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Le marché automobile européen a de nouveau accéléré en mars après le ralentissement enregistré en février avec un bond de 10,9 % pour l'Association européenne de libre-échange, soit l'Union européenne plus l'Islande, la Norvège et la Suisse. Au total, plus de 1 930 000 véhicules de tourisme y ont été vendus le mois dernier. La croissance a été soutenue dans les cinq principaux pays de la région, les marchés italiens et espagnols affichant des taux de croissance respectifs de 18,2 % et 12,6 %. Les ventes, qui avaient reculé en février, sont reparties à la hausse en mars en Allemagne, au Royaume-Uni et en France. Si l'on examine les chiffres par constructeurs, Toyota se démarque avec une hausse de 18,8 %. Les ventes du numéro un européen Volkswagen ont progressé de 6,2 %.
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Comment approfondir et renforcer l'Union économique et monétaire alors même qu'elle se bat pour sa survie ? Voyons quels sont les défis à relever, les doutes à dissiper et les options à envisager pour déterminer l'avenir de l'Europe, dans cette édition de Real Economy qui fait étape en Croatie et interroge le Commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici. Quel avenir pour l'Union économique et monétaire européenne (UEM) à l'heure où elle est critiquée de toutes parts ? Cette construction qui trouve son origine dans les années 50 a été concrétisée en 1992 par le Traité de Maastricht. L'introduction et la mise en circulation de l'euro l'ont gravé dans le marbre. Mais alors que le Royaume-Uni est en passe de quitter l'Union européenne, la dynamique d'intégration a du plomb dans l'aile. Commençons par voir plus clairement de quoi nous parlons dans notre cours accéléré : l'Union économique et monétaire a pour objectif d'intégrer Johan, Judith, Pierre et Nathalie originaires de différents pays dans un même club. Bien que leurs nations aient des économies et des politiques nationales différentes, cette Union leur donne une monnaie unique tant qu'ils respectent les règles pour en faire partie. Droits et obligations de l'UEM La Banque centrale européenne - institution-clé de l'UEM - fixe la politique monétaire, les taux d'intérêt et des objectifs d'inflation qui aident les Etats membres à se coordonner et un filet de sécurité prévoit que chacun apporte sa contribution quand les choses tournent mal. Cette Union permet aussi à Johan de vendre son fromage à travers l'Europe et donc, de se placer sur un plus grand marché. Sa cliente Nathalie ne supporte aucun coût de conversion. En lien avec eux, Judith crée des emplois comme celui de Pierre, goûteur de fromage dans la zone euro. Dix-neuf pays européens en sont membres. En dehors du Danemark qui dispose d'une clause de maintien en dehors de la monnaie unique et du cas du Royaume-Uni, il reste sept pays potentiellement éligibles à une adhésion. 'Construction UE ne sera pas otage du #Brexit. Relance UEM est notre priorité' EnricoLetta présent #StrenghtenEuro pic.twitter.com/41tp9rdmYr- Delors Institute (DelorsInstitute) 17 octobre 2016 Croatie : futur adhérent à l'euro ? L'Union économique et monétaire devait apporter la croissance en Europe, mais la crise financière a révélé ses défauts et mis en avant les défis qui se présentent à elle. Nous partons à Zagreb, capitale de la Croatie, le tout dernier pays à avoir rejoint l'Union européenne et peut-être, le prochain à rejoindre la zone euro. Forte de sa population de 4,2 millions d'habitants et d'un PIB pour 2015 de 48,7 milliards de dollars (d'après la Banque mondiale), la Croatie affiche de bonnes perspectives de croissance pour les prochaines années. Elle a encore sa propre monnaie, la Kuna. Allons rencontrer celui qui la pilote : le gouverneur de sa Banque centrale, Boris Vuj ić. Demandons-lui quel intérêt il voit dans l'UEM en termes de compétitivité. 'Il y a de la compétitivité parce que les gens peuvent faire mieux que d'autres, être moins chers que d'autres, etc. indique Boris Vuj ić. Bien sûr, le taux de change, c'est toujours quelque chose d'important dans le commerce international, mais bien souvent dans le commerce, il n'y a pas de taux de change,' affirme-t-il. Notre reporter Guillaume Desjardins l'interroge : 'L'UEM veut protéger les contribuables en déconnectant fonds publics et défaillances bancaires : est-ce que ce sera un obstacle à l'adhésion de la Croatie à la zone euro ?' Boris Vuj ić : 'Je ne crois pas, non. C'est assez courant de vouloir protéger l'argent des contribuables de toutes façons, concède-t-il avant d'ajouter : On doit être prudent sur les ressources que les banques devront avoir pour leur renflouement en interne, on doit être prudent dans la manière dont on va mettre ces mécanismes en place et je dirais que le cadre n'est pas encore totalement défini. Et la deuxième chose essentielle pour la zone euro - pour l'Union bancaire -, poursuit-il, c'est d'avoir une supervision vigilante et des règles efficaces.' Rassurer les investisseurs étrangers grâce à la monnaie unique Alors même qu'elle n'est pas dans le club 'euro', c'est en Croatie que le chômage a le plus reculé en Europe en 2016 (avec une baisse de 14,8%) et la chute devrait être encore forte cette année (elle est estimée à 11,3%). Ce pays comme la Pologne d'ailleurs ne semble pas avoir besoin de le rejoindre pour créer des emplois. In case of 2-speed union, #Croatia would fit in deeper one, says Boris Vuj ić, CNB, now the q is how deep does 'deeper' mean? #RealEconomy pic.twitter.com/IWwcgAvaF8- Guillaume Desjardins (@GuilDesjardins) 30 mars 2017 Guillaume Desjardins poursuit son échange avec le gouverneur de la Banque centrale croate : 'Actuellement, vous utilisez des Kunas, vous voulez adopter l'euro : est-ce que cela va favoriser l'emploi ?' 'En baissant les taux d'intérêt, on promeut l'investissement, lui répond Boris Vuj ić. Tous les investisseurs étrangers regardent la situation d'un pays et l'un des principaux risques pour eux quand ils investissent, c'est que la monnaie baisse, dit-il. Si on avait l'euro, tous les investisseurs de la zone euro seraient rassurés, assure-t-il. On stimule aussi le commerce dans la même monnaie puisqu'il n'y a pas de risque de change ; tout cela encourage l'investissement et le commerce et donc, la création d'emplois.' Pierre Moscovici : 'Nous avons beaucoup de discipline, mais aussi beaucoup de divergences' On conviendra tous que de nombreux défis se posent et que l'Europe est aujourd'hui à un carrefour. Pour recueillir le point de vue institutionnel, nous interrogeons Pierre Moscovici, il est en charge de notre stabilité économique et financière et de l'euro à la Commission européenne. Maithreyi Seetharaman, euronews : 'Comment renouer le contact avec les citoyens et renforcer l'UEM vu ce contexte délicat ?' Pierre Moscovici, Commissaire aux Affaires économiques et financières, fiscalité et douanes : 'Je reconnais que la situation n'est pas idéale... Mais je leur dirais tout d'abord : regardons ce que nous avons. Nous avons la Banque centrale européenne, l'Eurogroupe : des décisions communes y sont prises, notamment sur des plans pour des pays en difficulté. Le problème, c'est qu'aujourd'hui, nous avons beaucoup de discipline, mais aussi beaucoup de divergences. Si la situation est solide uniquement dans le nord de l'Europe et faible dans le sud, alors dans le nord, ils peuvent dire : 'Pourquoi paie-t-on pour ces gens paresseux ?' Dans le sud, ils peuvent voir que leur économie s'affaiblit par rapport à celles du nord. C'est pour ça que nous devons bâtir de la convergence. Certaines économies ont des efforts à faire, mais les autres pays qui disposent d'une marge de manoeuvre aussi bien du point de vue budgétaire qu'au niveau de leur excédent de balance courante peuvent contribuer davantage à l'investissement. Et on pourrait être 19 - et peut-être même plus - dans la zone euro - parce qu'une fois que le Royaume-Uni sera parti, seul un pays aura une clause de non-participation : le Danemark. Tous les autres peuvent la rejoindre s'ils le veulent et s'ils répondent aux critères':https://www.ecb.europa.eu/ecb/orga/escb/html/convergence-criteria.fr.html.' 'Je crois à une coalition des volontés' Maithreyi Seetharaman : 'Cela laisse supposer qu'il y aura une Europe à deux vitesses, voire à plusieurs vitesses dans l'avenir. Qu'est-ce que cela va signifier pour les citoyens ?' Pierre Moscovici : 'Parfois, ceux qui veulent aller plus vite doivent avoir la capacité de le faire. C'est ce que nous avons fait avec l'euro. C'est ce que nous avons fait également avec Schengen. Donc je ne pense pas à une Europe à deux vitesses, ce ne serait pas équitable. Mais je crois à une coalition des volontés.' Maithreyi Seetharaman : 'Mais quels sont les éléments concrets d'une Europe à plusieurs vitesses : concernant l'euro, il y aurait une première Ligue et une deuxième Ligue ?' Pierre Moscovici : 'Quand on crée l'Union bancaire, on s'assure que les intérêts de ceux qui ne sont pas dans la zone euro soient protégés. Donc une Europe à plusieurs vitesses, cela ne veut pas dire un euro à plusieurs vitesses. Autre exemple : la taxe sur les transactions financières : nous n'avons pas pu l'établir à 28, j'espère que nous pourrons le faire à 10. Nous devons donner la preuve par l'exemple : montrer que c'est bien d'en faire partie, que c'est mieux d'être dans le club plutôt qu'en dehors.' 'Défis intérieurs et extérieurs' Maithreyi Seetharaman : 'Nous avons vu aussi que des éléments centraux comme le partage des risques sont très contestés.' Pierre Moscovici : 'Le Brexit, c'est le principal défi intérieur que nous devons relever - de manière amicale également - parce que nous devons continuer d'avoir des relations avec le Royaume-Uni. Il y a aussi des défis extérieurs : Donald Trump en est un, en particulier quand on voit comment il gère le multilatéralisme ou le protectionnisme. Vladimir Poutine représente un autre défi extérieur. Il y a aussi le terrorisme, la question des réfugiés. Je crois que le statu quo n'est pas une option. Si nous maintenons la situation actuelle, je crois que les forces qui tendent à détricoter l'Union seront encore plus puissantes.' Maithreyi Seetharaman : 'Y a-t-il un risque que tout cela n'aboutisse à rien ?' Pierre Moscovici : 'Oui, c'est un grand risque. Il y a des gens comme dans mon pays avec Marine Le Pen qui veulent que la France sorte de l'Europe, de l'euro... Et franchement, une Europe et un Euro sans la France, cela n'a pas de sens. Donc je dis aux pro-Européens : Ne soyez pas si timides, n'ayez pas honte d'être Européens, soyez-en fiers, mais soyez fiers de ce que vous avez fait et de ce que vous pouvez faire.'
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Pas de resserrement monétaire à court terme en zone euro : Mario Draghi l'a clairement dit ce jeudi lors d'une conférence à l'université Goethe de Francfort. Pour le Président de la Banque centrale européenne, les statistiques économiques positives ne sont pas encore assez nombreuses pour justifier un changement de cap. 'Avant toute modification des composantes de notre politique - taux d'intérêt, rachats d'actifs et perspectives - nous devons encore acquérir suffisamment de confiance dans le fait que l'inflation convergera bien vers notre objectif (proche de, mais inférieur à 2%) à moyen terme et y restera, y compris dans des conditions de politique monétaire moins accommodantes,' a-t-il déclaré. Draghi: Before altering stance need sufficient confidence inflation will converge to our aim & remain even in less supportive conditions- ECB (@ecb) 6 avril 2017 De 2% en février, l'inflation est retombée à 1,5% en zone euro en mars. Au sein du conseil de la BCE, les gouverneurs autrichien, néerlandais, italien et français, se sont ralliés à leur homologue allemand, qui mercredi encore, martelait dans la presse la nécessité de mettre un terme aux rachats d'actifs d'ici un an. Account of the monetary policy meeting of the ECB Governing Council of 8-9 March 2017 https://t.co/KDznYrbuac- ECB (@ecb) 6 avril 2017 Les propos de Mario Draghi ont fait reculer l'euro face au dollar à son plus bas niveau depuis la mi-mars ce jeudi.
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Il est inconcevable que les activités effectuées en euros restent à Londres, après le Brexit, prévient le chef du groupe du PPE (Parti Populaire Européen). '_J'ai le sentiment que certains politiciens à Londres n'ont toujours pas compris ce que signifie la sortie de l'Union européenne. Cela signifie être seul, tout seul _', déclare-t-il. Manfred Weber, membre du même courant politique que la chancelière allemande, Angela Merkel, au Parlement euroépen, explique que la City ne pourra plus être le centre financier de l'Europe. Après le Brexit, il estime que toutes les transactions financières libellées en euros devront être transférées de Londres à l'Union européenne. 'La Grande-Bretagne sera, après avoir quitté l'Union européenne, un pays tiers, alors il y a déjà une compétition sur qui peut gagner après ce processus', poursuit-il. Même s'il 'regrette que nous ayons tous ces sujets sur la table, mais c'est le résultat du vote des Britanniques', conclut-il. De nombreuses places boursières européennes sont sur les rangs, notamment Paris et le quartier d'affaires de la Défense ou encore Dublin, Amsterdam, Bruxelles ou le Luxembourg et surtout Francfort. Avec agences
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Le secteur manufacturier se porte bien dans la zone euro. L'indice PMI des directeurs d'achat ressort à 56,2 en mars, presque un point de plus qu'en février, soit son plus haut niveau depuis avril 2011. Il est bien supérieur à la barre des 50 qui sépare la croissance de la contraction. Le secteur manufacturier est très dynamique, mais il doit faire face à une hausse des coûts et à des retards. Les entreprises industrielles ont eu du mal à faire face à la demande le mois dernier, car les commandes nouvelles ont bondi en dépit d'une hausse des prix qui n'a jamais été aussi forte depuis juin 2011. En France, la croissance de l'activité dans le secteur manufacturier a accéléré en mars après son ralentissement de février, portée par une nette poussée des nouvelles commandes.
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L'inflation a fortement reculé en mars dans la zone euro à 1,5 % sur un an, selon une première estimation de l'Office européen des statistiques Eurostat, qui est en dessous des prévisions des analystes. Euro area inflation down to 1.5% in March 2017: flash estimate from #Eurostat https://t.co/mZDZg36uDR pic.twitter.com/gzooB6N2XT- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 31 mars 2017 Après avoir atteint 2 % en février, ce qui n'était plus arrivé en quatre ans, ce recul de l'inflation en mars s'explique avant tout par le net ralentissement des prix de l'énergie. L'inflation sous-jacente, qui exclut l'énergie et les produits alimentaires, a elle aussi légèrement décéléré. La Banque centrale européenne vise un rythme durable d'inflation proche de 2 %, considérée comme un signe de bonne santé de l'économie. Pour soutenir la croissance, l'institution monétaire injecte massivement des liquidités en rachetant chaque mois 80 milliards d'euros de dette. Ce programme de rachats d'actifs sera ramené à 60 milliards en avril. Avec Agences
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La vitesse avec laquelle la technologie s'impose dans nos vies nous oblige à réinventer nos méthodes de travail qui se retrouvent bouleversées. Dans cette édition de Real Economy, nous nous rendons en Allemagne où le gouvernement mène une grande réflexion sur les emplois du futur. Chez Audi, près de Munich, l'avenir est déjà là avec une production largement automatisée. La Commissaire européenne à l'emploi, Marianne Thyssen, nous présente par ailleurs, les efforts de l'UE en la matière dans le cadre du 'Pilier européen des droits sociaux. Il est clair que la technologie nous simplifie la vie dans un monde qui ne semble jamais s'arrêter. L'automatisation fait baisser les coûts dans la production et réduit la pénibilité, mais elle soulève une question cruciale : les robots finiront-ils par occuper tous les emplois ? Et comment contribuerons-nous encore à nos sociétés et nos économies ? La manière dont nous travaillons connaît une progression constante depuis le début de la révolution industrielle au XVIIIe siècle. Celle-ci s'est traduite par l'automatisation, la production de masse, des suppressions de postes, puis la hausse de la demande mondiale, les créations d'emploi et l'essor des classes moyennes. Nous en sommes aujourd'hui à une quatrième révolution dans l'industrie et le travail et nous faut décider si nous laissons nos peurs de côté et si nous voulons passer à une prochaine étape. Risque élevé d'automatisation pour 9% des emplois Sept Européens sur dix ont besoin de compétences numériques dans leur travail. Un sur trois n'en a aucune et la moitié des Européens qui ont des postes peu qualifiés n'utilisent pas ces technologies. D'après l'OCDE, 9% des emplois ont actuellement, un risque élevé d'automatisation dans les pays développés et un sur quatre devrait être radicalement bouleversé par les nouvelles technologies sous l'effet d'une hausse de la productivité du fait de la robotisation. La hausse annuelle de la productivité passerait ainsi de 0,8% à 1.4% dans les cinquante prochaines années. Reste que quatre entreprises sur dix ne trouvent pas les personnes dotées des compétences adéquates pour occuper les nouveaux emplois. La formation est essentielle pour les quatre millions de jeunes Européens au chômage et les salariés à temps partiel comme ils ont moins l'opportunité de se former par rapport à ceux à temps plein. Ceux qui n'ont aucune compétence numérique gagnent 8% de moins que ceux qui en ont. Ce sont les pays qui n'ont pas investi dans ce domaine qui risquent le plus de perdre des emplois du fait des bouleversements technologiques. L'Allemagne invente ses emplois de demain Le gouvernement fédéral allemand a présenté un livre blanc baptisé Travailler 4.0. Un document qui regroupe des propositions très diverses sur le temps de travail, les profils d'emploi, la négociation collective avec l'idée que la technologie n'attend pas. 'Work4.0'? In Germany, it's part of the 'Digital IntegratedEconomy' and the Future of Work.#InnovationGermany https://t.co/d21BoBuw0d- GermanEmbassyAUS (@GermanyInOz) 6 octobre 2016 Comme nous l'explique notre reporter sur place Damon Embling, dans un contexte d'automatisation et de numérisation croissante, Berlin entend répondre aux besoins de la population active de demain, une génération qui souhaite avoir plus de choix et de flexibilité bien loin des horaires classiques de bureau. L'usine tentaculaire d'Audi au nord de Munich produit 600.000 voitures chaque année. Mille robots interviennent sur chacune. Et des projets de numérisation renforcée, de réalité virtuelle et d'impression métallique 3D sont déjà dans les cartons. A la clé, aucune suppression de poste parmi les 44.000 salariés sur place d'après Jochen Haberland, vice-président du groupe en charge des ressources humaines. 'Il y aura d'énormes changements dans la manière de travailler, reconnaît-il avant d'ajouter : Mais au final, nous aurons besoin de tous nos employés, exactement comme aujourd'hui.' Nous découvrons sur le site des plateformes inventées par une start-up qui bien qu'elles se déplacent à la vitesse d'un escargot, devraient permettre d'augmenter encore la productivité de l'usine en acheminant les composants jusqu'aux différentes unités de travail à la différence des lignes de production classiques. Fabian Rusitschka, PDG de la start-up Arculus à l'origine de leur conception, nous explique : 'Imaginez un centre commercial avec 50 magasins : dans une ligne de production, vous devez passer devant tous les magasins. Là, on vous amène uniquement dans ceux où vous avez besoin de quelque chose, vous avez plus vite fini,' souligne-t-il. Flexibilité, meilleur équilibre entre vie personnelle et professionnelle Le livre blanc du gouvernement plaide notamment pour un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle. Ce qui favorise les performances de l'entreprise et la fidélisation des salariés, dit-on chez Audi. 'Les postes de travail ont déjà fait l'objet d'une très forte numérisation, en particulier dans les bureaux évidemment, indique Jochen Haberland. On a aussi mis en place le travail à distance et aujourd'hui, on instaure des horaires flexibles au sein des roulements dans le cadre d'un projet pilote,' insiste-t-il. D'après les experts en entreprise, le changement social s'annonce révolutionnaire dans la mesure où nos rythmes de vie s'accélèrent. 'Je ne pense pas que tout le monde soit déjà prêt, il s'agit d'une transition lente, estime Patrick Heitmeyer, consultant indépendant. Mais à mesure que la technologie progresse et qu'on en prend conscience, affirme-t-il, je crois que ce sera une transition rapide au final et que cela va vraiment changer la donne.' Les employeurs attirés par les gains de productivité offerts par la technologie devront s'assurer que leurs salariés aient les compétences nécessaires et puissent sans cesse les réactualiser. Work 4.0: How Germany is shaping the future of work Silke Breimaier FES_GB IPPR https://t.co/ouWRrippUX- LSE Business Review (@LSEforBusiness) 22 mars 2017 La question cruciale de la formation Dans toute révolution, il y a des gagnants et des perdants : bien sûr, des postes semi-spécialisés et aux tâches répétitives seront perdus. Mais ce peut être aussi une occasion de se former pour prétendre à un emploi plus qualifié. À Bruxelles, c'est le rôle de Marianne Thyssen, Commissaire européenne en charge de l'emploi, avec d'autres partenaires de trouver comment rendre cette transition possible. Maithreyi Seetharaman, euronews : 'Quels postes et quels secteurs seront les plus touchés ? Et que dire des travailleurs les plus âgés ?' Marianne Thyssen, Commissaire européenne à l'emploi : 'Actuellement en Europe, il y a 232 millions de personnes qui occupent un emploi. Il n'y en a jamais eu autant. Quant aux emplois de l'avenir - mais on pourrait dire d'aujourd'hui et de demain -, 90% d'entre eux nécessiteront un certain niveau de compétences numériques. Or on constate que plus de 40% de la population active européenne n'est pas assez compétente en la matière. Donc il y a beaucoup à faire de ce point de vue. On demande aux gens de rester plus longtemps sur le marché du travail, donc on doit faire en sorte qu'ils puissent y rester ! Premièrement, on doit évaluer les compétences que les gens ont. Deuxièmement, on doit déterminer quel est le parcours qui leur correspond individuellement pour qu'ils puissent progresser et pour qu'ensuite, ils fassent la preuve de leurs nouvelles connaissances, mais c'est aussi réalisable pour les gens - disons - de mon âge !' Highestemploymentleveleverrecordedin the EU in Q4 2016: 232.9 million employed#Eurostat https://t.co/QUTuDRFw09 pic.twitter.com/D8VAD14aFR- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 15 mars 2017 Maithreyi Seetharaman : 'La robotique, l'intelligence artificielle... Tout cela fait craindre une aggravation des inégalités économiques. Comment l'éviter ?' Marianne Thyssen : 'On doit s'assurer que les personnes qui travaillent le font dans de bonnes conditions - également dans le nouveau secteur du numérique - : par exemple, ceux qui travaillent pour des plateformes internet : quel statut ont-ils ? Qui les protège ? Sont-ils indépendants ? Ce n'est pas clair ! On doit aussi faire en sorte qu'ils bénéficient d'un système de sécurité sociale, qu'ils y contribuent, un système qui puisse leur donner droit à certaines prestations s'ils remplissent les conditions.' 'De nouvelles formes de travail qu'il nous faut définir' Maithreyi Seetharaman : 'Quels genres de changements structurels seront nécessaires selon vous ?' Marianne Thyssen : 'On prépare la publication du contenu du pilier des droits sociaux : il y aura des principes et des valeurs qui pourront servir de cadre de référence. Ce cadre permettra d'examiner les performances des politiques sociales et en matière d'emploi aussi bien nationales qu'européennes.' Maithreyi Seetharaman : 'Quel est le principal obstacle et comment le surmonter ?' Marianne Thyssen : 'Il y a les employeurs, les salariés, les indépendants. Mais il existe de nouvelles formes de travail qu'il nous faut définir, auxquelles il faut donner une place dans notre système de protection sociale et notre économie et cela va demander une réorganisation des structures des Etats membres et nous pouvons apporter notre aide au niveau européen.' Maithreyi Seetharaman : 'Qui est la responsabilité de préparer l'avenir ? Les individus eux-mêmes, les gouvernements, les décideurs politiques, les employeurs ?' Marianne Thyssen : 'On en a tous la responsabilité ! Nous devons nous adapter et prendre nos responsabilités, mais il revient aux dirigeants politiques, à ceux qui ont le pouvoir politique, de créer un environnement qui rende cela possible.' Withthe fastdevelopmentof new techologies,weneedto help people master digital skills:thisisone of the prioritiesof ourSkillsAgenda pic.twitter.com/bRgF1u8wqe- ValdisDombrovskis(@VDombrovskis) 23 mars 2017
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L'économie se porte bien dans la zone euro. C'est ce qui ressort de l'Indice flash PMI de l'Activité Globale qui mesure chaque moi l'activité du secteur privé. L'indice a connu sa plus forte progression en six ans, à 56,7 en mars (après 56,0 en février), bien au dessus des les prévisions des économistes (55,8) . L'indice PMI de l'industrie manufacturière (56.2) et celui du secteur des services (56.5) atteignent un pic de 71 mois. Les deux secteurs ont été portés par une demande soutenue, précise l'institut Markit, qui publie les données. Flash #Eurozone #PMI Composite Output Index at 71-month high of 56.7 in March (56.0 in February). https://t.co/0Aefhep3ge pic.twitter.com/x3KhrFN3Zy- Markit Economics (@MarkitEconomics) 24 mars 2017 Selon l'institut, les chiffres préfigurent la plus forte croissance trimestrielle du PIB depuis six ans en zone euro à environ 0,6%. L'emploi enregistre par ailleurs sa plus forte progression depuis près de dix ans. En Allemagne et surtout en France, les indices PMI affichent des niveaux inédits depuis plusieurs années. France Markit Manufacturing PMI came in at 53.4, above forecasts (52.4) in March https://t.co/XENCJla4VW pic.twitter.com/F9poRKlzlW- FXCM Australia (@FXCMAustralia) 24 mars 2017 La BCE attendue au tournant Ces éléments sont suivis de près par la Banque centrale européenne (BCE), qui s'efforce de soutenir l'activité et de redresser l'inflation avec une politique monétaire ultra-accommodante. Selon Markit, l'institution pourrait se diriger vers une politique plus restrictive afin de pas être en décalage avec la réalité économique. D'autant plus que la forte demande permet aux entreprises de rehausser leurs tarifs : l'inflation a atteint un plus haut de près de 6 ans. The ECB has been, and will remain patient for some time. But it's going to be increasingly difficult with PMIs screaming 'HIKE!'. pic.twitter.com/CrlgpIIbGi- Frederik Ducrozet (@fwred) 24 mars 2017
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L'Europe peut-elle continuer à se développer dans un climat d'incertitude lié à la nouvelle administration américaine, aux élections en Europe, au Brexit ou encore à la situation économique de la Chine ? Dans cette édition, nous cherchons des réponses auprès d'une économiste de la London Business School Lucrezia Reichlin et d'entrepreneurs français qui malgré le contexte, parviennent à développer leurs activités. Pour la première fois depuis près de dix ans, il est prévu que tous les pays européens renouent avec la croissance. Mais le feront-ils dès cette année ou l'an prochain ? On ne le sait pas dans le climat actuel d'incertitude lié aux messages contradictoires envoyées par la nouvelle administration américaine, aux prochaines élections en Europe et aux inquiétudes sur le Brexit et la Chine. Cette année ou l'an prochain, la croissance devrait faire son retour dans tous les pays européens, même les plus touchés par la récession. Dans la zone euro, elle devrait être plus faible en 2017 par rapport à 2016, puis repartir à la hausse en 2018. Ces perspectives ne tiennent pas seulement compte de l'augmentation des exportations. Il faut aussi s'intéresser à l'inflation : très faible ces deux dernières années, elle devrait être plus élevée à l'avenir. Retour de la croissance et hausse de l'inflation en perspective Pour y voir clair, prenons l'exemple d'Hélène. Quand elle veut acheter un bien ou un service, elle tient compte de l'évolution des prix. Ces dernières années, elle reportait ses achats en raison de la chute constante des prix en pensant qu'ils allaient continuer de baisser. Malgré tout, son pouvoir d'achat se réduit parce que comme les entreprises vendent moins, elles investissent moins, embauchent moins et les salaires baissent. L'un des facteurs qui joue également, c'est la chute des cours du pétrole. Mais depuis peu, ces derniers repartent à la hausse. Du coup, l'inflation se rapproche du niveau que la Banque centrale européenne estime favorable à des prix stables. Dans la zone euro, on prévoit une inflation de 1,7% cette année, puis de 1,4% l'an prochain. Dans l'Union européenne, elle devrait atteindre 1,8% en 2017, puis se stabiliser. Les entreprises devraient investir plus, favorisant la croissance grâce à une demande intérieure qui devrait rester forte. Mais en cas de trop forte inflation, la famille d'Hélène pourrait ne pas dépenser plus. Zone euro : Bruxelles relève sa prévision de croissance, malgré des " risques exceptionnels " https://t.co/3sAWYBelmM pic.twitter.com/osPYkaG652- Les Echos (@LesEchos) 14 février 2017 Malgré des fragilités, record d'expansion pour le secteur privé Mais la reprise est encore fragile et incomplète. C'est ce que l'on constate dans les perspectives économiques pour les quatre grands pays de la zone euro : seules celles de l'Allemagne ont été revues à la hausse tandis que dans le cas de la France, cette reprise et cette croissance devraient être à peine plus fortes que prévu. L'hiver prochain, la croissance en Allemagne devrait ainsi atteindre 1,6% et 1,4% en France. A quoi s'attendent les entreprises alors qu'en février, l'expansion du secteur privé dans la zone euro a atteint son plus haut niveau depuis six ans ? Guillaume Desjardins est allé leur poser la question en France. Près de Lyon, nous nous rendons dans les locaux d'une société qui fabrique des portes souples industrielles depuis plus de trois décennies et vend ses produits en France et à travers l'Europe. La santé économique de l'Union a bien sûr une influence sur son développement. En 17 ans, ses effectifs sont passés de 39 à 88 et de nouvelles embauches sont prévues. 'Comparé à 2011, par exemple, on a augmenté à peu près de 30 à 40% notre capacité à produire des portes dans la semaine, explique Laurent Melia, responsable qualité, sécurité et environnement chez Maviflex. On était à peu près à 50 portes par semaine en 2011, aujourd'hui, on est à 85, 90, voire plus en avoisinant les 100 portes par semaine,' poursuit-il. Door making company #Maviflex is hiring as orders from manufactures, supermarkets, carwashes pick up #RealEconomy pic.twitter.com/JEd4lYECt5- Guillaume Desjardins (@GuilDesjardins) 2 mars 2017 L'essor de cette entreprise illustre le développement actuel du secteur privé dans la zone euro, en particulier dans l'activité manufacturière. De nouveaux emplois sont créés. Dans le même temps, le taux de chômage devrait passer dans l'Union européenne, de 8,5% l'an dernier à 7,8% en 2018 sans revenir à son niveau de 2007, avant la crise. Les entreprises hésitent encore à investir 'Ces derniers mois, la faiblesse de l'euro a permis de faciliter les exportations des produits européens, en augmentant leur compétitivité, indique notre reporter Guillaume Desjardins. Mais cet effet s'estompe peu à peu : du coup, un regain de la demande domestique du fait de la baisse du chômage arriverait à point nommé,' ajoute-t-il. Une demande qui sera forte seulement si l'inflation reste contenue. Pour garantir cette embellie, les entrepreneurs attendent aussi des politiques, une stratégie économique claire : leur développement en dépend. Anne-Sophie Panseri, PDG de Maviflex, confirme : 'On va chercher la croissance en priorité à l'international, un peu en France, mais surtout à l'international, et de façon prioritaire en Europe.' /!\ Zone euro : plus forte croissance du secteur privé depuis près de 6 ans en février ! https://t.co/Ni4NAdf0R8 pic.twitter.com/rImuMgHG94- Investir (@InvestirFr) 3 mars 2017 Dans un contexte de baisse des investissements qui a débuté avant la crise en Europe, les sociétés comme celle-ci hésitent à investir comme elles le voudraient dans un climat politique incertain. Anne-Sophie Panseri renchérit : 'C'est un peu inquiétant parce que cette instabilité nous enlève un peu la perspective de notre développement et puis on sait aussi qu'en France, les années électorales ne sont pas des années très favorables aux investissements parce que tout est un peu gelé.' Lucrezia Reichlin : 'La reprise en Europe est convaincante' Pour analyser ces prévisions, nous avons interrogé l'une des plus éminentes économistes mondiales qui est aussi professeure à la London Business School, Lucrezia Reichlin. Maithreyi Seetharaman, euronews : 'Evoquons d'abord ce climat d'incertitude. On peut parler des élections à venir en Europe, de la nouvelle administration américaine, de la Chine, du Brexit... Quelle importance faut-il donner à tout cela ?' Lucrezia Reichlin, économiste de la London Business School : 'Quand on regarde les Etats-Unis, l'incertitude, c'est évidemment le facteur Trump et elle porte plus globalement sur la manière dont l'économie américaine va évoluer car nous sommes nombreux à penser qu'en réalité, elle a atteint un pic. L'Europe a ses propres problèmes. Bien sûr, si l'économie américaine commençait à ralentir et prenait des mesures protectionnistes, l'Europe serait touchée. D'un autre côté, la reprise en Europe est aujourd'hui tout-à-fait convaincante.' Maithreyi Seetharaman : 'Comment relancer l'investissement quand il y a ces inquiétudes sur les Etats-Unis et sur la situation en Europe ?' Lucrezia Reichlin : 'C'est effectivement ce à quoi nous devons nous atteler. Il faut s'assurer que même les entreprises les plus faibles - la partie la plus fragile du secteur privé -bénéficient des technologies qui sont disponibles aujourd'hui. Mais je crois que le secteur privé doit aussi être certain que les perspectives de croissance existent et je pense qu'une fois que cette incertitude politique sera levée, l'optimisme l'emportera.' Maithreyi Seetharaman : 'Il faut rappeler qu'en Europe, seule l'Allemagne semble résister.' Lucrezia Reichlin : 'L'Allemagne connaît la croissance, mais l'Espagne aussi. En réalité, le seul pays qui a affiché des résultats décevants, c'est l'Italie. Je crois que maintenant, l'Italie doit travailler à s'assurer que ses régions les plus fragiles agissent pour atteindre des taux de croissance plus élevés.' 'Il faut conserver les mesures de relance' Maithreyi Seetharaman : 'Considérons les bons chiffres sur l'emploi et le salaire nominal à travers l'Europe. De quoi a-t-on besoin pour maintenir cette dynamique et même l'amplifier ?' Lucrezia Reichlin : 'L' inflation sous-jacente qui donc, exclut les denrées alimentaires et l'énergie dont les prix sont volatils reste faible. Donc la Banque centrale européenne a l'opportunité de conserver les mesures de relance. Les interrompre serait néfaste pour l'économie réelle et pour la stabilité financière parce que cela voudrait dire que les taux d'intérêt à long terme commenceraient à augmenter et pour les pays très endettés, ce serait un problème. D'un point de vue général, la zone euro doit aussi travailler sur sa propre gouvernance et prendre des mesures globales de relance budgétaire.' Maithreyi Seetharaman : 'Que peut-elle faire ?' Lucrezia Reichlin : 'Je crois que nous devrions interpeller nos politiques, les institutions économiques, le gouvernement économique de la zone euro et les responsables européens en général pour qu'ils lancent des plans d'action qui favorisent l'adoption des technologies, qui renforcent les entreprises. Je pense que notre économie a besoin d'une nouvelle impulsion.' Better ways to #nowcast : models that handle #uncertainty. Lucrezia Reichlin's award-winning work - Watch: https://t.co/pshwQLsy0y EEANews pic.twitter.com/NWX96zSh5n- Econ Films (econfilm) 16 octobre 2016
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Anne-Sophie Panseri, PDG de Maviflex : Alors je vais être optimiste parce que c'est le développement de l'entreprise et c'est majeur pour nous, maintenant, je pense qu'il y a besoin que l'Europe se remette en cause dans son organisation, je pense qu'on a une situation où comme d'habitude il faut être au mûr pour faire bouger les lignes, en Europe notamment, donc j'espère que l'Europe va prendre conscience de l'enjeux des harmonisations nécessaires pour notre industrie, fiscale, droit du travail, il y a un beau chantier en perspective mais quant on voit un peu la géopolitique actuelle et les positions que prend les Etats-Unis, il est vraiment, pour moi, primordial qu'on résiste à diviser pour régner, parce que c'est un peu l'enjeu qu'on ressent, nous, dans les prises de positions actuelles.
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La Banque centrale européenne relève sa prévision d'inflation à 1,7% cette année en zone euro. Draghi: ECB staff projections: HICP at 1.7% in 2017 (1.3% in Dec proj), 1.6% in 2018 (1.5%), 1.7% in 2019 (unchanged)- ECB (@ecb) 9 mars 2017 Son président, Mario Draghi, a imputé la poussée des prix de ce début d'année (l'inflation a atteint 2% en février en zone euro) à la hausse du coût de l'énergie. D'où le maintien en l'état de sa politique monétaire interventionniste. Draghi: We continue to expect rates to remain at present or lower levels for extended period, and well past horizon of net asset purchases- ECB (@ecb) 9 mars 2017 Son taux directeur reste à zéro et son taux de dépôt à -0,4%. Quant au programme de rachat d'actifs, il passera comme prévu de 80 milliards d'euros par mois à 60 milliards d'euros par mois à compter d'avril, et sera maintenu au moins jusqu'à la fin de l'année. Et ce, en dépit des appels de Berlin à lever le pied. Draghi: Headline inflation increased, mainly due to rising energy and food prices. However, underlying inflation pressures remain subdued.- ECB (@ecb) 9 mars 2017 Draghi: If outlook becomes less favourable, we stand ready to increase our asset purchase programme in terms of size and/or duration- ECB (@ecb) 9 mars 2017 Car les incertitudes sont nombreuses, a rappelé Mario Draghi. 'Nous nous attendions à un impact significatif des risques divers qui étaient en train de se matérialiser. Vous vous souvenez du Brexit, du référendum italien, de la nouvelle administration américaine. A présent, nous avons les élections en Europe. Certains de ces risques se sont matérialisés, mais nous n'avons pas encore constaté d'impact économique significatif,' a-t-il déclaré. Plaidoyer pour le marché unique Parmi les pays appelés aux urnes : la France, où une victoire de la candidate d'extrême-droite, Marine Le Pen, à la présidentielle en mai, menacerait l'existence-même de l'Union européenne. Le Front National plaide en effet pour le retour au franc et pour une renégociation des accords qui lient la France à l'Union. Impensable pour Mario Draghi, qui a remis les pendules à l'heure. 'L'euro est perçu comme la condition préalable au marché unique. S'il n'y a pas de marché unique, il n'y a pas d'Union européenne, et les pays, quels que soit leur point de vue, ont immensément bénéficié du marché unique,' a-t-il rappelé. Draghi: The euro is here to stay. It is irrevocable. A more productive question is how do we increase prosperity?- ECB (@ecb) 9 mars 2017 Un message également adressé aux néerlandais, qui renouvellent leur parlement la semaine prochaine. La BCE a également relevé de 0,1 points à 1,8% sa prévision de croissance en zone euro cette année, et à 1,7% l'an prochain. Avec AFP, Reuters.
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Les ministres des Finances de l'Union européenne ouvrent la voie à une procédure de sanction contre l'Espagne et le Portugal. Madrid et Lisbonne n'ont pas respecté leurs engagements afin de corriger leurs déficits publics. Le ministre des Finances espagnol a immédiatement annoncé une augmentation de l'impôt sur les sociétés qui devrait rapporter 6 milliards d'euros. " Ce qu'il faut faire c'est donner une impulsion positive ", défend Luis de Guindos. Pour sa part le gouvernement portugais assure ne pas avoir de plan B. Il estime que cette situation est le résultat des politiques menées par les autorités précédentes. Mais le ministre des Finances, Mário Centeno, espère bien convaincre les institutions. Il s'agit d'expliquer à la Commission européenne comment les mesures prises " peuvent remplir nos objectifs et nos engagements à l'avenir ", explique-t-il. Les deux pays ont désormais 10 jours pour présenter leurs arguments.
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Standard and Poor's a dégradé d'un cran jeudi soir la note de la dette long terme de l'Union européennne, de AA+ à AA. Sa perspective passe toutefois de négative à stable. L'agence de notation financière explique cette dégradation par l'incertitude issue du Brexit. Ce jeudi, la commissaire européenne au commerce, Cecilia Malmström, a rappelé que les traités européens empêchent la négociation d'accords commerciaux entre l'Union et un de ses Etats membres. Un Etat membre ne peut pas non plus négocier seul avec un pays hors Union. Il faudra donc attendre que Londres ait achevé sa sortie, ce qui prendra au moins deux ans. Cecilia Malmström a admis que les 27 aussi en feraient les frais.
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Vendredi noir sur les autres places européennes également. A Paris, le Cac40 dévissait de près de 9% à la mi-séance, tandis que le Dax cédait plus de 7%. Plus affectée encore, la bourse de Madrid chutait de plus de 11%, celle d'Athènes, de près de 14%. Milan quant à elle décrochait de plus de 10%. Comme à Londres, le secteur financier - banques et les assurances - était le plus attaqué, mais la quasi totalité des valeurs buvaient la tasse. Après avoir atteint la veille un plus haut en six semaines contre le billet vert à 1 dollar 14, l'euro évoluait autour d'1 dollar 10, en baisse de 2,8%.
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Des dirigeants posant à Bruxelles pour la traditionnelle photo de famille : celle de l'Union européenne et de ses 28 Etats membres. 28 et peut-être bientôt 27, si les Britanniques optent jeudi pour le ''Brexit'' : ce vote, que David Cameron aura tenté d'éviter, mettrait fin à une idylle de plus de quarante ans. Le 22 janvier 1972, la Grande-Bretagne signe le traité d'adhésion à l'Union européenne, qui entrera en vigueur un an plus tard. 'C'est le plus beau jour de ma vie', s'exclame alors le Premier ministre conservateur Edward Heath. Mais 44 ans après, les Britanniques sont au bord du divorce. David Cameron engage alors un bras de fer avec Bruxelles pour renégocier les conditions d'adhésion : 'Je conclurai un accord, si nous obtenons ce dont la Grande-Bretagne a besoin'', martèle-t-il. Après de longues négociations centrées sur l'immigration, la souveraineté ou la gouvernance économique, le Premier ministre obtient finalement un accord garantissant un ''statut spécial'' au Royaume-Uni au sein des Vingt-Huit. Un accord largement insuffisant aux yeux des eurosceptiques, mais beaucoup trop généreux pour certains partenaires européens qui dénoncent le statut spécial qu'a toujours eu Londres. À Bruxelles et dans toute l'Union européenne, un Brexit aurait sans nul doute l'effet d'un tremblement de terre. C'est un saut dans l'inconnu qui soulève d'innombrables questions. Interview de Jean Quatremer Pour analyser les conséquences d'un Brexit, Euronews a interrogé Jean Quatremer, auteur du blog Coulisses de Bruxelles et correspondant du quotidien français Libération. Euronews : 'Brexit ou pas Brexit, n'est-ce pas l'occasion pour l'Union européenne de se réinventer?' Jean Quatremer : 'Je crois que finalement si les Britanniques restent, on aura un problème, parce que là, ça va être 'business as usual', car on va faire comme si rien ne se sera passé, on va négocier de nouveau des dérogations pour les Britanniques, on va avoir un David Cameron 'Imperator', car ce sera le seul dirigeant européen qui en 20 ans aura gagné un referendum sur l'Europe - et quel referendum et avec quel peuple!-, et donc on va être incapable de lui refuser quoique ce soit. Ça va être terrible. Mais en revanche, s'ils sortent, ça sera un choc, et je crois que le choc sera puissant, puisque l'on perd l'une des principales économies de l'Union européenne, 25% du PIB de l'Union qui s'en va, ce n'est pas rien, et bien là on sera obligé évidemment de proposer un nouveau projet ou au moins de renforcer la zone euro pour résister aux turbulences des marchés financiers et aux problèmes économiques qui en découleront.' Euronews : 'Ne faut-il pas craindre un effet domino en Europe? Beaucoup de pays ont la possibilité d'organiser des referendums, que ce soit aux Pays-Bas, au Danemark, en Finlande par exemple?' Jean Quatremer : 'Peut-être qu'il faudra des referendum partout pour clarifier les choses au moins pour 10 ou 20 ans, pourquoi pas! Peut-on continuer de construire l'Europe avec des pays qui n'en ont aucune envie, avec des citoyens qui ne croient plus au projet européen? En l'occurrence, je ne suis pas sûr qu'il y aurait beaucoup de sorties. Dans les pays d'Europe de l'Est, qui sont si braillards, si anti-européens? Il faut savoir qu'ils reçoivent 4% de leur PIB chaque année du budget européen, ça pousse à rester parce que (sortir) ça veut dire une chute de croissance de 4%, on y pensera. De même la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, auront-ils un intérêt à sortir de l'UE? Sauf la France si c'est Marine Le Pen qui devient un jour Président de la République et encore même là, les Français savent où est leur intérêt!' Euronews : 'Comment jugez-vous David Cameron qui met en jeu l'avenir de son pays mais aussi celui de toute l'Union européenne ?' Jean Quatremer : 'Je crois que David Cameron restera dans les livres d'histoire comme un génie politique toute catégorie : quelqu'un qui pour régler un problème interne au Parti Conservateur, convoque un referendum sur l'Europe, après avoir passé quasiment 7 ans à dire 'pis que pendre' sur l'Union européenne, se retrouve avec ce referendum et maintenant plaide exactement l'inverse de ce qu'il a dit pendant 7 ans, risque de le perdre, de pousser la Grande Bretagne dans le précipice, ou dans un certain isolationnisme dont elle sortira affaiblie, et risque de provoquer une crise européenne, voire une crise mondiale, comme l'a dit Barack Obama, quel génie! Churchill doit se retourner dans sa tombe!' Euronews : 'Que pourrait être le statut futur du Royaume-Uni?' Jean Quatremer : 'Je suis de plus en plus persuadé que la Grande-Bretagne, ça sera un pays tiers sans aucun accord. Pourquoi? Parce que tous les accords signés avec l'Union européenne impliquent des sacrifices en matière de souveraineté. Il y a plusieurs statuts possibles: le maximum c'est l'Espace Économique Européen - la Norvège, le Liechtenstein, l'Islande -, mais là ça veut dire une contribution au budget européen, accepter toutes les normes européennes, c'est ce que on appelle la démocratie par fax, vous recevez par fax les règlements et les directives que vous devez transposer dans votre droit, et donc ça pas question évidemment. Deux: il y a le statut de la Suisse, donc des accords bilatéraux, mais même chose, vous devez contribuer au budget européen, et il faut accepter des politiques dont vous ne voulez pas, par exemple la libre circulation des travailleurs, et cela la Grande-Bretagne le refusera. Alors vous pouvez aussi négocier un statut à la Turque, avec l'Union douanière mais cela pose des problèmes parce que l'Union Douanière, cela concerne la libre circulation des biens, mais pas des services, et qu'est-ce qu'exportent les Britanniques? Les services, donc l'Union douanière ne les intéressera pas. Alors un accord de libre échange? Même chose, ils devront respecter nos normes. Donc je ne vois pas quel type d'accord pourrait satisfaire un Boris Johnson, qui deviendrait en cas de Brexit sans doute le prochain Premier ministre, parce que cela voudrait dire des abandons de souveraineté. Donc après une explosion de souverainisme, leur destin c'est le Zimbabwe!'
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Les sondages concernant le Brexit ont toute l'attention des marchés, à l'approche de la réunion de la FED et de la Banque d'Angleterre cette semaine... Particulièrement la dernière enquête d'opinion donnant en fin de semaine le Brexit vainqueur avec dix points d'avance. Les marchés asiatiques ont connu leur pire journée en quatre mois ce lundi. A Tokyo, l'euro est tombé à son plus bas niveau depuis plus de trois ans face au yen (119,11). Le yen, devise refuge, est en forte hausse, ainsi que l'or sur le marché des matières. Les marchés européens, plus préparés au scénario du Brexit, chutaient de 1% à l'ouverture ce lundi, en recul depuis quatre séances d'affilée. Dans le même temps la livre sterling descendait à son niveau le plus bas en huit semaines à 1,41 dollar. D'après le Financial Times les positions spéculatives, pariant sur une baisse de la livre ont doublé à 6 milliards de dollars.
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A plus de deux semaines du référendum sur le Brexit, les Britanniques restent profondément divisés sur la question. C'est le cas en particulier dans les petites et moyennes entreprises qui emploient, à elles seules, quelque quinze millions de personnes. Et à l'approche de ce vote crucial, beaucoup de ces PME ne savent pas encore quel camp choisir. Une incertitude somme toute logique, comme l'explique le Dr Angus Armstrong, directeur en macroéconomie, à l'Institut national de recherche économique et sociale : 'Aucun pays de la taille du Royaume-Uni n'a jamais quitté une telle union économique. En d'autres mots, il n'y a pas de précédents dans le passé qui permet de tirer des leçons. On navigue en terrain inconnu.' Reid Steel, une entreprise, spécialisée dans l'acier de construction, est favorable à la sortie du pays de l'Union européenne. Son directeur Simon Boyd dénonce l'excès de réglementation : 'Je crois qu'on doit saisir cette opportunité de sortir de l'union. C'est une opportunité unique de reprendre le contrôle de notre destinée. Du point de vue commercial, l'Union européenne a été très mauvaise pour nous. Nous sommes sur-réglementés et freinés à cause de cette réglementation.'' Changement de décor et de camp : ''East End Foods' est une entreprise spécialisée dans les plats orientaux qu'elle exporte à travers le Vieux-Continent. Son PDG, Jason Wouhra, redoute d'être contraint de revoir tous ses emballages, en cas de Brexit. Des changements particulièrement coûteux : 'La facilitation des échanges est l'un des points clés, du point de vue commercial. Adminsitrativement, c'est plus simple de vendre en Europe. Il n'y a qu'une seule demande d'enregistrement à faire pour les produits de la marque, c'est plus économique, plus efficace. Il y a donc beaucoup d'avantages, qui ont aidé les entreprises.'' L'incertitude liée au Brexit pèse sur la livre sterling qui a cédé 1 % ce lundi face au dollar. Un nouveau décrochage qui intervient après la publication de deux sondages, donnant une courte avance au camp du Brexit.
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C'est depuis Vienne que la Banque Centrale Européenne a annoncé, sans surprise dans un contexte d'inflation négative, le maintien en l'état de sa politique de taux zéro. Le taux de dépôt qui s'applique sur les liquidités en excès stockées par les banques pour 24 heures auprès de la BCE, il reste négatif à -0,40%. Le taux de prêt marginal, auquel les banques empruntent pour 24 heures à ses guichets, demeure quant à lui à 0,25%. Les taux resteront longtemps à ce niveau #BCE en direct https://t.co/YozzxKkcUh ecb #Europe pic.twitter.com/6m1922FLYC- L'Echo (lecho) 2 juin 2016 Relèvement des prévisions de croissance et d'inflation Plus surprenant : la banque centrale a relevé ses prévisions de croissance et d'inflation. Elle table désormais sur une hausse de 1,6% du PIB cette année en zone euro et sur une inflation de 0,2%. 'Les dernières données indiquent une croissance continue au deuxième trimestre, bien que probablement plus faible qu'au premier. Pour l'avenir, nous anticipons une croissance économique modérée mais à un rythme régulier,' a précisé son président, Mario Draghi, qui veut y voir les effets de sa politique accommodante. Concernant son programme de rachat d'actifs, la BCE commencera à acquérir des obligations d'entreprises à partir du 8 juin. Pas de faveurs pour les banques grecques Beaucoup attendaient par ailleurs la réactivation du waiver(littéralement 'dérogation'), ce régime de faveur accordé jusqu'à début 2015 aux banques grecques. Il leur permettait de se refinancer gratuitement auprès de la BCE en échange d'obligations souveraines grecques, en dépit de leur classement en catégorie spéculative. Mais la BCE a dit non. 'L'Eurogroupe a demandé aux institutions de vérifier l'application d'actions préalables aux termes du protocole d'accord complémentaire. Des discussions sont en cours avec le gouvernement grec. Une fois ces actions préalables mises en oeuvre, le conseil des gouverneurs prendra une décision en faveur du rétablissement du _waiver,_' a expliqué Mario Draghi. La #BCE relève sa prévision d'inflation de la zone euro pour 2016, à 0,2% https://t.co/YozzxKkcUh ecb #Europe- L'Echo (lecho) 2 juin 2016 Contre un Brexit Enfin la BCE s'est prononcée en faveur du maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne lors du référendum du 23 juin. Mais quel que soit le choix des électeurs britanniques elle se dit 'prête à toutes les éventualités'. Draghi: The ECB has a view that the UK should remain in the EU. Both the UK and the EU benefit.- ECB (@ecb) 2 juin 2016
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L'inflation est restée négative pour le deuxième mois consécutif en mai en zone euro. Sur un an, elle s'affiche à -0,1%, conformément aux attentes. C'est légèrement mieux qu'en avril (-0,2%), grâce à un ralentissement de la baisse des prix de l'énergie. L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors alimentation et énergie, ressort quant à elle, en rythme annuel, à 0,8% en mai, contre 0,7% en avril. Chômage stable Taux de chômage en avril 2016 8,7 % dans l'UE 10,2 % dans la zone euro 9,9 % en Francehttps://t.co/DYlQc7c7lv pic.twitter.com/wI0SLTKZDe- Parlement européen (@Europarl_FR) 31 mai 2016 Sur le front de l'emploi, le taux de chômage est resté stable en zone euro en avril à 10,2%. Les chiffres allemands pour mai laissent espérer une embellie pour l'ensemble de l'union monétaire. Le taux de chômage y est tombé à 6,1%, son plus bas niveau depuis la réunification du pays en 1990. Avec Reuters.
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Un an de récession, des destructions d'emplois et une chute de la livre Sterling : le dernier rapport du Trésor britannique sur les conséquences d'un Brexit vient fournir des munitions aux partisans du maintien du pays dans l'Union européenne. Peurs économiques... Crédité d'une courte avance à un mois du référendum, le camp du premier ministre David Cameron en a bien besoin. 'Le choc qu'accuserait notre économie en quittant l'Europe plongerait le pays en récession. Ce pourrait être la première récession auto-infligée de notre histoire,' a-t-il martelé alors qu'il faisait campagne dans une enseigne de bricolage ce lundi. With George_Osborne at BandQ as Treasury analysis shows leaving EU would trigger recession and cost 500,000 jobs. pic.twitter.com/4A1ADb5tpU- David Cameron (@David_Cameron) 23 mai 2016 Aux côtés de David Cameron, le ministre des Finances, George Osborne, a précisé : 'sous deux ans, au moins un demi-million d'emplois seraient perdus. Et c'est l'estimation la plus basse. La Grande-Bretagne pourrait perdre jusqu'à 820.000 emplois.' Sterling will fall by 12% if we vote to Leave - making foreign holidays and imports from abroad more expensive- George Osborne (@George_Osborne) 23 mai 2016 ...Contre épouvantail migratoire Les partisans du Brexit ont aussitôt dénoncé une étude biaisée. Ironisant sur 'le camp de la peur', leur fer de lance, l'ancien maire de Londres Boris Johnson, a attiré l'attention sur l'argent à récupérer. 'Pourquoi envoyons-nous 10 milliards de livres net par an à Bruxelles ? Une partie est dépensée par des amis, une autre soutient la tauromachie en Espagne. Pensez-vous que les contribuables britanniques devraient soutenir la corrida espagnole ? Absolument pas !' s'est-il insurgé à York. Un argument à même de faire mouche auprès des Britanniques, hautement sensibilisés à la cause animale. Fantastic to be in beautiful York earlier today - one month until Brexit vote_leave pic.twitter.com/HGCLyYVkeD- Boris Johnson (BorisJohnson) 23 mai 2016 Les pro-Brexit surfent eux aussi sur les peurs de leurs compatriotes. Ainsi, dans leur campagne d'affichage, ils agitent allègrement l'épouvantail de l'immigration.
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Et si les taux zéro profitaient finalement à l'Allemagne ? C'est en tout cas grâce à la consommation que la croissance de la première économie de la zone euro a plus que doublé au premier trimestre, par rapport au trimestre précédent. Dans sa seconde estimation, l'office européen des statistiques Eurostat la donne à 0,7%. Dopées par des salaires en hausse, les dépenses des ménages ont compensé la baisse des exportations, pénalisées par un euro fort et le ralentissement des pays émergents. Berlin s'attend toutefois à un essoufflement de ses performances sur le reste de l'année. Dans l'ensemble de la zone euro, la croissance s'affiche à 0,5%, contre 0,6% estimés précédemment. La France, deuxième économie du bloc, se situe exactement dans la moyenne (+0,5%), grâce à la demande intérieure. L'Italie, troisième économie de l'eurozone, reste à 0,3%, emmenée par l'expansion de l'activité dans l'industrie et les services, mais freinée par la contraction de son secteur agricole. Euro area GDP +0.5% in Q1 2016, +1.5% compared with Q1 2015 #Eurostat - https://t.co/2QJTE7cGun pic.twitter.com/bR8ImtvCDC- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 13 mai 2016 On notera la belle performance de l'Espagne avec une croissance de 0,8%, comme au trimestre précédent. Enfin la Grèce affiche une croissance négative de 0,4% selon Elstat, le bureau national des statistiques. C'est toutefois mieux que prévu.
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Les Britanniques n'ont rien à gagner à quitter l'Union européenne : c'est en substance le message adressé ce vendredi à Londres par la Directrice générale du Fonds monétaire international aux partisans du Brexit. Un enjeu international A ces derniers, qui l'accusent de s'immiscer dans les affaires politiques britanniques, Christine Lagarde a rappelé l'enjeu international du référendum du 23 juin. 'Ce n'est pas qu'une question intérieure. Je sais que c'est une grande question domestique, pour beaucoup d'entre vous, mais c'est aussi une question internationale. Au cours des six derniers mois, sur tous les pays où je me suis rendue à travers le monde, il n'y en a pas eu un où l'on ne m'ait pas interrogée sur les conséquences économiques d'un Brexit,' a expliqué la patronne du FMI. Lagarde: Brexit represents a significant downside risk and is an international issue that concerns the whole world- IMF (@IMFNews) 13 maggio 2016 L'incertitude, ennemie de la croissance Selon le FMI, parce qu'il obligerait à redéfinir les relations commerciales avec plus de 80 pays, un Brexit entamerait la confiance des milieux d'affaires, ferait chuter l'investissement et la bourse. 'La négociation de nouveaux arrangements avec l'Union européenne et d'autres partenaires commerciaux pourrait, à notre avis, conduire à une période prolongée d'incertitude, et plus cette incertitude durera, plus elle pèsera lourdement sur l'investissement et la croissance,' a mis en garde Christine Lagarde. Nouveau rapport en juin Le manque à gagner pour le PIB britannique serait compris entre 1,5 et 9,5%, contre un rebond de la croissance au deuxième semestre en cas de maintien dans l'Union. Le FMI publiera un nouveau rapport sur le Brexit une semaine avant le référendum.
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La reprise s'annonce poussive au deuxième trimestre en zone euro. Certes, avec 0,6% de croissance au trimestre dernier, le bloc a fait mieux que les Etats-Unis, mais la consommation des ménages s'est affaissée en mars. Publiées ce mercredi, les ventes au détail, qui en sont le meilleur baromètre ont en effet reculé de 0,5% - plus que prévu - sur la période, la nourriture, les boissons et le tabac étant les plus affectés. Breaking! #Eurozone retail sales fall more than expected (-0.5%) in March. YoY +2.1%, comfortably beating the US. pic.twitter.com/KR3xLOQNFo- jeroen blokland (@jsblokland) 4 de maio de 2016 Autre indicateur de mauvaise augure, l'indice Markit des directeurs d'achat qui donne une idée du dynamisme de la croissance de l'activité privée. Il s'est tassé à 53 points en avril, contre 53,1 en mars. Au-dessus de 50, il reste en phase d'expansion, mais s'essouffle. Latest #PMI results suggest that #eurozone remains in low gear at start of second quarter https://t.co/MUVsxuXObc pic.twitter.com/1KJfDLJTDz- Markit Economics (@MarkitEconomics) 4 de maio de 2016 L'indice mesurant l'activité dans le secteur des services est resté stable à 53 points 1, son plus faible rythme de croissance en 14 mois.
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Les dépenses associées à l'accueil des réfugiés peuvent renforcer l'économie. C'est l'avis défendu par le Commissaire européen chargé des Affaires économiques et financières lors de la présentation des prévisions pour 2016 et 2017. Pierre Moscovici a donné l'exemple de l'Allemagne. Le pays pourra compter sur une croissance de 1,6%. " Elle est soutenue par des fondamentaux économiques solides, ainsi que des dépenses publiques liées à l'accueil des demandeurs d'asile, dont l'impact économique - je parle bien de l'impact économique - est assurément positif ", a-t-il précisé. Au niveau européen la croissance devrait continuer sa progression aux cours des deux prochaines années mais modérément selon la Commission. Ces perspectives modestes s'expliquent par une détérioration des performances des partenaires commerciaux de l'Union. La croissance devrait atteindre respectivement 1,6% et 1,8% en 2016 et 2017 dans la zone euro. Pour l'ensemble de l'Union, elle devrait être de 1,8% et 1,9% sur la même période.
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Patience : c'est le message adressé par le Président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, à l'ensemble de la zone euro, après l'annonce d'un statu quo sur les taux. L'institution monétaire a laissé son principal taux directeur à zéro. Son taux de prêt marginal, auquel les banques empruntent à ses guichets pour 24 heures, est maintenu à 0,25%, tandis que le taux de dépôt, qui s'applique aux banques plaçant leurs surplus de liquidités auprès d'elle pour 24 heures, est maintenu à -0,40%. Monetary policy decisions: rates unchanged https://t.co/ZxI4DTVxHv- ECB (@ecb) 21 April 2016 Mario Draghi a estimé qu'il fallait laisser du temps à ses mesures pour dévoiler pleinement leurs effets. Ce sera également le cas pour le rachat inédit de dettes d'entreprises annoncé en mars mais et qui commencera en juin. Il en a d'ailleurs précisé les conditions. 'Si une entreprise possède une banque, mais que sa maison mère n'est pas une banque, elle sera éligible. Mais si la maison mère est une banque, alors elle sera exclue du programme. Le risque sera pleinement partagé. La maturité sera de 30 ans maximum. Et l'émission sera limitée à 70% de la dette d'une entreprise.' Si les dettes bancaires en sont exclues, celles des assureurs seront éligibles. Au total, le montant des rachats de dette publique et privée restera à 80 milliards d'euros par mois. Depuis le mois dernier, ces rachats sont assortis de prêts gratuits aux banques. Gouvernements, au travail ! Mario Draghi a de nouveau promis d'utiliser tous les instruments disponibles pour faire circuler l'argent, relancer l'activité et l'inflation. N'en déplaise à Berlin. 'Nous obéissons à la loi, pas aux politiques, parce que nous sommes indépendants,' a-t-il lancé, dans sa toute première réponse aux critiques de l'Allemagne, où l'épargne traditionnellement forte est pénalisée par la politique de taux zéro. Draghi: We obey the law, not politicians- ECB (@ecb) 21 avril 2016 Mario Draghi en a profité pour appeler les gouvernements à faire eux aussi leur travail - à savoir, des réformes structurelles pour rendre leur marché du travail plus flexible et favoriser l'entreprenariat et la compétition dans les secteurs des biens et des services. La confiance dans la stratégie des sages de Francfort s'étiole alors qu'après avoir reculé en février, les prix ont fait du surplace en mars, là où la BCE vise une inflation proche, mais inférieure à 2%.
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Eurostat revoit à la hausse ses chiffres de l'inflation en zone euro. Elle a finalement été nulle en mars sur un an, là où une première estimation la donnait négative à - 0,1%. Euro area annual inflation up to 0.0% in Mar 2016 (flash estimate -0.1%) #Eurostat https://t.co/9wadOVCPSo pic.twitter.com/eg2SctKn9S- EU_Eurostat (@EU_Eurostat) 14 April 2016 L'inflation sous-jacente, c'est-à-dire hors alimentation et énergie, ressort quant à elle à 1% sur un an, contre 0,9% précédemment estimé. La chute continue des prix de l'énergie a été compensée par la hausse des prix de toutes les autres composantes de l'indice. Les services ont tiré la moyenne vers le haut, tout particulièrement les restaurants, bars et locations d'appartements de vacances.
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On ne parle que de cela : les réformes structurelles. Cette semaine Real Economy décrypte cette expression très en vogue. Définition, impacts sur nos vies et nos porte-monnaies et plus important encore, sont-elles vraiment efficaces ? Pour en parler, Pierre Moscovici, le commissaire européen aux affaires économiques en charge du programme des réformes structurelles de la Commission. Nous irons en Irlande, championne de la reprise, pour voir comment s'est effectuée cette embellie économique. Et puis direction l'Allemagne pour analyser le calendrier des réformes. Réformes structurelles, comment ça marche ? Les réformes structurelles sont destinées à rendre notre économie flexible et plus résistante aux chocs. Augmenter la concurrence sur le marché offre plus de choix et par conséquent les prix baissent, stimulant la demande. S'ensuit une hausse de la production et des embauches pour produire encore plus. A long terme, les salaires augmentent. Les réformes structurelles du marché du travail se traduisent à court terme par une baisse des salaires et une hausse du chômage. Sur le long terme, la flexibilité, des contrats de travail par exemple, incite les entreprises à recruter davantage. En théorie, combiner ces deux approches peut stimuler la croissance. Les salariés peuvent compenser leur baisse de revenus par des heures supplémentaires. Et les ménages maintiennent leur pouvoir d'achat grâce à la baisse des prix. Les entreprises augmentent leurs marges et peuvent investir davantage. Ainsi, à long terme, les entreprises vendent plus, l'emploi et les salaires augmentent. L'économie globale devrait s'améliorer. L'Irlande, championne de la reprise Cap sur l'Irlande. Après des années de crise, le tigre celtique a repris de la vigueur. Une embellie économique qui fait des envieux dans la zone euro. Le déficit a diminué et le taux chômage est en en dessous de la moyenne de la zone euro. Même la réduction de sa dette souveraine est en bonne voie. Chez les Keogh, au nord de Dublin, on cultive la pomme de terre depuis des générations. En 2011, alors que les commandes déclinent, Tom et ses frères ont une idée lumineuse : transformer leurs invendus en chips. 'Nous avons démarré cette activité au milieu de la récession en Irlande explique Tom Kheogh. Cela fait maintenant 4 ans et nous avons embauché 27 personnes de plus, c'est la conséquence directe du démarrage de cette nouvelle activité. Nous prévoyons d'embaucher 12 autres personnes cette année. Nous exportons actuellement environ 15% de notre volume dans environ 14 pays à travers le monde.' We're hiring a Sales & Business Development Manager (Export Markets) apply here: https://t.co/E0FXGm9MIB #jobfairy pic.twitter.com/3iQZhqaNU8- Keoghs Farm (@Keoghsfarm) February 15, 2016 Alors que la plupart des entreprises privées licencient dès le début de la crise financière en 2008, le secteur agro-alimentaire est épargné. Même l'Etat taille dans ses effectifs, baisse les salaires des fonctionnaires et augmente leurs impôts. Quand la Troïka arrive, fin 2010, cela fait 2 ans que les salaires sont gelés dans le privé. Les syndicats de la fonction publique ont eux déjà renoncé à la grève contre l'engagement de l'Etat à ne plus rogner les fiches de paie et à ne plus licencier. Début 2012, le chômage culmine à plus de 15 % de la population active. Dublin lance alors un plan d'action pour l'emploi. Objectif : dispenser des formations correspondant aux besoins des entreprises, attirer l'investissement étranger et stimuler un entrepreneuriat tourné vers l'export, comme le business de Tom. Enterprise Ireland est une des 60 agences gouvernementales impliquées dans cette stratégie. 'L'Irlande est un petit marché, alors quand des entreprises irlandaises se lancent, elles doivent se focaliser dès le départ sur l'international souligne Kevin Sherry. Nous les finançons partiellement, nous les aidons à former des des managers, et nous les aidons à se développer à l'international.' Depuis 2012, ce plan a permis de créer 136.000 emplois. Il est soutenu par un impôt sur les sociétés attractif, compris entre 12,5 et 25 % en fonction du secteur d'activité. Pour l'économiste Aidan Regan, cette stratégie s'inscrit dans la continuité des politiques menées en 'Irlande': http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/csr2015/nrp2015_ireland_en.pdf depuis une trentaine d'années. Et quand on lui demande si des réformes structurelles ont joué un rôle dans la reprise irlandaise, sa réponse est catégorique : ' Non. Les investissemens étrangers directs soutiennent la reprise irlandaise, en particulier les exportations et les multinationales américaines. C'est le rôle de l'Etat, d'une entreprise active et d'une politique industrielle. Un marché du travail flexible et un régime fiscale pour les entreprises compétitives sont essentielles. Les réformes structurelles recommandées par la troïka pour la santé, les professions juridiques, n'ont jamais été mises en oeuvre.' Aujourd'hui, nombre d'Irlandais se demandent encore pourquoi la troïka ne s'est pas contentée d'une restructuration bancaire et sont avides de tourner la page de l'austérité. Les défis de l'Allemagne Direction à présent un pays qui fait face à de grands changements démographiques. L'Allemagne a une population vieillissante et a effectué d'importantes réformes du marché du travail en 2003 ainsi que l'an dernier. Mais avec un afflux massif de migrants, elle fait face aujourd'hui à un défi beaucoup plus grand. L'an dernier, l'Allemagne était à contre-courant en Europe. Alors que le reste du continent s'est serré la ceinture, le pays a mis en place un salaire minimum Le marché en Allemagne a beaucoup changé au cours des 10 dernières années. Les réformes effectuées en 2003 avaient pour but de ramener les Allemands dans le monde du travail. Sur cette période, le chômage a été réduit de moitié. Marta's #minijob was turned into a real contract, like 200k other German #workers. It was awesome' she says. pic.twitter.com/LXv77nA2vK- Guillaume Desjardins (@GuilDesjardins) February 17, 2016 Aujourd'hui, l'objectif est d'améliorer les conditions de ceux qui ont été laissés de côté: les jeunes travailleurs, les femmes et les migrants. 'Les réformes Schröder ont détruit il y a 13 ans le marché de l'emploi et son organisation avec comme résultat que tout bon emploi régulier était transformé en emploi précaire souligne Dierk Hirschel, économiste chez Ver. Di. Un temps plein devenait 3 mini-jobs ou temps partiels. Il était vraiment nécessaire de changer de cap et de rétablir l'ordre sur le marché de l'emploi.' Le mini-job, c'est un contrat non soumis aux cotisations sociales. Moins cher pour l'employeur, il est aussi plus flexible. En effet, il ne prévoit aucune obligation en termes de durée de travail. Avec plus de 500 000 emplois vacants en Allemagne dans les secteurs spécialisés tels que l'ingénierie, l'informatique ou la santé, le prochain défi sera de former, d'attirer et de garder les travailleurs qualifiés en Allemagne. Minimum wage in #Germany didn't destroy jobs. It actually helped #minijobers get real contracts. #StructuralReforms pic.twitter.com/IiLuW7OLiq- Guillaume Desjardins (@GuilDesjardins) February 17, 2016 Dans les prochaines années, l'Allemagne va faire l'objet de changements démographiques importants ; le pays vieillit et cela va changer considérablement le visage du marché du travail. _'La croissance allemande est très dépendante des exportations explique David Pothier du German Institute for Economic Research. Et nous avons vu des signes positifs à cet égard, dans les derniers trimestres, avec une demande intérieure plus forte. Ce qui est précisément le type de transition que nous aimerions voir se poursuivre à l'avenir.'_ Et ces transitions continueront à se produire tant que l'économie et la population feront face à des défis futurs, que ce soit le vieillissement, la migration ou la stimulation du marché intérieur. Pierre Moscovici: 'Nous ne devons pas craindre les réformes Maithreyi Seetharaman, euronews La reprise en Irlande suscite beaucoup de questions. Peut-on donner un crédit quelconque aux réformes structurelles ou est-ce le résultat d'un pays flexible ? Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques Je dirais les deux. Même pendant la crise, l'Irlande était une économie ouverte, de petite taille mais avec des spécialisations importantes et un marché du travail très flexible. Mais en même temps il y a eu des réformes sur le plan fiscal parce que le pays était sous programme de la troïka. Aujourd'hui, nous ne pouvons pas dire que l'Irlande ne fait pas partie du mouvement, de l'initiative BEPS, mais aussi du marché du travail et des produits. Donc dans l'ensemble je pense que la flexibilité et les réformes structurelles fonctionnent ensemble. euronews Comment convaincre les pays d'adhérer surtout quand le processus de réforme se traduit par un ralentissement ? Pierre Moscovici Il y a eu beaucoup d'efforts dans le passé, et il y en a encore aujourd'hui. Je dirais donc que l'impact budgétaire global pour la zone euro est neutre et peut-être légèrement positif hors crise des réfugiés. Mais je pense que nous devons inventer des réformes pour l'avenir, pour l'innovation, la qualité des dépenses publiques - Pour moi, c'est l'aspect le plus important. euronews Comment faites-vous corréler cette idée avec la perception du public que les réformes structurelles équivalent à des décisions financières difficiles, à l'austérité ? Pierre Moscovici C'est vrai que pendant une période, l'assainissement budgétaire a eu un impact négatif sur la croissance. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Nous ne devons pas craindre les réformes. Les réformes ne sont pas assimilées à des inégalités. Au contraire, les investissements sont une question de progrès, l'innovation aussi. Les réformes du marché du travail ont à voir avec la flexibilité, mais aussi la sécurité des individus. euronews L'Allemagne est confrontée à de très grands défis, de quoi a-t-elle besoin dès aujourd'hui ? Pierre Moscovici Les excédents extérieurs de l'Allemagne sont énormes aujourd'hui, de l'ordre de 9% et donc pour moi, cela crée un déséquilibre qui doit être traité- et la réponse est clairement l'investissement. Et puis la crise des réfugiés est arrivée, et d'un point de vue économique, elle peut être une occasion de... euronews Et un grand nombre d'entre eux sont plutôt qualifiés. Pierre Moscovici Oui, ils sont probablement qualifiés, mais pas exactement avec nos critères. Et encore, si je regarde l'Allemagne, il existe des besoins dans le marché du travail , et cela nécessite des politiques publiques, l'apprentissage de la langue, l'adaptation des compétences aux besoins du marché. Des milliards d'euros sont sans doute nécessaires ici. Alors, comment les obtenir ? La première source de ces fonds est nationale. Lorsque Wolfgang Schäuble parle d'une taxe européenne sur l'essence pour financer la crise des réfugiés, je ne suis pas sûr qu'elle soit très populaire, mais je pense que la question mérite d'être posée. Ce débat doit avoir lieu. euronews D'accord, donc si nous transposons ce débat à une échelle européenne, comment gérez-vous la croissance ? Pierre Moscovici Les risques de baisse sont majeurs. Regardez ce qui se passe en Chine. Il y a aussi bien sûr le niveau des prix du pétrole et donc le fait que nous ne sommes pas en déflation, mais en trop faible inflation. Voilà les menaces de demain. Les réfugiés ne sont pas une menace économique. Je dirais que notre croissance dans l'UE et dans la zone euro est moins vulnérable à l'extérieur, si je regarde les chiffres, l'Italie n'est plus en récession. Et l'Espagne est au-dessus de la croissance moyenne. Il y a aussi des problèmes de finances publiques qui doivent être abordés, car d'une part vous avez besoin de réformer et de l'autre part, vous devez soutenir la croissance.
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Le gouverneur de la Banque de France et le président de la Bundesbank ont plaidé ce lundi dans une tribune co-signée et parue dans Le Monde et la Süddeutsche Zeitung pour un renforcement de l'union monétaire. Les deux banquiers centraux proposent une union de financement et d'investissement et une meilleure gouvernance économique. Ils prévoient la création d'un 'Trésor commun à la zone euro, conjointement avec un conseil budgétaire indépendant' (un ministère des Finances de la zone euro dans la version allemande), qui nécessiterait un abandon de souveraineté nationale impensable à court terme. 'En ce qui concerne le renforcement de l'Union monétaire, ou son approfondissement, nous sommes d'accord qu'il est nécessaire d'amender les traités, mais pour l'instant, ce n'est pas vraiment réaliste', a tempéré Wolfgang Schauble, le ministre allemand des Finances, à l'issue du Conseil économique et financier franco-allemand qui se tenait ce mardi à Paris. 'Et nous sommes aussi d'accord de prendre les mesures que nous pouvons, sans changer les traités, nous n'attendrons pas les élections. Chaque semaine, chaque mois, nous travaillons sur ces questions, et nous allons continuer', a-t-il ajouté. Conscient de l'absence d'une majorité politique en faveur de cette solution, le gouvernement allemand parle d'une discussion avant tout théorique. Côté français, on n'exclut pas un tel chantier après 2017. Les banquiers centraux François Villeroy de Galhau et Jens Weidmann proposent donc un plan B si cette intégration échoue politiquement, avec un renforcement des règles, notamment sur le plan budgétaire.
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Dans cette édition, Utalk répond à Maya de Bruxelles : 'Pour lutter contre la précarité et les inégalités, certains préconisent l'instauration d'un revenu universel, aussi appelé revenu de base. De quoi s'agit-il ?' La réponse de Julien Damon, sociologue et professeur associé à Sciences Po : 'Je trouve que la formulation 'revenu universel' est celle qui revient le plus souvent et c'est globalement la plus claire. Même si vous avez d'autres termes que vous avez évoqués - 'revenu de citoyenneté', 'revenu de base', 'revenu inconditionnel' -, l'idée est fondamentalement la même : donner à tous les individus une même somme. 'Caractère inconditionnel' Ce qui est important dans cette idée de revenu universel, c'est son caractère inconditionnel : ce revenu vous est versé par les pouvoirs publics sans condition et sans condition de travail en particulier [que vous soyez au chômage ou en activité, vous y avez droit, ndlr]. Cela dit, vous avez sous des termes variés deux visées très différentes : une visée consistant à compléter l'Etat providence par un revenu de base - une sorte de socle auquel tout le monde pourra avoir accès - et une autre visée consistant à totalement transformer l'Etat providence par un système extrêmement simple, très responsabilisant consistant à donner à chacun un revenu, mais chacun doit alors totalement se débrouiller pour son assurance maladie ou pour sa retraite par exemple. 'Quel financement?' Mille questions se posent derrière tout cela : à quelle échelle géographique met-on en place ce revenu ? Vous avez des villes aujourd'hui qui veulent l'expérimenter qu'il s'agisse de villes aux Pays-Bas ou aux Etats-Unis, ainsi que des pays, au premier rang desquels la Finlande. Autre question : c'est celle naturellement de son financement. La principale source de financement sur laquelle peut se développer un revenu universel, c'est une augmentation des prélèvements obligatoires comme les impôts sur le revenu, les impôts sur les sociétés, mais aussi les impôts sur les dons, les donations et les héritages.' Si vous voulez vous aussi poser une question dans Utalk, veuillez cliquer sur le bouton ci-dessous.
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L'économie européenne est confrontée à de nombreuses incertitudes en 2016, notamment aux craintes liées au terrorisme qui pourraient faire fuir les touristes. L'arrivée massive de migrants en Europe stimulera-t-elle son économie ou la freinera-t-elle ? Certains pays comme l'Allemagne ont besoin de main-d'oeuvre. Y aura-t-il de nouveaux plans de sauvetage en Grèce et ailleurs dans la zone euro ? Que fera la Banque centrale européenne (BCE) en cas de nouvelle hausse des taux d'intérêt américains ? Les prix du pétrole pourraient remonter avec les tensions au Moyen-Orient ou encore en Ukraine. La Chine ralentit et plus globalement, il faut avoir en tête les inquiétudes sur la croissance mondiale. Ce sont tous les facteurs qui pourraient affecter l'économie européenne cette année. Parmi nos invités au Parlement européen à Bruxelles, 'Esther de Lange':http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/38398/ESTHER_DE+LANGE_home.html, vice-présidente du Parlement européen, membre de la Commission des affaires économiques et monétaires et députée européenne néerlandaise issue du PPE, nous répond sur la croissance européenne prévue à 1,5% par des analystes pour 2016. Pour elle, il n'y a pas d'intérêt à débattre du taux de 1,5 ou de 2% tel qu'il est mentionné dans le dernier rapport de la Commission européenne : 'La question, c'est plutôt : est-ce que tout est en ordre chez nous ? C'est vrai quand on compare les chiffres en Europe et aux Etats-Unis que notre déficit d'investissement est un problème, reconnaît-elle. Mais comme j'ai l'habitude de le dire au nom du PPE, si cet investissement signifie de l'emprunt public, un creusement de notre dette, ce n'est pas vers là que nous voulons aller, on a aussi besoin de gouvernements responsables, l'investissement doit permettre de stimuler la croissance, il doit être privé et c'est ce qu'il nous faut pour encourager l'économie,' insiste-t-elle. Autre participant à notre débat, 'Roberto Gualtieri':http://www.europarl.europa.eu/meps/fr/96892/ROBERTO_GUALTIERI_home.html, président de la Commission des affaires économiques et monétaires et eurodéputé italien du groupe des Socialistes et Démocrates, évoque de son côté l'impact de la crainte inspirée par les attentats terroristes qui a incité beaucoup de gens à ne plus se rendre dans les magasins et aux concerts, à ne plus faire de tourisme. 'Bien sûr que c'est préoccupant, assure-t-il avant d'ajouter : cela veut dire aussi que l'Europe doit mener une politique étrangère sérieuse à ses frontières, je ne pense pas qu'un continent qui veut jouer un rôle dans les affaires géopolitiques puisse le faire avec un handicap, on doit mobiliser des ressources et montrer de la capacité politique à être uni : c'est ce que l'Histoire nous apprend.' Enfin, quant à la capacité des responsables politiques à mener des réformes, notre troisième invité 'Guntram Wolff':http://bruegel.org/author/guntram-b-wolff/ dresse un bilan en demi-teinte de ces deux dernières années : 'De nombreux dossiers ont avancé, mais beaucoup de choses restent en suspens, estime-t-il. Par exemple, on continue de voir des problèmes émerger du système bancaire ; le programme d'assouplissement quantitatif fonctionne, mais il n'est certainement pas suffisant, dit-il. D'un point de vue structurel, on voit que des réformes sont menées dans certains pays, mais pas dans d'autres : donc, sur l'ensemble du champ politique, on est qu'à la moitié du chemin,' assure-t-il. Concernant la situation de la Grèce, 'le problème grec n'est pas résolu (...) le programme s'appuie beaucoup trop sur l'austérité : il est totalement impensable d'aboutir à un excédent primaire de 3,5% en Grèce. Donc il faudra un ajustement et cela passera probablement par un certain effacement de la dette sous une forme ou une autre, la question se posera cette année.'

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