Très attendue, l’interview de Dominique Strauss-Kahn par Claire Chazal au 20 h de TF1, dimanche 18 septembre, a suscité bien des réactions, dès le lendemain, au sein de la sphère politique et chez les partisans de Tristane Banon et Nafissatou Diallo. Tour d’horizon.

 

Affaire Banon

Ce qu’a dit DSK : "Cette rencontre, il n’y avait eu aucun acte d’agression, aucune violence. La version qui a été présentée est une version imaginaire, une version calomnieuse et d’ailleurs j’ai déposé plainte pour dénonciation calomnieuse."

Ce qu’en pense Tristane Banon "Ce monsieur m'a fait venir dans un appartement sans me dire que c’était une garçonnière, en tout cas ça avait tout l’air d’être ça. J’avais rendez-vous pour un complément d’interview.  Quand je suis arrivée il a fermé à double tour et il a laissé les clefs sur la porte. Et très vite, on s’est battu, ça a mal tourné. Je pense que si je n'avais pas eu beaucoup de chance, cela aurait fini par un viol."

Ce qu’en pense Anne Mansouret, la mère de Tristane Banon : "Il change d'avis pratiquement toutes les 48 heures, puisqu'il y a 48 heures il disait qu'il avait tenté de l'embrasser. Et puis là, il dit que ce n'est qu'affabulation, je trouve que c'était non seulement joué, mais surjoué."

La réaction de Tristane Banon sur le plateau de Canal + dans la vidéo ci-desssus. 

 

Affaire Nafissatou DialloCe qu’a dit DSK : "Ce qui s'est passé dans la suite de l'hôtel ne comporte ni violence, ni contrainte, ni aucun acte délictueux : c'est le procureur qui le dit. (…)  Le rapport du procureur dit quoi ? Ce ne sont pas mes avocats qui le disent, ce n'est pas moi. Il dit que Naffisatou Diallo a menti sur tout, elle a menti sur les faits, elle a présenté tellement de versions différentes que je ne peux plus en croire un mot, elle a menti à chaque entretien."

Ce qu’en pense Kenneth Thompson, avocat de Nafissatou Diallo : "Ce n'était pas une interview, c'était un coup publicitaire. (…) Des millions de personnes voulaient savoir et ne savent toujours pas quelle est sa version de ce qui s'est passé. Comment a-t-il pu convaincre une femme qu'il n'avait jamais rencontrée d'avoir une relation sexuelle de neuf minutes dans une chambre d'hôtel ? (…) Lisez le rapport. Le rapport ne dit pas qu'il est innocent, le rapport dit que le procureur a décidé d'abandonner parce qu'il devait prouver au delà du doute raisonnable ce qui s'était passé."

Ce qu’en pense Olivia Cattan, présidente de l'association Paroles de femmes : "J'ai trouvé que c'était lamentable. Il n'y a pas eu d'explication sur ce qui s'est passé dans cette chambre de Sofitel. DSK n'a pas levé les zones d'ombre. Je suis étonnée que des relations sexuelles entre deux personnes qui ne se connaissaient pas, en quelques minutes, non tarifiées soient présentées comme consentantes."

Ce qu’en pense Daniel Cohn-Bendit : "J’ai trouvé que c’était indécent. (…). DSK c’est George Clooney. On le voit, on pense qu’à ça. Tout de suite, n’importe comment. En 6 min, en 4 min en 3 min. Tout ça, ça ne tient pas debout."

Dans la vidéo ci-dessous, l'interview exclusive de Kenneth Thompson, avocat de Nafissatou Diallo, par France 24, suite à l'intervention télévisée de DSK.

Un piège tendu au Sofitel de New York ? Ce qu’a dit DSK : "Un piège ? C'est possible. Un complot, nous verrons. "

Ce qu'en pense Jean-François Copé : " La théorie du complot, ça va bien, je ne peux accepter les sous-entendus. (...) Ça me choque profondément. " 

Un pacte pour les primaires socialistes ?Ce qu’a dit DSK : "Nous avions en effet un pacte. Martine Aubry est une amie, pendant toute cette période elle a été très présente, mais je ne veux pas m'immiscer dans la primaire".

Ce qu’en pense Martine Aubry : "La décision n'avait pas été prise. Nous devions choisir celui qui était le mieux placé pour gagner. J'ai toujours dit la même chose et Dominique aussi. La décision n'était pas prise, j'ai pris ma décision. (…) Est-ce que j'ai l'air d'une candidate de substitution ?"

Dans la vidéo ci-dessous, extrait par BFM TV de l'intervention de Martine Aubry, de passage à Nice.

Annuler la dette de la Grèce ? Ce qu’a dit DSK : "C'est un peu l'idée. (…) La dette, on voit bien qu'elle est massive et qu'il faut la réduire à tout prix, sauf au prix de la stagnation et de la récession. Il faut accepter de reconnaître qu'il faut prendre sa perte. Tout le monde doit la prendre, les Etats et les banques. Il faut couper les pertes maintenant, pour pouvoir repartir de l'avant. Le problème des gouvernements européens, c'est qu'ils font soit trop peu, soit trop tard, soit trop peu trop tard."

Ce qu’en pense François Fillon : "Ces propos sont irresponsables. Ceux qui jouent avec l'idée que l'Europe renonce au remboursement des prêts consentis à la Grèce, bref 'prenne ses pertes', ont-ils réfléchi aux conséquences de ce type de décision? (…) Cela signifie que le laxisme budgétaire d'un Etat est financé par les autres. Cela signifie des pertes pour tous les pays qui ont prêté à la Grèce."

L’Express : un tabloïd ? Ce qu’a dit DSK : "Ce tabloïd qu'est devenu L'Express avec beaucoup d'acharnement …"

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Ce qu’en pense Christophe Barbier, rédacteur en chef de L’Express : "Pour avoir subi outre-Atlantique les attaques injurieuses et les Unes graveleuses de la vraie presse de caniveau, vous savez bien que L'Express n'est pas un tabloïd. (…) L'Express est cité dans le rapport de Cyrus Vance, que vous avez brandi à la télévision: le procureur aurait-il accordé du crédit à un tabloïd ? L'Express est le seul journal à avoir reproduit intégralement ce document, derrière lequel vous vous abritez aujourd'hui. Est-ce là une méthode de "tabloïd" qui s'acharne ?"

 

Revoir l'Intervention de DSK au 20 h de TF1.

 

Crédit photo : TF1

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