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Aux Etats-Unis, comme ailleurs dans le monde, les femmes étaient appelées à cesser le travail et à descendre dans la rue ce mercredi 8 mars pour la Journée internationale de la femme. L'occasion pour les manifestantes de dénoncer à nouveau le sexisme et la politique anti-avortement du président Trump, comme elles l'avaient fait au lendemain de son investiture. Devant le Capitole également, des élus démocrates, ont brandi des slogans revendiquant l'égalité hommes-femmes. 'Si un jour je dirige le monde, il y a une chose que nous devrions améliorer à l'avenir, c'est l'éducation des filles. Pas seulement ici en Amérique, mais dans le monde entier. Car si une femme réussit, le monde réussit', a déclaré Nancy Pelosi, la chef des démocrates à la Chambre des représentants. Un rassemblement a eu lieu également à New York, où là aussi femmes et hommes portaient du rouge en signe de solidarité au mouvement. Ici aussi, les manifestants appellent à résister à la politique de Trump : 'C'est bien que tout le monde sorte et se rassemble. C'est juste triste qu'aujourd'hui encore nous devions nous lever pour défendre nos droits. Je suis fière que les gens manifestent et soient solidaires', explique Cindy. 'Je suis là pour soutenir ma femme, mes filles et mes petites filles, dit cet homme qui ne cache pas son émotion. C'est très important de se rassembler aujourd'hui compte tenu de notre nouveau présisent.' Sur Twitter, Donald Trump a fait part de son 'immense respect' pour les femmes. Des propos qui n'ont pas convaincu ses détracteurs, nombreux sur les réseaux sociaux à lui rappeler ses multiples propos sexistes. I have tremendous respect for women and the many roles they serve that are vital to the fabric of our society and our economy.- Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 8 mars 2017 Avec AFP
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De la concurrence pour le taureau de Wall Street. Journée internationale des femmes oblige, une fillette en bronze réalisée par l'artiste Kirsten Visbal est venue lui tenir tête. Une fillette pour dénoncer le manque de femmes à Wall Street https://t.co/lN8BKzGijn pic.twitter.com/uZBRcVnEVW- Paris Match (@ParisMatch) 8 mars 2017 Une mise en scène orchestrée par State Street Global Advisors, acteur majeur de la bourse de New York. La société de gestion d'actifs a aussi écrit à 3.500 entreprises pour les appeler à promouvoir la diversité dans leurs conseils d'administration. À la veille du #8mars, une statue représentant une jeune fille a été installée en face du taureau de Wall Street, à New York. pic.twitter.com/18i7Z0ganV- Le Monde - Vidéos (@lemondevideo) 8 mars 2017 Le plafond de verre reste une réalité aux Etats-Unis, où un quart des 3.000 plus grandes sociétés cotées ne comptent aucune administratrice. #8Mars | Quand l'arrivée des femmes dans les conseils d'administration bouleverse les entreprises https://t.co/gpxsHHC8kh #abonnés- Le Monde (@lemondefr) 8 mars 2017 Avec Reuters.
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Le Bundestag allemand a adopté le durcissement de la loi relative au viol. Le texte, qui a reçu l'ovation des députés, se base sur le principe du ''non, c'est non'. Concrètement, tout acte sexuel, comme des attouchements, commis contre la volonté identifiable d'une personne est désormais considéré comme une infraction pénale. La loi était, jusqu'ici, jugée trop restrictive. De nombreuses agressions sexuelles échappaient aux poursuites, au grand dam des associations de soutien aux victimes. Katja Grieger est membre de l'association 'Femmes contre la violence' : _'Avant, pour qu'un viol soit puni par la loi, il fallait qu'il y ait une résistance de la part de la victime, ou que son agresseur ait recours à la violence ou soit menaçant. Maintenant, il suffit de dire non. Cela signifie que de nombreuses agressions sexuelles qui, jusqu'à aujourd'hui, étaient totalement exemptes de sanctions judiciaires, peuvent faire l'objet de poursuites, si elles sont dénoncées.'' Cette loi fait suite aux évènements du Nouvel An à Cologne, quand des centaines de femmes avaient dénoncé des agressions sexuelles, la plupart commises par des migrants. Pour certains, le nouveau texte risque d'entraîner une multiplication des dénonciations mensongères. Pour d'autres, il ne résout pas le dilemme principal, pour la justice, dans ce type d'agressions : l'absence de témoins. L'Allemagne bouleverse sa définition légale du viol https://t.co/dlGj26Se8O pic.twitter.com/fYpWCbkhC8- Le Monde (@lemondefr) 7 juillet 2016
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Pas de contraception ni de planning familial pour les musulmanes. Une recommandation signée Recep Tayyip Erdogan. Dans un discours prononcé à Istanbul et retransmis à la télévision, le président turc a appelé les femmes à procréer pour accroître la population dans un pays qui compte 75 millions d'habitants. 'Nous allons accroître notre descendance, a-t-il lancé. On nous parle de planning familial, de contrôle des naissances. Aucune famille musulmane ne peut avoir une telle approche. Nous suivrons la voie indiquée par Dieu et notre cher prophète.' Le dirigeant islamo-conservateur, père de quatre enfants, est coutumier de ce genre de déclaration. Il avait déjà affirmé que les femmes turques devaient avoir au moins trois enfants et avait comparé la contraception à une trahison. Celles qui ont une autre conception de la place de la femme en Turquie ne parviennent pas toujours à faire entendre leur voix. Des manifestantes à Istanbul en avaient fait l'amère expérience en mars dernier. Rassemblées pour la Journée de la femme malgré l'interdiction qui leur en avait été faite, elles avaient été violemment dispersées.
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Alors que la France est secouée depuis une semaine par un scandale sexuel impliquant un député, l'écologiste Denis Baupin, 17 anciennes ministres, de tous bords politiques, lancent dans la presse un appel à ne plus 'se taire' face à ce genre d'agissements. 'L'impunité, c'est fini. Nous demandons à nos partis politiques d'aider les victimes à faire éclater la vérité.' L'initiative est approuvée par plusieurs ministres en poste, comme Laurence Rossignol, qui est notamment en charge du droit des femmes. 'C'est une occasion exceptionnelle pour les femmes en politique, mais pas seulement en politique, dans les entreprises, dans les associations, partout où il y a des groupes dans lesquels des sollicitations sont faites aux femmes, de dire stop, ça suffit, on ne supporte plus !' a-t-elle déclaré sur la chaîne de télévision française France 3. 'L'affaire Baupin' a provoqué une onde de choc dans la société française. Les accusations d'agression sexuelle, de harcèlement par sms, etc., reposent sur les témoignages de huit femmes, des militantes écologistes, dont une députée, Isabelle Attard. La propre femme de Denis Baupin, Emmanuelle Cosse, est ministre du Logement dans l'actuel gouvernement.
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Une entreprise peut-elle exiger de ses employées d'être perchées sur des talons hauts ? Au Royaume-Uni, une pétition en ligne réclame l'interdiction de devoir porter des talons sur les lieux de travail. Elle a été lancée lundi dernier par une réceptionniste intérimaire qui a été renvoyée parce qu'elle portait des chaussures plates. 'Les employeurs ont le droit d'imposer différents codes vestimentaires pour les hommes et les femmes', explique Nicola Thorp. 'On peut l'admettre tant que ce code vestimentaire ne favorise ni les hommes ni les femmes. Or en obligeant les femmes à porter des talons hauts, vous avantagez les hommes parce que leurs chaussures à eux n'affectent ni leur posture ni leur faculté à se déplacer'. La pétition lancée par Nicola Thorp a recueilli plus de 125 000 signatures. Elle a donc dépassé le seuil de 100 000 signatures qui oblige le parlement britannique à consacrer un débat au sujet. 'Dans ce genre de situation, la loi ne peut pas répondre à chaque éventualité', dit l'avocate Rebecca Tuck, spécialiste du droit du travail. 'Notre société change, elle évolue avec le temps donc il appartient aux juges d'interpréter la loi pour s'assurer qu'elle soit en phase avec notre époque.' Le licenciement de Nicola Thorp est légal puisqu'elle ne s'est pas soumise aux exigences d'un code vestimentaire qu'elle avait signé. Mais pour elle, porter des talons ou pas, c'est un choix, chacune et chacun devant trouver chaussure à son pied.
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Le pape François a ouvert la voie à la possibilité pour des femmes de devenir diacres dans l'Eglise catholique, et pouvoir ainsi remplacer un prêtre pour certains sacrements, comme le baptême. S'adressant à plusieurs centaines de religieuses, le pape a répondu par l'affirmative à l'une d'entre elles qui lui demandait s'il ne serait pas temps de créer une commission pour étudier la question. Interrogé par l'AFP, le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, s'est refusé à confirmer cette information, dans l'attente, a-t-il précisé, du détail des déclarations du pape. Dans l'Eglise catholique, les diacres peuvent prononcer le sermon à la messe, célébrer des baptêmes, des mariages et des funérailles. En revanche, seuls les prêtres peuvent célébrer l'eucharistie ou confesser les fidèles. Le pape François a plusieurs fois évoqué sa volonté de remédier à l'inégalité flagrante existant actuellement entre hommes et femmes au sein de l'Eglise, mais il avait pris jusqu'à présent peu de mesures concrètes.
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La ministre des Droits des femmes Laurence Rossignol, invitée de Ruth Elkrief ce jeudi, est revenue sur sa sortie concernant le voile islamique et les critiques auxquelles elle a fait face. Clarifiant ses propos, elle a affirmé "défendre tous les musulmans, toutes les musulmanes de France". "Nous, les femmes, avons conquis l'égalité de droit et nous sommes encore en train de conquérir notre émancipation", a-t-elle lancé. C'est pourquoi "je me bats pour qu'elles ne soient pas sous une emprise religieuse qui s'étend, sous un islam politique qui aujourd'hui se répand dans les quartiers", a-t-elle déclaré.
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C'est au lendemain de la journée de la femme que l'épouse du président turc a fait une sortie très remarquée... Lors d'une allocution, Emine Erdogan a donné sa version, très personnelle des harems. Selon elle, des lieux comparables à 'une école de la vie'. Retransmis à la télévision turque, la sortie a fait énormément réagir, notamment sur les réseaux sociaux où les internautes sont nombreux à rappeler que l'autre utilité de ces lieux était bien le plaisir sexuel du sultan. Plaisir qui passait par l'asservissement de dizaines de femmes. Comme on peut le voir sur ces tweets qui raillent la vision de l'école qu'a Emine Erdogan. Präsidentengattin - Emine Erdogan Wie immer blamiert sich mit Harem-Spruch: https://t.co/cVdeoXY8V2 pic.twitter.com/khBlnhYgfV- Diren Zynp (@Direnzynp) 10 mars 2016 Turkish first lady says harem was 'school' for women https://t.co/PEBW954OM3#EmineErdogan #Harem #Turkey pic.twitter.com/nlaIHYInPi- Kemal Candar (@TheWatchdog49) 10 mars 2016 Selon de nombreux spécialistes la réalité des harems est pourtant complexe. Un lieu d'apprentissage pour certaines femmes. Pour beaucoup, prisonnières de guerres ou de razzias, elles devaient toutes êtres non-musulmanes. '*Elles étaient alors 'prises en main, éduquées, au sein du harem*. L'idée étant que le sultan devait épouser une femme faisant preuve de 'suffisamment' de culture. Aucune idée d'émancipation dans ce concept donc. Si la femme peut apprendre, c'est uniquement car elle assure la lignée du sultan. Mr Erdogan a d'ailleurs lui aussi eu ces derniers jours un message 'progressiste' à leur intention. Le 8 mars, pour la journée internationale de la femme, il a lancé: 'je sais qu'il y en aura encore qui en seront gênés, mais pour moi la femme est avant tout une mère'. Dans le même temps des rassemblements pour attirer l'attention sur la situation des femmes en Turquie ont eu lieu à Istanbul et à Ankara. La police les a violemment dispersés. Second attack on women: Reports that police are using rubber bullets against women in #Istanbul (DIHA) #8March pic.twitter.com/AfJS9wyKQM- Cahida Dêrsim (@avjin737) 6 mars 2016
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Ingrid Betancourt, invitée de News et Compagnie mardi sur BFMTV, a dénoncé la "violation du droit des femmes, que ce soit en Arabie Saoudite ou en Iran". Selon elle, "l'Iran exporte la misogynie institutionnelle". " Je pense que l'Iran est véritablement un centre de propagation de cette idéologie. S'il y a aujourd'hui Daesh, c'est parce qu'il y a l'Iran", a-t-elle soutenu. "Si on veut toucher là où le mal commence, il faut regarder l'Iran", a-t-elle conclu.
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Ingrid Betancourt, invitée de News et Compagnie mardi soir sur BFMTV, s'est exprimée sur sa reconstruction après son passé d'otage des FARC pendant six ans de 2002 à 2008 . "Mes priorités ont changé, j'ai compris qu'il y avait des choses fondamentales", a-t-elle déclaré. Elle l'admet, elle a "beaucoup changé". "Je suis arrivée à me reconstruire avec beaucoup d'atouts. Je suis une femme heureuse, je suis contente", a-t-elle affirmé, le sourire aux lèvres.
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Om Waleed est chauffeure de taxi au Caire, un travail qu'elle accomplit envers et contre tous pour soutenir sa famille. Elle a brisé un tabou social et se bat contre le harcèlement et le rejet de la société au quotidien. Notre correspondant l'a accompagnée pour un court voyage dans les rues du Caire, une des capitales du monde arabe les plus encombrées, ce qui ne facilite pas sa tâche, mais elle l'accomplit avec brio. C'est la première femme à conduire un taxi au Caire... 'Au début, j'ai dû faire face à beaucoup de problèmes avec les autres chauffeurs, parce qu'ils étaient surpris de voir une femme au volant d'un taxi et ils n'arrêtaient pas de me demander, tu conduis un taxi ? Mais pourquoi ? Qu'est-ce que c'est que ça ? J'étais frustrée au début et je rentrais à la maison, puis j'ai appris à ne pas tenir compte de ces commentaires, à ne pas faire attention à ces mots de la rue, à ce harcèlement, à ces moqueries.' Un peu moins de 25 % des femmes entre 15 et 64 ans travaillent en Egypte. La première station service à engager des femmes a vu le jour. Ici, huit jeunes femmes travaillent. Elles ont été spécialement formées pour répondre aux clients masculins qui se montrent en général surpris de voir des femmes faire ce travail. Elles ont droit à des visages choqués, mais aussi admiratifs de la part des femmes. Hadeel Ashraf, employée : 'Mon père refusait l'idée au début, il me demandait comment tu peux travailler dans la rue, dans un espace ouvert comme ça ?! Et comment une femme peut-elle faire le travail d'un homme ? Ils refusaient complètement l'idée, mais j'ai commencé à travailler, j'ai trouvé ça très facile et très simple, contrairement à ce que m'avaient dit mes parents, et ils ont commencé à accepter l'idée après ça.' Dans ce petit atelier, Om Khada a appris son métier, elle travaille le métal, soude, créé. A force de patience et de travail, elle a fait sa place. Elle a même damé le pion à ses concurrents, franchissant les obstacles au fur et à mesure. Elle a prouvé que les femmes ne sont pas faibles et au moins autant productives que les hommes. 'C'était très étrange au début pour beaucoup de gens de voir une femme travaillant dans ce domaine et commerçant avec les hommes dans la rue. Ils me demandaient pourquoi tu travailles ? Comment ça se passe ? Après quelques années, ils se sont habitués à mon travail, les gens commencent à bien me connaître, je peux vous dire que les femmes n'ont aucune honte à avoir, peu importe le travail qu'elles font, à moins que ce soit illégal.' Et notre correspondant, Mohammed Shaikhibrahim, de conclure : 'ces femmes qui travaillent sont encore trop peu nombreuses, trop rares dans les sociétés arabes, mais elles prouvent qu'elles peuvent briser les codes qui leur sont imposés. Et leurs rêves ne s'arrêtent pas là, même si le fossé est encore très grand entre la réalité et le désir d'une égalité réelle avec les hommes.'
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Une silhouette féminine sur les feux des passages piétons. C'est la nouveauté introduite par la ville espagnole de Valence dans une vingtaine de rues, à la veille de la Journée de la femme. D'un côté de la rue la silhouette féminine, de l'autre le traditionnel petit bonhomme vert. La municipalité entend ainsi mettre en lumière son souci de la parité. D'autres villes, plus petites, comme Lugo et La Corogne, l'avaient précédée. Mais Valence est la première grande ville à franchir le pas. Valencia instala semáforos paritarios https://t.co/BwhJJKNjXq pic.twitter.com/gJCBs4np32- cope.es (@cope_es) March 7, 2016
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Invité mercredi dans l'émission Questions d'info sur LCP, le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement est revenu sur les agressions du Nouvel an à Cologne ainsi que sur les déclarations de Manuel Valls vis-à-vis de l'Observatoire sur la laïcité suite à l'interview d'Elisabeth Badinter mercredi 6 janvier sur France inter. "Y compris dans la société française, je trouve que l'on n'est pas assez clair sur la statut de la femme", affirme Jean-Marie Le Guen. (...) Et là, on est sur un sujet où je ne vois pas comment on peut reculer. Ma conviction est d'autant plus forte que ce n'était pas ma position spontanée. Moi j'étais par exemple un de ceux qui dans les années 90 étaient plutôt sensible à l'idée qu'il fallait respecter le port du voile, etc." "Je pense que nous acceptons depuis des années trop de reculs sur cette question de droits de la femme" Jean-Marie Le Guen défend désormais un rappel à la loi plus systématique en ce qui concerne les droits des femmes. "Je pense que nous acceptons depuis des années trop de reculs sur cette question de droits de la femme, que ce soit en terme de sécurité, de considération, que ce soit en terme de vie sociale et de vie familiale", confie le secrétaire d'Etat très ému. Le ministre insiste ensuite sur les conditions de vie des femmes, notamment dans certaines banlieues françaises. "Si demain, j'étais père ou grand-père de quelqu'un qui vivrait dans certains quartiers, est-ce que ma petite fille aurait réellement les droits que j'estime être normaux ? Celui de s'habiller ? Celui de se maquiller ? Celui de sortir ? Celui d'avoir des relations sentimentales librement ? Je dis que parfois, dans certains territoires de la République, j'en doute. Et ça m'interpelle en tant que républicain..." Vincent Kranen
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À Cologne, plusieurs centaines de femmes se sont rassemblées devant la cathédrale de la ville pour condamner la vague d'agressions sexuelles qui a marqué la nuit du Nouvel An. 'Nous voulons nous déplacer sans problème, de jour comme de nuit' ont-elles notamment scandé en sifflant ou encore 'Nous exigeons le respect', 'Non, c'est Non'. 'Nous n'allons pas arrêter de nous déplacer librement à Cologne, dit cette femme. Nous sommes là pour condamner ces abus et pour que le sexisme et la violence sexuelle deviennent un sujet au sein de notre société, peu importe par qui il est traité.' 'Je suis là pour défendre une société pacifique, où tous ses habitants, femmes et hommes, peuvent se déplacer en tout sécurité et dans la joie, ce qui n'est pas arrivé au Nouvel An. Et nous devons nous mobiliser pour défendre cela', ajoute cette habitante de Cologne. Depuis les évènements du Nouvel An, près de 200 plaintes ont été déposées, dont deux pour viols caractérisés. Les autres sont liées à des attouchements sexuels ou à des vols. La police a identifié jusqu'ici une trentaine de suspects. Parmi eux figurent une majorité de demandeurs d'asile.
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Au moins 8 femmes élues en Arabie saoudite selon les résultats partiels des municipales, les premières élections ouvertes aux femmes dans ce pays qui la considèrent comme une mineure et lui dénient tant de droits. Electrices comme candidates étaient donc autorisées à participer au renouvellement de 284 conseils municipaux. Un enjeu surtout symbolique puisque les pouvoirs de ces assemblées sont limités. Le président de la commission électorale Gadiia al-Kahtani a toutefois exprimé sa satisfaction s'agissant de la participation : 'Nous totalisons un bon nombre d'électeurs, avec environ 600.000 participants, et parmi eux, environ 130 000 sont des femmes, ce qui représente 24 % des électeurs inscrits.' L'Arabie saoudite était jusque-là le dernier pays au monde à refuser aux femmes de participer à des élections. A l'occasion de ce scrutin 900 femmes se sont présentées. Les candidats masculins, eux, étaient 6000. Dans un pays régi par une application très stricte de la charia, les Saoudiennes ne peuvent voyager, se marier ou travailler sans le consentement d'un homme. Avec AFP
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Un large sourire pour immortaliser la scène devant l'urne... Le moment est historique pour ces Saoudiennes. Elles participent pour la première fois à un scrutin - des élections municipales - à la fois comme électrices ou candidates. 900 femmes ont été autorisées à se présenter, face à 6000 candidats masculins. Quant aux votantes, elles sont près de 120 000 à s'être inscrites, représentant ainsi moins de 10% des électeurs. Vêtues pour la plupart d'une longue robe les recouvrant de noir de la tête aux pieds, elles expriment leur émotion : 'Mon sentiment? Je suis tellement fière de cette progression en Arabie Saoudite, et j'espère vraiment que chaque femme sera élue aujourd'hui, parce que c'est vraiment une grande opportunité pour les femmes, et je pense qu'elles peuvent vraiment faire la différence ici,' s'enthousiasme Nadj Mohamad, jolie jeune femme au regard masqué par d'épaisses lunettes de soleil. 'Je suis venue exercer mon droit naturel de choisir un représentant pour parler en mon nom dans mon quartier ou dans ma municipalité, clame quant à elle Thuraya al-Ghamdi. J'ai regardé la liste des candidates et sans les connaître personnellement, je voté pour la candidate qui me paraît capable de parler en notre nom et de prendre en compte nos demandes' Dans un pays régi par une application très stricte de la charia, les Saoudiennes ne peuvent voyager, se marier ou travailler sans le consentement d'un homme. Elles ne peuvent pas non plus se mélanger à des hommes qui ne sont pas de leur famille dans des lieux publics tels que des restaurants. Avec AFP
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Visiblement l'occasion était trop belle. Des manifestantes dénonçant les violences domestiques ont fait irruption sur le tapis rouge du film 'Les Suffragettes' au festival du film de Londres. Le film qui relate le combat des femmes au début du XXe pour le droit de vote était présenté en présence de Meryl Streep et de Helena Bonham Carter : 'C'est exactement ce que ce film défend. Si vous avez une voix, si vous voulez que quelque chose se passe, alors il faut avoir le courage de s'allonger comme elles sont en train de le faire pour défendre ce en quoi on croit.' Anne-Marie Duff joue aussi dans ce film : 'Nous avons fait un film politique, pourquoi ne pourrait-il pas y avoir une activité politique sur le tapis rouge. C'est une manifestation tout à fait raisonnée, une manifestation de femme. C'est donc une très bonne plate-forme pour être entendu sur le tapis rouge, elles ont le pouvoir.' Carey Mulligan : 'C'est génial c'est exactement ce à quoi on peut s'attendre avec un film comme ça. Et ce qui nous plait c'est que des personnes sortent du cinéma en s'en inspirent pour agir pour une cause en laquelle elles croient.' Les suffragettes, film réalisé par Sarah Gavron sortira en France le 18 novembre.
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'Taxi Rose', c'est le nom du premier service de taxi réservé exclusivement aux femmes en Egypte. Dans un pays qui enregistre un taux élevé de harcèlement sexuel, c'est une manière, selon la directrice de la société, d'assurer la sécurité des passagers, mais aussi celle des conductrices. 'Cette toute nouvelle idée s'inspire des besoins de la société, et en Egypte, nous avons besoin d'un service de transport sûr pour les Égyptiennes. En fait, pas seulement pour les Égyptiennes, mais aussi les étrangères et les femmes arabes, les femmes en général', explique Reem Fawzy. 'Violences domestiques, violences publiques et violences d'État contre les femmes en Egypte : le cercle infernal', le dernier rapport d'Amnesty International donne le ton sur la condition des femmes en Egypte considéré comme le pire pays pour ces dernières dans le monde arabe. Au-delà d'un service, les 'Taxi Rose ', c'est aussi une façon de dénoncer ces violences de manière pacifique. Tout est encadré, les conductrices reçoivent une formation spécifique et les passagères sont en confiance. 'C'est intime et sécurisé. La passagère n'est pas anxieuse comme avec un homme ou si elle se déplace à une heure tardive. Elle est conduite par une femme comme elle ce qui la met en confiance', dit chauffeuse de taxi. 'C'est une idée novatrice qui me plaît beaucoup. Je sens que les filles ont décidé de se prendre en main. Bien sûr, la société, la société égyptienne, rejettera toujours les nouvelles idées et ne comprend pas de telles initiatives, mais elle s'y habituera et je suis sûre que Taxi Rose réussira', ajoute une passagère. Outre une formation technique, la société 'Taxi Rose' dit aussi préparer psychologiquement ses employées à affronter la société. Les conductrices reçoivent donc également, par mesure de sécurité, des cours d'auto, mais défense cette fois-ci.
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De plus en plus de femmes et d'enfants parmi les migrants qui franchissent les frontière de l'Europe en provenance d'Afrique, du Moyen Orient et d'Asie centrale. C'est le constat dressé par l'Unicef. Plus de détails sur les arrivées en Macédoine, l'une des portes d'entrée en Europe, avec Christophe Boulierac, porte-parole de l'Unicef, à Genève : 'On estime que 3000 personnes transitent chaque jour par l'ancienne République Yougoslave de Macédoine. Un tiers de ces personnes sont des femmes et des enfants, ce qui n'était pas le cas en juin. C'était dix pour cent en juin. Autre détail important, mais ce n'est pas un détail, quelques douze pour cent des femmes sont enceintes.' Selon le ministère macédonien de l'Intérieur, 80% de ces migrants viennent de Syrie. Depuis juin 2015, plus de 52.000 migrants et réfugiés, venus de Grèce, ont été enregistrés au centre d'accueil de la ville Macédoine de Gevgelija. Un nombre équivalent de personnes transiteraient sans être recensées.
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Manifestation inédite à Kaboul. Environ 200 personnes sont descendues dans la rue pour exiger que justice soit faite pour Farkhunda. Farkhunda, c'est cette jeune femme de 27 ans battue à mort jeudi par une meute d'Afghans, qui l'accusaient d'avoir brûlé un exemplaire du coran. Son corps avait ensuite été incendié et jeté à l'eau. Le ministre de l'Intérieur afghan a depuis annoncé que la foule avait agi sur la base de 'fausses accusations'. Maliha Arghawan, l'une des manifestantes, demande au gouvernement et à la police 'd'expliquer pourquoi cet acte a pu se produire. Nous sommes ici pour défendre sa mémoire et demander justice' dit-elle. Une autre afghane cachée derrière un masque - représentant le visage ensanglanté de la victime - estime que 'les droits des femmes ne sont que des coquilles vides en Afghanistan. Les femmes n'ont aucun droit. C'est le pays le plus dangereux pour les femmes', dit-elle. Au lendemain des funérailles de Farkhunda, le ministère de l'Intérieur dit avoir mis à pied treize policiers, soupçonnés d'avoir assisté à la scène et de ne pas être intervenus pour sauver la jeune femme. Une dizaine de personnes auraient par ailleurs été arrêtées.
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Elles veulent être la voix des femmes ultra-orthodoxes juives, les femmes haredi, dans la nouvelle Knesset en Israël. Ces Israéliennes ont récemment créé un parti, Be'Zhutan dans le cadre des législatives du 17 mars. 'Les femmes ultra-orthodoxes sont victimes de violences, de discrimination, et personne ne s'occupent d'elles', déplore Ruth Colian, la dirigeante du parti. À Beit Shemesh, à environ 30 kilomètres de Jérusalem, des résidentes de la communauté haredi ne voient pas l'initiative d'un bon oeil. 'La femme qui ne croit pas que sa place est à la maison, se voit dans une position plus élevée que celle de son mari. Et ça, c'est un problème', jugeait une habitante. De récents sondages ont montré que Be'Zhutan avait peu de chances d'entrer au parlement. Malgré cela et malgré une certaine hostilité au sein de la communauté haredi, les candidats ne se découragent pas. Ils sont neuf sur la liste du parti, un homme et huit femmes.
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Avant la Saint-Valentin, des milliers d'étudiantes catholiques ont participé à une danse collective contre la violence envers les femmes et la discrimination.
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Les talibans vont-ils profiter du retrait des forces de combat de l'OTAN pour se renforcer ? Beaucoup le redoutent et en premier lieu les Afghanes. Une d'entre elles est devenue une icône du combat pour le droit des femmes. Son nom : Shukria Barakzai. Mère de famille, âgée de 42 ans, elle est aussi députée. Souvent menacée de mort, elle a été la cible d'un attentat-suicide le 16 novembre dernier à Kaboul, alors qu'elle se rendait au Parlement. Trois civils ont été tués, 20 blessés. Elle a miraculeusement survécu, ne souffrant que de blessures légères. Elle est néanmoins toujours sous surveillance médicale. 'Etre une femme en Afghanistan est un grand problème, car la société vous voit parfois comme un objet et non pas comme un être humain', dit-elle, et de poursuivre 'les groupes extrémistes ne veulent pas des femmes. Et nous ne les aimons pas non plus. Pour eux, le plus grand ennemi, ce sont les femmes. Ils veulent nous enfermer dans une petite boîte, mais ils devraient savoir que notre voix va casser cette boîte et se faire entendre'. Malgré les risques, sa conviction à se battre reste donc intacte. 'Ne pas avoir peur est le choix le plus important que j'ai fait', dit-elle.
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Les talibans vont-ils profiter du retrait des forces de combat de l'OTAN pour se renforcer ? Beaucoup le redoutent et en premier lieu les Afghanes. Une d'entre elles est devenue une icône du combat pour le droit des femmes. Son nom : Shukria Barakzai. Mère de famille, âgée de 42 ans, elle est aussi députée. Souvent menacée de mort, elle a été la cible d'un attentat-suicide le 16 novembre dernier à Kaboul, alors qu'elle se rendait au Parlement. Trois civils ont été tués, 20 blessés. Elle a miraculeusement survécu, ne souffrant que de blessures légères. Elle est néanmoins toujours sous surveillance médicale. 'Etre une femme en Afghanistan est un grand problème, car la société vous voit parfois comme un objet et non pas comme un être humain', dit-elle, et de poursuivre 'les groupes extrémistes ne veulent pas des femmes. Et nous ne les aimons pas non plus. Pour eux, le plus grand ennemi, ce sont les femmes. Ils veulent nous enfermer dans une petite boîte, mais ils devraient savoir que notre voix va casser cette boîte et se faire entendre'. Malgré les risques, sa conviction à se battre reste donc intacte. 'Ne pas avoir peur est le choix le plus important que j'ai fait', dit-elle.
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L'Arabie saoudite ne plaisante pas avec l'interdiction faite aux femmes de conduire un véhicule. Deux militantes ont été renvoyées ce jeudi devant un tribunal spécialisé dans les affaires de terrorisme. Leur tort ? Avoir milité activement, sur les réseaux sociaux notamment, contre cette interdiction. Loujain Hathloul avait été arrêtée le 1er décembre après avoir tenté d'entrer en Arabie saoudite en provenance des Emirats arabes unis. Une journaliste saoudienne vivant aux Emirats, Maysaa Alamoudi, qui s'était rendue à la frontière pour soutenir sa compatriote, avait également été arrêtée. En octobre, des dizaines de femmes avaient protesté contre cette interdiction en postant sur Internet des photos d'elles en train de conduire.
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Cette vidéo montre un véritable acte de courage en Inde. Deux jeunes soeurs de 22 et 19 ans, Arti et Pooja Kumar se sont défendues alors qu'elles étaient harcelées par trois hommes dans un bus bondé. La scène a eu lieu vendredi dernier dans la ville de Rohtak dans l'Etat rural de l'Haryana qui jouxte New Delhi. Leur riposte a été saluée sur les réseaux sociaux et par les médias du pays. Des hommes politiques aussi notamment du parti au pouvoir BJP à l'image de ce député qui a proposé de les récompenser de 500 euros chacune. Une proposition soutenue par le gouvernement selon lui. La vidéo abondamment diffusée sur internet a été réalisée par une passagère enceinte et transmise à la police. Cette dernière a procédé à l'arrestation des trois agresseurs présumés. Le viol est encore largement impuni en Inde alors qu'il est un véritable fléau avec un viol toutes les 22 minutes dont un sur trois sur des mineures.
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MADRID - 22 nov 2014 - Importante manifestation anti-avortement à Madrid. Des dizaines de milliers d'Espagnols ont défilé samedi pour demander au gouvernement de durcir les conditions de recours à l'IVG. Une piqûre de rappel à l'adresse de Mariano Rajoy. Avant son élection en 2011, le Premier ministre avait promis de restreindre le droit à l'avortement aux cas de viols et de danger avéré pour la vie des femmes. Promesse abandonnée une fois arrivé au pouvoir en raison de dissensions au sein de son propre parti. Depuis 2010, les femmes espagnoles peuvent avorter jusqu'à leur 14ème semaine de grossesse. Un délai assez proche de ce qui se pratique dans la plupart des autres pays de l'Union européenne.
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Au Kenya, plusieurs centaines de personnes ont participé ce lundi à une marche pour protester contre l'agression d'une jeune femme en mini-jupe. La manifestation s'est déroulée à Nairobi. Parmi les slogans des manifestants : 'Ma robe, mon choix'. La jeune femme agressée la semaine dernière portait une mini-jupe. Des chauffeurs de minibus l'ont encerclée et ont commencé à lui arracher ses vêtements. La scène a été filmée et diffusée sur internet. 'Il faut arrêter ces gens-là, ce sont des criminels !', estime Boniface Mwangi, militants des droits de l'homme. Selon lui, 'tous ceux qui ont mis la main sur cette femme doivent être poursuivis pour agression sexuelle'. Dans le même temps, une contre-manifestation était organisée, avec des personnes rassemblées pour demander aux femmes de porter des tenues plus sobres. Le sujet semble diviser l'opinion. Pour preuve, le témoignage d'Ulda Akinyi, 45, mère de trois enfants. Cette employée municipale affirme que 'porter des mini-jupes en présence d'hommes, ce n'est pas bien'. Et d'ajouter que si les femmes ainsi vêtues se font agresser, 'ça (devrait) leur servir de leçons'. Une des organisatrices de la marche de protestation constate que 'la violence touche tout le monde' au Kenya, et que si ça continue de se répandre, cela 'nous privera de relations saines'.
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'Je suis parfait, j'ai toutes les qualités qu'une femme désire'. Ce sont les explications de cet Israélien de 64 ans, condamné pour crimes sexuels, mais pas pour esclavage. Goel Ratzon avait 21 femmes, et 38 enfants, qu'il gardait sous son emprise dans différentes maisons de Tel Aviv. C'est une ahurissante saga de domination et de délires de divinité qu'ont découvert les Israéliens . Le prédateur a été reconnu coupable de viol et attentat à la pudeur, également sur certaines de ses filles. L'accusé a assuré que les femmes restaient avec lui de leur propre gré. Il ne travaillait pas, mais faisait travailler ses épouses, et avait organisé tout un système de punition. Ses femmes, qui avaient tatoué son portrait et son nom sur leurs corps, considéraient Ratzon comme tout-puissant et possédant les pouvoirs de guérison et de destruction.

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