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Mercredi 23 Mai 2012 - Mise à jour à 21:48 - Fête du jour : St Didier - Météo Météo

Dossiers de la rédaction


Menaces de la Turquie : que risque vraiment la France ?

Le 24/01/2012 à 01:00 -

Réagissez !

Lundi 23 janvier, le Sénat français a adopté le texte de loi pénalisant la négation des génocides.

La Turquie, qui n’a toujours pas reconnu le génocide arménien de 1915, réagit violemment à cette loi en menaçant la France de "mesures"  en guise de représailles. Faut-il avoir peur de ces menaces ? Que risque vraiment la France ? Planet.fr a interrogé des experts. 

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Depuis lundi 23 janvier, la négation des génocides est punie par la loi d’un an d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende. Cette loi, votée par le Sénat, n’est pas du goût de la Turquie qui n’a jamais reconnu le génocide arménien perpétré en 1915. Ce génocide a néanmoins été reconnu officiellement par de nombreux Etats, dont la France, en 2001. 

 Suite à l’adoption de cette loi, la Turquie a réagi violemment en proférant des menaces à l’encontre de la France. Selon son Premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, qui a qualifié cette loi de "raciste", la France sera victime de représailles : "nous allons annoncer notre plan d'action en fonction des développements sur ce dossier", a-t-il précisé. Mais concrètement, que risque-t-on ? 
 
Pour répondre à cette question, la rédaction de Planet.fr a fait appel au porte-parole du ministère des Affaires Etrangères, Bernard Valero et à Alican Tayla, chercheur à l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques et spécialiste de la Turquie. 
 
"Nous entrons dans une période de turbulences dans la vie internationale"
 
"Nous ne pouvons pas faire de ‘politique fiction’ puisqu’il n’y a aucune annonce" prévient Bernard Valero. Malgré ses menaces, la Turquie n’a pour le moment communiqué aucune mesure concrète contre la France. En attendant, le ministère des Affaires Etrangères invite à "rester calme" et à "garder notre sang froid".
 
"Il faut voir ce qu’ils annoncent" affirme le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères qui admet cependant qu’il est "inutile de se voiler la face, nous entrons dans une période de turbulences dans la vie internationale". "Mais ça arrive", relativise-t-il.  
 
Le ministère des Affaires Etrangères souhaite avant tout calmer la situation en expliquant que la loi n’est pas dirigée contre la Turquie. "Notre méthode est d’abord pédagogique. Nous avons une posture positive et constructive" explique Bernard Valero car "c’est un grand pays et il faut préserver nos relations".  
 
 "Dans le monde international, les intérêts économiques priment" 
 
Alors que certains prévoient la détérioration des relations économiques et commerciales, Alican Tayla rappelle que "les deux pays sont engagés économiquement" et qu'aucun des deux n'aurait intérêt à ce que les relations dégénèrent. "Dans le monde international, les intérêts économiques priment" affirme-t-il.   
Rappelons que Renault est le premier exportateur en Turquie. 
 
Par ailleurs, la France et la Turquie sont également liées par de nombreuses enceintes comme l’OTAN, l’OMC ou encore l’UNESCO, des alliances qui ne peuvent être brisées. 
 
"Nous avons trop de choses avec eux que nous ne pouvons jeter par-dessus bord" s’exclame Bernard Valero. "On est dans la même barque et on rame dans la même direction" ajoute-t-il, filant la métaphore marine. 
 
"Ankara a plus à perdre que la France" 
 
Alican Tayla, notre chercheur spécialiste de la Turquie, prévient de son côté qu’il ne faut pas s’attendre à voir les deux pays travailler ensemble durant les prochains mois sur des sujets d’actualité internationale pour lesquels ils collaboraient jusque là, comme la situation en Syrie. 
 
"Cette crise ne peut être durable" prédit le chercheur. Les deux pays étant trop engagés l’un envers l’autre, une rupture des relations ne peut être envisagée. 
 
"Le Premier ministre turc a menacé la France, mais concrètement il n’y a rien" résume Alican Tayla qui prédit des mesures de rétorsion, une réduction des échanges diplomatiques, mais rien de plus : "Ankara a plus à perdre que la France, il faut relativiser", conclut le spécialiste. 
 
 
 
Crédit photo : Nicolas Sarkozy serre la main du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan © MaxPPP 


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RDBRDB
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a.raf a dit :
L'intérêt d'un forum est de recueillir nos avis, surtout lorsqu'ils peuvent être différents ; faire un copié collé, qui en l'espèce n'a qu'un lointain rapport avec le sujet proposé, à savoir les éventuelles conséquences d'une rupture (laquelle ? : économique, culturelle, cultuelle !!!) avec la Turquie. Quant aux longueurs de ces références livresques, elles gâchent la spontanéité de l'échange.

Certes, l'intérêt d'un forum reste l'échange de points de vue.... Mais quand les copiés collés ne sont pas du simple prosélytisme, ils peuvent être plus intéressants que le verbiage partisan et agressif ... et comme pour tout post ... on peut en sauter la lecture ...

RDBRDB


a.raf
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L'intérêt d'un forum est de recueillir nos avis, surtout lorsqu'ils peuvent être différents ; faire un copié collé, qui en l'espèce n'a qu'un lointain rapport avec le sujet proposé, à savoir les éventuelles conséquences d'une rupture (laquelle ? : économique, culturelle, cultuelle !!!) avec la Turquie. Quant aux longueurs de ces références livresques, elles gâchent la spontanéité de l'échange.


darycool
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j'menfout pas


La Turquie, Soliman le Grand, François 1er…, Louis XIV...suite.

Un peu d'Histoire pour...les NULS !

Contemporain de Charles Quint et de François 1er, Soliman le Grand se trouve, intimement mêlé, à la rivalité de ces deux monarques. Conjuguant leurs efforts, les deux alliés s'acharnent sur Charles Quint

L'alliance avec la France représente «un fait nouveau et capital dans l'histoire des Turcs, au 16è siècle : ils jouent, désormais, un rôle dans la politique européenne et qu'ils rentrent, appelés par François 1er, dans ce qu'on nommait le concert européen. En Hongrie, comme dans la Méditerranée occidentale, leur expansion se heurtait au même adversaire, la maison d'Autriche. Cette maison, elle aussi, était à l'apogée de sa puissance. Elle visait à la monarchie universelle, c'est-à-dire à la domination de l'Europe, idée rejetée et combattue par la maison de France. Contre l'adversaire commun, la France et le Sultan s'allièrent et leur alliance sauva l'équilibre européen, menacé par la politique hégémonique de Charles Quint.»

En 1543, la flotte ottomane, commandée par Kheir-Dine et la flotte française s'emparent de Nice qui appartient au Duc de Savoie, allié de Charles Quint. Après quoi, la flotte ottomane vint hiverner à Toulon, au grand scandale de la chrétienté.

Cette alliance est, en effet, considérée comme scandaleuse, à une époque où les Turcs sont redoutés des chrétiens, comme conquérants barbares, et abhorrés comme infidèles : «un rapprochement et une alliance entre un roi très chrétien et le Commandeur des Croyants apparaissaient donc comme un scandale inouï, ‘l'union sacrilège du lys et du croissant'.

Il est vrai qu'une pareille politique heurte violemment l'opinion publique de l'époque. Et l'on comprend les tergiversations de François 1e dans la pratique de l'alliance turque. Cependant, le souverain de France sent le besoin, d'avoir dans ses rangs, le sultan ; il n'osait pas, bravant l'opinion, l'avouer ouvertement. Mettant de côté tout scrupule religieux, il signe l'alliance avec Soliman le Magnifique Les historiens commentent en ces termes cette alliance : «que François 1er s'y soit décidé, c'est la preuve que, dans l'esprit des princes et de leurs conseillers, les nécessités politiques et l'utilité immédiate primaient déjà les scrupules religieux.» et d'ajouter «Charles Quint n'avait-il pas, avant François 1er, tenté un rapprochement avec les Turcs.»(4)

@ suivre...

par Meriem Mahmoudi

4 : Nouvelles Encyclopédies Autodidactiques Quillet, T 2, librairie Aristide Quillet, 278 boulevard Saint-Germain, Paris 7e, p 434-35.

« Métier : Homme ; Fonction : Révolté »
Heureux celui qui a compris, qu’il ne fallait pas chercher à comprendre


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