Placé en garde à vue mardi matin pour s'expliquer sur son rôle dans l'affaire Relais & Châteaux, l'ancien Premier ministre dispose d'un joli parcours judiciaire. Rétrospective en quatre étapes.

Affaire Relais & Châteaux

En Janvier 2010, Dominique de Villepin aurait tenté de dissuader Jaume Taupiès, président de Relais & Châteaux, d’ébruiter les malversations financières de son prédécesseur à la tête de la prestigieuse enseigne, Régis Bulot.

De Villepin aurait ensuite téléphoné à Régis Bulot, son ami et ex-PDG, pour l'informer avoir convaincu Taupiès et d'autres dirigeants de faire le silence en leur infligeant "une trouille dix fois au-dessus de ce qu'ils imaginaient".

 

Le journal Le Monde révélait l'affaire le 6 décembre 2011 en rapportant les propos enregistrés de cette conversation téléphonique.

 

Régis Bulot a cependant été depuis mis en examen puis écroué en novembre 2011 pour "escroqueries en bande organisée et abus de confiance". Il lui est reproché d'avoir profité, au moins entre 2002 et 2008, d'un système de commissions occultes, mis en place pour l'impression du guide annuel présentant les 518 établissements de l'enseigne Relais & Châteaux. Le préjudice se monterait à 1,6million d'euros.

 

Interrogé quelques jours après (le 11 décembre 2011) sur TF1, Dominique de Villepin  déclarait : "Cette affaire ne me concerne pas. On peut avoir un ami ou des amis et ne pas être impliqué dans les affaires qui les concernent".

 

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Dominique de Villepin doit donc aujourd'hui s'en expliquer devant la justice. Placé en garde à vue mardi matin, selon Le Monde, l'ex-Premier ministre a finalement été entendu dans l'affaire Relais & Châteaux, trois mois après la demande de cette audition par l'avocat de Régis Bulot. L'ancien Premier ministre devrait notamment être interrogé sur des écoutes téléphoniques évoquant son intervention dans le dossier, précise le quotidien du soir.
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