Le propriétaire du site hollande2012.fr, qui renvoie notamment vers l'UMP, n'est ni un militant ni un pirate, mais un simple demandeur d'emploi. Joint par téléphone, il nous explique sa démarche : faire le buzz pour trouver du travail.

"Analyse, anticipation, convictions, capacité à résister à la pression, courage, capacité à agir : voilà ce qui me caractérise le plus." Ce n’est pas François Hollande qui le dit mais le propriétaire du site hollande2012.fr.

Il s'agit d'Olivier, un jeune demandeur d'emploi d'une trentaine d'années, qui a racheté le nom de domaine en 2007." J’avais d’abord dirigé le site vers celui de l’UMP uniquement pour faire le buzz mais cela n’a rien de militant. Contrairement à ce qui a aussi été dit, je n’ai acheté qu’un seul nom de domaine et pas 50. Je souhaite juste démontrer ici ma capacité d’anticipation, qui me semble être un atout pour trouver du travail (dans la communication ou la finance ndlr)," nous explique-t-il par téléphone.

CybersquattageVincent Feltesse, en charge de la campagne numérique de Hollande (et qui a découvert quatre ans trop tard que le nom hollande2012.fr  était déjà pris !) a d’abord mal réagi. Le 18 octobre il écrit sur son blog : "Ce cybersquatteur a décidé dans la nuit d’hier d’activer ce domaine et de le faire pointer vers le site de l’UMP. Ses motivations ont pu être diverses, blague potache ou bien véritable acte de parasitisme mais dans tous les cas, il s’agit d’un abus dans l’utilisation des noms de domaine." Menaçant d’entamer des poursuites judiciaires, Feltesse semble avoir ensuite préféré la négociation. Le 19 octobre, il indique sur twitter : "Cybersquattage suite. La personne au chômage va être très prochainement rencontrée. Procédure judiciaire suspendue donc."

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"Pourquoi pas travailler pour Hollande"Olivier ("la personne au chômage") nous confirme cette rencontre qui aura lieu dans la semaine. Le propriétaire du nom de domaine, qui a déjà annoncé qu’il rendra prochainement les clés du site à François Hollande, affirme que son but n’est pas d’amasser de l’argent en retour ni de parasiter la campagne. En revanche, il espère que "le fait d’avoir taper dans le mille lui permettra de trouver un travail." Et il n’aurait rien contre le fait, si on le lui proposait, de travailler à "améliorer la communication sur internet" du candidat socialiste… nous affirme-t-il au téléphone. Pour l’instant, seuls quelques employeurs l’ont approché suite à sa démarche, la plupart surtout pour découvrir sa véritable identité. Quoi qu'il en soit, le buzz prémédité il y a quelques années, lui, a bien fonctionné.

 

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