En cas de victoire de leur candidat, ils sont pressentis pour occuper la fonction de Premier ministre. Pour leurs qualités souvent, mais aussi par calcul politique, ils font figure de favoris. Tour d’horizon des talents disponibles pour Matignon.

Nicolas Sarkozy

Le favori : Jean-Louis BorlooAlors qu’il est passé tout près en octobre 2011, le chef de file du Parti Radical - qui a depuis pris ses distances avec la majorité présidentielle - fait figure de grand favori en cas de réélection du président sortant. En le nommant Premier ministre, Nicolas Sarkozy s’assure du soutien des radicaux - qui lui fait cruellement défaut à quelques semaines du premier tour. A noter que les deux hommes entretiennent une profonde amitié.

 

La surprise : Bruno Le MaireCe chiraquien, ancien directeur de cabinet de Villepin, est une figure appréciée à droite. Il bénéficie d’une très solide expérience - il a été secrétaire d'État aux Affaires européennes puis ministre de l’Agriculture - et avait même été pressenti pour remplacer Christine Lagarde à l’Economie, en juillet 2011. Doté d’un grand sens de la diplomatie - sa formation initiale - il bénéficie d’une bonne image et sa nomination permettrait de rassurer une partie de l’électorat de droite de tradition gaulliste.

 

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L’outsider : Maurice LeroyFigure du Nouveau Centre, ministre de la Ville depuis novembre 2010 et président du conseil général de Loir-et-Cher depuis 2004, cet ancien communiste (!) a rallié l’UDF en 2003. Porte-parole de François Bayrou en 2007, il rallie Nicolas Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle. Auquel il est resté fidèle : à l’heure où tous les sondages donnaient le président sortant grand perdant, il n’a eu de cesse d’appeler à l’unité de la droite, et de demander le retrait d’Hervé Morin - avec qui il avait fondé le Nouveau Centre - de la course à la présidentielle. Cette loyauté pourrait lui ouvrir bien des portes.

 

Et les autres : Alain Juppé, Xavier Bertrand, François Sauvadet…