La classe politique a largement fait part de son soutien à Charlie Hebdo, ravagé mardi soir par un incendie criminel. Tour d'horizon.

"La liberté d’expression est une valeur inaliénable de notre démocratie et toute atteinte à la liberté de la presse doit être condamnée avec la plus grande fermeté. Aucune cause ne saurait justifier une action violente", a déclaré ce mercredi François Fillon dans un communiqué.

Le Premier ministre a fait part de son "indignation" suite à l’incendie qui a ravagé les locaux du journal satirique, juste avant la parution, ce mercredi, d'un numéro spécial rebaptisé "Charia Hebdo" (suite aux élections tunisiennes cf. visuel ci-contre).

Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, s’est également exprimé dans un communiqué, pour témoigner de sa solidarité envers les "journalistes de Charlie Hebdo et à ses lecteurs", estimant qu’il n'y a pas de démocratie sans irrévérence, sans parodie ou sans satire".

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie a réagi sur France Info : "Ceux qui font ça se désignent eux-mêmes comme des ennemis de la démocratie (…) On ne négocie pas le droit de la presse à coup de bombe."

Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, a promis sur BFM TV que "les forces de police vont faire l’impossible pour trouver les auteurs de cette agression, comme les auteurs des menaces qui ont été proférées par la voie d’Internet".  

Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP, a lui parlé d’"attentat" sur Europe 1: "Il est nécessaire que tous autant que nous sommes, quelles que soient nos sensibilités, nous condamnions avec la plus grande force ce qui n'est rien d'autre qu'un attentat contre un journal dans un pays qui doit incarner la liberté d'expression."

 

Indignations à gauche également

François Hollande, a exprimé son indignation : "aucune atteinte à la liberté de la presse ne peut être acceptée. Encore moins quand elle prend des formes violentes et destructrices." Le candidat socialiste à la présidentielle a poursuivi ainsi : "le fondamentalisme religieux sous toutes ses formes doit être dénoncé. Et le combat pour la liberté d'expression demeure, hélas, d'une désolante actualité."

Pour Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à la présidentielle, "si on doit commencer à mettre une entrave à la liberté d'expression, on met le doigt dans un engrenage dont on ne sait pas comment on sortira. Charlie assume ses choix éditoriaux, c'est la loi de la liberté de la presse.(…)  Je veux dire ma sympathie et mon affection à l’équipe de Charlie Hebdo, je suis sûr que le journal va trouver la force en lui de rebondir."

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë a, quant à lui, soutenu Charlie Hebdo en proposant sur BFM TV d’apporter son aide pour trouver de nouveaux murs : "Cette attaque me révolte et si je peux aider Charlie Hebdo à retrouver des locaux pour pouvoir faire vivre son journal et sa liberté je le ferai. "

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Pour l’heure, l’équipe du journal semble avoir accepté la proposition de Libération, qui invitait Charlie Hebdo à partager ses locaux… La plupart des médias apportent évidemment leur soutien à Charlie. Les Inrocks.com ont ainsi publié, ce mercredi, un texte "en soutien à Charlie Hebdo : l’incendie des locaux de Charlie Hebdo est une nouvelle consternante pour tout démocrate qui se respecte et a fortiori pour tout journaliste, profession incarnant le principe de la liberté d’expression."

 

© Charlie Hebdo 

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