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La croissance chinoise est attendue au plus bas en sept ans au deuxième trimestre. Les économistes l'anticipent à 6,6% contre 6,7 % au trimestre précédent. Les données seront publiées vendredi. L'investissement privé a connu sa plus faible expansion de l'année en mai. La production industrielle a stagné sur la période. Et si un rebond a été constaté dans le secteur des services, les économistes s'attendent à une décélération de l'activité dans les services financiers au deuxième semestre, alors que la volatilité sur les places chinoises fait fuir les investisseurs. Les analystes s'attendent à ce que Pékin et sa banque centrale adoptent davantage de mesures pour soutenir l'économie, notamment pour amortir les conséquences du Brexit. Cela pourrait entraîner un nouveau plongeon du yuan. La devise chinoise a récemment touché un plus bas en 5 ans et demi, alimentant la nervosité des investisseurs.
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Les exportations chinoises ont enregistré un fort rebond en mars, le premier depuis juin. Elles ont augmenté de 11,5% par rapport à mars 2015 à 143 milliards d'euros. Une performance à mettre au compte d'un sursaut de l'activité manufacturière en mars, alimenté par les sous-traitants de l'industrie électronique. Elle coïncide avec des signes encourageants sur le front de la demande : ainsi, les importations ne ses sont tassées que de 7,6% sur un an en mars, deux fois moins qu'en février et trois fois moins qu'en janvier, grâce notamment à la reprise de l'investissement immobilier dans la deuxième économie mondiale. Pékin évite toutefois tout triomphalisme : ses échanges avec l'Europe et les Etats-Unis, ses premiers partenaires commerciaux, ont en effet continué à décliner en mars, et de nombreuses incertitudes assombrissent la conjoncture mondiale. Par ailleurs, le secteur industriel chinois ploie toujours sous les surcapacités de production et un endettement colossal tandis que la montée des créances douteuses inquiète et que les réformes structurelles visant à rééquilibrer le modèle de croissance du pays en faveur de la consommation domestique marquent le pas.
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L'économie chinoise tourne au ralenti, mais le gouvernement ne la laissera pas s'effondrer. C'est en substance le message envoyé à l'issue de la session annuelle du parlement chinois. Le plan quinquennal a été adopté par 2 278 voix soit 97,27 % des délégués. Un plébiscite attendu. Le Premier ministre, Li Keqiang, déclarait ce mercredi matin : 'L'économie chinoise est faite de difficultés et d'espoirs mêlés, mais les espoirs dépassent de loin les difficultés'. 'Nous sommes pleinement convaincus de la croissance économique à long terme de la Chine. Cette confiance ne vient pas de nulle part, nous sommes confiants car tant que nous persistons dans les réformes structurelles et l'ouverture, l'économie chinoise ne connaîtra pas d'atterrissage brutal.' There are more hopes than difficulties for China's economy given its enormous potential https://t.co/S3JxnWdcpP pic.twitter.com/vzIbfOm8Wt- China Xinhua News (@XHNews) 16 mars 2016 Le 13e plan quinquennal espère maintenir la croissance à un niveau moyen compris entre 6,5 et 7 % par an, durant la période 2016-2020. Le PIB , quant à lui, devra passer de 67.700 milliards de yuans (9.360 milliards d'euros) l'an dernier à plus de 92.700 milliards de yuans en 2020. (C'est plus du double du PIB de 2010.) Au programme donc la poursuite des réformes, notamment celle du secteur industriel, particulièrement touché. L'acier, le ciment, la chimie souffrent d'une très forte surcapacité face à une demande en berne. La restructuration de grands groupes étatiques devrait se faire par le biais de fusions et d'acquisitions plutôt que de fermetures pour éviter au maximum les licenciements. Le gouvernement prévoit tout de même le licenciement de 5 à 6 millions de travailleurs dans les 2 ou 3 ans à venir. Un plan d'aide de 100 milliards de yuans a déjà été approuvé pour aider au recyclage de ces travailleurs. D'autres pourraient suivre, si nécessaire. Outre l'industrie, le secteur immobilier est en difficulté. La demande baisse et l'offre est trop forte. Ce qui entraîne une baisse des ventes et des prix, et un ralentissement des investissements. Pour rééquilibrer l'économie, il faut donc changer de modèle de croissance. Pékin s'y est engagé. Un rééquilibrage délicat qui passe par de nouveaux secteurs : les services, les nouvelles technologies et la consommation intérieure. Consommation intérieure qui doit être boostée, notamment par le biais de réductions d'impôts ou en facilitant l'accès au crédit. Entretien avec le Professeur Kent Deng Pour aller plus loin sur le plan approuvé par l'Assemblée populaire de Chine, notre journaliste Neil O'Reilly s'est entretenu avec le spécialiste de l'histoire économique chinoise, le professeur Kent Deng de la London School of Economics. 'L'axe principal de cette session annuelle du parlement chinois a été l'économie et les réformes. Quelque chose a-t-il filtré qui suggérerait que l'exécutif peut enrayer le ralentissement de l'économie ?' Prof. Kent Deng : 'Dans cette session annuelle en deux parties de l'Assemblée, le gouvernement chinois envisage de réduire les surcapacités de production chinoise, ce qui veut dire qu'il va encourager certaines demandes intérieures, et donc encourager la demande. C'est un rééquilibrage majeur dans le livre des planificateurs de l'économie chinoise. Nous verrons si c'est une tâche réalisable. Mais, de mon point de vue, cela requiert d'énormes changements, pas seulement de la structure économique, mais aussi de la philosophie politique de base du parti au pouvoir.' 'Au milieu de ces problèmes économiques, il y a le grondement du mécontentement des Chinois ordinaires avec les pertes d'emplois. Y a-t-il trace de nouvelles réformes politiques ou démocratiques émanant de cette session du parlement qui répondrait à ce mécontentement ?' Prof. Kent Deng : 'Très bonne question. N'oublions pas que la Chine est dirigée par un parti d'Etat léniniste. Et ils connaissent cette causalité, ils connaissent cette tendance générale qui veut qu'un pays en développement, après une décennie ou deux de croissance rapide, commence à se démocratiser. Mais ce parti s'assurera que ce type de développement politique ne se produira pas. Nous ne voyons émerger aucune tendance démocratique à aucun niveau de la société pour le moment.' 'Cette session du parlement a été observée à la loupe par la communauté internationale. Que peuvent-en retirer de positif et de négatif les Occidentaux ?' Prof. Kent Deng : 'Nous pouvons espérer un certain degrés de stabilité et de continuité de la part du parti au pouvoir et nous pouvons espérer que le taux de croissance de l'économie continuera encore d'atteindre 8 %, au plus haut, ou 6 %, au plus bas, dans les cinq prochaines années. Le point négatif, c'est l'énorme challenge du gouvernement central qui a promis des choses à son peuple, par exemple : de corriger l'énorme distorsion et déséquilibre économique du pays. D'encourager et de faciliter l'immense demande, de réduire la sur-production et de réduire les sorties de capitaux. De réduire la corruption d'Etat... Et tout ceci requiert d'énormes efforts et aussi un soutien populaire. Donc je dirais encore que le tableau sera contrasté dans les cinq années à venir pour le reste du monde.'
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En Chine, le commerce extérieur s'est dégradé plus fortement que prévu en février, conséquence des profondes incertitudes sur l'évolution de la demande mondiale. Selon des données publiées mardi, les exportations ont chuté de 25,4% sur un an, une baisse deux fois plus forte qu'attendu par les économistes, et les importations ont baissé de 13,8%, leur 16e mois consécutif de recul. La baisse des exportations est la plus forte depuis mai 2009 mais les économistes n'y voient pas forcément le signe d'une dégradation inquiétante. Au total, l'excédent commercial de la Chine a baissé à près de 30 milliards d'euros le mois dernier contre environ 60 milliards en janvier. avec Reuters
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Ouverture ce samedi en Chine de la session plénière annuelle du parlement. Elle doit durer 10 jours. Sera notamment soumis à l'approbation des parlementaires, le budget de l'État et de l'armée. Après plusieurs années de croissance soutenue des dépenses affectées à la Défense, la Chine revoit à la baisse son budget dans ce secteur. Pékin annonce une hausse des dépenses militaires de 7,6 % en 2016, contre 10,1 % en 2015. C'est le taux de croissance le plus bas depuis 6 ans. La Chine va parallèlement intensifier ses mesures de relance budgétaire pour soutenir l'activité. Elle promet de vastes investissements publics dans les infrastructures de transport et d'énergie au prix d'une augmentation du déficit budgétaire. Quelque 800 milliards de yuans (117 milliards d'euros) seront investis dans la construction de voies ferrées contre un milliard pour les routes. Est aussi prévue, la mise en chantier d'une vingtaine de gros ouvrages hydrauliques ainsi que le lancement de vastes projets liés à l'électricité nucléaire. Faire connaître au monde entier le plan quinquennal 2016-2020, c'est aussi l'objectif de Pékin qui n'a pas hésité pour cela à lancer sur les réseaux sociaux une vidéo de propagande des plus insolites.
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1,8 millions d'emplois sont condamnés en Chine dans le secteur houiller et la sidérurgie. Alors que la production industrielle marque le pas, Pékin a expliqué ce lundi vouloir tirer les leçons de l'essoufflement de la croissance, retombée à 6,9 % en 2015, au plus bas depuis 25 ans. 'Nous travaillons actuellement à atténuer nos surcapacités industrielles,' a expliqué le ministre des Ressources humaines et de la Sécurité sociale, Yin Weimin, 'et nous allons commencer par les industries du charbon et de l'acier (qui emploient 12 millions de personnes). Nous savons déjà qu'environ 1,3 millions d'emplois vont être supprimés dans les mines de charbon, et 500.000 dans les usines sidérurgiques.' L'Etat n'a pas dévoilé le calendrier de ce plan social. Il a par ailleurs alloué 14 milliards d'euros sur deux ans à la reconversion des salariés licenciés. La consommation chinoise de charbon a doublé entre 2004 et 2014, mais décline depuis. La Chine reste le premier consommateur mondial de charbon, qui fournit 64% de son énergie.
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L''activité manufacturière':http://lexpansion.lexpress.fr/actualites/1/actualite-economique/chine-pl... s'est encore contractée en janvier en Chine.L'indice officiel des directeurs d'achat, calculé par le Bureau national des statistiques, est tombé à 49,4, son plus bas niveau depuis août 2012. C'est son sixième mois consécutif sous seuil des 50, soit en phase de contraction. 2016 s'annonce difficile pour le secteur manufacturier dans un contexte de surcapacités de production et d'affaiblissement de la demande intérieure comme à l'export. L'indice du cabinet indépendant Caixin-Markit auprès des petites et moyennes entreprises du secteur ressort lui aussi en phase de contraction. Caixin China General Manufacturing #PMI at 48.4 in Jan'16, up from 48.2 in Dec'15 https://t.co/ZaFpqIxQwQ pic.twitter.com/3Bk7GuTaDp- Markit Economics (@MarkitEconomics) 1 fevereiro 2016 La croissance chinoise est ressortie à 6,9 % en 2015, au plus bas depuis 25 ans.
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La chancelière allemande a signé plusieurs accords commerciaux avec le géant asiatique. Pékin va s'offrir des Airbus A320, 100 appareils monocouloirs, une commande d'un montant total de 9,7 milliards de dollars. Cet accord inclut par ailleurs la confirmation de 30 commandes d'A330, devenues fermes après les annonces du mois de juin. Accompagnée d'une délégation de quelques 20 industriels, Angela Merkel a aussi scellé un accord de coopération stratégique entre Volkswagen et la Banque Industrielle et Commerciale de Chine, la plus grande banque du monde. L'Allemagne est le pays européen qui a le plus de liens commerciaux avec Pékin, grâce à l'automobile et la qualité de son industrie. Mais le ralentissement économique de la Chine a pesé lourd sur les exportations allemandes.
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On rejoue la semaine avec: DELL s'offre EMC pour 67 milliards de dollars: les "Mega deals" sont-ils un signe du dynamisme ou la seule solution face à l'absence de croissance ? Statistiques mitigées pour l'économie chinoise: pourquoi la Chine est-elle si importante pour le reste de l'économie mondiale ? Hausse de la fiscalité: combien de temps le modèle français peut-il tenir ?... Avec: Emmanuel Lechypre, éditorialiste économique de BFM Business. Virginie Robert, présidente de Constance Associés. Jean-Pierre Gaillard, président du conseil de surveillance d'Erasmus Gestion. Et Laure Closier, chroniqueuse de BFM Business. - C'est votre argent, du vendredi 16 octobre 2015, présenté par Marc Fiorentino, sur BFM Business.
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L'économie chinoise ne montre toujours aucun signe d'embellie : pour le septième mois consécutif, l'activité manufacturière s'est, en effet, contractée en septembre, atteignant son plus bas niveau depuis six ans et demi, selon le baromètre Markit-Caixin. L'indice PMI des directeurs d'achat, communiqué par le Bureau national des statistiques (BNS), est légèrement supérieur, mais reste, là aussi, sous la barre des 50, ce qui témoigne d'un repli de l'activité. Les entreprises chinoises sont contraintes de réduire leur production en raison de la faiblesse de la demande intérieure et de la stagnation des exportations.
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Des centaines de milliards sont partis en fumée sur les marchés financiers du monde entier en début de semaine alors que la déroute chinoise a envoyé au tapis les marchés d'actions en Europe, en Asie et à un degré moindre aux Etats Unis. Ce plongeon a été appelé 'lundi noir' alors que les marchés actions chinois effaçaient tous leurs gains depuis le début 2015. Les conséquences ont été ressenties dans le monde entier par des traders stupéfaits qui ont qualifié ce lundi de pire journée depuis de nombreuses années. Pour comprendre pourquoi le moteur de la deuxième puissance économique mondiale a perdu de sa puissance, nous revenons sur la façon dont il a gagné cette puissance. En bourse, l'orage financier n'a pas épargné les titres technologiques. Mais alors que certains Pdg restaient figés, d'autres décidaient de passer à l'action . Notre programme sur les technologies de l'information est entièrement dédié à la réponse qu'a envoyée Apple au marché en déroute. Un simple e-mail envoyé par le Pdg Tim Cook a épargné à Apple la perte de plusieurs dizaines de milliards de dollars de capitalisation boursière
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La Chine a démarré la semaine en dévaluant sa monnaie, en principe étroitement contrôlée. Suite à cette décision de la deuxième économie mondiale, nous scrutons dans cette édition les raisons et les répercussions des changements sur les cours des devises, en décryptant notamment le fonctionnement des systèmes de change fixe et flottant. Notre rubrique IT dédiée aux nouvelles technologies fait le point, quant à elle, sur le remaniement surprise de Google. Les co-fondateurs de Google Larry Page et Sergey Brin ont décidé de créer une holding baptisée Alphabet, afin de donner plus de visibilité à leurs nouveaux et ambitieux projets, à l'instar de la voiture autonome. Le 'vaisseau-mère' de cette nouvelle flotte, le moteur de recherche Google, sera dirigé par Sundar Pichai, le numéro 2 du géant de l'internet. Qui est le nouveau Mr Google? Pas besoin de le googliser... Business Line vous dit tout !
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La Chine a abaissé de nouveau le taux de référence du yuan face au dollar, pour le deuxième jour consécutif, ce qui accentue la dévaluation de cette monnaie. Il s'agit de la plus brutale dépréciation depuis 2005, pour enrayer le ralentissement de l'activité économique, tout en relançant son commerce extérieur en difficulté. Shi, trader chinois: 'La dévaluation du yuan est bon pour nos exportations de marchandises. Mais les prix seront plus élevés quand nous voyagerons à l'étranger. C'est comme ça. Est-ce que c'est bon ou mauvais ? C'est bon et mauvais en même temps. En tout cas cela réduit la pression pour nos exportations. ' Les exportations chinoises se sont encore effondrées en juillet. Pour les autorités il s'agit ode mieux tenir compte des fluctuations de l'offre et de la demande sur le marché. Geoff Lewis, économiste indépendant et stratège du marché: ' Le problème est que nous avons été habitué à voir le yuan comme une monnaie stable. Mais le taux de change restera fixe et encadré, malgré tous les discours sur l'élargissement et la libéralisation du marché des changes. La Chine a fixé son nouveau taux de change. Le dollar américain en sortira renforcé, et la Chine aussi alors qu'elle perd en compétitivité.' Cette décision chinoise serait surtout liée aux efforts pour que le yuan devienne, auprès du FMI, l'une des grandes monnaie mondiales de référence. Il y en a pour l'ionstant 4. Le FMI a d'ailleurs salué cette nouvelle dévaluation.
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La chute des marchés boursiers chinois a été largement occultée par la crise grecque à la Une des journaux européens. Mais ça ne veut pas dire que c'est moins important. Au contraire, beaucoup disent que cette chute pourrait avoir un impact plus grand sur l'économie mondiale que la crise en Grèce. Dans Business Line nous analysons ce qui s'est passé exactement en Chine. Pas seulement le mois dernier mais au cours de ces dernières années. Les marchés boursiers chinois sont en chute libre depuis la mi-juin. Pendant cette période, le gouvernement a fait de son mieux pour stopper l'hémorragie boursière. La question est de savoir si ce plongeon n'est juste que la correction d'une année de gains importants ou bien le premier signe de problèmes économiques plus profonds. Enfin notre minute des technologies de l'information s'intéresse au lancement de Windows 10. La dernière offre de Microsoft promet beaucoup de choses mais soulève aussi des questions. Quand pourrez-vous profiter de Windows 10 ? Est-il vraiment disponible gratuitement pour chacun ? Est-il vrai que son support ne sera pas un DVD ? Business Line vous dit tout.
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Bienvenue dans Business Middle East. Au sommaire de cette édition : le rebond des marchés chinois. Et dans notre rubrique Business Snapshot : gros plan sur l'Égypte et sa quête de fonds en dollar. Après la dégringolade des places financières chinoises le mois dernier, le gouvernement a pris des mesures pour soutenir les marchés, ce qui a permis le début d'embellie observée vendredi dernier. Pour autant, certains analystes estiment que la volatilité de la bourse chinoise pourrait se propager par delà les frontières. Un mouvement de panique s'est, en effet, emparé des investisseurs - en majorité des particuliers. Alors, y a-t-il véritablement un risque de 'krack' boursier en Chine ? Le point avec ce reportage. Les marchés chinois montrent des signes de reprise sur fond d'interventionnisme gouvernemental massif La Bourse chinoise profite donc des mesures de soutien du gouvernement. Au cours des deux dernières semaines, les autorités ont notamment réduit les taux d'intérêt, suspendu les introductions en Bourse et incité les intermédiaires à acheter des actions grâce aux liquidités fournies par la banque centrale. Objectif : enrayer la débâcle sur les places financières chinoises qui ont chuté d'environ 30 % en moins d'un mois. Des mesures qui ont commencé à porter leurs fruits en fin de semaine dernière : vendredi, l'indice composite de la Bourse de Shanghai clôturait ainsi en hausse de 4,59 %, et celui de la Bourse de Shenzen gagnait 4,86 %. Pour aider à stabiliser les marchés, les actionnaires détenant plus de 5 % d'une société ont désormais l'interdiction de vendre leurs actions pendant une période 6 mois. Les autorités ont également annoncé le lancement d'un plan d'investissement de plus de 36 milliards d'euros en faveur des régions en perte de croissance. L'éclairage de l'expert Daleen Hassan, Euronews: 'Pour analyser la forte volatilité des marchés chinois, j'accueille Nour Eldeen Al-Hammoury, responsable en chef des Stratégies Marchés, chez ADS Securities, à Abu Dhabi. Nour, comment interprétez-vous les dernières tendances boursières en Chine ? Techniquement, la reprise peut-elle continuer ?' Nour Eldeen Al-Hammoury, ADS Securities : 'Le récent ralentissement économique en Chine a renforcé la peur des investisseurs qui se sont retirés des marchés pour faire fructifier leur argent via des placements jugés plus sûrs. Pour autant, les autorités de régulation chinoises sont intervenues pour stopper l'hémorragie et pourraient faire de même, si la situation l'impose à nouveau. D'un point de vue technique, c'est l'indice composite de la Bourse de Shanghai en situation baissière qui a conduit à l'effondrement des marchés de 30 %. Mais, le plus important, comme on peut le voir sur ce graphique, c'est le rebond de plus de 8 % observé au cours des derniers jours. En outre, cette hausse a dépassé la moyenne mobile sur 200 jours, un indicateur très important pour les prévisions à court et à moyen terme. A noter que jusqu'ici, l'indice composite de Shanghai n'a pas chuté en dessous de cette moyenne mobile, ce qui est une bonne chose pour l'avenir notamment des fonds spéculatifs. C'est sans doute aussi pour cela que l'indice de la Bourse de Shanghai est remonté la semaine dernière. Et aussi longtemps que cet indice se maintient au dessus de la moyenne mobile, les perspectives restent positives à court et à moyen terme.' Daleen Hassan, Euronews : 'Selon vous, les réactions vis-à-vis de la volatilité des marchés chinois étaient-elles exagérées ? Quel a été l'impact sur les marchés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ?' Nour Eldeen Al-Hammoury, ADS Securities : 'L'économie chinoise est l'une des plus importantes et elle a soutenu la reprise mondiale après la crise financière. C'est pour cette raison que son ralentissement continu suscite l'inquiétude des investisseurs. Cependant, il faut signaler que ce relatissement n'est ni significatif, ni dangereux ! La Chine continue d'afficher une croissance de 7 %, soit le taux le plus élévé au monde. Les investisseurs n'ont donc aucune raison de paniquer. Concernant les marchés du Moyen-Orient, comme toujours, les actions sont sensibles aux évolutions mondiales et donc, à ce qui s'est produit en Chine et en Grèce. Cette semaine, on commence à assister à des signes positifs sur les marchés financiers misant sur un accord européen à propos de la dette grecque.' Daleen Hassan, euronews : 'Merci Nour et à la semaine prochaine.' La deuxième plus grande banque égyptienne est actuellement en pourparlers avec différentes institutions internationales afin d'augmenter ses réserves en dollar. Tous les détails à suivre dans notre rubrique Business Snapshot. Business Snapshot, ou l'instantané économique de la semaine La banque Misr, le deuxième établissement financier public d'Égypte, envisage d'émettre, d'ici à trois mois, des obligations à 5 ans libellées en dollar pour une valeur de 500 millions de dollars, l'équivalent de près de 455 millions d'euros. La banque égyptienne est en négociations avec plusieurs institutions internationales dont des organismes membres du Conseil de coopération du Golfe Arabique. Les troubles politiques et sécuritaires, le marché noir et le fléchissement de l'industrie touristique notamment ont eu, en partie, raison des réserves en devises du pays que cette future émission obligataire devrait contribuer à renflouer. En juin dernier, l'Egypte a d'ailleurs réussi son retour sur le marché international de la dette après cinq ans d'absence, en levant 1,5 milliard de dollars grâce à un eurobond à 10 ans. C'est tout pour cette édition, n'hésitez pas poster vos commentaires sur les réseaux sociaux d'Euronews avec le hachtag : #businessmiddleeast. Merci de nous avoir suivi et à la semaine prochaine !
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'L'économie chinoise est très résistante et possède toujours beaucoup de potentiel'. Ce ne sont pas les puissances européennes qui viendront contredire les déclarations du président chinois ce samedi à l'ouverture du Forum annuel de Boao pour l'Asie. Elles sont en nombre ce weekend sur l'île de Hainan. 'Nous appelons tous ceux qui le souhaitent, les pays le long de la route et les nations asiatiques à participer activement à tous nos projets souligne Xi Jinping. Nous accueillons aussi à bras ouverts les amis de tous les continents qui souhaitent rejoindre cette cause prospère'. Avec une croissance de l'ordre de 7%, l'économie chinoise aiguise les appétits. Le Premier ministre néerlandais souligne la proximité entre les deux continents : 'Le commerce bilatéral entre l'Asie et l'Europe est d'une importance capitale indique Mark Rutte. Nous dépendons les uns des autres, c'est un fait. La stabilité financière dans la zone euro influe directement sur la croissance des pays asiatiques et l'émergence d'une classe moyenne prospère en Asie est cruciale pour l'avenir de l'Europe'. Le Forum de Boao pour l'Asie fondé en 2011, vise à promouvoir l'intégration économique de la région et à aider les pays asiatiques à atteindre leurs objectifs de développement.
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L'activité économique ralentit en Chine. Après avoir affiché une croissance moyenne de 10% depuis des années, la Chine va probablement faire moins bien que les objectifs affichés. Les chiffres du troisième trimestre ont renforcé les craintes d'un atterrissage brutal de l'économie même si elle affiche un taux de croissance envié par pas mal de nations. Le point à souligner, c'est que les chinois ne consomment pas assez. Pourtant, ils sont prêts à dépenser beaucoup en gadgets et en smartphones plus particulièrement. C'est ce qui fait du marché chinois un paradis potentiel pour des compagnies comme Apple. Dans cette édition nous nous intéresserons aussi à un autre fabricant de portables qui est en train de changer de nom, ainsi qu'à l'application la plus connue de services de transport avec chauffeur : les VTC. Tout ces sujets sont dans l'édition de Business Weekly.
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Un excédent commercial record : 35,4 milliards d'euros. Les résultats de la Chine en juillet ont presque triplé par rapport à juillet 2013. La deuxième économie mondiale le doit à un bond de de ses exportations, en hausse de 14.5 % en un an, au lieu des 7,5% attendus. Ses importations, en revanche, reculent de 1,6%, ce qui contribue à gonfler le solde commercial. 'Les exportations et la demande, poussées par la reprise économique mondiale, ont connu une amélioration, ce qui va favoriser la croissance du commerce bilatéral entre la Chine et ses partenaires commerciaux au second semestre', explique le directeur des statistiques de l'administration douanière, Zheng Yuesheng. Les exportations vers l'Union européenne ont grimpé de 17% sur un an en juillet (contre une hausse de 12,5% le mois précédent) et celles vers les Etats-Unis de plus de 12%, les exportations vers le Japon ont également rebondi. Après avoir vu croissance s'effriter au premier trimestre, à 7,4% , La Chine avait mis en place des réductions fiscales, des assouplissements monétaires et proposé des facilités aux investisseurs. Cet excédent commercial pourrait accroître la pression sur les autorités chinoises, pour qu'elle desserre leur contrôle étroit du Yuan.
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Légère accélération de la croissance économique chinoise au deuxième trimestre à 7,5% sur un an d'après les chiffres officiels publiés mercredi et qui battent la prévision médiane des analystes qui tablaient sur 7,4%. Pour un certain nombre d'entre eux, cette légère embellie s'explique par le renforcement de la demande extérieure, mais aussi par les mesures prises par Pékin pour stimuler l'activité économique. Ceci dit, le rythme de la croissance chinoise publiée mercredi n'a pas non plus fait sauter les officiels au plafond. 'Nous ne pouvons pas être trop optimistes à propos de notre économie, explique Sheng Laiyun, porte parole du bureau chinois des statistiques. La situation économique reste très compliquée. Nous subissons toujours le contrecoup de l'adaptation de nos industries traditionnelles : une situation qui dure depuis longtemps et nous sommes toujours confrontés au ralentissement de l'activité économique'. 7,5% de croissance au deuxième trimestre, c'est dans la ligne des prévisions grouvernementales chinoises pour 2014 et un peu en retrait des 7,7% enregistrés en 2013 et 2012. A partir du mois d'avril, Pékin a pris des mesures pour faciliter l'investissement dans les infrastructures, tout en dévoilant des réductions fiscales ciblées et en abaissant les niveaux de réserves obligatoires des banques qui offre des prêts aux petites entreprises et au secteur agricole. Témoins de cette stimulation de l'activité économique au mois de juin, la production industrielle a grimpé de 9,2% sur un an et les ventes de détail - véritable baromètre de la consommation des ménages - ont augmenté de 12,4% .
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La Chine est prête à dépasser les Etats Unis en tant que première économie mondiale, alors que l'Inde glisserait en troisième position devant le Japon. C'est ce qu'indiquent les calculs de...
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