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Mission Le Pen : témoignage d'un garde à bras-le-corps

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En virée chez les Bretons

"En route", me fit-il, avec l'air de celui qui piaffe de ce qui l'attend. Nous avons roulé pendant près d'une heure. Lorsque la voiture stoppa, en lisière d'un petit village perdu au milieu de la lande bretonne, au lieu-dit La Boixière, un petit château s'élevait devant nous. (...)

Lorsqu'un homme apparut sur le pas de sa porte, les cheveux encore tout ébouriffés, comme s'il sortait de sa sieste, pour venir à notre rencontre, je ne reconnus pas immédiatement celui que Le Pen salua d'un "Bonsoir, l'idiot international", sans que ce dernier ne souffre de l'apostrophe un peu brutale de mon chef. Ce n'est que lorsque ce dernier me serra la main en guise de bienvenue que je réalisai que nous étions reçus chez Jean-Edern Hallier, au château de la Boixière. (...)

 

Toutes les précautions avaient été prises pour que le caractère privé de ce dîner soit préservé. D'autant que le dernier grand témoin de cette soirée n'était pas des plus causants. Le Pen et Jean-Edern pouvaient sans crainte compter sur sa discrétion pour que ne s'ébruitent pas leurs agapes et les propos licencieux. Je l'ai croisé au moment de rejoindre la cuisine, où une petite table m'avait été dressée. C'est là que j'eus la demi-surprise de voir se dessiner, dans l'embrasure de la porte du salon, la silhouette massive et trapue d'Eric Tabarly.

 

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