Dimanche 9 octobre a lieu le premier tour des primaires socialistes. Pour gagner, les six candidats en lice cultivent farouchement leurs différences. Planet.fr fait le point sur ce qui les distingue vraiment.

Pourquoi vous et pas un autre ? Les six candidats à la primaire socialiste ont tenté de répondre à cette question en jouant chacun sur leurs différences.

Les retraites

Ségolène Royal fait de l'annulation de la réforme des retraites sa priorité. "Je rendrai la retraite à 60 ans aux Français qui ont cotisé suffisamment, et je donnerai une bonification aux années de travaux pénibles pour ceux qui n'ont pas cotisé suffisamment et qui veulent partir à 60 ans," déclare la Présidente du conseil régional de Poitou-Charentes.

Le nucléaire

La candidate Martine Aubry est catégorique en qualifiant le nucléaire "d'énergie du passé". La Première secrétaire du PS prévoit d'ailleurs la sortie du nucléaire dans "vingt ou trente ans au moins".

François Hollande ne se prononce pas sur la question. Avec Manuel Valls, le député de Corrèze préfère être moins catégorique et prévoit, une réduction du nucléaire de "75 à 50% d'ici 2025" grâce notamment à la montée en puissance des énergies renouvelables.

 L'éducation

Pour Jean-Michel Baylet, il est " scandaleux de démanteler l'école". Le sénateur du Tarn-et-Garonne et seul candidat radical des primaires veut "repenser la carte scolaire" et ajoute que "les parents ne peuvent pas faire ce qu'ils veulent".

Martine Aubry va même plus loin. "On ne pourra pas reprendre les vieilles recettes de la gauche qui sont d'ajouter du personnel." La Première secrétaire explique qu'il faudra "plus d'élèves dans les zones qui vont bien et moins dans les zones qui vont mal. "

L'Europe

Arnaud Montebourg le rappelle, il est le seul candidat à avoir voté contre le traité de Lisbonne. Selon le député de Saône-et-Loire, l'Europe est à reconstruire. "L'Europe est l'Europe des marchés, de la finance et de l'austérité. Il faut reconstruire une Europe au service des populations."

L'immigration

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Manuel Valls et Ségolène Royal sont prêts à régulariser les sans-papiers mais au cas par cas, selon des critères "nets et fermes". Pour la Présidente du Poitou-Charentes, "les sans papiers pèsent sur les travailleurs étrangers".

Arnaud Montebourg évoque quant à lui, dans un souci d'équilibre et d'équité, des " critères généreux et humains".