En 1991, à Mougins, dans l’arrière-pays cannois, le corps de Ghislaine Marchal est retrouvé sans vie. Avant de mourir, la riche propriétaire aurait eu le temps de désigner son assassin par quelques mots sur une porte : "Omar m’a tuer". Rapidement, le jardinier de la villa est accusé. Omar Raddad, un coupable idéal ? Planet.fr revient sur l’affaire.

Les faits

Le dimanche 23 juin 1991, en fin de matinée, Ghislaine Marchal appelle l’une de ses amies et voisines pour confirmer sa présence lors du déjeuner. Elle ne s’y rendra jamais...

Alertés par des voisins inquiets d’être sans nouvelle de Ghislaine Marchal depuis la veille, les gendarmes se rendent au domicile de la riche propriétaire le lendemain, vers 19h30.

Après quelques recherches infructueuses dans la villa La Chamade, ils font une découverte macabre : le corps de Ghislaine Marchal est retrouvé au fond de la cave de la propriété, visiblement frappé de plusieurs coups de couteau et de coups de poutre. Lorsque les gendarmes pénètrent dans les lieux, la porte de la cave est fermée à clé, et bloquée de l’intérieur par un lit pliant, un tube métallique et un chevron en bois.

"Omar m’a tuer"D’après le journal Le Monde du 12 août 2006, les gendarmes découvrent une Ghislaine Marchal "baignant dans son sang, le crâne fracassé, la gorge entaillée, un doigt sectionné, le corps transpercé de dix coups portés à l’aide d’une lame effilée".

Sur l’une des portes de la cave, une inscription en lettres de sang : "Omar m’a tuer". Un peu plus loin, le début d’une autre inscription : "Omar m’a t...".

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Immédiatement, le jardinier marocain de Ghislaine Marchal est soupçonné. Elle aurait elle-même désigné son assassin Omar Raddad. Craignant une fuite vers son pays d’origine, les gendarmes arrêtent Omar le mardi 25 juin.

 

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