homologues européens d'avancer le référendum sur le retrait de son pays de l'Union en cas de nomination de celui qu'il décrit comme 'un homme du passé'. François Hollande aurait, lui, susurré le nom de Pierre Moscovici à l'oreille d'Angela Merkel, d'après le tabloïd Bild. La chancelière s'est, elle, prononcée en faveur du Luxembourgeois. Les négociations ne font donc que commencer.
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Au Parlement européen, la bataille des urnes tourne à la lutte pour le pouvoir. Qui va diriger le Parlement de l'UE, la Commission et le Conseil ? Les partis extrémistes et populistes ont gagné près d'un quart des sièges dans cette élection ce qui oblige les courants de gauche et de droite à opérer de facto une grande coalition. Comment cette coalition va-t-elle opérer avec le nouveau leadership et les politiques européennes sur les questions de la lutte contre le chômage, la crise financière, l'immigration ou le marché unique ? Dans cette course à la présidence de la Commission européenne y aura-t-il confrontation entre le Parlement et les leaders européens au Conseil ? Pour discuter de ces questions, Chris Burns reçoit Paulo Rangel, Vice-Président portugais du groupe parlementaire du PPE. Pour ce dernier, cette nouvelle configuration politique 'va exiger davantage de compromis entre les partis du centre, c'est-à-dire la grande coalition, les verts, les libéraux, le PPE , les sociaux démocrates et même l'ECR, les Conservateurs et Réformistes européens'. Kathleen Van Brempt, membre belge des Socialistes et Démocrates au Parlement européen est sur la même ligne que Paulo Rangel. 'Je suis d'accord avec mon collègue, ce que nous devons faire, c'est trouver les bons compromis et la façon d'aller de l'avant avec l'Europe. Je pense que c'est ce que les gens nous demandent, de leur donner des solutions et de ne pas se polariser', dit-elle. Gerolf Annemans, membre nouvellement élu au Parlement européen et président du parti belge d'extrême droite Vlaams Belang, considéré comme l'un des groupes anti-immigration au Parlement, estime pour sa part que ses deux interlocuteurs dans ce débat sont 'des fédéralistes'. Il affirme que 'les États membres doivent rester la pierre angulaire de l'Europe. Nous voulons redonner du pouvoir aux États membres', assure-t-il.
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'Regardez nos sourires'... Marine Le Pen, s'adressant aux journalistes dubitatifs quant à ses chances de former un groupe parlementaire d'extrême-droite, affiche la confiance. La patronne du FN s'est présentée au Parlement européen accompagnée de ses cinq alliés, du Parti pour la liberté néerlandais, du Parti de la liberté autrichien, de la Ligue du nord italienne et du Vlaams Belang belge. Pour autant, le compte n'y est pas encore. ' Si nous exprimons notre certitude d'avoir un groupe, c'est que vous voyez bien que nous avons cinq nationalités sur les sept nécessaires. C'est donc bien sûr une base extrêmement solide de 38 députés. Nous sortons d'une réunion où nous constatons que les combinaisons possibles sont considérables', a déclaré la dirigeante du Front national. Mais David O'Leary du site internet 'Europe Decides' n'est pas aussi optimiste : 'La défaite du Parti national slovaque (SNS), considéré comme un allié, a été un choc et on voit aussi que les Démocrates suédois hésitent à les rejoindre, donc elle pourrait en fait batailler pour former ce groupe', explique-t-il. Un comité d'accueil attendait la patronne du Front national à Bruxelles. Ils étaient environ 2000 à manifester contre la poussée de l'extrême-droite en Europe et les politiques d'austérité. Guère toutefois de quoi impressionner Marine Le Pen qui promet d'incarner l'europhobie et de bloquer toute nouvelle avancée de l'Union européenne.
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A l'issue des élections européennes, l'Europe sous le choc de la montée des partis populistes et europhobes. Des figures extrêmistes se sont imposées, mais elles ne sont pas toutes prêtes à s'unir dans le futur parlement. Le séisme le plus fort a eu lieu en France, ou le Front National de Marine Le Pen est arrivé en tête. Le FN entend s'allier notamment au FPÖ qui a fait aussi une forte poussée en Autriche. En commun, un rejet net de Bruxelles. Marine Le Pen : 'Les Français ne veulent plus être dirigés du dehors, se soumettre à des lois qu'ils n'ont pas votées, ni obéir à des commissaires qui ne se sont pas soumis à la légitimité du suffrage universel.' Pas question de s'allier au Front National en revanche pour le Ukip en Angleterre. Son dirigeant, le populiste Nigel Farage est apparu triomphant, fort de plus de 27 % des suffrages : 'mon rêve est devenu réalité. Malgré les attaques que nous avons subies ces dernières semaines, les Britanniques ont tenu bon, ils ont soutenu le UKIP et nous avons gagné une élection nationale. Je suis sur la Lune... ' Mais même dans les pays moins touchés par la crise, les extrêmes remportent des victoires. Ainsi au Danemark, le Parti populaire, une formation anti-immigration est arrivée en tête avec 26,7 %. Mais ce parti garde ses distances avec le FN français qu'il accuse d'être antisémite et hostile aux homosexuels, et ilrejette là aussi toute alliance. Et en Grèce, l'extrême-droite sort aussi renforcée avec Aube Dorée, et pour la première fois des néo-nazis vont faire leur entrée au Parlement européen.
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Voici donc à quoi devrait ressembler le nouveau Parlement européen. Les eurosceptiques et les europhobes pourraient obtenir autour de 140 sièges. Le Parti populaire européen qui regroupe les formations conservatrices reste en tête devant les sociaux-démocrates, mais il perd du terrain. Son candidat à la présidence de la Commission, le luxembourgeois Jean-Claude Junker se voit déjà désigné et il tend la main aux socialistes : "je pense que dans les prochains jours et les prochaines semaines, nous devons discuter non seulement des postes et des désignations, mais nous devons examiner les choses en profondeur, et je suis prêt à discuter principalement avec les Socialistes, parce qu'il n'y a pas de majorité hors d'une 'grande coalition' a-t-il déclaré ce matin lors d'une conférence de presse, revendiquant la victoire. Martin Schulz, choisi par les Sociaux-démocrates pour tenter de succéder à José Manuel Barroso, a dans un premier temps remis en question les projections du parlement européen. Pour rappel, depuis le traité de Lisbonne, ce sont les Eurodéputés qui doivent valider le choix des chefs d'Etat et de gouvernement. Faute de majorité claire, les dirigeants européens pourraient être amenés à chercher une personnalité acceptable par tous les députés.
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Les têtes d'affiche européennes ont accompli leur devoir de citoyen ce dimanche. Les personnalités pressenties pour prendre la tête de la Commission européenne se sont rendues aux urnes pour les élections européennes à l'image de l'Allemand Martin Schulz, candidat des socialistes européens. Au Luxembourg, où le vote est obligatoire comme en Belgique et en Grèce, Jean-Claude Juncker, le candidat du Parti populaire européen, autrement dit le centre-droit, s'est également rendu dans son bureau de vote, tout comme Guy Verhofstadt, le candidat des libéraux-démocrates dont il préside le groupe au Parlement depuis 2009. Il est aussi ancien Premier ministre de Belgique. En Grèce, Alexis Tsipras, le leader de la gauche radicale a également voté. Il incarne la ligne anti-austérité en Europe. Enfin, Ska Keller, la 'candidate' écologiste à la présidence de la Commission avait accompli son devoir de citoyenne dès jeudi en envoyant son vote par la poste, une procédure autorisée en Allemagne.
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Double journée électorale pour les Grecs qui vont voter pour les Européennes et le deuxième tour des élections locales. Deux scrutins tests pour le gouvernement de coalition, et plus particulièrement pour Nouvelle Démocratie le parti du Premier ministre qui doit faire face à la percée de la gauche radicale Syriza menée par Alexis Tsipras. 'Cette élection n'aurait dû concerner que l'Europe, mais d'autres dilemmes politiques sont en jeu. Je pense qu'il y aura un grand débat et beaucoup de critiques. Mais il est essentiel que l'on reste dans l'Europe'. 'Cette élection concerne l'Europe, mais aussi la situation en Grèce. Cela concerne les emplois perdus. Voilà pourquoi l'on vote aujourd'hui'. 'C'est une élection cruciale pour la Grèce, après quatre ans d'austérité, et son résultat devrait entraîner d'importants développements et devrait aussi conduire rapidement à des élections nationales.' conclu notre correspondant à Athènes, Stamatis Giannisis.
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En France, la participation était en légère hausse ce midi par rapport aux Européennes de 2009, avec 15,7 %, soit presque un point de 'Je trouve qu'on manque de personnages charismatiques comme jadis. On n'a plus de Jacques Delors ou de Willy Brandt, des personnages de cette taille-là.' 'Je suis père et grand-père. Si ce n'est pas pour moi, c'est pour mes enfants. C'est un enjeu fondamental. C'est l'Europe où on crève.' 'Il y a quelques jours, le ministère de l'Intérieur a donné consigne aux préfets de garder ouverts les bureaux de vote jusqu'à 19h voire 20h, partout où c'est possible. Objectif : permettre au plus grand nombre d'électeurs d'aller voter. Cela aura-t-il réellement un impact sur le taux de participation ? Réponse avec les résultats, dans la soirée' explique notre envoyé spécial à Paris, Olivier Péguy. Selon des chiffres non-officiels, la participation était significativement à la hausse en Allemagne ce matin. Beaucoup ont donc choisi d'exprimer leur opinion par les urnes. 'Je trouve qu'on manque d'informations, surtout pour les jeunes. C'est comme si cette élection avait une importance mineure', dit une jeune J'ai été déçu que pendant la crise économique en Europe, autant de banques aient été sauvées sans contrepartie pour les populations'. Andrea Büring, euronews : 'Si comme prévu, le parti eurosceptique Afd, Alternative pour l'Allemagne, obtient 7 % des suffrages, les conservateurs n'auront plus le choix. Pour éviter de perdre encore plus de voix avant les élections régionales, ils devront arrêter d'éviter les sujets comme les abus du système social et les critiques contre l'euro'.
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Petit tour d'Europe des bureaux de vote. On commence avec la Hongrie à Budapest, où la participation s'élevait à 11,5 % à la mi-journée. 'Je suis venu voter pour donner mon opinion. Je veux influencer sur le futur de mon pays, et là, j'ai l'opportunité de le faire', explique une electrice. 'Toute ma famille est venue voter, je ne peux pas être le seul à ne pas le faire', plaisante cet homme. 'Il y a un mois et demi, la Hongrie a tenu des élections parlementaires. Plus de 61 % des électeurs sont venus mettre leur bulletin dans l'urne. Selon les analystes, la participation de ce dimanche ne devrait pas vraiment s'en approcher. La seule question est donc combien de votes l'extrême-droite eurosceptique peut-elle mobiliser', dit notre correspondante à Budapest Beatrix Asboth. A la mi-journée, la participation en Italie était de 14,35%. Rencontre à la sortie des urnes à Rome. 'Je ne pense pas que les élections européennes soient moins importantes que les autres. Au contraire, je pense qu'elles sont essentielles, surtout dans un moment comme celui que nous vivons', explique une femme. 'Que voulez-vous dire par là ?', demande notre journaliste. 'Parce qu'il y a beaucoup d'anti-européens, on entend beaucoup les anti-européens, et je ne pense pas que cela soit juste', conclu-t-elle. 'Nous n'avons pas beaucoup parlé des élections, personne n'en parle. Mais je crois que nous sommes toujours dans l'Europe, nous avons la monnaie commune, nous payons des impôts, donc il est important de prendre soin de l'Europe', dit un électeur Simona Volta, euronews: 'Parce que c'est un devoir, mais aussi parce que c'est un droit. Voilà en substance ce que disent les électeurs italiens que nous avons rencontré à la sortie des urnes à Rome et qui sont venu choisir le Parlement européen.'
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Dernière ligne droite pour les européennes avec la plus importante journée, 21 des 28 Etats-membres sont aux urnes, dont la France métropolitaine et la Belgique. En Belgique, le vote est obligatoire tout comme au Luxembourg, en Grèce ou à Chypre. Ailleurs, le taux de participation sera soigneusement scruté, alors que les sondages prévoient un nouveau record d'abstention. La percée attendue des anti-européens est l'autre grande interrogation. Si le parti anti-islam de Geert Wilders a subi un échec aux Pays-Bas, l'Ukip britannique pourrait réaliser un score historique et en France, le Front national a fait la course en tête dans les sondages. En France, 74 sièges sont en jeu, 21 en Belgique. Au total, 751 eurodéputés seront choisis. Et pour la première fois, la couleur du futur Parlement européen influera sur le choix du président de la Commission. Aucun résultat ne pourra être révélé avant la fermeture des derniers bureaux de vote en Italie à 21H00 GMT. Le Parlement européen diffusera vers 20H00 GMT une première projection basée sur des sondages sortie des urnes.
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Alors que l'euroscepticisme semble gagner du terrain, coup de projecteur en Italie sur des citoyens qui attendent, au contraire, beaucoup de l'Europe. C'est le cas des chercheurs, de l'Université " la Sapienza " de Rome. Faute de moyens, ils sont souvent obligés de s'expatrier pour poursuivre leurs recherches. " Il y a peu de postes en Italie et très peu de chances de faire carrière ", explique Maura Casciola, qui a fait ses études en France et aux Etats-Unis. " J'aimerais que l'Europe soit plus unie et que tous les pays européens bénéficient des mêmes avantages ", ajoute-t-elle. L'un des chercheurs de l'université a obtenu une bourse européenne d'un million et demi d'euros pour ses travaux sur l'information quantique. Les fonds européens permettent donc à ces scientifiques de rester travailler dans leur pays. " Les fonds structurels alloués à l'Italie par les programmes européens sur la période 2014-2020 vont atteindre plus de 31 milliards d'euros. L'Union européenne demande à Rome de les utiliser principalement dans la recherche et l'innovation, deux secteurs qui pourraient représenter une vraie opportunité pour l'Italie ", conclut Simona Volta, l'envoyée spéciale d'euronews à Rome. '
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Les élections européennes entrent dans leur phase finale ce dimanche avec une majorité d'électeurs appelés aux urnes. Le vote est programmé dans 21 des 28 États-membres aujourd'hui, dont la France métropolitaine. L'abstention est annoncée d'ores et déjà comme la grande gagnante de ce scrutin, une donnée qui ne sera cependant pas du ressort des Belges, des Luxembourgeois, des Grecs et des Chypriotes puisque le vote dans leur pays est obligatoire. Les Slovaques et les Lettons ont, eux, choisi leurs députés ce samedi, tout comme les habitants de Malte. En France, 193 listes ont été déposées. 74 sièges sont en jeu, contre 21 en Belgique et 6 au Luxembourg. Au total, 751 députés seront choisis pour composer le futur parlement européen à Strasbourg. Et, pour la première fois, ce scrutin proportionnel à un tour devrait influencer le choix du président de la Commission européenne, si l'on en croit le Traité de Lisbonne. Épilogue ce dimanche soir en direct sur euronews.
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Quatre nouveaux pays sont entrés dans la danse électorale européenne : Malte, la Slovaquie, la Lettonie, et la France. Alors que les électeurs de la République tchèque bénéficient d'une journée supplémentaire pour choisir leurs 22 députés, le vote a commencé ce samedi dans les territoires et départements d'outre mer français qui doivent élire trois eurodéputés. Demain, ce sera au tour de la métropole et des 20 autres membres de l'Union européenne. En Belgique, à Chypre, au Luxembourg et en Grèce, voter est obligatoire. Les électeurs grecs seront également appelés à se prononcer sur des élections locales. Ici, les partis politiques ont beaucoup joué sur la peur de la population après la crise économique et les plans d'austérité. Hier, ce sont les Irlandais qui étaient appelés aux urnes pour envoyer 12 députés à Bruxelles et Strasbourg. Le Sinn Fein, membre du groupe de la gauche unitaire européenne, pourrait retrouver un siège d'après les estimations. Le décompte est en cours. De même qu'au Royaume-Uni et aux Pays-Bas où, selon un sondage de sortie des urnes, le parti populiste de Geert Wilders aurait subi un cuisant échec. Résultats dimanche soir en direct à 23h sur euronews.
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400 millions d'électeurs pour combien de votants au final ce dimanche ? C'est l'un des enjeux des élections européennes qui se poursuivent ce samedi dans trois pays supplémentaires : la Lettonie, la Slovaquie et Malte. Les Tchèques disposent, eux, d'une deuxième journée de vote pour faire leur choix. Le président tchèque et le Premier ministre ont donc montré l'exemple. Le Royaume-Uni et les Pays bas avaient ouvert le bal jeudi, l'Irlande votait hier et pour les 21 pays restants, il faudra attendre ce dimanche. L'abstention n'a cessé d'augmenter depuis les premières élections au suffrage universel direct en 1979 pour atteindre 57% en 2009. Reste à savoir si 2014 battra des records. Au total 751 députés vont être élus au parlement européen à Strasbourg lors de ce scrutin proportionnel à un seul tour. la Belgique en choisira vingt-et-un, la France 74 et l'Allemagne 96. Les résultats seront connus dimanche soir.
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La Grèce et l'Union européenne, c'est un peu 'je t'aime, moi non plus', une histoire dont un nouveau chapitre va s'écrire dimanche, jour de vote pour les Européennes et second tour des élections grecques locales. Le parti de gauche radicale, Syriza, a fait campagne sur le rejet d'une Europe qui voudrait mettre la Grèce à sa botte... Son dirigeant, Alexis Tsipras, est le candidat de la Gauche européenne pour la présidence de la Commission : 'Une grande et claire victoire pour Syryza dimanche assurerait la fin du plan de sauvetage, du rançonnement et de la destruction de notre pays, de la soumission et de l'indignité'. Face à la gauche, la coalition gouvernementale droite-gauche soutient elle, au contraire, l'aide européenne, et parie sur le bon-sens de la population. 'Il s'agit de notre dernière chance, et personne ne va nous retenir. C'est cela que les citoyens grecs sont appelés à décider dimanche - avancer avec la croissance, ou retourner à la crise ? Avancer avec la Grèce du futur, ou retour aux vieux slogans du passé, retour aux politiques qui ont échoué ?' A surveiller avec attention, les néo-nazis d'Aube Dorée, qui se trouvent derrière, en embuscade.
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Après les Pays-Bas et la Grande-Bretagne jeudi, les élections européennes se poursuivaient ce vendredi en République tchèque et en Irlande. Les trois millions d'électeurs Irlandais étaient invités à se rendre aux urnes pour élire 11 parlementaires. Ce vote intervient cinq mois après la sortie du pays d'un programme de sauvetage parrainé par l'UE et le FMI. Le très à gauche président de l'Irlande, dont le pouvoir est symbolique, a donné l'exemple à Dublin où il a voté, accompagné de son épouse. Le Premier ministre Enda Kenny, chef du parti de centre-droit Fine Gael a lui aussi fait son devoir de citoyen. Son parti pourrait remporter quatre sièges européens, selon les sondages. Les Républicains, derrière leur leader Gerry Adams, pourraient, eux obtenir leur premier siège au sein du Parlement européen. Les Tchèques votaient aussi ce vendredi. Les quelque 10,5 millions d'habitants de la République tchèque étaient invités à élire leurs 22 représentants européens. L'Irlande et la République Tchèque votaient après l'échec essuyé jeudi par les populistes eurosceptiques néerlandais.
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Contre toute attente, alors que les sondages donnait le parti pour la Liberté en tête, les électeurs néerlandais lui ont infligé un cuisant échec. Les estimations de sorties des urnes le placent quatrième, derrière les Centristes de D66, les Chrétiens-démocrates et les Libéraux. Il ne serait crédité que de 12,2% des voix. Sur le visage fatigué de Geert Wilders se lisait la déception : 'mes amis, merci pour ces applaudissements. Je peux seulement dire que vous et moi, nous nous sommes battus comme des lions. Et honnêtement, ce que dit ce sondage de sorties des urnes est décevant. Ne compliquons pas les choses, les résultats, qui devraient se rapprocher de ces estimations, sont décevants. Apparemment nous allons passer de cinq sièges au Parlement européen à trois sièges'. A trop critiquer l'Europe, Geert Wilders aurait-il contribué au manque de mobilisation de ses partisans ? Sans doute. Le taux de participation s'est élevé à 37%, comme en 2009, mais les europhiles se sont rendus aux urnes. Cette défaite ne devrait toutefois pas entamer la montée des populistes et eurosceptiques ailleurs en Europe.
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Au lendemain du coup d'envoi donné par les Pays-Bas et le Royaume-Uni, c'est au tour des électeurs irlandais et tchèques de se rendre aux urnes pour les européennes. En République tchèque, le scrutin se poursuivra samedi. Dans ce pays, longtemps perçu comme le plus eurosceptique d'Europe centrale et orientale, les pro-européens devraient arriver en bonne place selon les sondages. Les premiers résultats officiels de ces élections étalées sur 4 jours dans 28 pays seront connus dimanche soir. Mais dès jeudi soir, des sondages réalisés à la sortie des urnes ont été publiés aux Pays-Bas, faisant état d'un score décevant pour le populiste et europhobe Geert Wilders. Son parti n'est crédité que de 12,2% des voix contre 17% cinq ans auparavant. Selon la même source, les centristes et les chrétiens-démocrates arriveraient en tête avec plus de 15%. Geert Wilders a conclu une alliance avec le Front National de Marine Le Pen et il espère rallier d'autres mouvements eurosceptiques après les élections pour former un groupe parlementaire de poids.
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Au Pays-Bas, on dispose d'une première estimation des élections européennes, les Néerlandais ayant voté ce jeudi. Et c'est un revers pour l'eurosceptique Geert Wilders. D'après un sondage réalisé à la sortie des bureaux de vote par Ipsos, le parti pour la liberté (PVV) arriverait seulement en quatrième position alors que de nombreux sondages le donnait gagnant du scrutin. Ce jeudi soir, l'enquête d'Ipsos publiée par la télévision néerlandaise réalisée à la sortie des urnes, le crédite d'un peu plus de 12% des suffrages, derrière les démocrates-chrétiens, les sociaux-libéraux et les libéraux, trois formations qui, elles, sont pro-européennes. Le parti de Wilders n'aurait plus que 3 sièges au parlement européen, contre 5 actuellement. Les résultats officiels de ces élections ne seront connus que dimanche soir, une fois que tous les bureaux de vote auront fermé dans l'ensemble des pays prenant part au scrutin.
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C'est sous un ciel menaçant qu'ont débuté jeudi, au Royaume-Uni, les élections européennes, un scrutin qui pourrait être marqué par une très forte abstention et une progression du sentiment europhobe. Les Britanniques doivent choisir les 73 députés qui vont les représenter au Parlement européen. Et selon les derniers sondages, les conservateurs, au pouvoir, pourraient arriver en troisième position derrière l'opposition travailliste, la première place revenant à Nigel Farage et à son parti indépendantiste Ukip. L'homme a réussi à séduire l'électorat avec un discours résolument anti-européen : 'L'Union européenne, aujourd'hui, est trop ancrée dans ses principes, et nous, sur l'île, nous sommes séparés du bloc européen'', dit cet électeur. Cet homme a un avis moins tranché : 'Je pense qu'il y a beaucoup de choses qui doivent changer à propos de l'Europe, mais je pense qu'on n'a aucun avantage à sortir de l'Union. On a besoin de l'Europe et l'Europe a besoin de nous.'' Le parti indépendantiste, qui dispose déjà de neuf sièges au Parlement européen, pourrait en gagner une dizaine de plus à l'issue de ces élections, estiment les sondages. Pour David Lea, analyste chez Control Risks, les Britanniques se sentent encore trop éloignés de l'Europe : 'Je crois que les eurosceptiques touchent une corde sensible au Royaume-Uni, car beaucoup d'électeurs ne ressentent pas les bénéfices de l'Union européenne. L'Union leur est étrangère.'' Ces élections européennes font figure de test politique avant les élections générales de l'année prochaine, comme l'explique notre correspondante à Londres Sarah Chappell : ''Le Premier ministre britannique David Cameron a promis un référendum sur l'Europe s'il remporte les élections générales. C'est donc le prochain scrutin national, plutôt que les élections européennes, qui pourrait marquer un véritable tournant dans les relations du Royaume-Uni avec l'Europe.''
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Au Pays-Bas, on dispose d'une première estimation des élections européennes, les Néerlandais ayant voté ce jeudi. Et c'est un revers pour l'eurosceptique Geert Wilders. D'après un sondage réalisé à la sortie des bureaux de vote par Ipsos, le parti pour la liberté (PVV) arriverait seulement en quatrième position alors que de nombreux sondages le donnait gagnant du scrutin. Ce jeudi soir, l'enquête d'Ipsos publiée par la télévision néerlandaise réalisée à la sortie des urnes, le crédite d'un peu plus de 12% des suffrages, derrière les démocrates-chrétiens, les sociaux-libéraux et les libéraux, trois formations qui, elles, sont pro-européennes. Le parti de Wilders n'aurait plus que 3 sièges au parlement européen, contre 5 actuellement. Les résultats officiels de ces élections ne seront connus que dimanche soir, une fois que tous les bureaux de vote auront fermé dans l'ensemble des pays prenant part au scrutin.
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Au Pays-Bas, on dispose d'une première estimation des élections européennes, les Néerlandais ayant voté ce jeudi. Et c'est un revers pour l'eurosceptique Geert Wilders. D'après un sondage réalisé à la sortie des bureaux de vote par Ipsos, le parti pour la liberté (PVV) arriverait seulement en quatrième position alors que de nombreux sondages le donnait gagnant du scrutin. Ce jeudi soir, l'enquête d'Ipsos publiée par la télévision néerlandaise réalisée à la sortie des urnes, le crédite d'un peu plus de 12% des suffrages, derrière les démocrates-chrétiens, les sociaux-libéraux et les libéraux, trois formations qui, elles, sont pro-européennes. Le parti de Wilders n'aurait plus que 3 sièges au parlement européen, contre 5 actuellement. Les résultats officiels de ces élections ne seront connus que dimanche soir, une fois que tous les bureaux de vote auront fermé dans l'ensemble des pays prenant part au scrutin.
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C'est sous un ciel menaçant qu'ont débuté jeudi, au Royaume-Uni, les élections européennes, un scrutin qui pourrait être marqué par une très forte abstention et une progression du sentiment europhobe. Les Britanniques doivent choisir les 73 députés qui vont les représenter au Parlement européen. Et selon les derniers sondages, les conservateurs, au pouvoir, pourraient arriver en troisième position derrière l'opposition travailliste, la première place revenant à Nigel Farage et à son parti indépendantiste Ukip. L'homme a réussi à séduire l'électorat avec un discours résolument anti-européen : 'L'Union européenne, aujourd'hui, est trop ancrée dans ses principes, et nous, sur l'île, nous sommes séparés du bloc européen'', dit cet électeur. Cet homme a un avis moins tranché : 'Je pense qu'il y a beaucoup de choses qui doivent changer à propos de l'Europe, mais je pense qu'on n'a aucun avantage à sortir de l'Union. On a besoin de l'Europe et l'Europe a besoin de nous.'' Le parti indépendantiste, qui dispose déjà de neuf sièges au Parlement européen, pourrait en gagner une dizaine de plus à l'issue de ces élections, estiment les sondages. Pour David Lea, analyste chez Control Risks, les Britanniques se sentent encore trop éloignés de l'Europe : 'Je crois que les eurosceptiques touchent une corde sensible au Royaume-Uni, car beaucoup d'électeurs ne ressentent pas les bénéfices de l'Union européenne. L'Union leur est étrangère.'' Ces élections européennes font figure de test politique avant les élections générales de l'année prochaine, comme l'explique notre correspondante à Londres Sarah Chappell : ''Le Premier ministre britannique David Cameron a promis un référendum sur l'Europe s'il remporte les élections générales. C'est donc le prochain scrutin national, plutôt que les élections européennes, qui pourrait marquer un véritable tournant dans les relations du Royaume-Uni avec l'Europe.''
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Il s'agit d'élire directement ce jeudi les députés siégeant au Parlement européen. Le Royaume-Uni envoie 73 représentants et les Pays-bas, membre fondateur de l'Europe ont eux 26 élus. Les autres États voteront entre demain et dimanche. Dans ces deux pays, on suivra particulièrement le score des eurosceptiques et des extrémistes de droite. Deux tendances qui ont le vent en poupe. Peut être siègeront ils côte à côte à Bruxelles et à Strasbourg. Rien n'est encore acté officiellement ni définitivement. Ces premières élections d'après-crise sont un véritable thermomètre de l'opinion des citoyens européens dans les 28 pays de l'Union. Nombres d'entres eux ont été confrontés à des politiques d'austérité qui ont provoqué une flambée du chômage avec dix millions de travailleurs en plus sans emplois depuis le dernier scrutin européen en 2009. Les enjeux intérieurs priment dans beaucoup de pays et certains à l'image du Royaume-Uni s'interrogent ouvertement sur leur place dans l'Union européenne.
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Le scrutin européen en Bulgarie pourrait entraîner des élections législatives anticipées. C'est ce qu'avancent certains si le principal parti d'opposition, le conservateur Gerb, se retrouve en tête dimanche prochain. Selon des médias, des sondages, le placent en seconde position, juste derrière la Coalition pour la Bulgarie conduite par le Parti socialiste. Le gouvernement actuel, soutenu par les socialistes et les libéraux, est minoritaire et a fait face à plusieurs motions de censure depuis sa prise de fonction l'an dernier. Selon le politologue Ognyan Minchev, les élections européennes sont 'd'une importance cruciale' pour la Bulgarie. 'Les très fortes protestations publiques, l'an dernier n'ont pas pu renverser ce gouvernement, pas à cause d'un soutien de l'opinion, mais parce qu'il est aux commandes de toutes les institutions du pouvoir, y compris celle de l'oppression. Les élections européennes seront un autre test de l'opinion publique'. Elles permettront de savoir 'si les électeurs bulgares sont d'accord ou pas d'être gouvernés de cette façon'. À Sofia, certains résidents estiment au contraire qu'il y a peu d'intérêt pour ces élections européennes et que le taux de participation ne sera pas élevé. Seul l'objectif 'd'avoir un gros salaire à Bruxelles, motivent certaines personnes', lance Diana, une résidente. La méfiance est de mise en Bulgarie, où le gouvernement a fait face à des manifestations récurrentes contre la pauvreté et la corruption. Une corruption qui pousserait les Bulgares à faire davantage confiance à l'Union européenne qu'à leurs propres institutions. Autre donnée non-négligeable pour le pays le plus pauvre des 28, ses liens avec la Russie. La Bulgarie dépend presqu'entièrement de Moscou pour son approvisionnement en énergie. Selon des sondages, entre 40 % et 53 % des Bulgares sont opposés à des sanctions contre Moscou. Avec AFP et Reuters

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