A quinze mois du prochain scrutin présidentiel, Planet.fr, Elus2.0 et l’Ifop ont réalisé la deuxième vague d'enquête de leur Observatoire des 50-65 ans, du 7 au 14 janvier 2011. Cette enquête a été menée après les séquences "réforme des retraites", "remaniement" et dans le contexte du débat autour des primaires organisées par le Parti Socialiste. Cette deuxième étude du Baromètre politique extrait de cet Observatoire, réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 2055 personnes âgée de 50 à 65 ans de , révèle les enseignements suivants :

 

Le rapport des forces politiques observé dans les intentions de vote varie toujours nettement en fonction de l’offre électorale proposée aux électeurs âgés de 50 à 65 ans, notamment au sujet du prétendant socialiste testé. Ainsi, dans deux hypothèses d’intentions de vote, Nicolas Sarkozy devance Martine Aubry (24% contre 21% en faveur de la première Secrétaire du PS) et surclasse nettement Ségolène Royal (25% contre 17%). A l'inverse, opposé à Dominique Strauss-Kahn, l'actuel président est légèrement devancé (24% contre 23%).

 

Cet examen du rapport de force électoral amène deux remarques : d'une part, le chef de l’Etat recueille des scores d’intentions de vote très en-deçà du résultat obtenu par le candidat Sarkozy le 22 avril 2007 auprès de la génération des 50-65 ans (32%). D'autre part, il est frappant de constater que le Parti Socialiste n'en tire guère profit dans les hypothèses de premier tour, marquées par un fort éclatement des intentions de vote. 

Martine Aubry et DSK pâtissent d'un recul de leur score de premier tour

Publicité
A cet égard, Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn, testés lors de la première vague d'enquête, pâtissent d'un recul de leur score de premier tour (respectivement -2 et -3 points). Les tensions et divisions actuelles relatives aux primaires du parti Socialiste, que ce soit dans l'organisation ou dans le choix des candidats, expliquent sans doute ces évolutions.
 
Quelles sont les intentions de votes des 50-65 ans en 2012 ? - planet Réponses et analyses avec Frédéric Dabi (Ifop)