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Avant les effets redoutés du Brexit, le taux de chômage au Royaume-Uni est au plus bas depuis juillet 2005 à 4,9%. Fin mai, le nombre de demandeurs d'emploi britanniques avait reculé de 54 000 par rapport au trimestre précédent, pour s'établir à 1,65 million. Le salaire moyen est en légère augmentation : + 2,2% hors inflation. Le taux d'inactivité est historiquement bas (21.6%) et parmi ceux qui travaillent, il étaient 401 000 personnes de plus que l'an dernier à le faire à plein temps. Des chiffres qui ont été rassemblés avant la décision des Britanniques de quitter l'Union Européenne. Les analystes craignent une inversion de la tendance dans les prochains mois.
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Toujours pas d'envolée des prix au Royaume-Uni, mais l'inflation s'accentue un peu plus qu'envisagé. Les prix à la consommation ont progressé de 0,5% sur un an en juin, contre 0,3% en mai. Les économistes attendaient une hausse de 0,4%. Ce sont surtout les prix des billets d'avion (+11%) et de l'essence qui ont bondit. Ces chiffres ont été rassemblés avant le vote sur le Brexit. Les économistes s'attendent à une hausse des prix dans les prochains mois, conséquences de l'affaiblissement de la Livre Sterling. L'inflation britannique, nulle en 2015, pourrait culminer à 5% l'an prochain.
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Les voies d'eau post-Brexit commencent à apparaître dans le navire britannique. Principale brèche cette semaine : l'immobilier commercial. Depuis lundi, pas moins de six fonds spécialisés ont brutalement gelé leur activité face à l'afflux d'investisseurs inquiets désireux de récupérer leur mise, entraînant une décote de plus de 15% des propriétés immobilières commerciales. Ensemble, ces fonds pèsent 15 milliards de livres sterling, soit plus de la moitié de leur secteur d'activité. Pour David Buik, analyste de marchés chez Panmure Gordon à Londres, 'il y a cette inquiétude d'une entrée en récession d'ici le premier trimestre 2017. On assistait déjà à un ralentissement des investissements étrangers dans l'immobilier commercial. Le gouverneur de la Banque d'Angleterre a parlé d'une chute de 50% du chiffre d'affaires du secteur depuis le premier trimestre. Si cette tendance s'accélère, l'impact sera significatif.' La Banque d'Angleterre a identifié l'immobilier commercial comme l'un des principaux dangers de l'après Brexit. La dernière fois que des fonds avaient gelé les retraits, c'était en 2007, aux commencements de la crise financière. Un souvenir suffisamment marquant pour faire plonger la livre sterling à un nouveau plus bas en 31 ans contre le billet vert. Ce vendredi, elle s'échangeait toujours sous 1,30 dollar.
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Alléger la fiscalité des entreprises pour amortir le choc du Brexit : C'est la solution avancée par le ministre des Finances en exercice, George Osborne. Avantage compétitif Dans un entretien accordé au Financial Times, il propose de ramener l'impôt sur les sociétés sous la barre des 15%, contre 20% actuellement. Il devait déjà passer à 17% d'ici 2020. Le Royaume-Uni aurait ainsi un avantage compétitif sur l'Allemagne et la France notamment, où sociétés sont taxées à 30 et 33%. L'Irlande resterait toutefois plus attractive avec un impôt sur les sociétés à 12,5% dans le secteur des services. Elle est d'ailleurs régulièrement accusée de dumping fiscal par ses partenaires. Britain open for business: lower business taxes, support for bank lending, infrastructure investment, more trade with China + rest of world- George Osborne (@George_Osborne) July 4, 2016 Bien, mais peut faire plus 'Monsieur Osborne ne devrait pas se limiter à l'impôt sur les sociétés,' estime Michael Hewson, analyste marchés chez CMC. 'Il devrait aussi baisser la taxe foncière des entreprises, qui reste une charge significative pour les sociétés britanniques, petites et grandes. Il devrait également envisager la possibilité d'investissements publics futurs dans les infrastructures,' pour soutenir un secteur du BTP déjà affecté par le Brexit. En effet, le secteur britannique du BTP a connu sa plus forte contraction en sept ans en juin, la peur d'un Brexit ayant fait fuir les investisseurs. Et avec le plongeon de la livre sterling, le coût des matériaux de construction, importés d'Europe pour la plupart, est en train de flamber. Agacement européen Parmi les réactions aux propositions de George Osborne, le ministre français de l'Economie, Emmanuel Macron, a dit attendre de Londres de la clarté sur les conséquences du Brexit, et non une baisse de la fiscalité. L'ancien directeur général de l'organisation mondiale du commerce, Pascal Lamy a lui estimé que lancer une compétition fiscale n'était pas la meilleure manière d'aborder les négociations avec l'Union européenne. Confusion Fervent partisan du maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne, George Osborne a observé trois jours de silence après le vote, avant de revenir sur les devants de la scène. Celui qui mettait en garde les électeurs contre un risque de récession en cas de Brexit avait prévenu la semaine dernière que le prochain gouvernement devrait relever les impôts et réduire ses dépenses pour équilibrer les comptes publics. George Osborne estime qu'une baisse de l'impôt sur les sociétés entamerait certes les recettes publiques dans un premier temps, mais le coup de pouce à l'activité permettrait à l'Etat de s'y retrouver, à terme, en volume. Chère incertitude, par S&P Les économistes de Standard & Poor's ont de nouveau tiré la sonnette d'alarme quant aux conséquences du Brexit sur l'économie du Royaume-Uni comme de la zone euro. L'agence de notation financière - qui a dégradé la note de la dette britannique la semaine dernière - juge que les incertitudes liées à la sortie de la Grande-Bretagne de l'UE entameront le produit intérieur brut de l'eurozone de 0,8% sur 2017 et 2018. Celui du Royaume-Uni devrait être affecté de 1,2% en 2017 et d'1% en 2018. Le pays devrait toutefois éviter de justesse une récession.
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Un assouplissement monétaire dès l'été au Royaume-Uni : c'est ce qu'a laissé entendre ce jeudi le gouverneur de la banque d'Angleterre dans son deuxième discours depuis le référendum. Mark Carney estime en effet que l'incertitude liée au Brexit a considérablement modifié les perspectives de croissance et d'inflation. Carney: 'In my view... the economic outlook has deteriorated and some monetary policy easing will likely be required over the summer.'- Bank of England (@bankofengland) 30 juin 2016 'Les perspectives économiques se sont détériorées et un certain assouplissement monétaire sera probablement nécessaire au cours de l'été. Le Comité de politique monétaire dressera un état des lieux initial le 14 juillet et une étude complète - accompagnée de nouvelles prévisions - suivra dans le rapport sur l'inflation en août. En août, nous discuterons aussi en profondeur de l'éventail d'instruments disponibles pour un stimulus monétaire, si nécessaire,' a-t-il déclaré. Ses propos ont propulsé le FTSE 100 à son plus haut niveau depuis août à Londres. Il s'envolait de 2,27% à la clôture. La livre, elle, est repartie à la baisse contre dollar. The pound drops after Mark Carney says the BOE will probably have to ease policy soon https://t.co/JbxYSDD6Kc pic.twitter.com/tzwhGLvr6e- Bloomberg (@business) 30 juin 2016 Les cours intègrent à présent une baisse du taux directeur de la BoE de 0,5%, son plus bas historique, à zéro. L'intervention de la banque centrale pourrait aussi consister en un élargissement de son programme de rachat d'actifs. L'effet Mark Carney s'est propagé aux autres bourses européennes. Au terme d'une séance indécise, toutes ont clôturé dans le vert.
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La bourse de Londres a effacé les pertes qu'elle avait subies depuis l'annonce du Brexit vendredi dernier. Le FTSE s'envolait de 3,58% en fin de séance ce mercredi, à 6.360,06 points soit au-dessus de son niveau de clôture de jeudi. Les secteurs les plus malmenés, banques et promoteurs immobiliers, se redressent. Quant à la livre sterling, elle a poursuivi sa remontée contre dollar. Sa baisse relative depuis vendredi profite même aux entreprises britanniques générant des bénéfices à l'étranger. Deuxième jour consécutif de rebond également sur les autres places européennes : +2,6% à Paris, +1,75% à Francfort. L'euro continue à s'apprécier contre dollar. Mais l'incertitude sur l'avenir est toujours là et risque de se traduire par une forte volatilité dans les mois qui viennent.
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Les Britanniques doivent se préparer à des hausses d'impôts et à une baisse des dépenses publiques dès cette année après le choc du Brexit pour stabiliser les finances du pays. C'est l'avertissement lancé ce mardi par George Osborne lors d'une conférence organisée par le Times. Le ministre britannique des finances, anti-Brexit, s'est toutefois gardé de dramatiser. 'Mon message aujourd'hui est à la fois réaliste et rassurant. Réaliste quant aux défis économiques auxquels le pays est confronté. Rassurant sur le fait que nous sommes aussi bien placés que possible économiquement pour relever ces défis grâce au travail réalisé ces dernières années pour reconstruire la force économique du pays.' Toutes les bourses européennes ont rebondi ce mardi après deux séances consécutives de forte baisse, dopées par les valeurs bancaires et les assurances. A Londres, le FTSE a clôturé en hausse de 2,6%, la livre s'appréciant de 0,67% contre dollar après avoir inscrit un plus bas en 31 ans contre le billet vert la veille. Le Dax, à Frankfort, a bouclé la séance sur un gain de 1,9%, tandis qu'à Paris, le Cac40 2,6%. Seul l'avenir dira s'il s'agit d'un rebond technique ou d'une réelle stabilisation.
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Le Royaume-Uni subit une nouvelle avarie sur le front de l'économie, à la suite du Brexit. Le pays vient de perdre son triple A . Standard & Poor's a décidé ce lundi de dégrader sa note de deux crans, pour l'abaisser à un double A. L'agence de notation financière anticipe 'un contexte politique moins prévisible, moins stable et moins efficace' dans les mois à venir. Mais cette dépréciation pourrait encore s'accentuer. S & P évoque une 'perspective négative', autrement dit, une nouvelle dégradation de la note, à l'avenir, ne serait pas à exclure. En 2008, pourtant, Londres avait réussi là conserver son triple A au plus fort de la crise. ALERTE S&P dégrade la note du Royaume-Uni qui perd son 'AAA' à cause du Brexithttps://t.co/wqgAs9B5Sm pic.twitter.com/nToELRIK02- Challenges (@Challenges) 27 juin 2016
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Quel avenir pour la ''City'' après le Brexit ? Des milliers d'emplois du secteur financier pourraient quitter Londres pour d'autres villes. La banque américaine JP Morgan a déjà annoncé son intention de déplacer de nombreux postes. Par ailleurs, Londres pourrait voir déménager l'Autorité bancaire européenne (ABE), fondée au lendemain de la crise financière. Quelle ville profitera le plus de ces délocalisations ? La réponse du Dr. Rudiger von Rosen, co-directeur du Center of Finance and Economics: 'La City de Londres est la plus grande place financière au monde. Il va y avoir des départs vers d'autres villes, et la ville qui en profitera le plus c'est Francfort.' Entre 10.000 et 15.000 emplois pourraient arriver à Francfort dans les cinq prochaines années selon l'association Frankfurt Main Finance. La Deutsche Bank, par exemple, pourrait rapatrier certaines activités à son siège francfortois. À Paris, le quartier de la Défense pourrait aussi profiter du Brexit. La banque britannique HSBC a évoqué la possibilité de ''déplacer un millier de personnes'':http://www.lefigaro.fr/societes/2016/02/16/20005-20160216ARTFIG00009-hsb... dans la capitale française. Autres destinations possibles pour les banquiers de la City : Dublin, Luxembourg ou encore Amsterdam. Avec le Brexit, certains estiment que la finance européenne deviendra davantage multipolaire. Brexit : la finance européenne bascule dans une nouvelle ère https://t.co/E0W2zw5QdA pic.twitter.com/aoJLkkCLfz- Les Echos (@LesEchos) 27 juin 2016
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Dévaluation de la livre sterling, éventuels droits de douanes... Ces incertitudes parmi tant d'autres préoccupent les petites et moyennes entreprises qui constituent le moteur de l'économie britannique. Simon Smallwood dirige une entreprise qui assiste des Britanniques désireux d'acheter une propriété en Europe. Il craint une dévaluation sur le long terme de la monnaie. Le chiffre d'affaires de sa société, qui emploie une dizaine de personnes, a chuté de moitié pendant les mois de la campagne précédant le référendum. 'La plus grosse inquiétude concerne les taux de change car c'est ce qui impacte le plus directement la décision des acheteurs. La manière dont tout cela évoluera dans les prochains mois va influencer la capacité qu'auront les entreprises au Royaume-Uni et dans la zone euro à se remettre d'un résultat auquel elles ne s'attendaient pas du tout', explique Simon Smallwood. A l'inverse, certaines société pourraient profiter de la dévaluation de la livre sterling, synonyme de gain de compétitivité. Mais elles souffriraient d'une éventuelle sortie du Royaume-Uni du marché unique.
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Quel impact aura le Brexit sur l'économie britannique ? Notre envoyée spéciale à Londres, Sarah Chappell, en a discuté avec Jeremy Cook, chef économiste chez World First. Plongeon dans l'inconnu Aucun Etat membre n'ayant jamais quitté l'Union européenne, c'est avant tout un plongeon dans l'inconnu. 'On ne sait pas ce qui va se passer. Une grande incertitude va planer sur l'économie britannique. Les entreprises pourraient suspendre leurs dépenses d'investissement, et donc les créations d'emplois. Ce qui semblait tout rose pourrait commencer à s'assombrir,' prévient-il. Au premier trimestre, le Royaume-Uni pouvait se targuer d'une croissance de 2,1% sur un an. Le FMI estime que le Brexit amputera le PIB britannique de 1,4 à 5,6% d'ici 2019. Hausse du chômage A 5% de la population active, le taux de chômage était au plus bas depuis octobre 2005 sur les trois mois allant de février à avril. Le pays comptait 1,67 million de chômeurs. Des chiffres appelés à gonfler avec le départ des entreprises qui utilisaient le pays comme porte d'entrée vers l'Europe. La banque américaine JPMorgan a déjà averti qu'elle pourrait déplacer des emplois hors du Royaume-Uni. Dans la City de Londres, les banques craignent de perdre le droit de vendre sans entrave leurs services financiers vers les pays de l'UE. Enfin, la chute de la livre devrait générer de l'inflation importée. Certes, la Grande-Bretagne a de la marge avec une inflation de 0,3% en mai. Probable récession 'Le coup porté à court terme à la confiance des investisseurs, des entreprises et des consommateurs, suggère qu'ils pourraient freiner leurs dépenses sur les trois prochains mois,' précise Jeremy Cook. 'On peut s'attendre à deux, voire trois ou quatre trimestres de croissance négative donc oui, une récession est fort probable.' C'est bien ce que redoutent les agences de notation financières. Standard & Poor's a prévenu ce vendredi qu'elle pourrait retirer son précieux triple A au Royaume-Uni. Moody's envisage aussi de dégrader la note du pays.
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Le Fonds monétaire international avait averti que le Brexit représenterait un risque important pour l'économie mondiale. Le référendum a rendu le verdict tant redouté par Christine Lagarde. La directrice générale du FMI dit espérer une transition 'en douceur' vers une nouvelle relation entre l'Union européenne et le Royaume-Uni. _'Le peuple britannique a parlé et sa décision doit être respectée. Un certain temps va s'écouler avant que nous connaissions la nature de la future relation entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. Pendant ce temps, il est important qu'il y ait de la clarté dans le processus de négociation et qu'il soit mené de la manière la plus douce possible. Je salue les mesures annoncées aujourd'hui par la Banque d'Angleterre et la Banque centrale européenne pour soutenir le système bancaire, pour limiter un excès de volatilité financière et fournir les liquidités nécessaires. Le FMI, pour sa part, va continuer de suivre de prés l'évolution de la situation. Nous allons travailler avec nos partenaires pour garantir la résilience de l'économie mondiale dans la période à venir.''_
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Le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, a réagit au Brexit pour expliquer que l'institution s'était préparée à l'éventualité d'un tel résultat. 'Nous sommes bien préparés à cela. Le Trésor et la Banque d'Angleterre ont prévu un plan d'urgence. Comme un filet de sécurité et pour soutenir la bonne marche des marchés, la Banque d'Angleterre se tient prête à fournir plus de 250 milliards de livres de fonds additionnels à travers ses opérations normales. La Banque d'Angleterre est également capable de fournir des liquidités considérables en devises étrangères, en cas de besoin.' La Livre sterling a perdu jusqu'à 12% de sa valeur pour tomber à 1,32 dollars avant l'aube, son plus bas niveau en 30 ans.
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Avant la ruée vers les urnes, la ruée vers les bureaux de change. Les Britanniques prévoyant un séjour à l'étranger sont venus en masse acheter des euros ou des dollars à la faveur du rebond de la livre. Mardi, la poste britannique, qui opère un bureau de change sur quatre dans le pays (Money Travel Post Office), indiquait que la demande au guichet avait bondi de 74% sur un an depuis le week-end. 'Mon père m'a demandé de lui acheter des euros au cas où la livre plongerait, parce qu'ils vont une semaine en Espagne, ' confie Mark, employé de banque chez UBS. 'Je vais à l'Euro de football la semaine prochaine, je viens chercher des euros avant le référendum,' explique Chris, conseiller financier. Selon les économistes en effet, la livre sterling pourrait plonger de 15 à 30% si la Grande-Bretagne devait quitter l'Union européenne. David, comptable, n'a pas voulu prendre de risque. '_je pars en vacances fin août aux Etats-Unis. J'ai pensé qu'il valait mieux acheter mes dollars maintenant. Ce n'est pas une grosse transaction, mais si la livre s'effondre, ça pourrait me coûter cent livres.' Le mouvement de panique a été encore plus marqué en ligne. Sur la seule journée de mardi, les ventes de sterling sur le site de la poste ont presque quadruplé sur un an. Certains bureaux de change ont jugé plus sage de fermer ce jeudi.
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Dernière ligne droite de la campagne oblige, les grands patrons britanniques se mobilisent contre le Brexit. Parmi eux : Richard Branson, fondateur du groupe Virgin. Dans une lettre ouverte, il rappelle combien il était difficile de faire des affaires en Europe avant l'Union européenne et met en garde contre un retour en arrière. 'Je pense qu'un Brexit serait un désastre financier pour la Grande-Bretagne. La livre plongerait, le commerce serait entravé et le centre financier de l'Europe, actuellement à Londres, pourrait déménager sur le continent,' explique-t-il. My day in London, discussing why I believe the UK should Remain in the EU https://t.co/ybeIVtB9kb #VoteRemain pic.twitter.com/DfeDmB9spv- Richard Branson (@richardbranson) 20 juin 2016 A trois jours du référendum, les marchés, eux, ne croient plus à une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union. Toutes les places européennes ont rebondi ce lundi, Londres clôturant en hausse de 3%, Paris gagnant 3,5% comme Francfort. La livre a connu sa plus forte hausse en sept ans, soulageant le yen, monnaie refuge. Les investisseurs se sont aussi détournés de l'or et des dettes souveraines, notamment du Bund allemand à 10 ans, dont le rendement est repassé en territoire positif. Le maintien dans l'Union a pris la tête des sondages dimanche, dans le sillage du meurtre de la députée travailliste pro-européenne Jo Cox, jeudi.
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Nissan va engager des poursuites contre la campagne officielle pro-Brexit. Le constructeur automobile japonais reproche aux partisans d'une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne d'avoir utilisé son logo et son nom dans leurs prospectus. Ceux-ci affirmaient que tous les grands employeurs du pays s'étaient engagés à rester au Royaume-Uni quelle que soit l'issue du référendum, sous les logos de Toyota, Nissan, Vauxhall - marque d'automobile appartenant à General Motors -, General Electric, Unilever et Airbus. Nissan, comme les autres entreprises figurant sur les brochures de campagne, a toujours affiché sa préférence pour le maintien de la Grande-Bretagne dans l'Union. Début juin, son compatriote Toyota avait lui aussi menacé de poursuivre en justice la campagne officielle favorable à la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, pour avoir utilisé son logo sans permission et donné l'impression qu'il soutenait le camp du Brexit.
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Les grandes banques de la City se préparent au pire pour la nuit du Brexit. Si les Britanniques devaient décider de quitter l'Union européenne au référendum du 23 juin, elles anticipent en effet un choc sans précédent sur les marchés, et notamment un décrochage de 30% de la livre sterling. Leurs courtiers les plus expérimentés resteront donc à leur poste dans la nuit du 23 au 24 juin. Ils ont reçu des consignes pour couvrir leurs positions en cas de besoin. Redoutant une saturation de l'infrastructure informatique des places boursières, la Banque d'Angleterre a elle aussi prévu de maintenir ses équipes à leur poste toute la nuit.
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Le taux chômage est au plus bas depuis octobre 2005 au Royaume Uni. Il est retombé à 5% sur les trois mois achevés fin avril, là où les économistes l'attendaient stable à 5,1%. Mieux, hors bonus, les salaires ont augmenté de 2,3% sur un an. Au 31 avril le pays comptait 1,67 million de chômeurs, 148.000 de moins qu'il y a un an. C'est le secteur privé qui a le plus recruté. Une bonne nouvelle pour l'économie britannique, en pleine torpeur dans l'attente du référendum du 23 juin sur le maintien ou non du pays dans l'Union européenne.
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Une sortie de l'Union européenne serait-elle créatrice ou destructrice d'emplois? A dix jours du référendum sur le maintien ou non de la Grande-Bretagne dans l'Union européenne, la question divise les milieux économiques britanniques. Bruxelles bride l'entreprenariat Tim Martin, fondateur de la chaîne de pubs JD Wetherspoon, qui compte plus de 37.000 salariés, fait campagne pour un Brexit. Pour lui, les réglementations imposées par Bruxelles freinent les créations d'emploi. 'Rien ne dit qu'on ne peut pas être un pays prospère. On aura plus d'argent parce qu'on ne le versera plus à l'Union européenne, et cela libérera les forces entrepreneuriales dans le pays,' affirme-t-il. De l'importance de normes communes Le Président de la branche britannique d'Airbus, Paul Kahn, ne partage pas cette aversion des normes. Au contraire. Si l'avionneur européen ne compte pas quitter le pays en cas de Brexit, il pourrait y geler ses investissements et donc ses embauches. 'Nous produisons sur la base de standards communs. Si vous introduisez des standards britanniques en plus des standards européens, cela complique tout,' explique-t-il. Des bienfaits de l'immigration européenne Et si les partisans du Brexit accusent les migrants européens de voler le travail des Britanniques, une étude de la London School of Economics démontre au contraire leur effet positif sur l'économie britannique. 'L'Union européenne offre au pays un accès à des professionnels souvent hautement qualifiés, et dont il n'a pas eu à financer l'éducation. Au final, ces migrants créent même des emplois, ils ne volent pas des emplois aux Britanniques, pour la bonne raison que dans une économie en croissance il y a de la place pour tout le monde,' assure Swati Dhingra, spécialiste du marché du travail européen. La Grande-Bretagne affiche un taux de chômage de 5,1%, c'est moitié moins que la moyenne européenne. Plus de 3 millions d'emplois dépendent directement de l'Union européenne dans le pays.
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Les sondages concernant le Brexit ont toute l'attention des marchés, à l'approche de la réunion de la FED et de la Banque d'Angleterre cette semaine... Particulièrement la dernière enquête d'opinion donnant en fin de semaine le Brexit vainqueur avec dix points d'avance. Les marchés asiatiques ont connu leur pire journée en quatre mois ce lundi. A Tokyo, l'euro est tombé à son plus bas niveau depuis plus de trois ans face au yen (119,11). Le yen, devise refuge, est en forte hausse, ainsi que l'or sur le marché des matières. Les marchés européens, plus préparés au scénario du Brexit, chutaient de 1% à l'ouverture ce lundi, en recul depuis quatre séances d'affilée. Dans le même temps la livre sterling descendait à son niveau le plus bas en huit semaines à 1,41 dollar. D'après le Financial Times les positions spéculatives, pariant sur une baisse de la livre ont doublé à 6 milliards de dollars.
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BHS, c'est fini. Faute de repreneur, la chaîne de grands magasins britanniques créée en 1928 va mettre la clef sous la porte. 11.000 emplois sont condamnés. C'est la plus grosse faillite du secteur au Royaume Uni depuis celle de Woolworths, en 2008. Sur le déclin depuis des années, notamment dans l'habillement avec la concurrence du commerce en ligne et d'enseignes comme Zara et H&M, British Home Stores avait été placé sous administration judiciaire en avril. #SaveBHS pic.twitter.com/6yXc5s1YRM- BHS UK (@BHS_UK) 10 mai 2016 Son ancien propriétaire, le milliardaire Philip Green, patron du groupe Arcadia qui exploite la chaîne à succès Topshop, doit être entendu le 15 juin par une commission d'enquête parlementaire sur le versement de 400 millions d'euros de dividendes à sa famille avant la cession de BHS pour une livre symbolique l'an dernier. Son repreneur d'alors, l'homme d'affaire Dominic Chappell, n'avait aucune expérience de la distribution.
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Sa deuxième estimation le confirme : la croissance britannique a ralenti de 0,2 points à 0,4% au premier trimestre par rapport au trimestre précédent. En cause : une balance commerciale déficitaire et une baisse de 0,5% de l'investissement des entreprises qui inquiète la Banque d'Angleterre. Celle-ci l'attribue à la prudence du monde des affaires à l'approche du référendum sur le maintien ou non du pays dans l'Union européenne. Il s'agit toutefois du treizième trimestre consécutif de croissance pour l'économie britannique, soutenue par la consommation des ménages.
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Premier recul de l'inflation depuis septembre en Grande-Bretagne : elle est retombée à 0,3% sur un an en avril là où les économistes l'attendaient stable à 0,5%. En cause, selon le bureau national des statistiques : une chute des tarifs dans le transport aérien, après un rebond lié aux vacances de pâques en mars. Les prix des vêtements ont eux aussi baissé, ainsi que les loyers des logements sociaux, sous l'impulsion du gouvernement. Cela fait plus de deux ans que l'inflation est inférieure à l'objectif de 2% de la Banque d'Angleterre, notamment sous l'effet de la chute des cours du brut.
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La croissance s'essouffle dans le secteur des services au Royaume-Uni. L'indice Markit des directeurs d'achat qui la mesure est retombé à 52,3 en avril, contre 53,7 en mars, son plus bas niveau en trois ans. Les entreprises interrogées l'expliquent par un recul de la consommation, du fait des inquiétudes liées au référendum du 23 juin prochain sur l'avenir européen du pays et du ralentissement de l'économie mondiale. Si la tendance devait se confirmer en mai et juin, la croissance britannique pourrait chuter à 0,1% au deuxième trimestre, contre 0,4% au premier.
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Les économistes l'avaient prédit : la croissance britannique a ralenti à 0,4% au premier trimestre, contre 0,6% au quatrième trimestre 2015. 0.4% growth in #GDP in Q1 2016 https://t.co/bv0wWzkA3F- ONS (@ONS) 27 de abril de 2016 La bonne tenue de l'activité dans les services n'a en effet pas permis de compenser la mauvaise performance de l'industrie manufacturière et de la construction. L''Office national des statistiques':https://www.ons.gov.uk/economy/grossdomesticproductgdp/bulletins/grossdo... a précisé ne pas pouvoir mesurer l'impact qu'a eu l'incertitude générée par l'organisation du référendum sur une sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne le 23 juin prochain.
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Quitter l'Union européenne appauvrirait le Royaume-Uni pour toujours : c'est l'avertissement lancé ce lundi par le ministre britannique des finances, George Osborne, sur la base d'un rapport du Trésor public. Britain will be permanently poorer if it votes to Leave the EU on June 23. My article for thetimes https://t.co/gc2zhk8EWz- George Osborne (George_Osborne) April 18, 2016 L'étude estime que la victoire du Brexit au référendum du 23 juin prochain, provoquerait un choc économique violent. S'en suivraient d'intenses négociations avec l'Union européenne. Tout accord bilatéral entre Londres et Bruxelles serait forcément moins avantageux pour la Grande-Bretagne. Selon les auteurs du rapport, le PIB britannique en sortirait affaibli de 4 à 7,5% d'ici 2030, et chaque foyer verrait ses revenus fondre d'environ 5.400 euros par an. Cela représenterait 45 milliards d'euros de recettes fiscales en moins. Le rapport du Trésor a attisé la colère des partisans du Brexit, qui dénoncent une étude partiale et parlent de ' conspiration. '
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Les comptes de Tesco sont repassés dans le vert sur l'exercice achevé fin février. Le numéro un britannique de la grande distribution a dégagé un bénéfice net de 138 millions de livres Sterling, soit 172 millions d'euros, après une perte abyssale de 8 milliards d'euros sur l'exercice précédent, liée à des dépréciations d'actifs. Pour la première fois depuis plus de trois ans, ses ventes ont augmenté sur son dernier trimestre. Mais Tesco prévient que la guerre des prix sur son marché domestique avec les enseignes discount allemandes Lidl et Aldi devrait peser sur ses résultats cette année.
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La croissance britannique a marqué le pas au premier trimestre sous le coup d'un recul généralisé de la demande. Ainsi, les ventes ont connu leur plus faible progression depuis fin 2012 dans le secteur manufacturier, et depuis la mi-2013 dans les services, selon le sondage de Chambre de commerce britannique auprès de 8.500 entreprises. Les exportations de produits manufacturés ont légèrement augmenté, mais celles de services ont été au plus bas depuis fin 2011. Les voyants sont par ailleurs au rouge pour la confiance et l'investissement, mais paradoxalement au vert pour les intentions d'embauches.
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Le Brexit coûterait très cher à la Grande-Bretagne, environ 129 milliards d'euros de perte d'activité, ce qui se traduirait par 950 000 emplois en moins d'ici à 2020, et une hausse du chômage comprise entre 2 et 3%. Pour information, le taux de chômage s'établit à à un peu plus de 5% aujourd'hui. Ces chiffres sur les répercussions économiques d'une sortie de la Grande Bretagne de l'Union européenne sont issus d'une étude du cabinet PriceWaterhouseCoopers (PwC) pour la Confédération des industries britanniques (CBI). Quitter l'Union européenne serait 'un vrai coup pour le niveau de vie, l'emploi et la croissance" a déclaré la directrice générale de la CBI, qui évoque un 'choc' pour le Royaume-Uni. Une autre étude a indiqué la semaine dernière que 80% des membres de cette confédération étaient en faveur du maintien de la Grande-Bretagne dans l'UE. Avec agences
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Les dépenses de consommation ont été le moteur de la reprise au Royaume-Uni au quatrième trimestre. C'est ce qui ressort du rapport de l'Office National des Statistiques. Il confirme une hausse de 0,5 % du PIB sur la période, portant la croissance à 2,2% sur l'ensemble de 2015, en ralentissement donc par rapport à 2014, où elle atteignait 2,9 %. La hausse de l'activité dans les services sur les trois derniers mois de l'année a compensé une contraction de celle du secteur manufacturier. Selon l'ONS, ce déséquilibre menace la reprise sur long terme.

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