L’UMP n’est pas le seul parti à devoir affronter, comme le dit si bien Nicolas Sarkozy, des "boules puantes". Soupçons de détournements, scandales sexuels, vidéos compromettantes… Retour sur ces affaires, potentielles bombes à retardement.

 

Les frères Guérini

C’est sans doute l’affaire qui a le plus divisé le PS ces derniers mois. Le président du Conseil général des Bouches-du-Rhône et sénateur Jean-Noël Guérini  a été mis en examen pour association de malfaiteurs. Son tort présumé : avoir favorisé son frère Alexandre, acteur économique important de la région, dans un litige financier qui l'opposait à l'agglomération de Salon-de-Provence (13), afin de  lui permettre d'agrandir l'une de ses décharges. Alexandre Guérini est pour sa part mis en examen pour abus de biens sociaux, détournement de fonds et biens publics, blanchiment et corruption active… notamment.

 

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Au-delà des faits eux-mêmes, c’est la gestion de l’affaire qui gêne désormais  les dirigeants du Parti Socialiste et plus particulièrement la première secrétaire, Martine Aubry : alertée dès mars 2011 par le rapport remis par Arnaud Montebourg, elle commence par botter en touche, puis finit par demander sa démission et son exclusion du PS, en cas de mise en examen. Ce qui est chose faite depuis le 8 septembre 2011. Le sénateur a pour part accepté de "se mettre en retrait" du parti. Pour l’instant.