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C'est une journée de fête en Espagne, pour ces manifestants pro-avortement. Un peu partout dans le pays, ils célèbrent le retrait du projet de loi controversé, et la démission du ministre de la Justice, Alberto Ruiz-Gallardon, à l'origine du projet. 'Nous sommes ici parce que les manifestations ont mené à la victoire, explique Eddy Sanchez, coordinateur de 'Gauche Unie' à Madrid, la mobilisation des femmes a réussi à renverser cette loi. Avec la mobilisation et pression de la société tout entière, la Cour constitutionnelle n'osera pas reculer et maintiendra les droits des femmes. ' L'interruption volontaire de grossesse est légale depuis 1985 en Espagne. Ce projet de loi limitait l'avortement aux cas de viols et de mise en danger de la santé de la mère. Une réforme qui aurait fait de l'Espagne l'un des pays européens les plus restrictifs en la matière.
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Le gouvernement espagnol a finalement fait machine arrière sur l'avortement, et le ministre de la Justice, Alberto Ruiz-Gallardon, a donné sa démission. le projet de loi, en discussion depuis 2011, aurait fait de l'Espagne l'un des pays européens les plus restrictifs dans ce domaine. Le texte a divisé jusque dans la majorité gouvernementale : Mariano Rajoy, Premier ministre espagnol : En tant que premier ministre, j'ai pris la décision la plus sensée, celle de retirer le projet de loi. Nous allons continuer à travailler pour la cohésion, car nous ne voulons pas d'une loi qui soit abrogée quand le prochain gouvernement prendra le pouvoir'. Le texte, qui n'aurait permis à une femme d'obtenir une IVG qu'en cas de viol ou de mise en danger de sa santé, a jeté des centaines de milliers d'Espagnols dans la rue. Gaspar Llamazares, de la Gauche Unie : 'Finalement, ils n'ont pas réussi à imposer la morale de l'église catholique à une société qui est de plus en plus pluraliste, et qui reconnaît le droit de chaque femme à décider de sa maternité'. Mariano Rajoy a tout de même indiqué son intention de modifier la loi en vigueur pour que les jeunes filles de moins de 18 ans ne puissent pas avorter sans accord parental.
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