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La question est signée du député (Les Républicains) Thierry Mariani. "Est-ce qu'on peut s'établir en famille sur un territoire pendant cinq ans et ne pas parler un mot de Français ?" demande-t-il dans l'hémicycle, mardi. S'ensuit une longue passe d'armes entre les députés Les Républicains, d'une part, et le ministre de l'Intérieur, auteur du projet de loi sur le droit des étrangers. Au terme de cette échange, Bernard Cazeneuve conclut, ironique : "Si vous voulez être vraiment très efficace pour être sûr d'atteindre le niveau de quota proposé hier par M Larrivé, exigez l'agrégation de lettres classiques et vous serez certains d'avoir atteint l'objectif !".
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André Chassaigne souhaite que le projet de loi sur le droit des étrangers, discuté depuis lundi à l'Assemblée, "évolue". "Nous n'irons pas vers un vote positif, ce sera l'abstention ou le vote contre", explique, pour l'heure, le président du groupe GDR qui souhaite encore "une politique ambitieuse et généreuse en faveur des étrangers." Le député s'est dit "choqué par le ton haineux et caricatural notamment par la droite. Je ne m'attendais pas à des interventions qui reprennent purement et simplement celles de l'extrême droite, j'en ai été scotché. Des raccourcis, une façon d'évoquer l'immigration qui m'a fait froid dans le dos", se désole l'élu du Puy-de-Dôme qui ajoute "On oublie que les étrangers ont beaucoup apporté à notre pays". "L'étranger est montré comme un profiteur" regrette André Chassaigne qui parle de propos d'une "grande violence", "de rejet" et de "xénophobie".
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Trois semaines après avoir été adopté par la commission des lois de l’Assemblée nationale, le projet de loi "droit des étrangers" a été examiné lundi par les députés.
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