Vidéos Alaune
La chute des prix du pétrole ne devrait pas continuer à stimuler la demande l'an prochain. C'est ce que vient d'affirmer l'Agence internationale de l'énergie. Elle a confirmé sa prévision d'une progression d'1,2 milliard de barils par jour par rapport à 2015. Les prix ont à nouveau chuté début décembre. Le barril de Brent est à 39 dollars, passant sous la barre symbolique des quarante dollars, et le WTI est à 36,50 dollars, au plus bas depuis près de sept ans. Les experts ne prévoient pas de hausse des prix en 2016. 'La croissance de la demande sera plus faible en 2016 et en même temps, on risque de voir l'Iran arriver sur le marché si les sanctions sont levées. Je vois très peu de raisons qui pourraient entraîner une hausse des prix. Je pense qu'en 2016, nous aurons un contexte de prix bas', estime Fatih Birol, le directeur de l'Agence internationale de l'énergie. La demande de pétrole est très liée à la croissance économique. Si le PIB mondial devrait plus progresser en 2016, les prévisions tendent à être revues à la baisse, notamment à cause du ralentissement des pays émergents. Les Etats-Unis, la France, le Japon et l'Allemagne ont déjà enregistré une baisse de la demande au quatrième trimestre.
Vidéos Alaune
Cette semaine Utalk répond à Patrick de Londres. 'J'ai reçu une facture d'énergie très élevée le mois dernier. Je suppose que mon fournisseur a augmenté ses prix. Comment faire une réclamation ?'. La réponse de Nina Koudelkova du service d'information Europe Direct. 'Vous pouvez demander à votre fournisseur de gaz ou d'électricité d'expliquer exactement comment il a établi votre facture. Il doit vous informer de quelle manière procéder pour une réclamation. Si vous n'êtes pas satisfait, vous avez aussi le droit de vous adresser à un organisme indépendant, il existe par exemple des médiateurs de l'énergie, pour trouver un réglement du litige hors des tribunaux. Ceci ne vous empêche pas de porter ensuite l'affaire devant la justice. Selon les directives gaz et électricité, les consommateurs ont le droit de recevoir, gratuitement, toutes les informations concernant leur facture et leur consommation. Les consommateurs ont droit à une information claire sur les tarifs et les conditions générales. L'entreprise de gaz ou d'électricité est obligée d'informer le consommateur de ses droits, de la manière de porter réclamation et de tout autre sujet concernant son contrat. Cela peut se faire lors de l'envoi de la facture ou sur internet. Dans l'Union européenne, ces droits doivent avoir été transcrits dans les lois nationales. Vous pouvez demander l'assistance de l'autorité de régulation de votre pays:'https://ec.europa.eu/energy/sites/ener/files/documents/National_regulato...', qui s'assure de la protection des consommateurs selon les lois européennes. Pour plus d'informations, appelez le 00 800 6 7 8 9 10 11 ou consultez le site http://europa.eu/youreurope/citizens/shopping/energy-supply/index_en.htm Pour participer à UTalk, c'est le bouton ci-dessous.
Vidéos Sciences
Dans ce numéro, Futuris fait le point sur l'avenir du fret ferroviaire en Europe. Les coûts de transport impactent le prix des produits que nous achetons. Les réduire nous ferait donc faire des économies. Si le transport routier gagne en efficacité grâce à l'innovation, qu'en est-il du fret ferroviaire ? Sur ce site basé en Roumanie, des ingénieurs testent, dans le cadre d'un projet européen de recherche, un nouveau wagon de fret. Plus rapide, il est aussi censé pouvoir transporter davantage de marchandises qu'en temps normal, comme nous l'explique Marius-Ovidiu Ene, expert de laboratoire en matériel roulant, AFER : 'Ces essais portant sur les distances de freinage sont très importants parce que le wagon ne doit pas dépasser une zone de freinage déterminée, sinon il y a un risque d'accident, ou de danger sur la voie ferrée.' Les améliorations apportées à ce wagon le rendent plus compact et limitent ainsi l'usure des rails. Une série de capteurs et le recours à des technologies intelligentes permettent de contrôler son état et de suivre ses déplacements en temps réel. Le point avec Cristian Ulianov, checheur spécialisé dans les chemins de fer au Centre NewRail pour la recherche ferroviaire de l'Université de Newcastle (Royaume-Uni) : 'Les innovations essentielles sur ce wagon concernent sa structure qui est beaucoup plus légère qu'à l'accoutumée. Nous avons utilisé de l'acier haute-résistance pour les principaux éléments de la structure comme les poutres intermédiaires, ainsi que des profilés à froid comme ceux-là.' Mais ces innovations seront-elles faciles à mettre en place dans le transport ferroviaire européen ? Les industriels du transport de marchandises sont réputés pour leur conservatisme. Par le passé, ils se seraient, en effet, opposés à plusieurs évolutions majeures. Ce projet se concentre donc sur des technologies dites prêtes à l'emploi pour une mise en oeuvre simplifiée, selon Simon Iwnicki, Professor en ingénierie ferroviaire à l'Université de Huddersfield (Royaume-Uni) : 'Nous rassemblons toutes les innovations industrielles existantes issues du secteur ferroviaire et aussi d'autres filières, afin de gagner en vitesse et de réduire la force de résistance des rails. On veille également à ce que ces innovations ne soient pas trop avant-gardistes pour que les industriels les acceptent.' En outre, les chercheurs ont fait en sorte que ces trains plus rapides ne nuisent pas à la tranquillité des riverains. C'est au tour des acousticiens d'entrer en scène, à l'instar d'Alexandru P trascu, ingénieur en matériel roulant, AFER : 'Il existe plusieurs façons de réduire le bruit, par exemple à l'aide de matériaux d'amortissement sonore utilisés à bord des wagons et sur les rails. Autre option : réduire les vibrations lorsque le train est en mouvement.' Pour étudier ces vibrations, les ingénieurs du projet ont développé des gyroscopes et des accéléromètres peu coûteux. Mesurer les dégâts qu'elles occasionnent sur les voies leur permet également de prévenir les risques d'accident et de réduire les coûts de maintenance, précise Francis James Franklin, chercheur en interface matériel roulant / rail au Centre NewRail pour la recherche ferroviaire de l'Université de Newcastle (Royaume-Uni) : 'Quand quelqu'un me dit qu'il y a un problème sur un site, je me rends sur place et pose une cinquantaine de capteurs ici, là, là-bas. On peut se permettre de faire cela parce qu'ils ne sont pas chers. Ils ont été conçus pour être positionnés rapidement. Ensuite, on collecte les données et on les analyse pour régler le problème.' Selon ces chercheurs, avec une vitesse accrue - jusqu'à 140 km/h -, une efficacité et une fiabilité renforcées, le train pourrait sérieusement concurrencer les autres modes de transport et notamment la route, souligne Donato Zangani, coordinateur du projet SUSTRAIL : 'Le maître-mot de ce projet, c'est la durabilité en particulier en matière environnementale, économique et sociale. Nous planchons sur des solutions durables à long terme, capables de rendre le rail compétitif par rapport aux autres modes de transport.' Comparé au transport routier de marchandises, le fret ferroviaire est considéré comme meilleur marché et plus écologique sur de longues distances. Ce projet de recherche devrait donc ouvrir de nouvelles perspectives pour le rail européen.
Vidéos Alaune
Pourquoi une Europe de l'énergie ? Les raisons sont géopolitiques, économiques et environnementales. A l'heure actuelle, l'Union importe 53% de son énergie pour un total de 400 milliards d'euros par an. Un tiers du gaz qu'elle consomme vient de Russie et transite pour moitié par l'Ukraine. Mais le bras de fer avec Moscou sur l'Ukraine justement mettent en péril son approvisionnement et la rendent vulnérable. Idem pour les troubles en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Diversification Pour diversifier leurs fournisseurs, les 28 misent sur le corridor gazier sud-européen qui devrait relier l'Azerbaïdjan à l'Union européenne d'ici 2020. Des partenariats sont aussi à l'étude avec la Turquie le Turkménistan et l'Algérie, voire avec l'Iran et l'Irak. Des solutions qui inquiètent des ONG comme Amnesty International qui met en garde contre des accords commerciaux avec des régimes autoritaires, voire instables. Réseau européen et énergies renouvelables Ensuite, l'Union veut un marché de l'énergie plus compétitif et durable. Comment ? Primo, en connectant les infrastructures énergétiques de ses pays membres - elle vise 10 % d'interconnexions en 2020. Secondo, en stimulant la transition vers les énergies renouvelables, pour qu'elles couvrent 27 % des besoins en 2030. Tertio, en améliorant l'efficacité énergétique pour réduire sa consommation de 27 % d'ici à 2030. Il se pourrait par ailleurs que le principe du ' pollueur-payeur ' revienne sur les devants de la scène et qu'il soit élargi au secteur aérien. Le marché du carbone européen pourrait aussi être redéfini pour le rendre vraiment dissuasif. Cette union énergétique suppose cependant que les 28 renoncent à leur souveraineté nationale en la matière. Et au vu des réticences d'une Hongrie attachée à sa stratégie individuelle de collaboration avec la Russie, le pari n'est pas gagné.
Vidéos Alaune
Un pas de plus pour la transition énergétique allemande. Pour tenir ses engagements de réduction de CO2, l'Allemagne s'est fixé un objectif encore plus ambitieux que celui de l'Union européenne. Ainsi, Berlin s'engage à réduire de 40 % d'ici 2020 ses émissions de gaz à effet de serre, par rapport au niveau de 1990. Ce qui signifie générer au moins 78 millions de tonnes supplémentaires de réductions d'émissions de dioxyde de carbone. Pour y parvenir, le gouvernement mise sur une réduction de 25 à 30 millions de tonnes provenant de mesures d'efficacité énergétique, comme par exemple des incitations fiscales à la rénovation du parc immobilier pour économiser du chauffage et de l'eau chaude. Mais le secteur électrique est aussi mis à contribution et cela touche principalement les centrales thermiques qui fonctionnent au charbon et ses dérivés. Le charbon représente environ un tiers des émissions de CO2 en Allemagne. Le pays est le plus gros pollueur de l'Union européenne Obligation est donc faite aux opérateurs de centrales au charbon de réduire leurs émissions d'au moins 22 millions de tonnes, ce qui équivaut à la fermeture d'au moins huit centrales. En Allemagne, le charbon représente 45 % de la production d'électricité, contre 25% pour les énergies renouvelables. Le pays compte quelque 500 centrales de ce type, en moyenne chacune rejette dans l'atmosphère entre un million et 7 millions de tonnes de CO2 par an, soit au total quelque 341 millions de tonnes chaque année. Il s'agit pour le gouvernement allemand d'empêcher un engouement pour le charbon alors que l'Allemagne a décidé, suite a l'accident de Fukushima en 2011, de fermer ses 17 centrales nucléaires d'ici 2022, et cela, sans pénaliser l'emploi et les exportations. Le pays s'est fixé à l'horizon 2050 pour que les énergies renouvelables recouvrent 80 % de la consommation d'électricité et 50 % des besoins d'énergies. Un vrai défi quand on sait que le consommateur allemand paye sa facture d'électricité trois fois plus chère que son voisin français.
Vidéos Alaune
Un bateau au nom revendicateur, des drapeaux, une cérémonie d'accueil : la Lituanie a braqué les projecteurs sur le méthanier Indépendance, un terminal flottant de gaz naturel liquéfié qui brise le monopole du géant gazier russe Gazprom dans les trois pays baltes. Il a été accueilli au port de Klaipeda ce lundi. L'Indépendance a été loué pour dix ans au norvégien Hoegh LNG. Il permettra à la Lituanie de recevoir jusqu'à 4 milliards de mètres cubes de gaz par an, fourni notamment par le norvégien Statoil. 'Personne ne pourra nous faire du chantage ou nous forcer à payer un prix politique, avait déclaré mardi dernier la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite, qui a participé à la cérémonie. En février, elle avait assisté à l'inauguration du méthanier Indépendance construit en Corée du Sud. 'C'est un grand pas franchi par la Lituanie, s'est félicité le commissaire européen à l'Energie. Le défi pour l'Europe concernant la sécurité gazière exige d'agir et la Lituanie nous a montré comment faire', a-t-il ajouté. Le contrat entre le russe gazprom et la Lituanie expire à la fin de l'année prochaine. Avec AFP
Vidéos Alaune
L'efficacité énergétique en question. Comment avancer sur le thème des énergies futures, et plus particulièrement sur le sujet de la réduction des émissions de CO2 sans consensus politique. Plus d'une centaine d'experts internationaux étaient réunis fin octobre à Astana au Kazakhstan pour faire le point. Le défi mondial est d'avoir des énergies toujours plus propres, mais pas seulement... Alex Ignatiev, Institut de recherche des énergies alternatives, Université de Houston : 'Nous devons augmenter la disponibilité énergétique : pour que les économies puissent croître, pour que les sociétés puissent croître. C'est le défi actuel. Réaliser que d'ici 2050, cela a été dit, nous devrons avoir doublé la disponibilité d'énergie électrique'. Concernant la réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2), la volonté politique est de plus en plus forte notamment en Europe, mais les plus gros pollueurs doivent encore suivre. Chris Hansen, IHS Energy insight : 'Le défi, c'est qu'il est facile à chacun de montrer du doigt. Les Etats-Unis disent, eh bien si les Chinois ne font rien alors nous ne ferons rien de sérieux, et les Chinois peuvent répondre, eh bien les Etats-Unis sont responsables du problème, donc nous ne serons pas spécialement agressifs sur le sujet. Donc mon espoir, maintenant que les Etats-Unis et l'Europe ont montré qu'ils étaient plus engagés, c'est que nous aurons bientôt de meilleures solutions politiques.' Pays très riche en pétrole, le Kazakhstan a néanmoins décidé de montrer la voie. Astana accueillera en 2017 une grande exposition internationale sur les énergies futures. Aidar Marat, manager de l'exposition internationale Astana 2017 : 'Le thème, c'est donc les énergies futures, et nous n'allons pas nous contenter de montrer ces technologies qui font la part aux énergies renouvelables et à l'efficacité énergétique. Tout sera implémenté dans les bâtiments, comme des panneaux photovoltaïques, des éoliennes, de la géothermie, et donc tous ces bâtiments répondront à des normes très poussées et matière d'efficacité énergétique. Rapil Zhoshybayev, commissaire de l'exposition internationale, Astana 2017 : 'Le thème de cette exposition internationale attire de nombreux pays. Les nations du monde entier sont inquiètes par ces questions énergétiques, vous savez...'.
Vidéos Sciences
Les bruits de la ville représentent bien souvent une nuisance, mais ils renferment aussi des informations importantes : peut-on utiliser ces données pour améliorer la vie des habitants ? Des ingénieurs et des scientifiques participant à un projet de recherche européen baptisé EAR-IT tentent de trouver des réponses dans la ville espagnole de Santander. Ils se sont d'abord intéressés aux véhicules d'urgence qui ont parfois du mal à se frayer un chemin dans la circulation. 'Le plus souvent, une ambulance doit entrer rapidement dans l'hôpital : des vies peuvent être en jeu,' souligne Pedro Maló, chercheur en 'internet des objets' au sein de l'Université de Lisbonne FCT-UNL / UNINOVA-CTS et coordinateur du projet. 'Donc on propose de recourir à une solution technologique : des appareils acoustiques qui peuvent permettre un accès rapide des ambulances à l'hôpital,' poursuit-il, 'par exemple en changeant la couleur des feux de signalisation.' Des capteurs acoustiques peuvent ainsi détecter et reconnaître le son émis par les sirènes si bien que ce système intelligent sait d'où vient le véhicule et agit sur les feux pour lui libérer le passage. 'Ces capteurs ont plein d'avantages,' explique Györgi Nagy, chercheur en technologies acoustiques à l'==Institut Fraunhofer dédié aux technologies des médias numériques==, 'ils sont économiques et peuvent remplir de nombreux objectifs et même s'ils ne voient pas l'ambulance, ils peuvent quand même la reconnaître grâce au son qu'elle émet.' Ces outils sont les derniers gadgets électroniques à intégrer un vaste réseau déployé dans Santander qui fait d'ailleurs d'elle, le meilleur exemple de ville intelligente en Europe. 'Quand on parle de 'ville intelligente',' indique Luis Muñoz, chercheur en réseaux sans fil à l'==Université de Cantabrie et manager technique de SmartSantander==, 'on fait référence à un système qui recueille des données sur différents aspects de la vie en ville : il peut permettre de gérer le trafic, la consommation d'énergie ou s'intéresser à des paramètres divers en lien avec l'environnement,' ajoute-t-il, 'ce sont des outils qui rendent la ville plus pratique et plus durable.' Mais comment les habitants tirent-ils avantage de cette technologie ? Dans les rues de Santander, nous découvrons notamment des capteurs électromagnétiques qui comptabilisent les places de stationnement disponibles. L'information est accessible sur smartphone. Ces dispositifs - et en particulier ces murs qui ont des oreilles - interrogent : les chercheurs assurent ne pas enregistrer les conversations privées. 'Les gens ne veulent pas qu'on les écoute,' reconnaît Annika Sällström, spécialiste en implication des utilisateurs au Centre des technologies de la connectivité (Centre for Distance-Spanning Technology) à l'Université de technologie de Luleå (Suède), 'mais ils peuvent accepter que le son ambiant soit capté s'il en va de la sécurité. Dans notre étude,' poursuit-elle, 'on s'est rendu compte qu'ils peuvent renoncer à une petite part de leur vie privée pour leur sécurité.' Le réseau intelligent de Santander est géré depuis une salle de contrôle unique : en parallèle de ses utilisations pratiques, il sert aussi de laboratoire grandeur nature. Les chercheurs y expérimentent la ville de demain. 'Il y a de nombreuses manières dont l'infrastructure acoustique peut être utilisée,' insiste Juan Ramón Santana Martinez, chercheur en réseaux de captation sans fil à l'Université de Cantabrie, 'on peut surveiller l'évolution du trafic en mesurant les niveaux de bruit dans les rues ou on peut même détecter des situations d'urgence : si quelqu'un crie à l'aide ou qu'il y a des coups de feu, les autorités peuvent être alertées automatiquement.'
Vidéos Sciences
Ames sensibles et arachnophobes s'abstenir...en fait tout ceci est très innocent il s'agit de recherches très scientifiques. Des Japonais ont cherché à transplanter un gène de l'Araneus ventricosus soit l'araignée diable dans de paisibles vers à soie... objectif : fabriquer un fil à soie plus résistant. Explications données par Yoschihiko Kuwana de l'institut national de science agrobiologique : " Nous avons placé un gène de l'araignée dans des variétés commerciales de vers à soie et nous avons réussi à produire un nouveau type de soie qui est une fois et demi plus résistant qu'un fil classique de soie. " L'utilisation d'araignées pour produire de la soie commerciale n'est pas nouvelle et elle s'est toujours avérée difficile. Leur production est en effet assez réduite, sans commune mesure en tout cas avec celle des vers à soie. Mais il existe encore un écueil bien plus difficile à surmonter... Yoschihiko Kuwana : " Contrairement aux vers à soie, les araignées peuvent être cannibales, elles peuvent donc se dévorer entre elles, ce qui rend leur élevage très difficile. Nous avons vraiment essayé d'en mettre deux dans la même couveuse mais quand on revient le lendemain il n'y en a plus qu'une. " Il existe donc plusieurs points d'interrogation quant à la viabilité du procédé. Pour l'instant, il n'est pas encore sorti du laboratoire et on est encore loin d'être allé au bout des possibilités laissées par les manipulations génétiques et aussi des questions qu'elles peuvent soulever. Des araignées aux voitures en général et surtout aux carburants en particulier il n'y a qu'un pas, il a été là aussi franchi grâce à la génétique. Des chercheurs de l'Imperial College à Londres ont trouvé une nouvelle source d'énergie dans l'éscherichia coli, un hôte commun de nos intestins, qu'il ont génétiquement développé. Le changement du métabolisme du bacille peut ainsi produite du gaz. " Une fois que l'on a optimisé ce système en faisant fonctionner ensemble différents composants, explique Patrick Jones, alors on peut observer l'impact sur le métabolisme, soit la production de propane. " Les bactéries peuvent naturellement produire des sources d'énergies comme le méthane ou le gaz naturel, on peut en revanche stocker facilement le propane qui, sous sa forme liquide, prend moins de place. Et les chercheurs n'en restent pas là, au delà de l'éschérichia coli, ils se penchent sur les cyanobactéries, ces bactéries qui réalisent la photosynthèse et qui transforment l'énergie solaire en énergie chimique utilisable par la cellule. Patrick Jones : " Ce qui est intéressant quand on les transforme en cyanobactéries c'est qu'on peut utiliser le fait qu'elles peuvent récolter l'énergie solaire et produire ensuite de l'énergie chimique. Nous pouvons ensuite prendre cette énergie chimique générée et la transformer en carburant. " Mais les recherches à ce stade sont très en amont même si les bios carburants dont on développe actuellement la troisième génération se révèlent de plus en plus prometteurs...
Vidéos Sciences
Quelles sont les pistes pour améliorer sans se ruiner, l'efficacité énergétique des bâtiments anciens en Europe ? À Milan (Italie), des scientifiques participant à un projet de recherche européen baptisé EASEE planchent sur la question : ils ont mis au point de nouveaux matériaux d'isolation prometteurs. Une aubaine quand on sait qu'en Europe, un bâtiment sur deux a été construit avant 1975. Or les édifices anciens, si beaux soient-ils, présentent souvent de nombreux défauts. 'Ils ont été construits à une époque où les critères énergétiques - l'efficacité, la consommation et les émissions - n'étaient pas prioritaires,' souligne l'un des collaborateurs du projet, Emilio Pizzi, ingénieur architecte à l'École Polytechnique de Milan. 'Il semble impératif d'actualiser les performances thermiques de tout cet héritage architectural européen,' ajoute-t-il, 'il est temps d'innover grâce à de nouveaux systèmes qui modernisent ces bâtiments en tenant compte de l'efficacité énergétique.' C'est justement dans ce but que ces scientifiques ont développé des prototypes destinés à isoler tout type de murs et notamment les cloisons. Karim Ghazi Wakili, physicien à l'Institut de recherche EMPA, nous présente quelques-unes de ces innovations : 'nous avons élaboré un matériau qui est constitué principalement de trois couches de fibres polyester qui sont censées apporter la plus forte isolation thermique, mais aussi un autre matériau qui a seulement une couche de fibres polyester et deux couches textiles sur les deux faces et enfin, le moins cher de nos matériaux fait à partir de perlite qui a une conductivité thermique plus élevée,' énumère-t-il. Les chercheurs testent actuellement leurs trois prototypes dans un bâtiment historique appartenant à l'École Polytechnique de Milan et datant de 1965. Ils les ont installés sur des murs intérieurs qu'ils ont munis de capteurs. 'Ils mesurent la température, l'humidité et le flux de chaleur,' explique Gabriele Masera, ingénieur en construction à l'École Polytechnique de Milan. 'Nous en avons aussi à l'extérieur du bâtiment - sur la façade -, dans les murs creux et enfin, sur la face intérieure de ces murs,' indique-t-il avant d'ajouter : 'ces capteurs extérieurs évaluent aussi les rayonnements et la vitesse du vent ; de cette manière, nous pouvons savoir quelle quantité de chaleur s'échappe du bâtiment lorsque chacun de nos prototypes est installé. Grâce à toutes ces données,' dit-il, 'nous pourrons construire un modèle mathématique qui nous permettra de connaître leurs performances en fonction des conditions climatiques.' Mais quelles sont les perspectives de mise sur le marché de ces innovations ? Nous nous rendons dans une entreprise italienne qui fabrique des kits prêts à l'emploi pour la rénovation de façades. Certains de ses produits intégreront bientôt les nouveaux matériaux mis au point par les chercheurs. Le marché est prêt pour ces solutions adaptables à condition que leur prix soit compétitif, estime l'un des responsables de la société. 'Si on se fie aux données de ces dernières années, il semble que le marché de la rénovation des façades et des bâtiments existants se développe,' souligne Marco Preda de chez Magnetti construction, 'donc on est plutôt optimiste sur les résultats futurs de ces nouveaux isolants sur le marché.' Les scientifiques espèrent eux une commercialisation dans 4 ou 5 ans.
Vidéos Sciences
Les pissenlits sont considérés comme de mauvaises herbes par les jardiniers. Mais des scientifiques du monde entier se sont lancé un défi : utiliser les racines de cette modeste plante pour produire du caoutchouc de qualité suffisante pour produire des pneus. A L'Institut Fraunhofer de Biologie Moléculaire et d'Ecologie Appliquée à Münster en Allemagne, les scientifiques font pousser une espèce de pissenlit originaire du Kazakhstan, dont la racine contient un liquide blanchâtre. 'Comme vous pouvez le voir nous avons des pissenlits autour de nous, et nous cherchons les gènes impliqués dans la biosynthèse du caoutchouc. Avec cet acquis, nous aimerions créer de nouvelles plantes qui produisent plus de caoutchouc, un caoutchouc plus résistant, dans des conditions naturelles' explique le directeur du projet Dirk Pruefer. Le produit naturel ainsi obtenu présente la même qualité que le caoutchouc conventionnel de l'hévéa qui est importé de pays subtropicaux et utilisé pour la production de pneus. Cependant contrairement au caoutchouc conventionnel, il pourrait être récolté à moindre coût, et mieux cultivé en Europe - même sur des terres non agricoles. De plus, le prix record du caoutchouc ajoute à l'urgence de chercher des cultures alternatives. 'L'un des défis majeurs de la recherche sur les pissenlits est de produire de nouvelles plantes produisant un caoutchouc de meilleure qualité, et dont la culture soit rentable. C'est pour cela que nous travaillons depuis des années sur le programme d'élevage pour développer de nouvelles caractéristiques de la plante, par exemple la résistance du caoutchouc' précise Dirk Pruefer. Lors de tests, le caoutchouc expérimental a montré des qualités équivalentes au caoutchouc conventionnel mais cela va prendre encore quelques années de recherche même une fois terminés les projets en cours avant que les premiers pneus à base de pissenlits n'apparaissent sur le marché. Loin d'espérer que le caoutchouc soit remplacé, les fabricants de pneus seraient déjà heureux d'avoir une source d'approvisionnement complémentaire. A Singapour, des scientifiques utilisent une technologie de pointe pour réduire les délais de production et les coûts. La ferme laboratoire Panasonic est l'un des projets visant à accroître le potentiel agricole de ce petit état insulaire qui importe actuellement 95 % de ses produits alimentaires. Des avancées dans les technologies des LED se sont montrées cruciales pour rendre possible cette méthode de culture et réduire son coût. Les ingénieurs sont capables de réguler la lumière de manière précise. 'Nos LED sont spécialement conçues pour simuler deux des sept types de rayons du soleil nécessaires à la photosynthèse. Nous contrôlons les paramètres et la durée de la lumière pour cultiver nos plantes de façon optimale' explique Alfred Tham, directeur chargé des affaires agricoles chez Panasonic Factory Solutions. Créer un faisceau de lumière optimal stimulant la croissance n'est que l'une des techniques utilisées pour accroître la rentabilité et faire baisser les coûts. Les scientifiques ont mis en place une série de dispositifs de contrôle, laissant une part infime au hasard dans le processus de cultivation. 'Nous mesurons et contrôlons l'humidité du sol et son acidité à différentes étapes, notre eau est aussi traitée par un système filtrant pour obtenir une qualité optimale, la meilleure pour notre plante' précise Alfred Tham. D'après Alfred Tham, l'emploi de technologies de pointe dans la culture des pissenlits réduit considérablement le temps nécessaire pour que les plantes arrivent à maturité. Mais les pissenlits ont d'autres vertus cachées, dans le domaine de la gastronomie par exemple. Des consommateurs les ont testés dans un restaurant local : ils les ont trouvés fort à leur goût.
Vidéos Alaune
La Russie a mis sa menace à exécution et décidé de couper le gaz à l'Ukraine. Le géant Gazprom passe à un système de prépaiement mensuel pour ses livraisons de gaz à Kiev, autrement dit, l'Ukraine n'obtiendra que ce qu'elle paiera en avance. Mais les robinets ne sont pas pour autant fermés comme l'explique le porte-parole de Gazprom, Serguei Koprianov : 'je dois préciser que les volumes de gaz destinés aux consommateurs européens continuent d'être envoyés, et Naftogaz Ukraine, conformément à son accord sur le transit du gaz, est obligé d'acheminer continuellement ce gaz et de le livrer à bon port.' Environ 15 % du gaz consommé dans l'Union européenne transitent par le territoire ukrainien. Selon Gazprom, les perturbations sont possibles si l'Ukraine se sert au robinet. Les différents entre Moscou et Kiev portent sur la dette gazière ukrainienne, estimée désormais à 3,3 milliards d'euros, et le tarif des 1000 mètres cubes de gaz. L'affaire a été portée devant une cour d'arbitrage internationale à Stockholm par les deux parties. L'Union européenne a affiché sa confiance envers Kiev et Moscou pour respecter les accords gaziers, mais envisagerait de louer des endroits de stockage surveillés en Ukraine pour prévenir les éventuelles attaques contre les gazoducs, attaques qui perturberaient les livraisons européennes.
Vidéos Alaune
Le géant russe Gazprom passe à un système de prépaiement mensuel pour ses livraisons de gaz à l'Ukraine. Gazprom avait donné jusqu'à 8h ce matin, à Kiev, pour payer tout ou partie de sa dette d'un montant d'1,44 milliards d'euros. Peu après, son porte-parole Sergei Koprianov a fait savoir que rien n'avait été payé et qu'il décidait donc d'appliquer à la lettre le contrat avec Naftogaz Ukraine dès ce mois de juin. Gazprom a par ailleurs assuré qu'il continuerait de livrer les pays de l'Union européenne. La majeure partie du gaz à destination de l'Europe, transite par l'Ukraine. Si Kiev décidait de se servir au robinet pour palier à sa coupure de gaz, il y aurait un risque de perturbation comme en 2006 et 2009.
Publicité