Le temps de parole de Nicolas Sarkozy sera maintenant décompté par le CSA, comme celui des autres candidats à la présidentielle. Une mesure qui fait suite à la demande  du député PS Didier Mathus. Explications et interview.

Le temps de parole de Nicolas Sarkozy, qui parlera dimanche à la télévision, sera décompté quand il intervient "en tant que candidat présumé", notamment quand il aborde son bilan ou expose un programme, a indiqué jeudi le CSA, en réponse à la demande du député PS Didier Mathus.

Celui-ci avait réclamé la veille une réunion "d'urgence" du CSA sur les conditions d'intervention à la télévision de Nicolas Sarkozy dimanche, portant atteinte "à l'équité de traitement entre candidats".

Joint par téléphone, Didier Mathus commente cette décision

Planet.fr : Vous devez être satisfait de la mesure mise en place par le CSA…Didier Mathus : A moitié, cela me paraît être la moindre des choses, et certaines questions restent cependant sans réponses. 

Planet.fr : Lesquelles ?Le fait que le président de la République puisse monopoliser toutes les chaînes de télé comme il le fait pose problème. Il y a un effet de masse qui est lié à la fonction… Et le CSA ne m'a pas répondu là-dessus. 

Planet.fr : D'autres présidents l'ont fait avant lui…En période électorale je ne pense pas, sauf s'il s'agit peut-être de parler de questions internationales… 

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Planet.fr : Comment souhaiteriez-vous contrer cela ?Il faudrait que le CSA reconnaisse que cela altère les conditions d'accès aux autres candidats. Ceux-là devraient en contre partie bénéficier d'un "bonus" de parole pour plus d'égalité. 

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