Avec une fortune désormais estimée à 72 milliards de dollars (60 milliards d’euros), le patron de LVMH se positionne au 4e rang des personnes les plus riches de la planète en 2018, selon le classement établi par Forbes Magazine France. Sauf qu’il paye à peine plus de 2 millions d’euros d’impôts chaque année.

Au regard de l'ampleur de son patrimoine, Bernard Arnault empoche, chaque seconde, la modique somme de 1 902 euros, soit plus de 114 155 euros par minute et près de 7 millions d’euros chaque heure. Si l’actionnaire majoritaire du groupe LVMH affiche une progression sans commune mesure dans le classement des personnes les plus riches du monde en 2018 (+30 milliards de dollars sur une année), il ne fait guère exception à la règle dès lors qu’il est question de contourner l’ISF en vue de minorer ses revenus imposables.

Tous les chemins mènent à la réduction d’impôts

Dans l’absolu, le procédé peut sembler à la limite de la légalité à bien des égards (Bernard Arnault a, de fait, largement été cité dans le scandale des "Paradise Papers" et non accessoirement accusé d’évasion fiscale en 2017). Seulement voilà, le système Arnault visant à réduire son assiette fiscale s’appuie, en réalité, sur deux méthodes éprouvées, mais surtout parfaitement autorisées.

75 % de plafonnement

D’une part, le principe d’exonération fiscale auquel toute grande fortune de France peut prétendre et qui permet à celles et ceux qui disposent de revenus extrêmement élevés, au pire de bénéficier d’un abattement massif sur leur ISF à hauteur de 90 %, au mieux, pour certains, d’en être totalement exonérés. Ce, dans la mesure où il existe une règle selon laquelle au-delà de 75 % des revenus, l'impôt se révèle "confiscatoire". Résultat : pour réduire la douloureuse, les grandes fortunes n’hésitent pas à se verser des revenus relativement faibles.

Et des biens judicieusement situés à l’étranger

D’autre part, le fait de placer certains actifs (pour Bernard Arnault, il est question de yachts, d’une maison de plus de 4 000 m2, ou bien encore de fonds d’investissement) dans des paradis fiscaux tels que Malte, le Luxembourg, ou encore les îles Caïmans, permet aux grandes fortunes à l’instar du patron de LVMH de jouer coup double en se faisant discretes quant à ce qu’elles possèdent véritablement et en optimisant leur imposition jusqu’aux "frontière de la légalité", indiquait déjà Le Monde fin 2017.

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Au final, selon les indications révélées en 2016 par Le Canard enchaîné dont Libération se fait l’écho, Bernard Arnault n’aurait été contraint de s’acquitter en 2016 que de 2,2 millions d’euros au titre de l’ISF après plafonnement des 75 %. A l’époque son patrimoine était déjà estimé à 46,9 milliards d’euros. Sauf que si ces procédés n’avaient pas été appliqués, le milliardaire aurait, très probablement, vu son imposition multipliée par dix.

En vidéo - Bernard Arnault, la 4e fortune du monde

 

mots-clés : Bernard arnault, Lvmh

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