Placé par ordre alphabétique, l’UMP se retrouve contraint de faire du pied au Front National, en attendant l’élection du président de l’Assemblée Nationale. Décryptage de cette situation cocasse et embarrassante en quatre points essentiels.

1 – L’ordre alphabétiqueQu’ils sont mignons ces deux là, assis au fond de la classe comme deux vieux camarades de lycée. Mais ce placement n’a rien d’amical : Jean François Copé et Gilbert Collard se retrouvent joue contre joue à cause de leurs patronymes respectifs, qui se suivent dans l’alphabet. Ce fâcheux coup du sort (on aurait voulu le faire exprès, qu’on aurait pas fait mieux) met Copé sous le feux des projecteurs mais risque d’écorner un peu plus son image (il est déjà jugé trop droitiste). Pas sûr que toutes les publicités soient bonnes à prendre…

 

2 – Les yeux fousAvec deux sièges à l’Assemblée Nationale, le Front National fait son grand come back dans l’hémicycle après quatorze ans d’absence. Pas étonnant que l’avocat le plus médiatisé de France en soit tout émoustillé. Les pupilles dilatées et le regard torve (comme d’habitude mais en pire), Gilbert Collard prend possession des lieux d’un seul regard (tout feu tout flamme). Notons aussi sa belle identité capillaire poivre et sel (il fait des couleurs, non ?) qui ne manque pas de mettre à l’amende son voisin (tout dégarni).

 

3 – Le penseurDe son côté, Jean François Copé ne fait pas le malin : il préfère imiter la célèbre sculpture de Rodin, le poing fermé sur la bouche, le pouce soutenant sa joue et le regard mélancolique pour se donner de la profondeur. Se retrouver collé serré à un membre du Front National ne va pas arranger les affaires de l’UMP, déjà accusée de flirter allègrement avec les idées d’extrême droite. Et pour Copé, qui essaye tant bien que mal de briguer la présidence de l’UMP, c’est le coup de grâce.

 

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4 – Le vaudeville Sur ce cliché, les deux parlementaires ont des attitudes tellement caricaturales (le philosophe et le psychopathe, en gros) qu’on se croirait presque dans une pièce de théâtre de boulevard. Un Feydeau dans lequel il y aurait des querelles amoureuses (l’UMP fait des mamours au FN, le FN rechigne mais se laisse peloter, L’UMP nie toute accointance d’ordre sexuel), de la rivalité (mes cheveux sont mieux que les tiens, oui mais moi j’ai une montre en or) et une fin heureuse (de toute façon, on ne va pas rester à côté très longtemps, alors bon…)  

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