En vue de l’élection présidentielle de 2012, Marine Le Pen, candidate du Front national, souhaite donner une nouvelle image de son parti. Pour elle, le FN n’a plus rien à voir avec l’extrême droite.

D’après le dernier sondage CSA pour BFMTV, RMC et 20 minutes, paru jeudi 22 septembre, Marine Le Pen est créditée de 18 à 20 % d’intentions de vote pour les présidentielles 2012. Un joli score qui la place en 3e position des présidentiables. Pour accéder au plus haut poste de l’Etat, la candidate du Front national cherche depuis plusieurs mois à dédiaboliser l’image de son parti en le dissociant de l’extrême droite.

En mars dernier, Marine Le Pen a ainsi déclaré : "l’extrême droite est un terme que je récuse depuis bien longtemps. C'est une formulation qui recèle un jugement politique, je demande qu'il n'y ait pas de jugement politique." Elle souhaite désormais que son parti ne soit plus associé à cette expression dans la presse. En redorant le blason du FN, en évitant les dérapages coutumiers de son père et en reniant les anciens amis "extrêmes" du parti, Marine Le Pen espère ainsi drainer des voix de la droite.

 

Marine Le Pen : "Je ne me reconnais pas dans l’extrême droite"

 

Dans la vidéo ci-dessus, la candidate du FN est l’invitée en 2010 de l’émission matinale de  Jean-Jacques Bourdin sur BFM TV. Dans la même idée, elle explique au journaliste : "L’extrême droite ne reconnaît pas le fonctionnement démocratique. Par conséquent je ne me reconnais pas dans l’extrême droite puisque le Front national depuis qu’il existe s’est toujours soumis au vote des électeurs, a toujours respecté les institutions. Aujourd’hui, le Front national est le seul à défendre l’Etat nation et à défendre la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité. Je cherche à rassembler tous les Français et je ne souhaite pas rester enfermée dans une radicalité pour faire plaisir aux origines historiques des uns et des autres." 

Une méthode qui a fait ces preuves dans le passé dans certains pays d’Europe comme en Autriche, où après s’être donné une image moins polémique, le parti de Jörg Haider est parvenu à se hisser au pouvoir en s’associant à la droite.

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Mais le risque n’est-il pas qu’en se "normalisant", le FN perde le soutien de ses précieux électeurs ? Et une alliance avec l’UMP est-elle vraiment envisageable pour contrer la gauche ? L’avenir nous le dira…

Crédit photo : Wikimedia Commons Marie-Lan Nguyen

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