Suppression des réductions automatiques de peines et des aménagements systématiques, instauration d'une période intangible.... Le député UMP des Alpes-Maritimes a adressé au chef de l'État, cinquante propositions pour renforcer l'exécution des peines de prison. Un moyen de répondre au débat sur la récidive et de durcir le ton à l'approche de l'élection présidentielle de 2012. Que propose Eric Ciotti ? Quels sont les arguments qu'on lui oppose ? Le point.

Le dossier lui avait été confié en janvier dernier après que le meurtre de Laetitia Perrais à Pornic (Loire-Atlantique) ait fait ressurgir le débat sur la récidive. Nicolas Sarkozy avait donc demandé au conseiller national de l'UMP sur les questions de sécurité Eric Ciotti un rapport visant à réformer l'exécution des peines. Mardi 7 juin, le député a préconisé cinquante propositions, pour remédier notamment aux 89.000 peines toujours en attente d'exécution.

 

89 000 peines en attente d'exécution

Dans son rapport, le député des Alpes-Maritimes veut s'attaquer au fait qu'aujourd'hui, un délinquant condamné pour des faits graves ne purge guère plus de la moitié de sa peine. Et veut remédier au problème des 89.000 peines de ­prison prononcées par les tribunaux qui attendent toujours d'être appliquées, alimentant un fort sentiment d'impunité qui choque les victimes et démoralise la police.

Echo de ce désarroi, en mai dernier, en pleine affaire Tony Meilhon, une pétition pour une loi plus contraignante diffusée sur le site de l'association l'Institut pour la Justice recueille plus de 300 000 signatures.

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Délinquance et impunité reviennent alors sur le devant de la scène. Thèmes dont se saisit l'Élysée. "Si on veut gagner en 2012, on ne peut pas rester sur ce bilan en matière de sécurité", confie Éric Ciotti au Figaro.fr, et qui voit dans ce volet de l'application des peines "le dernier levier sur lequel nous pouvons agir pour lutter contre le sentiment d'impunité et éviter la démotivation des forces de police".

C'est dans ce contexte que s'inscrivent les propositions du député, déjà très critiquées.

 

Photo : Capture d'écran PublicSénat.fr

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