Les dirigeants d'entreprise ne pourront pas gagner 20 fois plus que leurs salariés dans le public. Certains devront donc revoir leur salaire à la baisse…

C'était l'un des grands engagements de François Hollande: réduire les écarts de salaires entre grands patrons et petits employés, tout du moins dans les entreprises publiques (où l'État est donc actionnaire majoritaire).

C'est désormais en train d'être mis en place. Avec l'adoption d'une mesure interdisant aux PDG de gagner plus de 20 fois le salaire de l'employé le moins bien rémunéré de l'entreprise.

 

Parmi les patrons concernés, qui devront donc diminuer leur salaire (ou, moins probable, augmenter fortement leurs employés), on trouve :

- Henri Proglio (EDF, 1,17 millions d'euros)

- Pierre Graff (Aéroports de Paris, 736 000 euros)

- Luc Oursel (Areva, 679 000 €)

- Jean-Paul Bailly (La Poste, 609.000 €)

 

Les chefs d'entreprise qui en revanche échappent à cette mesure sont : 

- Guillaume Pépy (SNCF)

- Jean-Luc Hees (Radio France)

- Christophe Blanchard-Dignac (Française des Jeux)

 

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Pour Jean-Marc Ayrault, qui a confirmé l'adoption de cette mesure dans les prochains jours à l'Express.fr, il s'agit de croire " au patriotisme des dirigeants, qui peuvent comprendre que la crise suppose l'exemplarité des élites politiques et économiques".

Et le premier ministre d'ajouter : "Les Français ont voté le 6 mai et les chefs d'entreprises sont respectueux du suffrage universel", a-t-il ajouté. 

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