Niée pendant longtemps, un proche de l'ancien Premier ministre britannique Tony Blair vient de reconnaître l'existence d'un rocher espion installé dans une rue de Moscou. Les explications avec Planet.fr.

En 2006, la Russie avait accusé l'Angleterre d'avoir installé un rocher espion dans une rue de Moscou. A l'époque, l'Angleterre avait nié et ignoré cette accusation. Seulement, aujourd'hui, pour la première fois, un responsable britannique reconnait l'affaire.

Jonathan Powell, ancien chef du cabinet de Tony Blair lorsqu'il était Premier ministre, confirme l'existence de ce fameux rocher espion à Moscou. Le rocher, gros comme un ballon de football, était creux et disposait d'un appareil électronique permettant la transmission de données secrètes. Les espions britannique ou leurs complices russes y déposaient des renseignements... jusqu'au jour où des agents ont été surpris en pleine action.

"Le rocher espion était embarrassant"Lorsque la Russie a découvert l'affaire en 2006, aucun britannique ne reconnait les faits. La Russie a pourtant une vidéo montrant des hommes, présentés comme étant des espions anglais, passer plusieurs fois à côté du rocher et l'emporter.

Dans un documentaire diffusé sur la BBC jeudi soir dernier, Jonathan Powell s'excuse : "On n'a pas grand chose à dire. Le rocher espion était embarrassant".

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Interrogé par l'agence Ria Novosti, Nikolaï Kovalev, directeur du service de sécurité russe FSB entre 1996 et 1998 estime que le fait que l'Angleterre reconnaisse la vérité est vraiment étonnante. D'autant plus que les deux pays connaitraient des tensions diplomatiques en matière d'espionnage depuis quelques années. "Cette reconnaissance est un sérieux signal de Londres indiquant qu'il est temps d'améliorer nos relations".

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