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Les ministres des Finances de l'Union européenne ouvrent la voie à une procédure de sanction contre l'Espagne et le Portugal. Madrid et Lisbonne n'ont pas respecté leurs engagements afin de corriger leurs déficits publics. Le ministre des Finances espagnol a immédiatement annoncé une augmentation de l'impôt sur les sociétés qui devrait rapporter 6 milliards d'euros. " Ce qu'il faut faire c'est donner une impulsion positive ", défend Luis de Guindos. Pour sa part le gouvernement portugais assure ne pas avoir de plan B. Il estime que cette situation est le résultat des politiques menées par les autorités précédentes. Mais le ministre des Finances, Mário Centeno, espère bien convaincre les institutions. Il s'agit d'expliquer à la Commission européenne comment les mesures prises " peuvent remplir nos objectifs et nos engagements à l'avenir ", explique-t-il. Les deux pays ont désormais 10 jours pour présenter leurs arguments.
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Standard and Poor's a dégradé d'un cran jeudi soir la note de la dette long terme de l'Union européennne, de AA+ à AA. Sa perspective passe toutefois de négative à stable. L'agence de notation financière explique cette dégradation par l'incertitude issue du Brexit. Ce jeudi, la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, a rappelé que les traités européens empêchent la négociation d'accords commerciaux entre l'Union et un de ses Etats membres. Un Etat membre ne peut pas non plus négocier seul avec un pays hors Union. Il faudra donc attendre que Londres ait achevé sa sortie, ce qui prendra au moins deux ans. Cecilia Malmström a admis que les 27 aussi en feraient les frais.
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Vendredi noir sur les autres places européennes également. A Paris, le Cac40 dévissait de près de 9% à la mi-séance, tandis que le Dax cédait plus de 7%. Plus affectée encore, la bourse de Madrid chutait de plus de 11%, celle d'Athènes, de près de 14%. Milan quant à elle décrochait de plus de 10%. Comme à Londres, le secteur financier - banques et les assurances - était le plus attaqué, mais la quasi totalité des valeurs buvaient la tasse. Après avoir atteint la veille un plus haut en six semaines contre le billet vert à 1 dollar 14, l'euro évoluait autour d'1 dollar 10, en baisse de 2,8%.
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Des dirigeants posant à Bruxelles pour la traditionnelle photo de famille : celle de l'Union européenne et de ses 28 Etats membres. 28 et peut-être bientôt 27, si les Britanniques optent jeudi pour le ''Brexit'' : ce vote, que David Cameron aura tenté d'éviter, mettrait fin à une idylle de plus de quarante ans. Le 22 janvier 1972, la Grande-Bretagne signe le traité d'adhésion à l'Union européenne, qui entrera en vigueur un an plus tard. 'C'est le plus beau jour de ma vie', s'exclame alors le Premier ministre conservateur Edward Heath. Mais 44 ans après, les Britanniques sont au bord du divorce. David Cameron engage alors un bras de fer avec Bruxelles pour renégocier les conditions d'adhésion : 'Je conclurai un accord, si nous obtenons ce dont la Grande-Bretagne a besoin'', martèle-t-il. Après de longues négociations centrées sur l'immigration, la souveraineté ou la gouvernance économique, le Premier ministre obtient finalement un accord garantissant un ''statut spécial'' au Royaume-Uni au sein des Vingt-Huit. Un accord largement insuffisant aux yeux des eurosceptiques, mais beaucoup trop généreux pour certains partenaires européens qui dénoncent le statut spécial qu'a toujours eu Londres. À Bruxelles et dans toute l'Union européenne, un Brexit aurait sans nul doute l'effet d'un tremblement de terre. C'est un saut dans l'inconnu qui soulève d'innombrables questions. Interview de Jean Quatremer Pour analyser les conséquences d'un Brexit, Euronews a interrogé Jean Quatremer, auteur du blog Coulisses de Bruxelles et correspondant du quotidien français Libération. Euronews : 'Brexit ou pas Brexit, n'est-ce pas l'occasion pour l'Union européenne de se réinventer?' Jean Quatremer : 'Je crois que finalement si les Britanniques restent, on aura un problème, parce que là, ça va être 'business as usual', car on va faire comme si rien ne se sera passé, on va négocier de nouveau des dérogations pour les Britanniques, on va avoir un David Cameron 'Imperator', car ce sera le seul dirigeant européen qui en 20 ans aura gagné un referendum sur l'Europe - et quel referendum et avec quel peuple!-, et donc on va être incapable de lui refuser quoique ce soit. Ça va être terrible. Mais en revanche, s'ils sortent, ça sera un choc, et je crois que le choc sera puissant, puisque l'on perd l'une des principales économies de l'Union européenne, 25% du PIB de l'Union qui s'en va, ce n'est pas rien, et bien là on sera obligé évidemment de proposer un nouveau projet ou au moins de renforcer la zone euro pour résister aux turbulences des marchés financiers et aux problèmes économiques qui en découleront.' Euronews : 'Ne faut-il pas craindre un effet domino en Europe? Beaucoup de pays ont la possibilité d'organiser des referendums, que ce soit aux Pays-Bas, au Danemark, en Finlande par exemple?' Jean Quatremer : 'Peut-être qu'il faudra des referendum partout pour clarifier les choses au moins pour 10 ou 20 ans, pourquoi pas! Peut-on continuer de construire l'Europe avec des pays qui n'en ont aucune envie, avec des citoyens qui ne croient plus au projet européen? En l'occurrence, je ne suis pas sûr qu'il y aurait beaucoup de sorties. Dans les pays d'Europe de l'Est, qui sont si braillards, si anti-européens? Il faut savoir qu'ils reçoivent 4% de leur PIB chaque année du budget européen, ça pousse à rester parce que (sortir) ça veut dire une chute de croissance de 4%, on y pensera. De même la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, auront-ils un intérêt à sortir de l'UE? Sauf la France si c'est Marine Le Pen qui devient un jour Président de la République et encore même là, les Français savent où est leur intérêt!' Euronews : 'Comment jugez-vous David Cameron qui met en jeu l'avenir de son pays mais aussi celui de toute l'Union européenne ?' Jean Quatremer : 'Je crois que David Cameron restera dans les livres d'histoire comme un génie politique toute catégorie : quelqu'un qui pour régler un problème interne au Parti Conservateur, convoque un referendum sur l'Europe, après avoir passé quasiment 7 ans à dire 'pis que pendre' sur l'Union européenne, se retrouve avec ce referendum et maintenant plaide exactement l'inverse de ce qu'il a dit pendant 7 ans, risque de le perdre, de pousser la Grande Bretagne dans le précipice, ou dans un certain isolationnisme dont elle sortira affaiblie, et risque de provoquer une crise européenne, voire une crise mondiale, comme l'a dit Barack Obama, quel génie! Churchill doit se retourner dans sa tombe!' Euronews : 'Que pourrait être le statut futur du Royaume-Uni?' Jean Quatremer : 'Je suis de plus en plus persuadé que la Grande-Bretagne, ça sera un pays tiers sans aucun accord. Pourquoi? Parce que tous les accords signés avec l'Union européenne impliquent des sacrifices en matière de souveraineté. Il y a plusieurs statuts possibles: le maximum c'est l'Espace Économique Européen - la Norvège, le Liechtenstein, l'Islande -, mais là ça veut dire une contribution au budget européen, accepter toutes les normes européennes, c'est ce que on appelle la démocratie par fax, vous recevez par fax les règlements et les directives que vous devez transposer dans votre droit, et donc ça pas question évidemment. Deux: il y a le statut de la Suisse, donc des accords bilatéraux, mais même chose, vous devez contribuer au budget européen, et il faut accepter des politiques dont vous ne voulez pas, par exemple la libre circulation des travailleurs, et cela la Grande-Bretagne le refusera. Alors vous pouvez aussi négocier un statut à la Turque, avec l'Union douanière mais cela pose des problèmes parce que l'Union Douanière, cela concerne la libre circulation des biens, mais pas des services, et qu'est-ce qu'exportent les Britanniques? Les services, donc l'Union douanière ne les intéressera pas. Alors un accord de libre échange? Même chose, ils devront respecter nos normes. Donc je ne vois pas quel type d'accord pourrait satisfaire un Boris Johnson, qui deviendrait en cas de Brexit sans doute le prochain Premier ministre, parce que cela voudrait dire des abandons de souveraineté. Donc après une explosion de souverainisme, leur destin c'est le Zimbabwe!'
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Les sondages concernant le Brexit ont toute l'attention des marchés, à l'approche de la réunion de la FED et de la Banque d'Angleterre cette semaine... Particulièrement la dernière enquête d'opinion donnant en fin de semaine le Brexit vainqueur avec dix points d'avance. Les marchés asiatiques ont connu leur pire journée en quatre mois ce lundi. A Tokyo, l'euro est tombé à son plus bas niveau depuis plus de trois ans face au yen (119,11). Le yen, devise refuge, est en forte hausse, ainsi que l'or sur le marché des matières. Les marchés européens, plus préparés au scénario du Brexit, chutaient de 1% à l'ouverture ce lundi, en recul depuis quatre séances d'affilée. Dans le même temps la livre sterling descendait à son niveau le plus bas en huit semaines à 1,41 dollar. D'après le Financial Times les positions spéculatives, pariant sur une baisse de la livre ont doublé à 6 milliards de dollars.
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A plus de deux semaines du référendum sur le Brexit, les Britanniques restent profondément divisés sur la question. C'est le cas en particulier dans les petites et moyennes entreprises qui emploient, à elles seules, quelque quinze millions de personnes. Et à l'approche de ce vote crucial, beaucoup de ces PME ne savent pas encore quel camp choisir. Une incertitude somme toute logique, comme l'explique le Dr Angus Armstrong, directeur en macroéconomie, à l'Institut national de recherche économique et sociale : 'Aucun pays de la taille du Royaume-Uni n'a jamais quitté une telle union économique. En d'autres mots, il n'y a pas de précédents dans le passé qui permet de tirer des leçons. On navigue en terrain inconnu.' Reid Steel, une entreprise, spécialisée dans l'acier de construction, est favorable à la sortie du pays de l'Union européenne. Son directeur Simon Boyd dénonce l'excès de réglementation : 'Je crois qu'on doit saisir cette opportunité de sortir de l'union. C'est une opportunité unique de reprendre le contrôle de notre destinée. Du point de vue commercial, l'Union européenne a été très mauvaise pour nous. Nous sommes sur-réglementés et freinés à cause de cette réglementation.'' Changement de décor et de camp : ''East End Foods' est une entreprise spécialisée dans les plats orientaux qu'elle exporte à travers le Vieux-Continent. Son PDG, Jason Wouhra, redoute d'être contraint de revoir tous ses emballages, en cas de Brexit. Des changements particulièrement coûteux : 'La facilitation des échanges est l'un des points clés, du point de vue commercial. Adminsitrativement, c'est plus simple de vendre en Europe. Il n'y a qu'une seule demande d'enregistrement à faire pour les produits de la marque, c'est plus économique, plus efficace. Il y a donc beaucoup d'avantages, qui ont aidé les entreprises.'' L'incertitude liée au Brexit pèse sur la livre sterling qui a cédé 1 % ce lundi face au dollar. Un nouveau décrochage qui intervient après la publication de deux sondages, donnant une courte avance au camp du Brexit.
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C'est depuis Vienne que la Banque Centrale Européenne a annoncé, sans surprise dans un contexte d'inflation négative, le maintien en l'état de sa politique de taux zéro. Le taux de dépôt qui s'applique sur les liquidités en excès stockées par les banques pour 24 heures auprès de la BCE, il reste négatif à -0,40%. Le taux de prêt marginal, auquel les banques empruntent pour 24 heures à ses guichets, demeure quant à lui à 0,25%. Les taux resteront longtemps à ce niveau #BCE en direct https://t.co/YozzxKkcUh ecb #Europe pic.twitter.com/6m1922FLYC- L'Echo (lecho) 2 juin 2016 Relèvement des prévisions de croissance et d'inflation Plus surprenant : la banque centrale a relevé ses prévisions de croissance et d'inflation. Elle table désormais sur une hausse de 1,6% du PIB cette année en zone euro et sur une inflation de 0,2%. 'Les dernières données indiquent une croissance continue au deuxième trimestre, bien que probablement plus faible qu'au premier. Pour l'avenir, nous anticipons une croissance économique modérée mais à un rythme régulier,' a précisé son président, Mario Draghi, qui veut y voir les effets de sa politique accommodante. Concernant son programme de rachat d'actifs, la BCE commencera à acquérir des obligations d'entreprises à partir du 8 juin. Pas de faveurs pour les banques grecques Beaucoup attendaient par ailleurs la réactivation du waiver(littéralement 'dérogation'), ce régime de faveur accordé jusqu'à début 2015 aux banques grecques. Il leur permettait de se refinancer gratuitement auprès de la BCE en échange d'obligations souveraines grecques, en dépit de leur classement en catégorie spéculative. Mais la BCE a dit non. 'L'Eurogroupe a demandé aux institutions de vérifier l'application d'actions préalables aux termes du protocole d'accord complémentaire. Des discussions sont en cours avec le gouvernement grec. Une fois ces actions préalables mises en oeuvre, le conseil des gouverneurs prendra une décision en faveur du rétablissement du _waiver,_' a expliqué Mario Draghi. La #BCE relève sa prévision d'inflation de la zone euro pour 2016, à 0,2% https://t.co/YozzxKkcUh ecb #Europe- L'Echo (lecho) 2 juin 2016 Contre un Brexit Enfin la BCE s'est prononcée en faveur du maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne lors du référendum du 23 juin. Mais quel que soit le choix des électeurs britanniques elle se dit 'prête à toutes les éventualités'. Draghi: The ECB has a view that the UK should remain in the EU. Both the UK and the EU benefit.- ECB (@ecb) 2 juin 2016
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L'inflation est restée négative pour le deuxième mois consécutif en mai en zone euro. Sur un an, elle s'affiche à -0,1%, conformément aux attentes. C'est légèrement mieux qu'en avril (-0,2%), grâce à un ralentissement de la baisse des prix de l'énergie. L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors alimentation et énergie, ressort quant à elle, en rythme annuel, à 0,8% en mai, contre 0,7% en avril. Chômage stable Taux de chômage en avril 2016 8,7 % dans l'UE 10,2 % dans la zone euro 9,9 % en Francehttps://t.co/DYlQc7c7lv pic.twitter.com/wI0SLTKZDe- Parlement européen (@Europarl_FR) 31 mai 2016 Sur le front de l'emploi, le taux de chômage est resté stable en zone euro en avril à 10,2%. Les chiffres allemands pour mai laissent espérer une embellie pour l'ensemble de l'union monétaire. Le taux de chômage y est tombé à 6,1%, son plus bas niveau depuis la réunification du pays en 1990. Avec Reuters.
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Un an de récession, des destructions d'emplois et une chute de la livre Sterling : le dernier rapport du Trésor britannique sur les conséquences d'un Brexit vient fournir des munitions aux partisans du maintien du pays dans l'Union européenne. Peurs économiques... Crédité d'une courte avance à un mois du référendum, le camp du premier ministre David Cameron en a bien besoin. 'Le choc qu'accuserait notre économie en quittant l'Europe plongerait le pays en récession. Ce pourrait être la première récession auto-infligée de notre histoire,' a-t-il martelé alors qu'il faisait campagne dans une enseigne de bricolage ce lundi. With George_Osborne at BandQ as Treasury analysis shows leaving EU would trigger recession and cost 500,000 jobs. pic.twitter.com/4A1ADb5tpU- David Cameron (@David_Cameron) 23 mai 2016 Aux côtés de David Cameron, le ministre des Finances, George Osborne, a précisé : 'sous deux ans, au moins un demi-million d'emplois seraient perdus. Et c'est l'estimation la plus basse. La Grande-Bretagne pourrait perdre jusqu'à 820.000 emplois.' Sterling will fall by 12% if we vote to Leave - making foreign holidays and imports from abroad more expensive- George Osborne (@George_Osborne) 23 mai 2016 ...Contre épouvantail migratoire Les partisans du Brexit ont aussitôt dénoncé une étude biaisée. Ironisant sur 'le camp de la peur', leur fer de lance, l'ancien maire de Londres Boris Johnson, a attiré l'attention sur l'argent à récupérer. 'Pourquoi envoyons-nous 10 milliards de livres net par an à Bruxelles ? Une partie est dépensée par des amis, une autre soutient la tauromachie en Espagne. Pensez-vous que les contribuables britanniques devraient soutenir la corrida espagnole ? Absolument pas !' s'est-il insurgé à York. Un argument à même de faire mouche auprès des Britanniques, hautement sensibilisés à la cause animale. Fantastic to be in beautiful York earlier today - one month until Brexit vote_leave pic.twitter.com/HGCLyYVkeD- Boris Johnson (BorisJohnson) 23 mai 2016 Les pro-Brexit surfent eux aussi sur les peurs de leurs compatriotes. Ainsi, dans leur campagne d'affichage, ils agitent allègrement l'épouvantail de l'immigration.
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Et si les taux zéro profitaient finalement à l'Allemagne ? C'est en tout cas grâce à la consommation que la croissance de la première économie de la zone euro a plus que doublé au premier trimestre, par rapport au trimestre précédent. Dans sa seconde estimation, l'office européen des statistiques Eurostat la donne à 0,7%. Dopées par des salaires en hausse, les dépenses des ménages ont compensé la baisse des exportations, pénalisées par un euro fort et le ralentissement des pays émergents. Berlin s'attend toutefois à un essoufflement de ses performances sur le reste de l'année. Dans l'ensemble de la zone euro, la croissance s'affiche à 0,5%, contre 0,6% estimés précédemment. La France, deuxième économie du bloc, se situe exactement dans la moyenne (+0,5%), grâce à la demande intérieure. L'Italie, troisième économie de l'eurozone, reste à 0,3%, emmenée par l'expansion de l'activité dans l'industrie et les services, mais freinée par la contraction de son secteur agricole. Euro area GDP +0.5% in Q1 2016, +1.5% compared with Q1 2015 #Eurostat - https://t.co/2QJTE7cGun pic.twitter.com/bR8ImtvCDC- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 13 mai 2016 On notera la belle performance de l'Espagne avec une croissance de 0,8%, comme au trimestre précédent. Enfin la Grèce affiche une croissance négative de 0,4% selon Elstat, le bureau national des statistiques. C'est toutefois mieux que prévu.
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Les Britanniques n'ont rien à gagner à quitter l'Union européenne : c'est en substance le message adressé ce vendredi à Londres par la Directrice générale du Fonds monétaire international aux partisans du Brexit. Un enjeu international A ces derniers, qui l'accusent de s'immiscer dans les affaires politiques britanniques, Christine Lagarde a rappelé l'enjeu international du référendum du 23 juin. 'Ce n'est pas qu'une question intérieure. Je sais que c'est une grande question domestique, pour beaucoup d'entre vous, mais c'est aussi une question internationale. Au cours des six derniers mois, sur tous les pays où je me suis rendue à travers le monde, il n'y en a pas eu un où l'on ne m'ait pas interrogée sur les conséquences économiques d'un Brexit,' a expliqué la patronne du FMI. Lagarde: Brexit represents a significant downside risk and is an international issue that concerns the whole world- IMF (@IMFNews) 13 maggio 2016 L'incertitude, ennemie de la croissance Selon le FMI, parce qu'il obligerait à redéfinir les relations commerciales avec plus de 80 pays, un Brexit entamerait la confiance des milieux d'affaires, ferait chuter l'investissement et la bourse. 'La négociation de nouveaux arrangements avec l'Union européenne et d'autres partenaires commerciaux pourrait, à notre avis, conduire à une période prolongée d'incertitude, et plus cette incertitude durera, plus elle pèsera lourdement sur l'investissement et la croissance,' a mis en garde Christine Lagarde. Nouveau rapport en juin Le manque à gagner pour le PIB britannique serait compris entre 1,5 et 9,5%, contre un rebond de la croissance au deuxième semestre en cas de maintien dans l'Union. Le FMI publiera un nouveau rapport sur le Brexit une semaine avant le référendum.
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La reprise s'annonce poussive au deuxième trimestre en zone euro. Certes, avec 0,6% de croissance au trimestre dernier, le bloc a fait mieux que les Etats-Unis, mais la consommation des ménages s'est affaissée en mars. Publiées ce mercredi, les ventes au détail, qui en sont le meilleur baromètre ont en effet reculé de 0,5% - plus que prévu - sur la période, la nourriture, les boissons et le tabac étant les plus affectés. Breaking! #Eurozone retail sales fall more than expected (-0.5%) in March. YoY +2.1%, comfortably beating the US. pic.twitter.com/KR3xLOQNFo- jeroen blokland (@jsblokland) 4 de maio de 2016 Autre indicateur de mauvaise augure, l'indice Markit des directeurs d'achat qui donne une idée du dynamisme de la croissance de l'activité privée. Il s'est tassé à 53 points en avril, contre 53,1 en mars. Au-dessus de 50, il reste en phase d'expansion, mais s'essouffle. Latest #PMI results suggest that #eurozone remains in low gear at start of second quarter https://t.co/MUVsxuXObc pic.twitter.com/1KJfDLJTDz- Markit Economics (@MarkitEconomics) 4 de maio de 2016 L'indice mesurant l'activité dans le secteur des services est resté stable à 53 points 1, son plus faible rythme de croissance en 14 mois.
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Les dépenses associées à l'accueil des réfugiés peuvent renforcer l'économie. C'est l'avis défendu par le Commissaire européen chargé des Affaires économiques et financières lors de la présentation des prévisions pour 2016 et 2017. Pierre Moscovici a donné l'exemple de l'Allemagne. Le pays pourra compter sur une croissance de 1,6%. " Elle est soutenue par des fondamentaux économiques solides, ainsi que des dépenses publiques liées à l'accueil des demandeurs d'asile, dont l'impact économique - je parle bien de l'impact économique - est assurément positif ", a-t-il précisé. Au niveau européen la croissance devrait continuer sa progression aux cours des deux prochaines années mais modérément selon la Commission. Ces perspectives modestes s'expliquent par une détérioration des performances des partenaires commerciaux de l'Union. La croissance devrait atteindre respectivement 1,6% et 1,8% en 2016 et 2017 dans la zone euro. Pour l'ensemble de l'Union, elle devrait être de 1,8% et 1,9% sur la même période.
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Patience : c'est le message adressé par le Président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, à l'ensemble de la zone euro, après l'annonce d'un statu quo sur les taux. L'institution monétaire a laissé son principal taux directeur à zéro. Son taux de prêt marginal, auquel les banques empruntent à ses guichets pour 24 heures, est maintenu à 0,25%, tandis que le taux de dépôt, qui s'applique aux banques plaçant leurs surplus de liquidités auprès d'elle pour 24 heures, est maintenu à -0,40%. Monetary policy decisions: rates unchanged https://t.co/ZxI4DTVxHv- ECB (@ecb) 21 April 2016 Mario Draghi a estimé qu'il fallait laisser du temps à ses mesures pour dévoiler pleinement leurs effets. Ce sera également le cas pour le rachat inédit de dettes d'entreprises annoncé en mars mais et qui commencera en juin. Il en a d'ailleurs précisé les conditions. 'Si une entreprise possède une banque, mais que sa maison mère n'est pas une banque, elle sera éligible. Mais si la maison mère est une banque, alors elle sera exclue du programme. Le risque sera pleinement partagé. La maturité sera de 30 ans maximum. Et l'émission sera limitée à 70% de la dette d'une entreprise.' Si les dettes bancaires en sont exclues, celles des assureurs seront éligibles. Au total, le montant des rachats de dette publique et privée restera à 80 milliards d'euros par mois. Depuis le mois dernier, ces rachats sont assortis de prêts gratuits aux banques. Gouvernements, au travail ! Mario Draghi a de nouveau promis d'utiliser tous les instruments disponibles pour faire circuler l'argent, relancer l'activité et l'inflation. N'en déplaise à Berlin. 'Nous obéissons à la loi, pas aux politiques, parce que nous sommes indépendants,' a-t-il lancé, dans sa toute première réponse aux critiques de l'Allemagne, où l'épargne traditionnellement forte est pénalisée par la politique de taux zéro. Draghi: We obey the law, not politicians- ECB (@ecb) 21 avril 2016 Mario Draghi en a profité pour appeler les gouvernements à faire eux aussi leur travail - à savoir, des réformes structurelles pour rendre leur marché du travail plus flexible et favoriser l'entreprenariat et la compétition dans les secteurs des biens et des services. La confiance dans la stratégie des sages de Francfort s'étiole alors qu'après avoir reculé en février, les prix ont fait du surplace en mars, là où la BCE vise une inflation proche, mais inférieure à 2%.
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Eurostat revoit à la hausse ses chiffres de l'inflation en zone euro. Elle a finalement été nulle en mars sur un an, là où une première estimation la donnait négative à - 0,1%. Euro area annual inflation up to 0.0% in Mar 2016 (flash estimate -0.1%) #Eurostat https://t.co/9wadOVCPSo pic.twitter.com/eg2SctKn9S- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 14 April 2016 L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors alimentation et énergie, ressort quant à elle à 1% sur un an, contre 0,9% précédemment estimé. La chute continue des prix de l'énergie a été compensée par la hausse des prix de toutes les autres composantes de l'indice. Les services ont tiré la moyenne vers le haut, tout particulièrement les restaurants, bars et locations d'appartements de vacances.
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On ne parle que de cela : les réformes structurelles. Cette semaine Real Economy décrypte cette expression très en vogue. Définition, impacts sur nos vies et nos porte-monnaies et plus important encore, sont-elles vraiment efficaces ? Pour en parler, Pierre Moscovici, le commissaire européen aux affaires économiques en charge du programme des réformes structurelles de la Commission. Nous irons en Irlande, championne de la reprise, pour voir comment s'est effectuée cette embellie économique. Et puis direction l'Allemagne pour analyser le calendrier des réformes. Réformes structurelles, comment ça marche ? Les réformes structurelles sont destinées à rendre notre économie flexible et plus résistante aux chocs. Augmenter la concurrence sur le marché offre plus de choix et par conséquent les prix baissent, stimulant la demande. S'ensuit une hausse de la production et des embauches pour produire encore plus. A long terme, les salaires augmentent. Les réformes structurelles du marché du travail se traduisent à court terme par une baisse des salaires et une hausse du chômage. Sur le long terme, la flexibilité, des contrats de travail par exemple, incite les entreprises à recruter davantage. En théorie, combiner ces deux approches peut stimuler la croissance. Les salariés peuvent compenser leur baisse de revenus par des heures supplémentaires. Et les ménages maintiennent leur pouvoir d'achat grâce à la baisse des prix. Les entreprises augmentent leurs marges et peuvent investir davantage. Ainsi, à long terme, les entreprises vendent plus, l'emploi et les salaires augmentent. L'économie globale devrait s'améliorer. L'Irlande, championne de la reprise Cap sur l'Irlande. Après des années de crise, le tigre celtique a repris de la vigueur. Une embellie économique qui fait des envieux dans la zone euro. Le déficit a diminué et le taux chômage est en en dessous de la moyenne de la zone euro. Même la réduction de sa dette souveraine est en bonne voie. Chez les Keogh, au nord de Dublin, on cultive la pomme de terre depuis des générations. En 2011, alors que les commandes déclinent, Tom et ses frères ont une idée lumineuse : transformer leurs invendus en chips. 'Nous avons démarré cette activité au milieu de la récession en Irlande explique Tom Kheogh. Cela fait maintenant 4 ans et nous avons embauché 27 personnes de plus, c'est la conséquence directe du démarrage de cette nouvelle activité. Nous prévoyons d'embaucher 12 autres personnes cette année. Nous exportons actuellement environ 15% de notre volume dans environ 14 pays à travers le monde.' We're hiring a Sales & Business Development Manager (Export Markets) apply here: https://t.co/E0FXGm9MIB #jobfairy pic.twitter.com/3iQZhqaNU8- Keoghs Farm (@Keoghsfarm) February 15, 2016 Alors que la plupart des entreprises privées licencient dès le début de la crise financière en 2008, le secteur agro-alimentaire est épargné. Même l'Etat taille dans ses effectifs, baisse les salaires des fonctionnaires et augmente leurs impôts. Quand la Troïka arrive, fin 2010, cela fait 2 ans que les salaires sont gelés dans le privé. Les syndicats de la fonction publique ont eux déjà renoncé à la grève contre l'engagement de l'Etat à ne plus rogner les fiches de paie et à ne plus licencier. Début 2012, le chômage culmine à plus de 15 % de la population active. Dublin lance alors un plan d'action pour l'emploi. Objectif : dispenser des formations correspondant aux besoins des entreprises, attirer l'investissement étranger et stimuler un entrepreneuriat tourné vers l'export, comme le business de Tom. Enterprise Ireland est une des 60 agences gouvernementales impliquées dans cette stratégie. 'L'Irlande est un petit marché, alors quand des entreprises irlandaises se lancent, elles doivent se focaliser dès le départ sur l'international souligne Kevin Sherry. Nous les finançons partiellement, nous les aidons à former des des managers, et nous les aidons à se développer à l'international.' Depuis 2012, ce plan a permis de créer 136.000 emplois. Il est soutenu par un impôt sur les sociétés attractif, compris entre 12,5 et 25 % en fonction du secteur d'activité. Pour l'économiste Aidan Regan, cette stratégie s'inscrit dans la continuité des politiques menées en 'Irlande': http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2015/nrp2015_ireland_en.pdf depuis une trentaine d'années. Et quand on lui demande si des réformes structurelles ont joué un rôle dans la reprise irlandaise, sa réponse est catégorique : ' Non. Les investissemens étrangers directs soutiennent la reprise irlandaise, en particulier les exportations et les multinationales américaines. C'est le rôle de l'Etat, d'une entreprise active et d'une politique industrielle. Un marché du travail flexible et un régime fiscale pour les entreprises compétitives sont essentielles. Les réformes structurelles recommandées par la troïka pour la santé, les professions juridiques, n'ont jamais été mises en oeuvre.' Aujourd'hui, nombre d'Irlandais se demandent encore pourquoi la troïka ne s'est pas contentée d'une restructuration bancaire et sont avides de tourner la page de l'austérité. Les défis de l'Allemagne Direction à présent un pays qui fait face à de grands changements démographiques. L'Allemagne a une population vieillissante et a effectué d'importantes réformes du marché du travail en 2003 ainsi que l'an dernier. Mais avec un afflux massif de migrants, elle fait face aujourd'hui à un défi beaucoup plus grand. L'an dernier, l'Allemagne était à contre-courant en Europe. Alors que le reste du continent s'est serré la ceinture, le pays a mis en place un salaire minimum Le marché en Allemagne a beaucoup changé au cours des 10 dernières années. Les réformes effectuées en 2003 avaient pour but de ramener les Allemands dans le monde du travail. Sur cette période, le chômage a été réduit de moitié. Marta's #minijob was turned into a real contract, like 200k other German #workers. It was awesome' she says. pic.twitter.com/LXv77nA2vK- Guillaume Desjardins (@GuilDesjardins) February 17, 2016 Aujourd'hui, l'objectif est d'améliorer les conditions de ceux qui ont été laissés de côté: les jeunes travailleurs, les femmes et les migrants. 'Les réformes Schröder ont détruit il y a 13 ans le marché de l'emploi et son organisation avec comme résultat que tout bon emploi régulier était transformé en emploi précaire souligne Dierk Hirschel, économiste chez Ver. Di. Un temps plein devenait 3 mini-jobs ou temps partiels. Il était vraiment nécessaire de changer de cap et de rétablir l'ordre sur le marché de l'emploi.' Le mini-job, c'est un contrat non soumis aux cotisations sociales. Moins cher pour l'employeur, il est aussi plus flexible. En effet, il ne prévoit aucune obligation en termes de durée de travail. Avec plus de 500 000 emplois vacants en Allemagne dans les secteurs spécialisés tels que l'ingénierie, l'informatique ou la santé, le prochain défi sera de former, d'attirer et de garder les travailleurs qualifiés en Allemagne. Minimum wage in #Germany didn't destroy jobs. It actually helped #minijobers get real contracts. #StructuralReforms pic.twitter.com/IiLuW7OLiq- Guillaume Desjardins (@GuilDesjardins) February 17, 2016 Dans les prochaines années, l'Allemagne va faire l'objet de changements démographiques importants ; le pays vieillit et cela va changer considérablement le visage du marché du travail. _'La croissance allemande est très dépendante des exportations explique David Pothier du German Institute for Economic Research. Et nous avons vu des signes positifs à cet égard, dans les derniers trimestres, avec une demande intérieure plus forte. Ce qui est précisément le type de transition que nous aimerions voir se poursuivre à l'avenir.'_ Et ces transitions continueront à se produire tant que l'économie et la population feront face à des défis futurs, que ce soit le vieillissement, la migration ou la stimulation du marché intérieur. Pierre Moscovici: 'Nous ne devons pas craindre les réformes Maithreyi Seetharaman, euronews La reprise en Irlande suscite beaucoup de questions. Peut-on donner un crédit quelconque aux réformes structurelles ou est-ce le résultat d'un pays flexible ? Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques Je dirais les deux. Même pendant la crise, l'Irlande était une économie ouverte, de petite taille mais avec des spécialisations importantes et un marché du travail très flexible. Mais en même temps il y a eu des réformes sur le plan fiscal parce que le pays était sous programme de la troïka. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas dire que l'Irlande ne fait pas partie du mouvement, de l'initiative BEPS, mais aussi du marché du travail et des produits. Donc dans l'ensemble je pense que la flexibilité et les réformes structurelles fonctionnent ensemble. euronews Comment convaincre les pays d'adhérer surtout quand le processus de réforme se traduit par un ralentissement ? Pierre Moscovici Il y a eu beaucoup d'efforts dans le passé, et il y en a encore aujourd'hui. Je dirais donc que l'impact budgétaire global pour la zone euro est neutre et peut-être légèrement positif hors crise des réfugiés. Mais je pense que nous devons inventer des réformes pour l'avenir, pour l'innovation, la qualité des dépenses publiques - Pour moi, c'est l'aspect le plus important. euronews Comment faites-vous corréler cette idée avec la perception du public que les réformes structurelles équivalent à des décisions financières difficiles, à l'austérité ? Pierre Moscovici C'est vrai que pendant une période, l'assainissement budgétaire a eu un impact négatif sur la croissance. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Nous ne devons pas craindre les réformes. Les réformes ne sont pas assimilées à des inégalités. Au contraire, les investissements sont une question de progrès, l'innovation aussi. Les réformes du marché du travail ont à voir avec la flexibilité, mais aussi la sécurité des individus. euronews L'Allemagne est confrontée à de très grands défis, de quoi a-t-elle besoin dès aujourd'hui ? Pierre Moscovici Les excédents extérieurs de l'Allemagne sont énormes aujourd'hui, de l'ordre de 9% et donc pour moi, cela crée un déséquilibre qui doit être traité- et la réponse est clairement l'investissement. Et puis la crise des réfugiés est arrivée, et d'un point de vue économique, elle peut être une occasion de... euronews Et un grand nombre d'entre eux sont plutôt qualifiés. Pierre Moscovici Oui, ils sont probablement qualifiés, mais pas exactement avec nos critères. Et encore, si je regarde l'Allemagne, il existe des besoins dans le marché du travail , et cela nécessite des politiques publiques, l'apprentissage de la langue, l'adaptation des compétences aux besoins du marché. Des milliards d'euros sont sans doute nécessaires ici. Alors, comment les obtenir ? La première source de ces fonds est nationale. Lorsque Wolfgang Schäuble parle d'une taxe européenne sur l'essence pour financer la crise des réfugiés, je ne suis pas sûr qu'elle soit très populaire, mais je pense que la question mérite d'être posée. Ce débat doit avoir lieu. euronews D'accord, donc si nous transposons ce débat à une échelle européenne, comment gérez-vous la croissance ? Pierre Moscovici Les risques de baisse sont majeurs. Regardez ce qui se passe en Chine. Il y a aussi bien sûr le niveau des prix du pétrole et donc le fait que nous ne sommes pas en déflation, mais en trop faible inflation. Voilà les menaces de demain. Les réfugiés ne sont pas une menace économique. Je dirais que notre croissance dans l'UE et dans la zone euro est moins vulnérable à l'extérieur, si je regarde les chiffres, l'Italie n'est plus en récession. Et l'Espagne est au-dessus de la croissance moyenne. Il y a aussi des problèmes de finances publiques qui doivent être abordés, car d'une part vous avez besoin de réformer et de l'autre part, vous devez soutenir la croissance.
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Le gouverneur de la Banque de France et le président de la Bundesbank ont plaidé ce lundi dans une tribune co-signée et parue dans Le Monde et la Süddeutsche Zeitung pour un renforcement de l'union monétaire. Les deux banquiers centraux proposent une union de financement et d'investissement et une meilleure gouvernance économique. Ils prévoient la création d'un 'Trésor commun à la zone euro, conjointement avec un conseil budgétaire indépendant' (un ministère des Finances de la zone euro dans la version allemande), qui nécessiterait un abandon de souveraineté nationale impensable à court terme. 'En ce qui concerne le renforcement de l'Union monétaire, ou son approfondissement, nous sommes d'accord qu'il est nécessaire d'amender les traités, mais pour l'instant, ce n'est pas vraiment réaliste', a tempéré Wolfgang Schauble, le ministre allemand des Finances, à l'issue du Conseil économique et financier franco-allemand qui se tenait ce mardi à Paris. 'Et nous sommes aussi d'accord de prendre les mesures que nous pouvons, sans changer les traités, nous n'attendrons pas les élections. Chaque semaine, chaque mois, nous travaillons sur ces questions, et nous allons continuer', a-t-il ajouté. Conscient de l'absence d'une majorité politique en faveur de cette solution, le gouvernement allemand parle d'une discussion avant tout théorique. Côté français, on n'exclut pas un tel chantier après 2017. Les banquiers centraux François Villeroy de Galhau et Jens Weidmann proposent donc un plan B si cette intégration échoue politiquement, avec un renforcement des règles, notamment sur le plan budgétaire.
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Dans cette édition, Utalk répond à Maya de Bruxelles : 'Pour lutter contre la précarité et les inégalités, certains préconisent l'instauration d'un revenu universel, aussi appelé revenu de base. De quoi s'agit-il ?' La réponse de Julien Damon, sociologue et professeur associé à Sciences Po : 'Je trouve que la formulation 'revenu universel' est celle qui revient le plus souvent et c'est globalement la plus claire. Même si vous avez d'autres termes que vous avez évoqués - 'revenu de citoyenneté', 'revenu de base', 'revenu inconditionnel' -, l'idée est fondamentalement la même : donner à tous les individus une même somme. 'Caractère inconditionnel' Ce qui est important dans cette idée de revenu universel, c'est son caractère inconditionnel : ce revenu vous est versé par les pouvoirs publics sans condition et sans condition de travail en particulier [que vous soyez au chômage ou en activité, vous y avez droit, ndlr]. Cela dit, vous avez sous des termes variés deux visées très différentes : une visée consistant à compléter l'Etat providence par un revenu de base - une sorte de socle auquel tout le monde pourra avoir accès - et une autre visée consistant à totalement transformer l'Etat providence par un système extrêmement simple, très responsabilisant consistant à donner à chacun un revenu, mais chacun doit alors totalement se débrouiller pour son assurance maladie ou pour sa retraite par exemple. 'Quel financement?' Mille questions se posent derrière tout cela : à quelle échelle géographique met-on en place ce revenu ? Vous avez des villes aujourd'hui qui veulent l'expérimenter qu'il s'agisse de villes aux Pays-Bas ou aux Etats-Unis, ainsi que des pays, au premier rang desquels la Finlande. Autre question : c'est celle naturellement de son financement. La principale source de financement sur laquelle peut se développer un revenu universel, c'est une augmentation des prélèvements obligatoires comme les impôts sur le revenu, les impôts sur les sociétés, mais aussi les impôts sur les dons, les donations et les héritages.' Si vous voulez vous aussi poser une question dans Utalk, veuillez cliquer sur le bouton ci-dessous.
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L'économie européenne est confrontée à de nombreuses incertitudes en 2016, notamment aux craintes liées au terrorisme qui pourraient faire fuir les touristes. L'arrivée massive de migrants en Europe stimulera-t-elle son économie ou la freinera-t-elle ? Certains pays comme l'Allemagne ont besoin de main-d'oeuvre. Y aura-t-il de nouveaux plans de sauvetage en Grèce et ailleurs dans la zone euro ? Que fera la Banque centrale européenne (BCE) en cas de nouvelle hausse des taux d'intérêt américains ? Les prix du pétrole pourraient remonter avec les tensions au Moyen-Orient ou encore en Ukraine. La Chine ralentit et plus globalement, il faut avoir en tête les inquiétudes sur la croissance mondiale. Ce sont tous les facteurs qui pourraient affecter l'économie européenne cette année. Parmi nos invités au Parlement européen à Bruxelles, 'Esther de Lange':http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/38398/ESTHER_DE+LANGE_home.html, vice-présidente du Parlement européen, membre de la Commission des affaires économiques et monétaires et députée européenne néerlandaise issue du PPE, nous répond sur la croissance européenne prévue à 1,5% par des analystes pour 2016. Pour elle, il n'y a pas d'intérêt à débattre du taux de 1,5 ou de 2% tel qu'il est mentionné dans le dernier rapport de la Commission européenne : 'La question, c'est plutôt : est-ce que tout est en ordre chez nous ? C'est vrai quand on compare les chiffres en Europe et aux Etats-Unis que notre déficit d'investissement est un problème, reconnaît-elle. Mais comme j'ai l'habitude de le dire au nom du PPE, si cet investissement signifie de l'emprunt public, un creusement de notre dette, ce n'est pas vers là que nous voulons aller, on a aussi besoin de gouvernements responsables, l'investissement doit permettre de stimuler la croissance, il doit être privé et c'est ce qu'il nous faut pour encourager l'économie,' insiste-t-elle. Autre participant à notre débat, 'Roberto Gualtieri':http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/96892/ROBERTO_GUALTIERI_home.html, président de la Commission des affaires économiques et monétaires et eurodéputé italien du groupe des Socialistes et Démocrates, évoque de son côté l'impact de la crainte inspirée par les attentats terroristes qui a incité beaucoup de gens à ne plus se rendre dans les magasins et aux concerts, à ne plus faire de tourisme. 'Bien sûr que c'est préoccupant, assure-t-il avant d'ajouter : cela veut dire aussi que l'Europe doit mener une politique étrangère sérieuse à ses frontières, je ne pense pas qu'un continent qui veut jouer un rôle dans les affaires géopolitiques puisse le faire avec un handicap, on doit mobiliser des ressources et montrer de la capacité politique à être uni : c'est ce que l'Histoire nous apprend.' Enfin, quant à la capacité des responsables politiques à mener des réformes, notre troisième invité 'Guntram Wolff':http://bruegel.org/author/guntram-b-wolff/ dresse un bilan en demi-teinte de ces deux dernières années : 'De nombreux dossiers ont avancé, mais beaucoup de choses restent en suspens, estime-t-il. Par exemple, on continue de voir des problèmes émerger du système bancaire ; le programme d'assouplissement quantitatif fonctionne, mais il n'est certainement pas suffisant, dit-il. D'un point de vue structurel, on voit que des réformes sont menées dans certains pays, mais pas dans d'autres : donc, sur l'ensemble du champ politique, on est qu'à la moitié du chemin,' assure-t-il. Concernant la situation de la Grèce, 'le problème grec n'est pas résolu (...) le programme s'appuie beaucoup trop sur l'austérité : il est totalement impensable d'aboutir à un excédent primaire de 3,5% en Grèce. Donc il faudra un ajustement et cela passera probablement par un certain effacement de la dette sous une forme ou une autre, la question se posera cette année.'
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Les soldes du Boxing Day ont pris de l'avance à Londres. Traditionnellement, elles débutent le 26 décembre en Grande-Bretagne mais cette année les trois quarts des grandes enseignes britanniques affichent déjà des prix cassés. Les magasins tentent de surfer sur la vague des achats de Noël pour ramener les consommateurs dans leurs boutiques, des clients plus enclins à profiter du soleil qu'à faire du shopping. 'Les réductions ont été plus importantes par rapport aux années précédentes et c'est dû, en partie, aux températures. Les professionnels du vêtement et de la chaussure ont dû anticiper les soldes pour capitaliser sur la demande, qui est bien là au moment de Noël, et essayer de vider leurs stocks accumulés cette année', estime Nick Carroll, expert de la vente au détail chez Mintel. En France, les attentats ont mis un coup d'arrêt aux achats au mois de novembre. D'après Philippe Guilbert, directeur général de Toluna, 'les sites marchands sur internet auraient gagné 800 000 clients ces cinq dernières semaines, alors que les magasins physiques en perdaient eux 2,5 millions'. 'La reprise s'effectue plus lentement qu'elle ne s'était effectuée en janvier, janvier étant la période des soldes. Là, c'est aussi une période importante d'un point de vue commercial puisque c'est la période de fin d'année mais on assiste quand même à un petit changement de comportement des consommateurs', explique Pierre Pellarey, le directeur général du Printemps Haussmann. Au lendemain des attentats, le Trésor français avait estimé que les attaques coûteraient deux milliards d'euros de manque à gagner à l'économie française. Reste à savoir si la magie de Noël va opérer aussi pour les commerçants.
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C'est la saison des bilans. Occasion pour nous de faire le point à Bruxelles sur le Plan d'investissement pour l'Europe lancé en avril qui doit permettre de lever 315 milliards d'euros sur trois ans. Son objectif : favoriser la création d'emplois et la croissance. Commençons par préciser comment fonctionne ce Plan : imaginez un coffre-fort tout neuf. L'Union y dépose tout d'abord, une garantie de 16 milliards d'euros dont 8 milliards provenant de fonds existants. 5 autres milliards sont apportés par la Banque européenne d'investissement (BEI). Donc en théorie, la mise de départ en financement européen dans le cadre de ce Plan est de 21 milliards d'euros sachant que les Etats membres et leurs banques peuvent aussi l'alimenter. De 21 milliards, on passe à 315 milliards La Commission estime d'après son expérience que ces 21 milliards peuvent permettre de mobiliser par effet de levier, 315 milliards d'euros. Chaque euro d'argent public investi doit générer 3 euros en moyenne sous la forme d'une dette subordonnée. L'Union sera donc parmi les créanciers, la dernière à récupérer ses fonds. Les investisseurs privés - incités à participer - transforment ces 3 euros en 15 euros dans le cadre d'une dette de permier rang. Ils seront les premiers à être remboursés. Si tout fonctionne comme prévu, 240 milliards d'euros devraient être attribués à des investissements stratégiques et 75 milliards aux petites et moyennes entreprises (PME). Précisons ensuite qui sont les acteurs de ce Plan : ce nouveau pot commun européen de 21 milliards s'appelle le Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS). Il est géré par la Banque européenne d'investissement (BEI) qui s'occupe aussi du Fonds européen d'investissement (FEI). Instrument moteur : le Fonds européen pour les investissements stratégiques Les projets sont sélectionnés par un comité de direction, un comité d'investissement et un directeur dédié au sein de la BEI. Les dossiers retenus qui nécessairement, créent de l'emploi et contribuent à la croissance appartiennent notamment aux secteurs suivants : infrastructures, énergies renouvelables, éducation et innovation. Les PME européennes peuvent bénéficier du dispositif via le FEI qui les aide dans des projets plus risqués. Si vous voulez y prétendre, vous devez vous adresser aux institutions partenaires de la BEI et du FEI dans votre pays. Si vous êtes un porteur de projet, vous pouvez contacter directement la BEI. En réalité, le FEIS n'est pas un nouveau fonds. Le placer sous le mandat de la BEI permet aux banques d'examiner les demandes selon leurs critères habituels, mais aussi de participer à des projets plus risqués que d'habitude. Depuis avril, 34 projets approuvés Depuis avril, la BEI a approuvé 34 projets stratégiques via le FEIS pour un financement total de cinq milliard d'euros qui devrait permettre de lever 23 milliards de plus. Ils sont menés dans 13 pays : de l'Autriche à la Finlande en passant par l'Irlande. Mais seuls neuf projets ont été signés pour l'instant. La mise en oeuvre du Plan devrait s'accélérer en 2016. Et il y a de quoi faire. Depuis plusieurs années, l'Europe est confrontée au recul massif des investissements avec la crise : entre 2008 et 2013, ils ont baissé d'environ 17%. Relancer la machine est désormais la priorité d'un ensemble d'instruments financiers européens qui vise à inciter les investisseurs à prendre plus de risques. Le nouveau Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS) va ainsi, garantir pour environ 49 milliards d'euros par le biais de la BEI et 12 par le FEI. Le but : mobiliser les capacités d'investissement du secteur privé en particulier. Deux axes de financement : projets stratégiques et soutien aux PME La moitié des 34 projets stratégiques déjà sélectionnés concerne des projets risqués dans les énergies vertes. Les autres sont menés dans la recherche et développement en matière de biotechnologies et de santé, dans les infrastructures numériques et sociales ou encore les transports. De plus, - et c'est un point important -, le dispositif permet aux PME d'accéder à l'emprunt. Mais comme Guntram Wolff du think-tank européen Bruegel, beaucoup estiment que ce plan n'a pas les épaules assez solides pour atteindre son objectif final, à savoir lever 315 milliards d'euros. 'Ce qui compte vraiment pour les investisseurs privés, c'est le retour sur investissement ; la vérité, c'est qu'il n'y a pas tant de réduction du risque que cela du fait de la participation du secteur public et les rendements sont aussi très incertains, estime-t-il avant d'ajouter : Il y a peu d'argent public sur la table et il n'y a pas assez de réformes structurelles et d'initiatives du marché unique qui pourraient de nouveau, rendre l'investissement vraiment attractif.' L'Union européenne a annoncé que d'autres fonds existants pourront participer à cet effort comme les Fonds structurels et d'investissement européens dotés de 450 milliards d'euros. Des outils qui viendront compléter l'action du FEIS. Certains doutes 'J'ai bien peur que l'on ne dégage pas tant que cela d'investissements supplémentaires, souligne Guntram Wolff. Je pense qu'on aura un peu d'investissement qui sera reclassifié, mais on ne voit pas encore vraiment d'investissements supplémentaires,' poursuit-il. Ce qui est encourageant, c'est que malgré un démarrage lent, le Fonds européen d'investissement (FEI) a injecté cette année, 1 milliard et demi d'euros dans 62 opérations destinées à financer des projets portés par des PME européennes en difficulté. Une somme qui devrait permettre de lever en plus, auprès d'investisseurs privés, 19 milliards d'euros. 'De nombreux investisseurs privés sont intéressés, affirme Guntram Wolff. Ce dont ils ont besoin, ajoute-t-il, c'est d'un côté qu'on les rassure sur les risques les plus élevés et de l'autre, qu'ils aient des réformes structurelles et de meilleures prévisions dans le temps.' Rassurer les investisseurs privés, c'est bien l'objectif prioritaire en 2016 pour que la roue de l'investissement en Europe tourne beaucoup plus vite. Pour y voir plus clair sur les perspectives d'avenir de ce plan d'investissement, interrogeons le mieux placé pour répondre à nos questions : le Vice-Président de la Commission européenne en charge des affaires économiques Jyrki Katainen. We will raise awareness of the EU Investment Plan #investEU for all citizens. Aim is to create #jobs and #growth. pic.twitter.com/Tg8eU5VNRJ- Jyrki Katainen (@jyrkikatainen) 10 Décembre 2015 Maithreyi Seetharaman, euronews : 'L'un de vos projets favoris dont vous m'avez parlé, c'est la rénovation énergétique de l'habitat en France. Prenons-le en exemple pour expliquer comment s'articule l'investissement dans un cas comme celui-ci.' Jyrki Katainen : 'En France, trois régions vont mettre en commun 40.000 bâtiments et organiser le financement de leur rénovation. Le nouveau Fonds FEIS va couvrir une partie du risque supporté par les investisseurs privés.' Maithreyi Seetharaman : 'Qui sont les investisseurs stratégiques dans un tel projet ?' Jyrki Katainen : 'Des fonds de pension, des compagnies d'assurance, des banques d'investissement, mais aussi pour une part, des banques nationales de développement. Mais au final, c'est le propriétaire de la maison qui paie aussi la facture.' 'Le Fonds FEIS n'accorde aucune subvention' Maithreyi Seetharaman : 'Pensez-vous que la méthodologie employée pour sélectionner ces projets soit assez claire ?' Jyrki Katainen : 'On doit faire plus en ce sens car il y a des gens qui ont tendance à penser que la Commission sélectionne des projets et que les ressources mises à disposition sont des subventions. En réalité, tous les projets qui peuvent avoir accès à un financement par le biais du FEIS sont sélectionnés au mérite par un comité d'investissement indépendant. Et le Fonds FEIS n'accorde aucune subvention, mais procure des prêts, des garanties, des fonds propres, des quasi-fonds propres et des choses comme ça. Ce doit être des projets qui présentent un risque plus élevé que ceux que soutient la BEI.' Maithreyi Seetharaman : 'D'après vous, son fonctionnement correspond-il davantage à la culture du capital-risque ?' Jyrki Katainen : 'Si on compare le marché européen du capital-risque et le marché américain en la matière, nous sommes loin du niveau de développement qu'il atteint aux Etats-Unis. C'est pour cette raison que le FEIS permet d'assumer plus de risques. Il investit dans d'autres fonds comme les fonds de capital-risque privés. Mais il finance aussi des projets directement sur le mode du capital-risque.' Maithreyi Seetharaman : 'Comment expliquer que pour l'instant, il n'y ait pas plus d'investissements dans les infrastructures de base ?' Jyrki Katainen : 'En général, les investissements dans les infrastructures de base sont de très grande ampleur et cela prend toujours du temps de monter ce type de projet dans sa globalité et c'est probablement l'une des explications que l'on peut donner.' La Chine, des pays du Golfe, des entreprises américaines veulent investir davantage en Europe' Maithreyi Seetharaman : 'La Chine a dit vouloir participer à cet effort d'investissement. Quels sont les autres acteurs mondiaux qui pourraient contribuer à remplir votre objectif de 315 milliards d'euros levés en deux ans ?' Jyrki Katainen : 'J'ai confiance dans le fait que nous allons réussir à financer des projets pour un montant total de 315 milliards d'euros sur deux ans et demi à peu près. On a un groupe de travail commun où il y a l'Union européenne, la Banque européenne d'investissement et les autorités chinoises qui ensemble, essaient de trouver le meilleur vecteur possible pour que les Chinois investissent en Europe. On veut leur donner plus d'opportunités d'investissement par le biais de vecteurs spécifiques : des plate-formes d'investissement, etc. Et ces mêmes plate-formes sont ouvertes à d'autres pays. Il y a de nombreux pays du Golfe, mais aussi des entreprises américaines qui sont intéressés. Je me suis aussi rendu à Singapour où des gestionnaires de fonds m'ont dit qu'ils prévoyaient d'investir davantage en Europe. Le résultat à la fin de cette année, c'est qu'il y aura eu environ 50 milliards d'investissements supplémentaires dans l'économie réelle. L'an prochain, ce devrait être au moins le double. Quand on regarde notre objectif d'investissement en volume - 315 milliards en trois ans - et qu'on compare ce chiffre aux besoins d'investissement à long terme - il nous faut 300 milliards d'euros par an ; donc c'est réalisable comme le FEIS doit lever seulement 315 milliards d'euros sur trois ans.' Maithreyi Seetharaman : 'Comment inciter les investisseurs à participer de nouveau ?' Jyrki Katainen : 'Tout d'abord, nous aurons un résultat concret au printemps prochain avec le lancement du Portail européen de projets d'investissement : c'est un site internet de dimension européenne où les promoteurs de projet à la fois publics et privés peuvent présenter leur projet et avoir ainsi une plus grande visibilité. Deuxièmement, nous ferons des propositions concrètes pour harmoniser au niveau du marché intérieur, le Marché unique mumérique par exemple. Concernant l'Union des marchés des capitaux, au début de l'année prochaine, nous rendrons plus flexibles, les exigences relatives aux capitaux des compagnies d'assurance. Ce qui va aider ces entreprises à investir dans l'économie réelle. Dans le secteur du marché de l'énergie et en matière d'économie circulaire, nous allons harmoniser la réglementation. Essentiellement, l'Europe a choisi d'aller de l'avant en créant de nouveaux marchés plutôt que de sécuriser l'existant.'
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L'inflation fait décidément du sur place en zone euro. La première estimation de l'office européen de statistiques Eurostat la donne stable à 0,1 % sur un an en novembre, là où les économistes l'espéraient en légère hausse à 0,2 %. L'inflation n'a plus renoué avec l'objectif de 2 % de la Banque centrale européenne depuis début 2013. Certes, la chute des cours des hydrocarbures tire la tendance vers le bas. Mais le phénomène est d'autant plus inquiétant que l'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors énergie, alimentation, alcool et tabac, a elle reculé sur un an, passant de 1,1 % en octobre à 0,9 %. La BCE pourrait donc décider, dès sa réunion ce jeudi, d'augmenter ses rachats d'actifs de 60 à 75 milliards d'euros par mois, voire l'étendre aux obligations d'entreprises et aux marchés d'actions. Elle pourrait aussi réduire son taux de dépôt, négatif depuis juin 2014, de - 0,2 % à - 0,3 %, pour inciter les banques à investir dans l'économie réelle.
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Dans cette édition, une question de Carole : 'Je vis au Luxembourg, mais je voudrais créer une entreprise de l'autre côté de la frontière, en Allemagne. Comment dois-je m'y prendre ?' Nina Koudelkova, chargée de communication à Europe Direct, lui répond : 'Concernant la création d'entreprise ou l'extension de votre activité dans un autre pays de l'Union européenne, renseignez-vous dans le point de contact national concerné sur les règles applicables dans le pays en question. En tant que citoyen de l'Union, vous avez le droit de créer votre entreprise - même à titre individuel - dans n'importe quel Etat membre, ainsi qu'en Islande, en Norvège et au Liechtenstein ou de monter une filiale ou une succursale d'une société déjà enregistrée dans un pays de l'Union. Les conditions varient d'un Etat membre à l'autre. L'Union encourage les 28 à atteindre certains objectifs : la création d'une entreprise si possible en trois jours ouvrables pour un coût maximum de 100 euros et la possibilité d'effectuer toutes les démarches auprès d'une seule administration, de remplir en ligne toutes les formalités d'enregistrement ou encore d'enregistrer en ligne, une société dans un autre pays européen. Les Etats membres ont mis en place des guichets uniques, des portails d'administration en ligne permettant de vous renseigner sur les règles, les réglementations et les formalités en vigueur, mais aussi d'effectuer les démarches en ligne. Plus besoin de vous rendre dans chacun des services dédiés dans chaque pays concerné. De plus, vous pouvez contacter une organisation locale du Réseau Entreprise Europe pour qu'elle vous aide de manière personnalisée dans la recherche de financements locaux ou de nouveaux partenaires commerciaux.' Pour plus d'informations sur les guichets uniques ou entrer en contact avec le Réseau Entreprise Europe, vous pouvez vous rendre sur le site http://europa.eu/youreurope/citizens/index_fr.htm ou appeler le 00 800 6 7 8 9 10 11. Si vous voulez vous aussi poser une question dans U talk, veuillez cliquer sur le bouton ci-dessous.
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Cette semaine, Real Economy est à Strasbourg afin de déterminer combien partenariats et collaborations peuvent apporter un souffle nouveau à l'économie européenne. Au cours de cette émission, la commissaire européenne à la politique régionale va nous expliquer comment le partenariat peut conduire à des résultats économiques tangibles pour chacun d'entre nous. Nous allons voir comment une ville comme Liverpool, qui accuse un certain retard, utilise la collaboration pour retrouver sa gloire passée. Et comment l'adoption de meilleures stratégies peut nous aider à relever les plus grands défis auxquels nous sommes aujourd'hui confrontés. Un peu d'huile de coude, une collaboration patiente et de l'argent peuvent changer la trajectoire de l'économie européenne. Nous sommes aujourd'hui au Parlement Européen pour déterminer combien le partenariat au niveau européen et national devrait se répercuter sur une collaboration entre les gouvernements nationaux, les villes, la société civile, les entreprises - donnant ainsi à chacun d'entre nous un sentiment de propriété sur les investissements et les décisions politiques. Explications sur le fonctionnement de ces partenariats. Les pays européens ont d'abord dû déterminer dans quels domaines ils souhaitaient investir, en utilisant les fonds européens disponibles. Pour cela, ils discutent d'abord avec les représentants des régions, des villes, de la société civile ou du secteur privé. Les pays soumettent alors à la Commission Européenne un accord de partenariat sur leurs besoins nationaux. La Commission pourra y ajouter d'autres idées. Une fois approuvé et adopté, cela devient un contrat légal. Les décisions d'investissement se transforment alors en Programme Opérationnel qui permet de débloquer les fonds. Ces programmes sont des actions prioritaires au sein de l'accord de partenariat auquel chacun a contribué. Elles peuvent être pour et entre les pays, les régions et les villes. Toutes les parties prenantes coopérant entre elles. Au Parlement Européen se retrouvent nos représentants, y compris ceux d'une ville dont les habitants et le gouvernement ont saisi cette opportunité de macro-partenariat pour créer de nombreuses collaborations locales afin de rattraper un retard de croissance. Prenons l'exemple de Liverpool où s'est rendue pour nous Sarah Chappell. La ville portuaire de Liverpool était une puissance commerciale au cours des 18ème et 19ème siècles. Mais au milieu du 20ème, ses docks et son industrie ont subi de plein fouet la récession du Royaume-Uni au cours des années 70. Pendant des décennies, Liverpool était persuadée que son époque de place-forte économique appartenait au passé. Mais la ville a su se régénérer, changer en profondeur grâce à des projets ambitieux menés à bien à force de travail par ses habitants mais aussi et surtout grâce à une meilleure collaboration. Un renouvellement massif au cours des 25 dernières années, encouragé à la fois par les investissements privés et des fonds publics, a permis de mettre en place une infrastructure économique solide pour aider les entreprises à prospérer. Ces sept dernières années, près de 12 milliards d'euros ont été alloués au Royaume-Uni par le Fonds européen de développement et le Fonds social européen. 220 millions l'ont été pour la seule ville de Liverpool. http://europeanfundingnetwork.eu/news/european-commission-agrees-uk-part.... Le Partenariat Local d'Entreprise est le principal organe de la région de Liverpool permettant de rassembler entreprises, dirigeants et institutions afin de faire progresser l'économie: 'Tous les dirigeants de la ville travaillent ensemble, explique Mark Basnett, du Partenariat Local d'Entreprise de la ville de Liverpool, afin de déterminer quels sont nos points forts et nos avantages concurrentiels. Où nous nous situons à l'échelle nationale et internationale. Où avons nous une capacité mondiale ? Notre stratégie est de s'appuyer sur ces forces.' Le port est évidemment au coeur de cette stratégie. Un nouveau terminal à conteneurs en eau profonde, capable d'accueillir les plus gros porte-conteneurs du monde, a vu le jour. Il devrait permettre de constituer un nouveau pôle économique fort dans le nord de l'Angleterre. Dans un centre-ville redynamisé, des initiatives visant à stimuler la croissance des PME ont donné naissance à une pléthore de jeunes entreprises, qui pour rien au monde ne voudrait être implantées ailleurs. Gary Carney est le co-fondateur de ce qu'il décrit lui-même comme un 'grand magasin indépendant' qui permet à de petits détaillants locaux de pouvoir exposer leurs produits en plein centre. Son entreprise a d'abord obtenu un prêt du Fonds spécial d'investissement du comté du Merseyside, soutenu par un financement à la fois local, national et européen. Désormais, sa boutique est remplie d'une multitude de produits, allant de la vaisselle à la chapellerie. 'Nous avons bénéficié d'une réaction très favorable. Je pense que tout le monde se rend compte de l'intérêt de notre démarche. Cela se voit à la vitesse à laquelle le magasin s'est rempli.' Malgré le regain d'activité et de productivité de la ville, certaines zones de Liverpool restent parmi les plus défavorisées du Royaume-Uni. Encore un énorme challenge à relever, reconnaît le Partenariat Local d'Entreprise. 'D'abord, vous devez commencer par créer la bonne infrastructure économique, explique Mark Basnett, qui offre du travail à ceux qui le souhaitent. Nous devons maintenant nous assurer que nous atteignons tous les secteurs de notre société.' Maithreyi Seetharaman, euronews: 'Avec nous, Corina Cretsu, la Comissaire Européenne à la politique régionale. Je voulais d'abord vous demander si vous pouviez nous expliquer ce que voulait vraiment dire Partenariat pour les non-initiés ?' Corina Cretsu, commissaire européenne à la politique régionale: 'Cela veut dire impliquer tout le monde. Parce que nous ne pouvons pas décider depuis Bruxelles ce dont les pays, les régions, les Etats Membres ont réellement besoin. Je pense qu'il est vraiment très important de coopérer ensemble. Nous sommes dans une année où tous les projets et les investissements pour les sept prochaines années seront décidés et mis en place.' euronews: 'Qu'est ce qui est si différent aujourd'hui ?' Corina Cretsu: 'Beaucoup de pays ont connu de nombreux problèmes depuis le début parce que c'est vraiment une politique très compliquée. L'année dernière, j'étais très inquiète que les Etats Membres ne prennent de l'argent que pour prendre de l'argent. Si on leur enseigne et s'ils se réunissent, hommes d'affaires et autorités locales, ils pourront concevoir ce qui sera le meilleur pour leurs régions lors des sept à dix prochaines années.' euronews: 'Pensez-vous que certaines régions qui ont pris du retard sont à blâmer ou bien ne leur avons nous tout simplement pas accordé suffisamment d'attention ?' Corina Cretsu: 'Nous avons des régions où nous investissons énormément mais où nous ne voyons aucune progression que ce soit à un niveau économique ou en terme d'emplois. Dans d'autres, les résultats sont beaucoup plus probants. Il n'existe aucune région en Europe qui ne bénéficie pas de l'argent européen. Je suis allé aux Pays-Bas, en Allemagne, en France...J'étais à Berlin et j'étais si fière de voir leur gestion des réfugiés, j'étais dans les banlieues, j'ai vu la reconstruction des espaces urbains, comme à Paris. J'encourage vraiment tous les Etats Membres à utiliser ces fonds pour ce type de projets.' Quand une idée ou une stratégie semble fonctionner, la partager, l'adapter à d'autres villes, d'autres régions ou même d'autres pays peut permettre de résoudre certains grands défis de notre temps. C'est le cas au Portugal où s'est rendue Monica Pinna. More projects are needed using EU_Regional funds for integrating migrants says CorinaCretuEU in #realeconomy euronews episode on 10/11- Maithreyi (maithreyi_s) 5 Novembre 2015 #realeconomy team in #lisbon filming #arrivalcities URBACT maithreyi_s pic.twitter.com/C49a6EoavQ- Monica Pinna (@_MonicaPinna) 29 Octobre 2015 Messina (Italie), Riga (Lettonie), Roquetas de Mar (Espagne), Salonique (Grèce), Vantaa (Finlande) et Amadora (Portugal): quel est le point commun entre ces villes ? Elles sont toutes des 'villes d'accueil' en terme d'immigration. Elles ont donc choisi d'unir leurs forces pour trouver des solutions à un défi commun. Comment ? En collaborant, une des clés du programme européen Urbact:http://urbact.eu/, qui permet aux villes de partager et améliorer leur politique urbaine. Un premier rendez-vous se tenait au Portugal, dans la ville d'Amadora. 'Personne n'a la science infuse, reconnaît Carla Tavares, maire d'Amadora. Cela va nous permettre de partager des réalités, des expériences et des nouvelles façons d'appréhender les défis que nous affrontons au quotidien'. Urbact est un instrument de la politique de cohésion, co-financé par le Fonds Européen de développement régional, les 28 Etats Membres, la Norvège et la Suisse. Le budget total pour 2014-2020 est de 96,3 millions d'euros. Céline Ethuin d'Urbact nous explique: 'On finance des échanges au niveau des partenaires au niveau transnational, des études, pour qu'ensuite on puisse avoir un plan d'action local'. Dès la première rencontre du réseau de 'villes d'accueil', leurs représentants ont été convaincus que les partenariats pouvaient réussir là où d'autres stratégies avaient échouées. Pour Andreasa Karadakis de Salonique 'La Grèce n'est pas une destination finale, juste un pays de transition sur la route du Nord de l'Europe'. 'Notre ville a le plus grand pourcentage de migrants en Finlande', affirme Hannele Lautiola. Pour Juan Francisco Iborra Rubio 'Ces projets sont très intéressants parce qu'ils nous permettent d'anticiper quelque chose qui peut se produire avant qu'il n'ait lieu'. 'Nous recevons habituellement quelques 3 000 demandeurs d'asile par an. Cette année, nous en avons déjà accueilli 30 000', souligne enfin Hannele Lautiola. Mobilité, emploi des jeunes et technologies vertes sont des domaines où Urbact a connu ses meilleurs résultats depuis le lancement du programme en 2006. Aujourd'hui, la crise des réfugiés s'est ajoutée au calendrier. Cette année, plus d'un demi-million de personnes ont traversé la Méditerrannée pour obtenir la protection de l'Europe. En seulement trois mois, d'avril à juin, plus de 213 000 nouvelles demandes d'asile ont été formulées. Une situation qui requiert fonds, stratégie politique et organisation. Le centre d'accueil pour réfugiés de Bobadela, dans les environs de Lisbonne, a été créé en 2006 pour accueillir 42 personnes. Aujourd'hui, ils sont 76 réfugiés de plus de 20 nationalités. Le pays en attend encore plus dans les semaines à venir. Cristina Farinha, directrice du centre de réfugiés de Bobadela: 'Nous avons une soixantaine de personnes en dehors du centre. Au total, nous aidons 276 personnes. Tous les partenariats sont importants et nous devons y travailler'. Environ 70% de la population européenne habite en zones urbaines. S'ils sont généralement à la base de la croissance nationale, ils sont également plus exposés aux risques d'inégalités et d'exclusion. C'est la raison pour laquelle les villes sont les principales bénéficiaires d'Urbact. Maithreyi Seetharaman, euronews: 'Nous sommes toujours avec la Commissaire Cretsu. Avez-vous des exemples que vous voudriez mettre en avant en disant: 'oui, c'est ainsi que l'on doit mettre en place un partenariat', ou au contraire d'autres où vous diriez plutôt, 'non, ne faîtes pas ça ?' Corina Cretsu, commissaire européenne à la politique régionale: 'C'est quelque chose que je dirais aux Etats Membres, aux régions, aux autorités administratives. Je ne veux pas rajouter de nouvelles règlementations, même si elles sont importantes puisqu'elles permettent de contrôler l'argent. Mais si au niveau national vous rajoutez de nouvelles exigences ce n'est pas bon. Je ne veux pas de petites ou moyennes entreprises qui abandonnent parce qu'elles trouvent le processus trop compliqué, trop lent ou trop bureaucratique. Les gens sur le terrain savent le mieux ce qui fonctionne ou ce qui n'est pas utile. J'invite chacun d'entre eux à faire remonter leurs idées parce que dès l'année prochaine nous commencerons à réfléchir à quoi cette politique de cohésion devra ressembler après 2020. Nous devrons apprendre de nos expériences.' euronews: 'Nous parlons de beaucoup d'argent - Qui gère ces budgets ? Comment surveillez vous son utilisation ?' Corina Cretsu: 'Tout d'abord, nous nous appuyons beaucoup sur des auditeurs nationaux mais nous avons également des auditeurs de la Commission Européenne. Nous avons une tolérance zéro sur la fraude. Il est important que nous travaillions en toute transparence au niveau international. ' euronews: 'N'existe-t il pas un possible conflit d'intérêt entre ces accords de partenariat et le plan Juncker qui lui aussi souhaite attirer des investisseurs ?' Corina Cretsu: 'Non, Non. Ce n'est pas...notre argent, l'argent pour la cohésion n'est pas concerné. Si c'est un grand projet et que l'argent de la banque d'investissement n'est pas suffisant, nous pouvons envisager de combiner les fonds. Mais il n'y a pas de conflit. Au contraire, on marche ensemble, main dans la main.'
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Après la publication des prévisions économiques de la Commission européenne, Euronews a interrogé Pierre Moscovici le Commissaire chargé des Affaires économiques et financières. Euronews : " Quels facteurs pourraient faire dérailler la reprise de l'économie européenne et êtes-vous satisfait de la situation? " Pierre Moscovici : " Dans une situation mondiale complexe avec des tensions géostratégiques et des difficultés, nous sommes solides. Mais ce n'est pas suffisant d'être solide. Il faut être plus que cela. Il faut être plus dynamique. Le chômage diminue mais nous voyons que cette baisse est trop lente et les chiffres restent encore trop élevés, et en même temps les situations varient d'un pays à l'autre. C'est donc un encouragement pour les États membres à poursuivre les réformes en particulier sur le marché du travail car c'est un facteur clef pour retrouver de la croissance, pour renforcer le rythme et obtenir de meilleurs résultats pour l'emploi. " Euronews : " La Grèce est le seul pays encore en récession. Vous en revenez. Pensez-vous qu'Athènes est sur la bonne voie des réformes et de leur mise en oeuvre? " Pierre Moscovici : " Il est clair qu'aujourd'hui la coopération avec le gouvernement Tsipras est vraiment positive, j'ai d'ailleurs rencontré Alexis Tsipras pendant plus d'une heure. Elle est meilleure je dirais que les années précédentes avec les précédents gouvernements. Ce n'était pas le cas au début de l'année mais désormais, depuis le mois de juillet, nous avons une coopération solide et très positive. Il y a encore des mesures qui doivent premièrement être adoptées, comme les réformes mais il faut aussi les mettre en oeuvre. Mais je crois que le gouvernement grec et le peuple grec doivent être conscients que si les réformes avancent, la croissance reviendra. " Euronews : " Et vous pensez qu'il est possible que ces résultats soient obtenus dans les délais, par exemple que les banques puissent être recapitalisées avant la fin de l'année et bien sûr aborder la question de la dette? " Pierre Moscovici : " La question n'est pas que cela soit possible, c'est nécessaire. Et le message que j'ai transmis à Athènes était que nous devons conclure la première partie du programme avant la fin de l'année, nous devons finaliser la recapitalisation des banques avant la fin de l'année.Si nous parvenons à faire les deux correctement alors nous pourrons entamer les discussions sur la dette qui, je sais, est une question majeure pour le gouvernement grec et le peuple grec. " Euronews : " Un autre dossier peut avoir un impact sur l'économie européenne et bien sûr affecter les pays touchés par les tensions économiques, c'est la crise des réfugiés. La Commission est-elle prête à répondre positivement aux États membres qui demandent une certaine flexibilité du Pacte de stabilité et de croissance? " Pierre Moscovici : " Le président Juncker a dit que nous respecterions le Pacte de stabilité et de croissance mais qu'il pouvait y avoir des circonstances exceptionnelles qui doivent être vérifiées avec les gouvernements et les pays concernés et alors nous pourrions prendre des décisions exceptionnelles. " Euronews : " Pouvez-vous être plus spécifique? " Pierre Moscovici : " Je ne peux pas. " Euronews : " Vous êtes en discussion avec l'Eurogroupe? " Pierre Moscovici : " Nous partageons la même opinion. Jeroen Dijsselbloem s'est exprimé dans la même direction mais nous devons travailler sur des chiffres et nous attendons ces données de la part des États et des gouvernements. " Euronews : " Vous êtes d'accord avec Jeroen Dijsselbloem qui a proposé récemment des coupes dans les fonds européens pour les pays réfractaires à l'accueil de réfugiés? " Pierre Moscovici : " Tout d'abord nous devons voir l'impact positif global de cette crise. Nous analysons les données pour 2015, 2016 et 2017. Cet impact est légèrement positif à hauteur de 0,2 - 0,3% du PIB et c'est plus important dans les pays d'accueil. Nous devons avoir une approche globale et nous discuterons de cela au sein de la Commission et avec le Conseil. "
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L'UE place-t-elle les intérêts des constructeurs automobiles au dessus de la santé ? C'est en tout cas les critiques des écologistes depuis la décision prise hier par un comité technique à Bruxelles. L'Union européenne va relever les seuils d'émission de gaz polluants pour les moteurs diesel dans les nouvelles procédures de tests en conduite réelle. Le scandale Volkswagen a révélé les failles des tests européens, et fait accélérer l'adoption de l'accord. Au parlement à Strasbourg, la Britannique Julie Girling rappelle l'urgence de la situation : 'Les oxydes d'azotes doivent être traités en toute urgence. L'opinion publique exige des actions après le scandale Volkswagen.' A partir de 2016, pour être homologué, un véhicule devra se soumettre à deux tests, en laboratoire et sur la route. Le test route autorisera une limite de pollution deux fois plus importante que le seuil autorisé en laboratoire. Mais selon Bruxelles, l'accord réduit significativement les écarts observés entre les tests en laboratoire et les mesures en condition réelle, qui pouvaient être jusqu'à quatre fois supérieurs. A un mois de la COP 21 à Paris, la décision de Bruxelles risque d'être pourtant incomprise. Chaque année la pollution de l'air est responsable de 400.000 morts prématurées.
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L'Union européenne a globalement renoué avec la croissance. Des signes encourageants confirment son retour, mais est-elle solide ? Commençons par examiner les indicateurs dont nous disposons. Premier paramètre à observer : l'emploi et sur ce front, la situation s'améliore. Le taux de chômage se situe à 9,5% en Europe et à 11% dans la zone euro. Dans la plupart des pays, il baisse - et même de manière spectaculaire en Slovaquie, Espagne et Irlande -. Il n'augmente que dans quatre Etats membres. Autre jauge de la croissance : le PIB. Il est en hausse au deuxième trimestre sur un an dans la zone euro et dans l'Union sauf en France où il est stable. Dans le groupe de tête qui affiche les plus forts taux de croissance : la Lettonie, Malte, la République tchèque et l'Espagne. D'autres indicateurs témoignent de cette embellie même si celle-ci est inégale selon les pays : la consommation des ménages s'accroît, nos exportations repartent à la hausse tout comme nos importations. Pour évaluer la croissance, on peut aussi s'intéresser aux performances de notre industrie)_index_overview. L'indice de la production industrielle permet d'identifier assez tôt des moments-charnière dans l'évolution de notre économie car il reflète les variations des quantités produites dans nos différentes industries. Aujourd'hui, il montre des signes encourageants, certains très positifs, d'autres timides. Monica Pinna s'est rendue en Pologne pour mieux les mettre en perspective. La Pologne, bon élève de la croissance Dans cette économie émergente de l'Union, le PIB fait des bonds de plus de 3% et on s'attend à ce que la production industrielle augmente de 5,5% cette année. Pour illustrer ses belles performances, intéressons-nous à l'une des plus grandes entreprises du pays : Solaris, le principal constructeur de bus urbains polonais qui exporte aussi beaucoup en Europe. 'Vu nos résultats, indique Dariusz Michalak, vice-PDG de Solaris, on ne constate pas de grosses baisses dans nos ventes ces dernières années : cela s'explique par notre présence dans de nombreux pays, sur de nombreux marchés en Europe et pas seulement en Europe d'ailleurs. Donc sur les marchés où les demandes ont baissé, poursuit-il, nous avons visé des clients qui étaient à la recherche de produits de niche.' #realeconomy crew on the road again! #solaris#buses#poznan#poland#growth euronews danivellax@maithreyi_s pic.twitter.com/etOAy9qMdO- Monica Pinna (@_MonicaPinna) October 13, 2015 L'industrie produit 80% des exportations de l'Union or ce sont elles qui alimentent notre relance et des entreprises comme celle-ci sont essentielles à notre économie : le secteur automobile emploie douze millions de personnes et représente 4% du PIB européen. Situation contrastée pour la production industrielle européenne L'évolution de la production industrielle montre que l'Europe a commencé à renouer avec la croissance, mais aussi que celle-ci fait un retour inégal selon les pays. Dans des Etats membres comme la France, les Pays-Bas et l'Estonie, la production industrielle recule tandis qu'elle progresse, en particulier dans les marchés émergents de l'Union comme la Pologne et la République tchèque. En matière de croissance, les pays européens - de la zone euro ou non - n'avancent pas au même rythme sur la voie de la croissance. Comment expliquer ces différences ? Nous avons interrogé Tadeusz Kowalski, professeur à l'Université d'économie et de gestion de Poznan à l'occasion d'une visite de la ville. 'Des pays comme la Hongrie, la République tchèque et la Pologne sont encore beaucoup moins développés que les principaux pays européens, explique Tadeusz Kowalski. Le rythme du rattrapage est assez soutenu, mais on doit être réaliste, poursuit-il, je crois que nous avons besoin d'au moins deux décennies pour atteindre un niveau de productivité en rapport avec le PIB moyen par habitant de l'Europe développée.' Environ la moitié des secteurs économiques dans la zone euro sont encore en récession. Dans le centre de l'Europe, tous les secteurs sont dans une phase d'expansion bien que le rythme d'évolution différe d'une branche à l'autre. Pierre Moscovici : 'l'Europe est dans une phase de reprise claire et robuste' Pour avoir une vision plus générale sur le retour de la croissance en Europe, nous avons interrogé le Commissaire européen aux affaires économiques et financières, Pierre Moscovici. euronews, Maithreyi Seetharaman : 'Il n'y a pas de croissance homogène dans les Etats membres de l'Union. Pensez-vous que cela remette en cause la reprise ?' Pierre Moscovici : 'Non, l'Europe est aujourd'hui dans une phase de reprise claire et robuste. Le problème, c'est que cette reprise est premièrement, molle et deuxièmement, inégale entre les membres de la zone euro et les non-membres de la zone euro.' Maithreyi Seetharaman : 'Pourquoi une telle différence ?' Pierre Moscovici : 'Parce que les pays de la zone euro ont dû davantage s'adapter pendant la crise parce que les règles y sont plus strictes. Quand on regarde les prévisions de croissance que nous avons publiées il y a quelques mois - et nous allons publier les prochaines début novembre -, l'écart entre les deux catégories de pays n'est que de 0,2 ou 0,3%. C'était le double ces dernières années.' Pierremoscovici not a worried man abt China slowdown Maybe note of caution in 2016 forecast #realeconomy euronews pic.twitter.com/nRwpXrQJWT- Maithreyi (@maithreyi_s) October 19, 2015 Maithreyi Seetharaman : 'De nombreuses initiatives pour soutenir la croissance ont concerné la zone euro - vous l'avez dit - comme le programme de rachat de dettes de la Banque centrale européenne. Que se passera-t-il si la BCE y renonce ?' Pierre Moscovici : 'la politique monétaire ne fait pas tout' Pierre Moscovici : 'Je suis convaincu que ce programme durera aussi longtemps que nécessaire. Je ne redoute aucune forme d'interruption. Mais la politique monétaire, cela ne fait pas tout. On doit avoir une politique multi-fonctions : premièrement, la poursuite de la consolidation fiscale ; deuxièmement, des réformes structurelles ; troisièmement, de l'investissement et quatrièmement, une politique monétaire. Si on a ces quatre piliers, on a de solides atouts pour favoriser la croissance.' Maithreyi Seetharaman : 'Quel est le plan de secours ? Si les choses devaient changer ?' Pierre Moscovici : 'Je ne me prononce pas sur des suppositions. La BCE est là pour mener des politiques de long terme. L'inquiétude doit être fondée sur les risques et il n'y a pas de risque ici. Ce n'est pas parce que la reprise est là que nous devons ralentir notre rythme de réformes, en particulier sur le marché du travail, mais pas seulement - et je ne parle pas que des systèmes de retraite -.' Maithreyi Seetharaman : 'Il y a des pays en particulier qui seraient à la traîne et qui menaceraient l'ensemble ?' Pierre Moscovici : 'Non, je ne vais pas pointer du doigt, un pays ou un autre. Mais on sait bien quel pays doit faire plus d'efforts, cela ne fait aucun doute et il y en a certains que je connais bien... Le deuxième risque concerne l'investissement. On a besoin de plus d'investissements en Europe. Comment pouvons-nous être une économie plus innovante et compétitive à l'échelle mondiale dans les dix ans à venir - et les pays émergents souffrent eux aussi actuellement - si nous ne sommes pas capables d'investir ?' Allemagne, premier exportateur européen Partons avec notre reporter Guillaume Desjardins en Allemagne : le premier exportateur européen fait office de baromètre pour mesurer les menaces qui pèsent sur ce fragile retour de la croissance et l'une d'entre elles pourrait venir des pays émergents et notamment du ralentissement économique en Chine. Nous nous rendons chez EBM Papst, une entreprise allemande spécialisée dans les pièces qui empêchent nos appareils de chauffer. En une cinquantaine d'années, ses effectifs sont passées de 35 à plus de 12.000 salariés aujourd'hui. Ses produits 'Deutsche Qualität' s'exportent dans le monde entier. 'EBM Papst vend 75% de ses produits à l'extérieur de l'Allemagne, précise le président de la société Rainer Hundsdörfer, en Italie et en France où nos ventes sont en augmentation rapide. En Allemagne, la situation est bonne ou correcte ; en Amérique du Nord, c'est correct ; en Chine, il y a un ralentissement, mais cela reste en progression et sur nos marchés dans le reste de l'Asie, les choses vont assez bien,' conclut-il. Et quand les exportations vont bien, ce sont les emplois en Europe qui se multiplient. Reste que le contexte économique des pays où se trouvent les clients de cette entreprise a changé. Ralentissement économique chinois et difficultés des BRICS : quelles répercussions ? Que se passera-t-il si la demande chinoise dans le sillage du ralentissement économique du pays se réduit un peu plus ? Faut-il également craindre de moindres débouchés dans les pays exportateurs de pétrole comme la Russie et le Brésil qui ont dû faire face à une baisse des prix de l'or noir de 57% sur les 16 derniers mois ? La Chine, La Russie et le Brésil représentent à eux trois, 18% des exportations européennes. Mais si les BRICS - comme on les appelle - arrêtent d'acheter nos produits. A qui va-t-on les vendre ? A la Bundesbank - la Banque centrale allemande -, on reste confiant et on estime que les difficultés des pays émergents n'affecteront pas la reprise en Europe. 'En ce qui concerne les facteurs domestiques dans l'Union, explique Jens Ulbrich, économiste en chef, nos prix de l'énergie sont faibles, nous avons une inflation proche de zéro - ce qui est un vrai avantage pour les revenus réels et les salaires réels - et ensuite, nous avons des taux d'investissement à deux chiffres dans les équipements, par exemple au Portugal, en Espagne et en Irlande. Nous avons des entreprises dans certains secteurs spécifiques qui vont beaucoup plus ressentir le ralentissement en Chine que d'autres sociétés d'autres branches, ajoute-t-il. Par exemple, 6% de l'ensemble des exportations allemandes partent en Chine, mais dans le cas de l'industrie automobile, c'est 10% et si des entreprises n'ont pas bien diversifié leurs marchés étrangers, elles vont ressentir le ralentissement en Chine beaucoup plus que les autres,' estime Jens Ulbrich. Au sujet des BRICS, l'institution allemande estime que leur croissance va faiblir, mais qu'en Europe, les conséquences resteront limitées. 'Cela va amener à une réduction du taux de croissance dans la zone euro de 0,2 points de pourcentage, assure l'économiste en chef. Donc ce n'est pas tant que ça ; ce qui bien sûr, peut résulter d'un ralentissement peu sévère, c'est de l'incertitude, de la volatilité sur les marchés financiers.' Pour le chef d'entreprise Rainer Hundsdörfer, il faut 'garder l'esprit ouvert et toujours chercher de nouveaux marchés.' Quant à la Chine, d'après la Bundesbank, elle restera quoi qu'il arrive un partenaire commercial important. Nous poursuivons notre entretien avec le Commissaire européen, Pierre Moscovici. Maithreyi Seetharaman : 'Est-ce que la situation de la Chine vous inquiète ?' Pierre Moscovici : 'Je dirais que la Chine est évidemment dans une période de transition. Dans nos prévisions pour 2015, je ne vois pas d'effet et il est probable qu'en 2016, la situation économique de la Chine représente un frein, mais l'effet ne sera pas très important. On pense que l'économie mondiale doit être attentive à la situation de la Chine, que des réformes structurelles sont nécessaires sur place et qu'ils doivent mieux communiquer. Mais pas d'inquiétude pour l'économie européenne en général.' Pierre Moscovici : 'nos problèmes sont pour la plupart internes' Maithreyi Seetharaman : 'Que pensez-vous de la contraction de l'économie russe ?' Pierre Moscovici : 'La Russie est en train d'entrer dans une profonde récession et évidemment, des réformes structurelles sont nécessaires. Il est préférable pour la Russie et pour le monde que des réformes renforcent cette économie. C'est bien entendu ce que je préfèrerais. Mais pour moi, l'Europe est peu vulnérable à la situation de la Russie. Nos problèmes sont pour la plupart internes. Notre défi en Europe, c'est de développer les éléments moteurs qui renforceront notre économie. Le problème, c'est que notre croissance potentielle pour les dix prochaines années - si on ne change pas ces éléments moteurs - sera d'1% par an. C'est solide, mais est-ce suffisant ? Non, ce n'est pas suffisant ! On doit développer nos échanges commerciaux dans le sens du libre-échange, mais raisonnablement, si les accords sont bien négociés -. Personnellement, ce qui m'inquiète, ce sont des problèmes qui ne sont pas économiques, mais liés à une forme de croissance, à savoir celle des nationalismes, de la xénophobie et de la peur chez de nombreux Européens que l'Europe ne soit plus une solution, mais un problème et je veux que l'Europe soit une solution.'
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Alors que la fin de l'année approche, c'est l'heure des bilans. Quelles perspectives pour l'emploi en France ? Une amélioration de la croissance en 2015 et surtout en 2016 annonce une inversion de la courbe du chômage pour la première fois depuis 2007. Exemple dans l'industrie avec un reportage signé France 2. L'Italie connaît aussi une reprise de la croissance après trois années de récession, selon l'Institut National de Statistique (ISTAT). Comment les entreprises italiennes ont-elles résisté à la crise ? Bilan mitigé, dans le sud, beaucoup ont fermé. Exemple de réussite dans le nord avec la RAI 2. Dans les domaines de la recherche et de l'innovation, les jeunes chercheurs portugais doivent vendre leurs compétences à l'étranger, car dans leur pays, c'est mission impossible.Dans les domaines de la recherche et de l'innovation, les jeunes chercheurs portugais doivent vendre leurs compétences à l'étranger, car dans leur pays, c'est mission impossible. Le reportage de la RTP à Porto.
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L'activité manufacturière s'est légèrement tassée en septembre dans la zone euro, l'indice PMI final Markit ressortant à 52, ce qui témoigne d'une croissance toujours très modérée. La production ralentit en Allemagne et en Espagne, alors que la France repasse en territoire positif après deux mois de contraction. L'enquête fait apparaître également des tensions déflationnistes, les entreprises n'hésitant pas à baisser leurs prix pour booster l'activité. Ces indicateurs mettent davantage encore la pression sur la Banque centrale européenne, qui pourrait être contrainte d'amplifier ses mesures de soutien à l'économie.
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La Grèce est suspendue aux résultats du sommet de Bruxelles où se joue son sort. La perspective du défaut de paiement et de la sortie de la zone euro est dans beaucoup d'esprits même si certains veulent croire à un accord rapide. 'Nous avons pris un peu plus d'euros que d'habitude parce que beaucoup de Grecs ont retiré massivement leur argent des banques. Nous voulions éviter de nous retrouver à sec' explique un touriste belge. 'Je suis très inquiet parce qu'après tant d'années d'efforts douloureux, on se rend compte que tout peut s'écrouler. La majorité des Grecs ne veulent pas quitter la zone euro' témoigne un avocat grec. 'L'Europe devrait changer de direction et devenir plus humaine. Nous espérons que l'accord insistera sur la croissance et mettra un terme à l'austérité' estime un autre passant. 'La population attend avec anxiété les résultats du sommet critique des dirigeants de la zone euro ce soir à Bruxelles, conclut notre correspondante à Athènes Nikoletta Kritikou. Ils espèrent qu'en fin de compte, un accord durable sera conclu qui éloignera définitivement les scénarios de sortie de la Grèce de la zone euro.'

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