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Quelque 10 000 personnes, hommes, femmes et enfants, quittent chaque mois le Venezuela en espérant trouver de meilleures conditions de vie dans le pays voisin, le Brésil. Leur fuite les conduit de l'autre côté de la frontière, dans et autour de la petite ville de Paracaima. Les conditions de vie y sont difficiles mais leur survie est au moins assurée. 'Ils ont des tas de choses que l'on ne trouve plus au Venezuela, témoigne une femme. A commencer par la nourriture. Et c'est le plus important.' Ces 'réfugiés économiques' viennent aussi chercher des médicaments. Ils sont plutôt bien acceptés par la population locale. En tout cas, par une partie des habitants, explique l'adjoint au maire de la commune. 'Des citoyens se sont organisés pour leur offrir de la nourriture, explique-t-il. Certains leur apportent de la soupe la nuit. Mais cela ne suffit bien sûr pas à leur assurer une vie digne, convenable. Et notre village ne dispose pas de moyens financiers suffisants pour les aider à la hauteur de ce dont ils ont besoin.' Cet exode fait craindre à l'ONG Human Rights Watch le développement d'une crise humanitaire.
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C'est l'hypothèse de l'ONU qui dénonce un probable crime de guerre dans l'attaque d'un convoi qui a fait 126 morts, dont 68 mineurs. 'Cette attaque constitue vraisemblablement un crime de guerre. Nous ne sommes par en mesure, pour l'heure, de définir le mode opératoire ou d'identifier les responsables. Mais des vidéos visionnées par notre personnel montrent un individu attirant les enfants avec des bonbons juste avant l'explosion', précise Rupert Colville, de l'agence onusienne des droits humains. Le Conseil de sécurité condamne l'attaque terroriste barbare & lâche qui a tué 126 personnes à Al-Rachidin #Syrie https://t.co/5kIj8lytLO pic.twitter.com/IeCxcD8YfX- La France à l'ONU (@franceonu) 18 avril 2017 Les civils paient, encore et toujours, un lourd tribut dans ce conflit. Hier, la coalition antidjiadiste menée par Washington, a tué 20 d'entre eux à Deir Ezzor dans un bombardement contre les rebelles. Les habitants de Raqa fuient pour leur par les combats dans ce bastion djihadiste attaqué par une alliance arabo-kurde.
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Au moins 68 enfants ont péri dans l'une des attaques les plus meurtrières qu'ait connue la Syrie en six ans de conflit. Samedi, un kamikaze aurait lancé sa camionnette piégée contre le convoi de bus transportant des milliers d'habitants des villes pro-régime de Foua et Kafraya vers Alep. En tout, 126 personnes ont été tuées dans cette attaque qui n'a pas été revendiquée. Un bilan provisoire étant donné l'ampleur du carnage. Les évacuations, un temps suspendues, ont repris hier. Depuis vendredi, après l'accord conclu entre le Qatar, soutien des rebelles, et l'Iran, soutien du régime, ces villes assiégées, tout comme les bastions rebelles tristement célèbres de Madaya et Zabadani, sont évacuées.
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Ces hommes et ces femmes reviennent d'un enfer. L'enfer des camps de détention de migrants d'Afrique du nord. Ils sont 169 à être rentrés en Gambie grâce aux efforts du gouvernement et de l'Organisation internationale pour les migrations. Après une éprouvante traversée du désert, en quête d'une vie meilleure en Europe, la plupart de ces migrants ont été stoppés en Libye et placés dans ces camps. Ils y sont restés plusieurs mois, sous le joug de milices et de réseaux de passeurs sans scrupules, dans des conditions inhumaines. comme des chiens 'Ils tirent dans les jambes des gens, ils leur tirent dans la tête, n'importe où, témoigne Faramou. Ils vous tuent sans aucune raison, comme des chiens. Les chiens ont plus de valeur que les noirs. Il n'y a que des noirs dans ces prisons. Ils sont battus tous les jours, il n'y a pas de nourriture, ça a été une période très difficile.' 'Ce soir je vais faire la fête, grâce à dieu, pour certains de mes amis qui sont morts sous mes yeux, certains qui ont été blessés, par balle. En ce qui me concerne, j'y ai échappé, j'ai juste été battu, et mes blessures ont guéri depuis', raconte Moulou. hangars à humains Médecin sans frontières dénonce des 'hangars à humains' où 'les gens sont abusés, usés, vendus...', 'à la merci de leurs geôliers'. Pour l'ONG, cette solution est totalement inadaptée en Libye, un pays en plein chaos. Arjan Hehenkamp, MSF Lybie : 'Dans les camps de migrants j'ai vu des gens qui ont perdu leur autonomie et leur dignité' pic.twitter.com/vVmU2JlYLh- virginie riva (@virginieriva) 3 avril 2017
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Les maux de la planète exposés sur grand écran, c'est le principe du Festival du film et Forum international sur les droits humains dont la 15ème édition vient de se tenir à Genève. Occasion pour les organisateurs d'appeler à mettre un terme aux atteintes aux droits de l'homme à travers la planète et d'honorer des réalisateurs de documentaires coups de poing comme Manon Loizeau, Raoul Peck, Pamela Yates et Rithy Panh. Genève est en première ligne de la défense des droits humains. Hôte du Conseil des droits de l'homme de l'ONU dont la session annuelle vient de s'achever, la ville suisse a accueilli la 15ème édition du Festival du Film qui leur est dédié. Cet évènement qui se double d'un Forum ne veut pas se contenter de dénoncer les pires atrocités commises dans le monde. 'On a envie à travers ce festival, indique Isabelle Gattiker, sa directrice générale, de dire que l'indifférence, ce n'est absolument plus possible en 2017. On doit tous s'engager, on doit tous réagir chacun à notre échelle, soit en soutenant une association, soit en écrivant des lettres, soit en dénonçant ce qui se passe à travers le monde : on est tous acteurs de ce monde,' lance-t-elle. Festival Cinéma et droits humains à Genève : 'De plus en plus de nos invités sont empêchés de venir' https://t.co/4I28OhUrLq pic.twitter.com/YYJZK8FvRA- Courrier inter (@courrierinter) 9 mars 2017 Femmes victimes de viol dans les prisons syriennes Le Prix de l'Organisation mondiale contre la Torture (OMCT) a été attribué à la journaliste franco-anglaise Manon Loizeau pour son dernier documentaire 'Silent War' où elle donne la parole à des Syriennes victimes de viol dans les prisons de Bachar el-Assad. La réalisatrice qui n'a pas encore terminé le montage final de son film préfère ne pas nous fournir d'images de ces femmes pour ne pas les mettre en danger. 'C'est le crime parfait pour le régime, souligne Manon Loizeau, parce qu'elles sont violées et ensuite, quand elles sortent, elles ne peuvent pas en parler, sinon elles sont rejetées par leur familles et parfois, même, il y a des crimes d'honneur. Ce n'est pas un film uniquement sur le viol, c'est un film sur les femmes syriennes, sur qui elles étaient avant, sur leur rêve de la révolution, sur le moment où cela a basculé et comment aujourd'hui elles survivent,' explique-t-elle. Grand Prix de l'omctorg pour #SilentWar de Manon Loizeau! #fifdh17 pic.twitter.com/yAEJDXbkoo- FIFDH Genève (fifdh) 18 mars 2017 'Je ne suis pas votre nègre' L'Haïtien Raoul Peck a lui reçu des mains de Barbara Hendricks, le Prix Gilda Vieira de Mello pour 'Je ne suis pas votre nègre', primé à Toronto et Berlin et nommé aux Oscars. Au coeur de son documentaire : l'écrivain afro-américain James Baldwin. La parole de ce héros de la cause noire dans les années 60 aux Etats-Unis a une résonnance toute particulière dans une Amérique qui reste aujourd'hui tourmentée par les questions raciales. 'James Baldwin dit aussi dans le film que pour lui, l'industrie du divertissement - et j'inclus l'ensemble des télévisions - est analogue à l'industrie de la drogue, fait remarquer Raoul Peck. Et on s'en rend compte quand on voit le nombre d'heures de télé-réalité, cela n'aide pas à éclaircir les choses et il y a une grande montée de l'ignorance également,' estime-t-il. 'La clairvoyance des mayas' Autre film coup de poing présenté lors du festival : 500 years de l'américaine Pamela Yates, dernière partie d'une trilogie entamée en 1983 sur les actes de barbarie dont ont été victimes les populations indigènes mayas. Le documentaire s'ouvre sur la condamnation en 2013 de l'ex-dictateur Ríos Montt pour génocide et crimes contre l'humanité. 'On vit à une époque où l'on résiste à des gouvernements autoritaires aux Etats-Unis, en Amérique latine et en Europe et où l'on assiste à la fermeture des espaces dédiés à la société civile, affirme Pamela Yates avant d'ajouter : Donc je crois qu'on peut puiser beaucoup d'inspiration dans la clairvoyance des mayas pour organiser notre propre résistance à travers le monde.' Le Festival a également mis à l'honneur Rithy Panh, auteur de bouleversants documentaires sur la mémoire du génocide perpétré par les Khmers rouges : il y a présenté une installation artistique, ainsi que son dernier film intitulé Exil. Grand entretien avec RPanh, cinéaste cambodgien à l'honneur au #fifdh17, dans Faut pas croire radiotelesuisse! https://t.co/yThcDN16u8- FIFDH Genève (@fifdh) 20 mars 2017
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Pour sa quinzième édition, le Grand Prix de Genève est décerné au documentaire du réalisateur danois Andreas Dalsgaard et de la syrienne Obaidah Zytoon 'The War Show', déjà primé à Venise. On y voit Obaidah Zytoon, présentatrice radio, et ses amis manifester, sur fond de printemps arabe en 2011. Mais peu à peu, l'euphorie laisse place à l'horreur que l'on connaît aujourd'hui. 'La moitié des gens que nous avons suivis n'ont pas survécu au conflit syrien. Ils ne sont pas ici aujourd'hui parce que leurs droits n'ont pas été respectés. C'est pour eux que c'est important', conclut Andreas Dalsgaard. Le Grand Prix fiction est décerné à 'Burning Birds', du Srilankais Sanjeewa Pushpakumara. En 1989, en pleine guerre civile, il retrace le parcours d'une veuve et de son combat quotidien pour élever ses huit enfants.
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Coups, gaz lacrymogènes, morsures de chiens, chaussures, vêtements confisqués en plein hiver... La police hongroise est accusée d'infliger des mauvais traitements 'systématiques' et 'routiniers' aux migrants qui tentent de se rendre illégalement en Hongrie, via la Serbie ou la Croatie. #Serbia: We denounce the widespread violence on migrants and refugees at the Serbian/Hungarian border https://t.co/ayZOwqSA4t pic.twitter.com/ps30UFpvt6- MSF International (@MSF) 9 mars 2017 L'accusation émane de l'ONG Médecins Sans Frontières qui s'appuie sur les témoignages de migrants, traités dans les centres de MSF, notamment à Belgrade : 'Il y a une multitude de plaintes de personnes qui disent avoir enduré des violences, qui ne laissent pas toujours de traces sur la peau. Au niveau des blessures physiques, nous avons des traces de coups, des contusions et, depuis le milieu de l'année dernière, des cas de morsures de chiens.', souligne Momcilo Djurdjevic, docteur auprès de MSF. La Hongrie a entamé la construction d'une deuxième clôture anti-migrants à sa frontière. Par ailleurs, une 'nouvelle loi:http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/07/2530975-hongrie-parlement-val... prévoit la détention systématique de tous les demandeurs d'asile et des nouveaux arrivants et leur placement dans des zones de transit à la frontière, où ils pourraient être logés dans des conteneurs aménagés. 'The [Hungarian] police made me take my shoes off and stand in the snow for an hour'. This 29 y/o is one of many who've told the same story. pic.twitter.com/f6KA7JFQ0g- MSF Sea (@MSF_Sea) 7 mars 2017 Avec AFP
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Le Parlement de Budapest a adopté hier un texte en ce sens, avec une écrasante majorité. Cette mesure avait pourtant été supprimée en 2013, sous la pression de l'Union européenne et de l'ONU. 'Concrètement, cela veut dire que chaque demandeur d'asile, même les enfants, sera détenu dans des containers, encerclés par une barrière de barbelés, à la frontière, et ce, pour de longues périodes. Cela aura un énorme impact physique et psychologique sur les femmes, les enfants et les hommes qui ont déjà terriblement souffert', a insisté hier Cécile Pouilly, porte-parole du Haut Commissariat pour les Réfugiés. Zoom sur la Hongrie et les demandeurs d'asile par AFPgraphics #AFP pic.twitter.com/lsZKvD8oiy- Agence France-Presse (afpfr) 7 mars 2017 Le chef du gouvernement hongrois reste sourd aux critiques des Nations unies. Victor Orban préfère assister à la remise des diplômes des gardes-frontières. 'Mesdames et messieurs, la crise migratoire continuera jusqu'à ce que nous en traitions les causes. Elle durera tant que l'on ne reconnaîtra pas que 'la migration est le cheval de Troie du terrorisme'':http://www.rfi.fr/europe/20161201-hongrie-syrien-condamne-dix-ans-prison..., a lancé hier, Victor Orban. La réintroduction de cette mesure est contraire à la législation internationale et au droit européen. Les demandeurs d'asiles déboutés seront renvoyés vers la Serbie voisine.
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Le président turc Recep Tayyip Erdogan ne mâche pas ses mots. Réagissant à l'annulation de meetings politiques organisés par ses soutiens en Allemagne, il a évoqué des " pratiques nazies ". S'exprimant à Istanbul à l'occasion d'un meeting en faveur du oui au référendum sur l'extension de ses propres pouvoirs, le président turc a ajouté : " Je pensais que l'Allemagne avait renoncé depuis longtemps à ces pratiques. Vous nous faites des leçons de démocratie puis vous empêchez les ministres de ce pays de s'exprimer là-bas. " Bravant les interdictions, le ministre turc de l'Économie doit prendre part aujourd'hui à deux rassemblements organisés par des groupes turcs à Cologne et Leverkusen.
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Pour la première fois depuis le coup d'état avorté, l'armée turque a bombardé des positions du PKK, le Parti des travailleurs du Kurdistan, ce mardi soir. Les raids des F-16 auraient fait au moins 20 morts parmi les combattants kurdes, d'après l'agence pro-gouvernementale. L'attaque s'est produite dans le nord de l'Irak, non loin de Hakurk, une région qui abrite les hauts commandants de la guérilla. Il y a tout juste un an, le 20 juillet 2015 marquait la reprise des combats entre le PKK et Ankara, après plus de deux ans de cessez-le-feu. TSK, Irak'in kuzeyindeki Hakurk bölgesinde PKK'ya ait hedeflere hava harekâti düzenledi. https://t.co/WP0wwNHb7l pic.twitter.com/McsLxtI055- Al Jazeera Türk (@AJTurk) July 20, 2016 Depuis cette date, on compterait plus de 7000 morts parmi la guérilla kurde, près de 500 du côté des forces de sécurité, et environ 330 victimes civiles. Plus de 300.000 personnes ont été déplacées, selon Human Rights Watch. L'ONG vient également de dénoncer 'les couvre-feu imposés depuis août (2015) dans vingt-deux villes ou quartiers, qui empêchent, outre les déplacements de la population, ceux des ONG, journalistes ou avocats'. Cette guerre civile interminable, qui a fait 40.000 morts en trende-deux ans dans le Sud-Est majoritairement kurde, s'est totalement intriquée aujourd'hui dans la problématique syrienne. avec AFP
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Le cercueil est porté par les hommes, des proches d'Elie Wiesel. Le corbillard va prendre la direction d'un cimetière au nord de New York, où l'écrivain sera enterré. Quelques instants plus tôt, c'est dans une synagogue de l'Upper East Side que ceux qui ont connu, le prix nobel de la paix 1986 lui ont rendu un dernier hommage. Sa femmes, son fils, en tout quelques dizaines de personnes, venues dire adieu à une figure du 20e siècle 'Le monde a perdu une grande voix et le peuple juif et Israël ont perdu un défenseur dévoué. Nous les survivants une voix de la mémoire.Et moi personnellement, j'ai perdu un ami', a déclaré Abraham Foxman, à la sortie de l'éloge funèbre. C'est le mémorial de l'holocauste Yad Vashem à Jérusalem qui a annoncé sa mort. Né en 1928, Elie Wiesel est déporté en compagnie de sa famille alors qu'il n'a que 15 ans. Toute sa vie, il dénoncera alors la guerre, les persécutions. Une existence aussi dédiée au souvenir: faire en sorte que personne, un jour, ne puisse oublier la Shoah. Quelques heures après sa mort, les hommages se multiplient notamment sur twitter. Sur les réseaux sociaux sont postées les citations les plus marquantes d'Elie Wiesel, une manière peut-être de ne jamais l'oublier. #ElieWiesel, 1928-2016: A look back at the life of a Jewish legend https://t.co/RBjkOoREgh pic.twitter.com/1175OhWKjt- Haaretz.com (@haaretzcom) 3. Juli 2016 This Elie Wiesel quote feels appropriate for the current political climate. pic.twitter.com/o6p4SX28f2- Parker Molloy (@ParkerMolloy) 2. Juli 2016 Elie Wiesel #NEVERFORGET pic.twitter.com/2f6Gl4XaO1- Alessandro Gassmann (@GassmanGassmann) 3. Juli 2016
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À Hong Kong, des heurts ont éclaté en marge des commémorations du massacre de Tian'anmen. Une dizaine d'activistes ont été évacués par la police après avoir scandé des slogans pro-indepéndance dans le Victoria Park, où se sont réunis, comme chaque année, des dizaines de milliers de personnes pour une veillée d'hommage aux victimes de la répression de 1989 à Pékin. Le rassemblement a réuni 125.000 personnes selon les organisateurs. Hong Kong: commémoration des violences de #Tiananmen de 1989 #AFP pic.twitter.com/xWj58OkdRt- Amandine Ambregni (@AAmbregni) 4 juin 2016 Si ces commémorations sont tolérées à Hong Kong, elles sont, en revanche, strictement interdites ailleurs sur le territoire chinois. Parents de victimes, activistes sont surveillés, voire, pour certains, placés en détention. L'évènement reste tabou, absent des livres d'histoire. C'était il y a tout juste 27 ans. En juin 1989, une manifestation pour la démocratie, initiée par des étudiants, des intellectuels, est réprimée dans le sang. Le régime envoie des soldats et des blindés sur la place Tian'anmen à Pékin. Il y a plus d'un millier de morts et des images qui resteront à jamais gravées dans les mémoires.
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Ankara doit remplir soixante-douze conditions pour que les citoyens turcs puissent se rendre sans visa en Europe, a rappelé Angela Merkel en marge du sommet humanitaire mondial qui se tient ces jours-ci à Istanbul. Parmi ces conditions: une réforme de la loi anti-terroriste en vigueur en Turquie. Les relations se sont détériorées entre Ankara et Bruxelles depuis le refus du président Erdogan d'assouplir la loi anti-terroriste. La levée de l'immunité parlementaire décidée par les députés turcs est aussi dans le viseur de Bruxelles. L'UE craint qu'elle permette d'évincer des élus de l'opposition pro-kurde. 'Il reste beaucoup de questions, et nous allons devoir observer de manière très précise les évolutions sur les points qui ne sont pas réglés', a déclaré Angela Merkel. Le président turc a appelé le monde à prendre ses responsabilités dans la crise migratoire, rappelant que la Turquie accueille trois millions de réfugiés: 'Malheureusement le système actuel ne suffit pas à répondre aux besoins urgents de l'humanité. Il n'est pas capable de fournir des solutions aux problème des peuples. On voit en plus de cela que le fardeau n'est porté que par certains pays', a déclaré M. Erdogan. Angela Merkel a estimé que l'exemption de visa ne serait probablement pas adoptée avant la date-limite du 1er juillet. Or c'est une condition clé d'Ankara pour appliquer l'accord sur les migrants signé entre l'UE et la Turquie le 20 mars dernier.
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A l'occasion du 7e congrès du Parti destiné à renforcer le pouvoir de Kim Jong-un, des journalistes ont été conviés à visiter des infrastructures de Pyongyang, la capitale nord-coréenne. L'occasion de questionner une employée d'usine sur ses conditions de travail. Difficile de juger de la sincérité de ses réponses, dans un pays où l'embrigadement commence dès la naissance.
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Rencontre avec Ai Weiwei en Suisse L'artiste chinois est venu inaugurer une exposition d'art contemporain au Paul Klee Museum de Bern. 'Chinese Whispers' présente en effet l'une de ses oeuvres baptisée Fragments. L'occasion pour le dissident chinois d'attirer une nouvelle fois l'attention sur la crise migratoire en Europe. Ai Weiwei s'est rendu à de nombreuses reprises dans des camps de réfugiés en Grèce. Il en sortira un film en 2017. 'C'est un documentaire', explique-t-il. 'Nous avons tourné plus de 600 heures, j'ai fait des centaines d'interviews avec des gens très différents : des hommes politiques, des réfugiés, des prêtres, des ONG, tous ceux qui sont impliqués dans cette crise'. aiww Artist Ai Weiwei to release documentary on refugee crisis https://t.co/neN59qL6mO pic.twitter.com/J1y4Yc4vL7- Míriam Basco (miriambasco) 29 avril 2016 Gilets de sauvetage et couvertures de survie comme matériaux artistiques Un engagement artistique qui l'a déjà conduit à réaliser plusieurs oeuvres éphémères. En février, il décorait le Konzerthaus de Berlin de gilets de sauvetage et les rues de Prague de couvertures de survie, après avoir annulé deux expositions au Danemark suite au vote d'une loi autorisant le pays à saisir les biens des réfugiés. Temporäre Kunstinstallation am _Konzerthaus von #AiWeiwei gedenkt #Flüchtlingen #CfPGala #RefugeeCrisis pic.twitter.com/AwCvqG0ECi- Konzerthaus Berlin (_Konzerthaus) February 13, 2016 Ai Weiwei dénonce ainsi les conditions inhumaines dans lesquels ces hommes et ces femmes sont contraints de survivre. Pour lui, les Européens privent les migrants de leur dignité, notamment dans le camp d'Idomeni en Grèce, où il s'est rendu au mois de mars. 'C'est une honte de voir que les pays européens ne travaillent pas ensemble, qu'ils ne sont plus les garants de nos valeurs et de nos croyances. Ils ne se font pas confiance les uns les autres et c'est vraiment triste d'en être arrivé là', disait-il alors. Ai Weiwei a installé un atelier sur l'île de Lesbos où ses équipes continuent de tourner images et interviews. En janvier dernier, il avait défrayé la chronique en publiant une photo dans laquelle il rejouait la mort du petit Aylan, retrouvé noyé début septembre sur une plage de Turquie. [RT] [AT]SenemGurhan: Chinese artist Ai Weiwei to issue from refugee support.. [AT]aiww #Aylan #refugeecrisis pic.twitter.com/ypw61c81Rb- Ai WeiWei (english) (@aiww_en) February 2, 2016
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Le camp de migrants de Manus géré par l'Australie est désormais illégal. Ce centre, où vivent plus de 800 demandeurs d'asile, était devenu la bête noire des ONG qui réclamaient sa fermeture. Ce mardi la Cour suprême papouase leur a donné raison en jugeant ce camp 'anticonstitutionnel'. Localisé sur une île en Papouasie-Nouvelle Guinée, ce centre fermé accueille les migrants interpellés par l'Australie qui sont ensuite renvoyés sur place en attendant que leur demande d'asile soit instruite. Les Verts australiens ont immédiatement salué cette décision. 'Nous savons maintenant une fois pour toute que ce ne sont pas les demandeurs d'asile qui recherchent une protection chez nous qui sont illégaux, mais les actions prises par le gouvernement australien', a déclaré Richard Di Natale, le chef du parti des Verts australiens. En vertu d'un accord intergouvernemental,le camp de l'île de Manus est actuellement administré directement par une société privée australienne. Les migrants délocalisés sur cette île doivent souvent attendre plusieurs années avant d'obtenir une réponse de l'Australie qui a déjà fait savoir que le pays ne renoncerait pas à sa politique migratoire. Une des plus sévère au monde. AvecAFP et Reuters
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Zeid Ra'ad Al Hussein occupe le poste de Haut-Commissaire aux droits de l'homme à l'ONU. Une énorme responsabilité en ces temps aussi troublés. En pleine crise des réfugiés, cinq ans après le début du conflit en Syrie, avec de nouvelles formes de guerre qui poussent les démocraties occidentales dans leurs derniers retranchements, comment défend-il les droits de l'homme ? Conflit en Syrie, crise des réfugiés, accusations d'abus sexuels commis par des forces onusiennes, il nous répond sans détour. Audrey Tilve, euronews : 'Tout d'abord, cet accord controversé que l'Europe et la Turquie tentent de mettre en oeuvre. La Grèce a commencé à renvoyer des migrants et des réfugiés en Turquie. Il est prévu de le faire de manière massive. Vous critiquez cette mesure. Pourquoi ?' Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut-Commissaire aux droits de l'homme à l'ONU : 'Il y a quatre points qui nous préoccupent : le premier, c'est le fait que les centres de traitement deviennent des centres de détention - et c'est ce qu'on voit déjà sur l'île de Lesbos -. Deuxièmement, on s'inquiète des conditions humanitaires. Ensuite, on se demande si la Turquie doit être considérée comme un pays tiers sûr. Et enfin, il semble y avoir une contradiction inhérente entre une volonté de renvoyer tous les migrants et l'examen des cas individuels.' #Europe cannot shrug off its responsibility for #migrants & pass the buck to #Turkey https://t.co/EBBKq6lWgO #EUCO pic.twitter.com/GoR0995rID- UN Human Rights (@UNHumanRights) 16 mars 2016 Audrey Tilve : 'Les voisins de la Syrie sont en train de porter un immense fardeau. Près de cinq millions de personnes ont fui la Syrie et la plupart d'entre elles vivent aujourd'hui en Turquie, mais aussi au Liban et dans votre pays : la Jordanie. Il y a deux mois environ, le roi Abdallah de Jordanie a dit que le point de rupture était atteint. Qu'est-ce qu'il voulait dire ?' Syrie : 'le Conseil de sécurité a une responsabilité spécifique' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'Quand on regarde le ratio de la dette - le ratio dette-PIB -, il augmente à cause de cette responsabilité qui a été confiée aux pays voisins, en particulier le Liban ou la Jordanie. Et - je pense - on a l'impression que c'est extrêmement injuste. Le conflit dure maintenant depuis cinq ans et la responsabilité de mettre un terme à ce genre de conflit incombe principalement au Conseil de sécurité de l'ONU où il y a cinq Etats - cinq Etats membres - qui portent une responsabilité toute particulière. Ce mécanisme mis en place après la Seconde Guerre mondiale pour prévenir ces conflits n'a pas été efficace dans le cas de la Syrie. Les conséquences, ce sont l'expansion de l'Etat islamique de la Syrie vers l'Irak et ce flux de réfugiés.' Audrey Tilve : 'Vous dites que c'est parce que le Conseil de sécurité de l'ONU n'a pas été capable de s'entendre sur une position commune que la situation est ce qu'elle est aujourd'hui en Syrie ?' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'Eh bien, le Conseil de sécurité a une responsabilité spécifique en veillant à mettre un terme aux conflits de cette nature qui peuvent être centrifuges, très dangereux et qui peuvent faire intervenir de nombreux acteurs - c'est le cas pour la Syrie -. Et clairement, le fait qu'il se poursuive au bout de cinq ans prouve que le Conseil de sécurité a échoué.' Biographie : Zeid Ra'ad Al Hussein Exerce en tant que Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme depuis le premier septembre 2014. Etait auparavant, Représentant permanent de la Jordanie auprès de l'ONU à New York. La justice pénale internationale, le droit international, les opérations de maintien de la paix de l'ONU et les opérations de consolidation de la paix après un conflit lui sont de longue date familiers. Il a joué un rôle central dans la création de la Cour pénale internationale et il est très impliqué dans la lutte contre l'exploitation sexuelle et les abus sexuels perpétrés lors de missions de maintien de la paix de l'ONU. Audrey Tilve : 'Vous avez été le premier musulman à être nommé Haut-Commissaire aux droits de l'homme. Il y a de plus en plus de tensions vis-à-vis de la communauté musulmane en Europe du fait des attaques terroristes commises au nom de la religion. Et même si je sais et vous aussi que ce bain de sang n'a rien à voir avec la religion, il y a une méfiance croissante à l'égard des Musulmans en Occident. Compte tenu de cela, quel message voudriez-vous faire passer aux Musulmans d'Europe ?' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'Selon moi, un examen plus prudent de ces derniers développements devrait amener à penser que ces groupes - ces groupes takfiristes* - ont visé des musulmans - d'autres musulmans - dans une proportion beaucoup plus grande que les non-musulmans, à l'exception de certains groupes en Irak par exemple. Mais les takfiris considèrent que ceux qui ne partagent pas leur idéologie - quels qu'ils soient - sont des apostats et ne sont pas dignes de vivre. Et c'est à ça que le monde islamique a dû se confronter avant l'Europe. Et il est clair que nous devons faire plus dans le contexte islamique. C'est clair. Mais dans le cas de l'Europe, il faut aussi avoir clairement conscience que faire des amalgames produit des résultats épouvantables. L'Histoire européenne en comporte beaucoup d'exemples et je n'ai pas besoin de les préciser.' *sous-branche du salafisme qui se distingue notamment par son appel aux armes. Audrey Tilve : 'La lutte contre l'impunité est l'un des grands défis que vous relevez et vous avez joué un rôle important dans la création de la Cour pénale internationale en 2002. Quatorze ans plus tard, je crois que seulement trois personnes ont été condamnées par cette juridiction. Toutes ces condamnations et presque toutes les enquêtes en cours concernent un seul continent : l'Afrique. Pourquoi ?' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'Vous devez comprendre comment cette Cour fonctionne. Elle travaille sur une base juridictionnelle qui ne s'exerce que vis-à-vis des pays qui ont accepté sa compétence ou dans le cas où le Conseil de sécurité défère la situation au Procureur.' Une CPI à la portée limitée Audrey Tilve : 'Donc, la portée de la Cour est-elle limitée par le fait que de nombreux pays ne la reconnaissent pas ?' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'Oui. Oui ou alors, ce peut être parce que le Conseil de sécurité n'a pas la volonté de saisir la CPI et pour cette raison, elle n'est pas compétente. Quand on s'est entendu pour la première fois sur son statut, je crois qu'on a pensé que le monde changerait du jour au lendemain. On a cru que ce serait un tel pas en avant en vue d'en finir avec l'impunité que le monde changerait du jour au lendemain. Avec le recul, vous aurez compris que cela prend beaucoup de temps pour que les dirigeants du monde entier comprennent qu'il ne peut pas y avoir un exercice incontrôlé du pouvoir, qu'il y a une limite dans la manière de mener des opérations militaires et qu'il n'y a pas de volonté de la part du Haut-Commissariat aux droits de l'homme ou d'autres services des Nations Unies d'accepter des amnisties quand il s'agit d'essayer de conclure un accord de paix par exemple.' Audrey Tilve : 'J'aimerais vous poser une question très concrète sur un exemple concret. La Syrie ne reconnaît pas la Cour pénale internationale. Y a-t-il une chance que par exemple, Bachar el-Assad soit jugé par cette Cour un jour ?' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'Il y a une chance et je crois que cela pourrait bien arriver. On ne peut pas affirmer que toutes ces personnes dont on pense qu'elles ont commis des crimes échapperont de toutes façons à la justice. Parce qu'on a vu un certain nombre de cas...' Audrey Tilve : 'Comment faire ?' Zeid Ra'ad Al Hussein: 'On collecte des preuves, il y a de plus en plus d'agences qui collectent des preuves et à un moment donné, on espère que ces preuves seront présentées à une cour de justice qui jugera la personne accusée.' Casques bleus accusés d'abus sexuels : 'c'est à leur pays de les juger' Audrey Tilve : ''L'image des missions de maintien de la paix de l'ONU a été sérieusement ternie par de nombreux cas d'abus sexuels ces dernières années':http://www.lemonde.fr/international/article/2016/03/04/soixante-neuf-cas.... Récemment, plus d'une centaine de cas ont été signalés en République centrafricaine. La règle, c'est de renvoyer chez eux, les soldats qui ont commis ces abus, ainsi que toute leur unité. Mais il n'existe pas encore d'obligation de les juger. Est-ce suffisant ?' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'Merci de soulever cette question. C'est absolument répugnant que des personnes en lesquelles les victimes, les membres de communautés vulnérables placent leur confiance soient accusées de ce genre d'allégations horribles. Il incombe au pays d'origine - au pays de la nationalité des soldats - de s'assurer qu'il n'y ait pas d'impunité. Le maximum que l'ONU puisse faire, c'est les relever de leurs fonctions en les renvoyant chez eux.' Audrey Tilve : 'Donc si ces pays ne veulent pas les juger, il n'y a rien que vous puissiez faire...' Zeid Ra'ad Al Hussein : 'On peut maintenir une pression sur eux. L'ONU peut dire : 'Nous n'accepterons plus de soldat de votre pays' ou faire une pression de ce genre. Mais au final, c'est à eux de réaliser que la responsabilité leur revient.' #CAR: Investigations under way into sickening allegations of sexual abuse by peacekeepers https://t.co/H6fXmiR7Jc pic.twitter.com/XRqY7nRaVp- UN Human Rights (@UNHumanRights) 31 mars 2016
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La question du respect des droits de l'homme s'est invitée au premier jour des entretiens entre le président français et son homologue égyptien. François Hollande est arrivé ce dimanche pour une visite de deux jours au Caire et, lors d'une conférence de presse commune, le président français a déclaré que la lutte contre le terrorisme 'suppose de la fermeté, mais aussi un état de droit.' 'Les droits de l'Homme, ce n'est pas une contrainte, c'est aussi une façon de lutter contre le terrorisme, dès lors que la sécurité est assurée et que l'action déterminée et affirmée' a-t-il poursuivi. François Hollande a dit avoir évoqué avec son homologue tout les sujets sensibles, y compris les morts suspectes en Egypte de l'italien Giulio Regeni et du français Eric Lang. De son côté Abdel Fattah al-Sissi a déclaré vivre 'dans une région très perturbée' et confrontée 'à des forces diaboliques qui essaient d'ébranler l'Egypte.'
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La question des droits de l'Homme était au coeur des discussions lors de la visite de François Hollande au Caire. Si les associations s'inquiètent de la répression, le chef de la l'État a été ferme face au général al-Sissi. Ce dernier a affirmé vouloir "être un État de droit". Le président doit donc trouver un équilibre entre cette question et le désir de faire de l'Égypte un partenaire économique important.
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Des défenseurs des droits de l'Homme ont exigé l'ouverture d'une enquête après la diffusion lundi en Bulgarie d'images de migrants ligotés par des civils et couchés par terre, alors que se multiplient les incidents impliquant des milices privées.
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Aux Etats-Unis, Bruce Springsteen annule un concert prévu dimanche en Caroline du Nord. La star du rock souhaite ainsi dénoncer une loi jugée discriminatoire envers les personnes transgenres. Cette loi, promulguée fin mars par le gouverneur républicain de cet Etat, impose l'utilisation des toilettes publiques correspondant à l'identité sexuelle à la naissance. Bruce Springsteen dit vouloir lutter contre 'les préjugés et l'intolérance'. Bruce Springsteen & the E Street Band's April 10th show is canceled. Tickets will be refunded at point of purchase. https://t.co/YahXTKffvV- Bruce Springsteen (@springsteen) 8 avril 2016 Bruce Springsteen est resté fidèle à ses valeurs, à la lutte pour l'égalité des droits, à la justice. Un artiste toujours engagé.- Sylvain Zimmermann (@sylvainzim) 8 avril 2016
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LA MINUTE DU PETIT JT. La loi française protège les enfants, oui ! Mais qu'en est-il lorsque ces derniers arrivent seuls de l'étranger ? Après qu'un Comorien de 8 ans arrivé illégalement en France a récemment été "retenu" douze jours à l'aéroport de Roissy, Ugo Emrpin nous explique ce qu'est un mineur isolé étranger.
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OEIL DU WEB. Un enfant de 8 ans est bloqué à Roissy depuis onze jours. Il ne peut pas partir parce qu'il est arrivé seul des Comores sans papiers. La situation indigne les associations de défense des droits de l'enfant. Elles s'appuient sur la convention internationale des droits de l'enfant, qui stipule qu'aucun ne doit rester enfermé. Sa mère l'a envoyé en France pour qu'il rejoigne sa tante.
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Michel Taube, fondateur d'Opinion Internationale est l'invité de LCI pour débattre de la question de la perpétuité réelle. Contrairement à Michel Tubiana, lui aussi défenseur des Droits de l'Homme, Michel Taube se montre plus modéré sur la question.
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La perpétuité réelle, ou "incompressible" est une peine extrêmement rare en France. Il s'agit en fait d'une condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité doublée d'une période de sûreté illimitée. Dans l'Hexagone, elle ne concerne jusqu'ici que trois condamnés. Invité de LCI, Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue des droits de l'Homme, explique ce qui fait de lui un ardent détracteur de ce type de condamnation.
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C'est un hommage qui restera dans l'Histoire. Celui de Barack Obama aux victimes de la dictature militaire en Argentine, qui avait débuté, il y a quarante ans, jour pour jour, par un coup d'Etat, appuyé par les Etats-Unis. Pour la première fois, un président américain s'est rendu au Parc de la Mémoire de Buenos Aires, où sont gravés les noms des disparus de la 'guerre sale', qui a fait plus de 30.000 morts. 'Les démocraties doivent avoir le courage de reconnaître quand nous ne sommes pas à la hauteur des idéaux que nous défendons, quand nous avons été trop lents à parler des droits de l'Homme. Et ça a été le cas, ici', a déclaré Barack Obama, sans toutefois demander pardon. Mais à Buenos Aires, certains perçoivent cette visite du président américain, le jour du quarantième anniversaire du coup d'Etat, comme une 'gifle' au visage de l'Argentine. Des manifestants ont défilé, à l'appel de partis de gauche, sous le slogan 'Dehors Obama'.
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Le Festival du Film et Forum International sur les Droits Humains s'est achevé ce dimanche à Genève. Le festival sélectionne des films qui viennent susciter le débat et apporter un éclairage sur des situations parfois méconnues aux quatre coins de la planète. 'On cherche des films qui nous surprennent, des films qui nous bouleversent, des films avec un regard de cinéaste', explique Isabelle Gattiker, directrice du festival. 'C'est ce genre des films qu'on montre pour nous plonger dans des débats de haut niveau'. Le Grand Prix de Genève a été décerné au documentaire 'Among the Believers', de Hemal Trivedi et Mohammed Ali Naqvi. Ce documentaire aborde la question de l'intégrisme dans la société pakistanaise et de l'enseignement religieux. Il évoque l'aura d'un prêcheur fondamentaliste de la Mosquée Rouge, le mollah Abdul Aziz, qui avait appelé à instaurer la Charia. Une mosquée devenue le théâtre de violents affrontements entre les fidèles et l'armée pakistanaise à Islamabad en 2007. Ce fief extrémiste a gardé des liens étroits avec les Talibans, certaines de ses recrues ont rejoint les rangs du groupe Etat Islamique. 'Ce qu'on a voulu faire avec ce film, c'est changer la façon dont le monde occidental investit la lutte contre le terrorisme', souligne Hemal Trivedi. 'Aujourd'hui, les puissances investissent dans des bombes, encore et toujours. Ce que nous attendons d'elles, c'est qu'elles investissent dans des livres et non pas dans des armes lourdes, car ce n'est pas la solution. Nous sommes convaincus que la guerre contre le terrorisme ne peut pas être remportée ainsi'. La fondation Barbara Hendricks pour la Paix et la réconciliation a distingué Nanfu Wang pour 'Hooligan Sparrow'. Ce film militant suit le parcours de ceux qui prennent le risque de se battre pour les Droits de l'Homme en Chine, et luttent contre l'impunité. Une activiste réclame justice, après l'agression sexuelle de six fillettes par leur directeur d'école. Le documentaire, tourné en grande partie en caméra cachée, retrace le parcours d'une militante de ville en ville, et la façon dont elle est poursuivie par les autorités locales, le renseignement, et même ses voisins. La réalisatrice est devenue elle aussi une cible pour la police chinoise. 'Sur le tournage, on étais suivis tous les jours par des agents du renseignement qui restaient dehors pendant que nous étions à l'intérieur', précise Nanfu Wang, 'mais ils pouvaient entrer à tout moment et emmener quelqu'un. J'avais peur en permanence qu'ils nous prennent les enregistrements, ou que quelqu'un soit arrêté. Il y a trois personnes qui apparaissent dans le film, qui sont toujours incarcérées et encourent la prison à perpétuité'. 'A Syrian Love Story', de Sean McAllister, a été récompensé par le Prix Spécial du Jury. Le réalisateur a suivi pendant cinq ans un couple en proie aux déchirements de la guerre en Syrie, parti sur les chemins de l'exode. Le documentaire français 'Voyage en Barbarie', de Cécile Allegra et Delphien Deloget, a remporté le Grand Prix de l'Organisation Mondiale contre la Torture. Il suit le parcours d'Erythréens fuyant le régime sanguinaire d'Afeworkis et ses camps, et tombent à la merci d'un vaste trafic d'être humains dans le Sinaï. Un commerce juteux pour les tortionnaires qui demandent des rançons sans cesse plus élevées aux familles. Dans ce film, récompensé par le prix Albert Londres l'an dernier, un homme a été suspendu au plafond de sa cellule par les mains jusqu'à l'arrachement. 'Ce qui était extrêmement dur, c'était de convaincre les Erythréens de parler', indique la co-réalisatrice Cécile Allegra. 'On leur a appris à ne jamais parler, à ne jamais révéler ce qui se passe à l'intérieur du pays, sous peine de mesures de rétorsion pour leurs familles restées au pays.Etc'est pour cette raison qu'ils ne parlent pas des camps de torture une fois sortis. Avoir une parole claire, avec un visage, des vraies blessures, le vrai nom, c'est quelque chose, a ma connaissance qui n'a jamais été fait, et c'est pour cela qu'il faut rendre hommage à ces garçons qui ont eu le courage politique immense de raconter leur histoire'.
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Des journalistes passés à tabac et leur minibus incendié, et les locaux d'une ONG vandalisés. Ce sont les troubles inquiétants qui ont eu lieu la nuit dernière en Ingouchie. Alors qu'ils allaient passer la frontière et se rendre en Tchétchénie, le groupe de journalistes russes, suédois et norvégiens, accompagnés par des militants des Droits de l'Homme, a été pris en embuscade et battu à coups de bâton. Quelques heures plus tard, les locaux en Ingouchie de l'ONG organisant ce voyage, le Comité russe contre la torture, ont été investis par des hommes cagoulés et armés. Il y un an déjà, les locaux de cette association avaient été saccagés à Grozny, la capitale tchétchène. Une manifestation de quelques journalistes a immédiatement eu lieu à Moscou en réaction. 'Nous sommes venus ici pour dire que cette attaque est inacceptable, déclare Peter Verzilov, fondateur du réseau médiatique indépendant Mediazona. Une fois de plus, cela a lieu dans le Caucase du Nord, et nous pensons que c'est lié à Grozny et probablement connecté au cercle proche de Ramzan Kadyrov'. Les manifestants, dont la police a relevé les identités, ont simplement demandé que les agresseurs et leurs commanditaires soient retrouvés. Le Kremlin a annoncé qu'une enquête avait été ouverte.
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La France ne lutte pas suffisamment contre la traite des êtres humains, affirme la Commission nationale consultative des droits de l'Homme dans un rapport publié jeudi. Adultes ou enfants contraints de se prostituer, esclaves domestiques ou dans des ateliers clandestins, mineurs forcés de mendier ou voler pour le compte d'autrui... L'esclavage moderne recouvre des réalités diverses et pourrait exploser ces prochaines années avec l'arrivée massive de réfugiés.
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Secrétaire général du Haut conseil iranien pour les droits de l'Homme et conseiller de premier plan auprès du Guide suprême, Mohammad Javad Larijani évoque avec nous, les droits de l'Homme et la politique étrangère de son pays. Il justifie les nombreuses exécutions commises dans le pays, notamment de mineurs. Lors d'une 'précédente interview il y a deux ans'http://fr.euronews.com/2014/11/07/l-iran-est-victime-d-un-terrorisme-med..., nous avions déjà évoqué avec Mohammad Javad Larijani, les nombreuses atteintes aux droits de l'Homme en Iran commises par des instances liées au gouvernement et à l'appareil judiciaire. Il avait promis le changement. Depuis lors, les Nations-Unies et Amnesty International ont pointé du doigt quantité de violations de ce type, notamment le fait que les exécutions dans le pays n'ont jamais été aussi nombreuses. Fariba Mavaddat, euronews : 'L'an dernier, il y a eu 900 exécutions en Iran : elles ont notamment concerné un certain nombre de mineurs qui étaient de simples enfants au moment des faits qui leur sont reprochés.' Mohammad Javad Larijani, du Haut conseil iranien pour les droits de l'Homme : 'Les exécutions qui ont lieu en Iran se font dans le cadre de la loi. Il faut souligner que 90% de ces cas ont à voir avec des délits liés aux stupéfiants.' 'Il y a une grande différence entre un enfant et un mineur' Fariba Mavaddat : 'Actuellement, d'après Amnesty International, 160 mineurs sont sous le coup d'une condamnation à mort. Certains le sont depuis sept ans. D'après vous, comment peut-on se sentir quand on grandit en attendant d'être exécuté ?' Mohammad Javad Larijani : 'Tout d'abord, il y a une grande différence de concept entre un enfant et un mineur.' Fariba Mavaddat : 'A 17 ans, on est encore mineur d'après le Pacte international relatif aux droits civils et politiques...' Mohammad Javad Larijani : 'Un mineur peut être assez proche du statut légal d'une personne majeure : il se peut qu'il l'atteigne quelques mois plus tard. Une personne de moins de 18 ans, en principe, ne peut pas être condamné à mort sauf si le juge la considère suffisamment capable de porter la responsabilité de ses actes.' No reservation, no exception. Stop sending juvenile offenders to the death row HassanRouhani #Iran #DeathPenalty pic.twitter.com/rXqyxSdRzo- Amnesty Iran (AmnestyIran) 4 mars 2016 Fariba Mavaddat : 'Comment est-ce possible qu'un juge puisse statuer deux ou trois ans après les faits que telle personne dans de telles circonstances, dans telle situation, avait à ce moment-là, la maturité d'esprit suffisante ?' Mohammad Javad Larijani : 'La procédure ne débute pas trois ans après les faits. Elle démarre immédiatement après que le délit a été commis. Dans certains cas - dans la plupart des cas -, la justice a besoin d'un psychologue, d'un médecin pour établir l'état physique et mental de la personne en cause.' Mineur au moment des faits, Saman Naseem a été exécuté pour 'activité terroriste' Fariba Mavaddat : 'Permettez-moi de citer l'exemple de Saman Naseem qui a été arrêté quand il avait 17 ans, puis exécuté l'an dernier. Son délit : 'Inimitié à l'égard de Dieu.' J'aimerais vous demander : 'Dieu ne peut-il pas se débrouiller seul face à un enfant ?' Mohammad Javad Larijani : 'C'est un intitulé. Cet intitulé correspond à un certain nombre de délits pour lesquels la peine capitale peut être prononcée. Quelqu'un comme Naseem, malheureusement, a été pris pour activité terroriste en réalité.' Fariba Mavaddat : 'M. Larijani, en toute franchise, n'avez-vous pas fait des erreurs quand vous aviez 16, 17 ou 18 ans. Des choses que vous regrettez aujourd'hui ?' Mohammad Javad Larijani : 'Il m'arrive de faire des erreurs et de me dire ensuite : 'Oh mon Dieu, je préfererais ne pas les avoir faites.' Le système de sanction en Iran n'est pas fondé sur la revanche, mais sur la réhabilitation.' Fariba Mavaddat : 'C'est pour ça que des mineurs sont exécutés ?' Mohammad Javad Larijani : 'C'est pour cette raison qu'il y a beaucoup d'exemptions pour les mineurs. Mais ils s'y exposent, par exemple en cas d'activités terroristes.' 'La liberté d'expression illimitée n'est pas raisonnable' Fariba Mavaddat : 'Passons à un autre sujet : la liberté d'expression. Facebook est bloqué, des bloggers sont régulièrement interpellés et emprisonnés et la moindre critique envers le système ou envers le Guide suprême peut se solder par une lourde peine.' Mohammad Javad Larijani : 'Eh bien, la liberté d'expression illimitée n'est pas raisonnable et nulle part, elle n'est garantie. Les gens peuvent critiquer l'ensemble du gouvernement de fond en comble sur les questions de gouvernance et de politique...' Fariba Mavaddat : 'Evoquons les élections à présent : les résultats du dernier scrutin montrent que les modérés et les réformateurs ont obtenu la majorité au Parlement, mais c'est quelque chose de théorique puisque le Conseil des Gardiens de la Constitution a le dernier mot et un droit de veto sur toutes les lois adoptées au Parlement et dans les faits, ce Conseil composé de conservateurs rend le Parlement inopérant.' Mohammad Javad Larijani : 'Le rôle du Conseil n'est pas d'intervenir dans les décisions. Ses membres ont simplement deux choses à faire : établir si la loi est contraire à la Constitution et si elle est conforme aux préceptes de l'Islam. Le Conseil des Gardiens est une institution complémentaire qui examine si la loi respecte ou non la Constitution.' Fariba Mavaddat : 'Parlons économie. L'Iran est en train de s'ouvrir à des contrats avec de firmes internationales de l'énergie comme BP et Shell. Comment expliquer que ces négociations se passent derrière des portes closes et dans un absolu secret ? Vous savez, le pétrole est une richesse nationale. Tout ce pétrole jusqu'à la moindre goutte appartient aux Iraniens. Pourquoi ne pourraient-ils pas être informés des termes dans lesquels on vend leur richesse ?' Mohammad Javad Larijani : 'Premièrement, il est du devoir du gouvernement de conclure ces accords et quand il est en train de négocier un accord, je ne crois pas que ce soit courant de le faire en public.' 'On lutte très fortement contre la corruption' Fariba Mavaddat : 'Les Iraniens ont le droit d'avoir accès à ces informations. Sinon, on pourrait accuser les négociateurs et les autorités iraniennes de pots-de-vin et de corruption.' Mohammad Javad Larijani : 'Les pots-de-vin, cela fait partie de la corruption qui peut se produire ailleurs dans le monde. On n'est de toutes façons, pas à l'abri de telles pratiques, que les négociations se fassent publiquement ou non. On doit avoir un système de contrôle capable d'empêcher les pots-de-vin.' Fariba Mavaddat : 'Est-ce que ce système de contrôle existe aujourd'hui en Iran ?' Mohammad Javad Larijani : 'Oui, on lutte très fortement contre la corruption. Mais la corruption est une maladie internationale, une maladie mondiale. On ne peut pas l'éradiquer, mais on peut la réduire, on peut la contrôler.' 'On n'a jamais envoyé de soldats en Syrie' Fariba Mavaddat : 'Vous êtes aussi un conseiller de premier plan sur les questions internationales auprès du Guide suprême. Pourriez-vous me dire pourquoi ces deux dernières semaines, l'Iran a retiré presque tous ses soldats de Syrie et n'y a maintenu que 700 conseillers militaires ? Quel accord avez-vous conclu avec d'autres acteurs dans cette région ?' Mohammad Javad Larijani : 'On n'a jamais envoyé de soldats là-bas. On aide la Syrie à préserver sa souveraineté et son intégrité territoriale.' Fariba Mavaddat : 'Où en sont vos relations avec la Turquie et l'Arabie saoudite ?' Mohammad Javad Larijani : 'On ne peut pas échapper au fait que nous sommes voisins. On est capable de nous défendre nous-mêmes, mais ce n'est pas suffisant. Il faut empêcher la région de sombrer dans le chaos.' 'Ceux qui ont créé cet 'Etat islamique' paieront un prix élevé, qu'il s'agisse des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne ou des pays de la région' Fariba Mavaddat : 'Rapidement, parlons de l'organisation Etat islamique. Elle a été plutôt utile - pourrait-on dire - : elle vend le pétrole qui ne pourrait pas facilement être vendu autrement sur le marché, et ce pour plusieurs raisons. Parmi lesquelles, les sanctions à l'encontre de l'Iran. L'organisation dispose de ses propres banques pour faciliter les transactions financières. Donc finalement, si la coalition et l'Iran voulaient vraiment détruire l'Etat islamique, ce serait facile.' Mohammad Javad Larijani : 'Je pense que ce dont vous parlez, c'est l'ironie de la situation. Ces gens sont des parasites qui ont été formés pour atteindre des objectifs politiques, mais aussi économiques. C'est une situation nouvelle, mais je crois que ceux qui ont créé ce prétendu Etat islamique, le financent et le soutiennent, paieront un prix élevé, qu'il s'agisse des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne ou des pays de la région. Ce ne leur sera pas profitable à terme.'

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