Boris Boillon a été nommé ambassadeur de France en Tunisie le 26 janvier 2011. Depuis sa prise de fonction, le jeune diplomate enchaîne les bourdes et est fortement contesté. Planet.fr vous propose de revenir sur les faits reprochés à l'ambassadeur. 

 Une nomination contestée 

Boris Boillon, jeune diplomate de 41 ans, a été nommé au poste d'ambassadeur de France en Tunisie le 26 janvier 2011. 

Cette nomination n'est pas au goût de tout le monde, le protocole habituel n'ayant pas été respecté. 

 

 Charles Crettien, un diplomate qui a été ambassadeur de France aux Emirats Arabes Unis, en Somalie, en Colombie et au Guatemala a ainsi exprimé sa désapprobation sur cette nomination dans le journal Le Monde : "On ne nomme pas un ambassadeur comme on nomme un préfet. La diplomatie est un dialogue avec un pays étranger, son gouvernement et son chef d'Etat. La nomination de Boris Boillon comme ambassadeur de France en Tunisie par le conseil des ministres du 26 janvier est la négation de ce principe élémentaire, elle est donc choquante voire dangereuse pour les relations à venir entre Paris et Tunis".

 Il précise que "quand le gouvernement français envisage de nommer un nouvel ambassadeur dans un pays donné, la première démarche est celle de la demande d'agrément". 

 Nommer un ambassadeur sans avoir consulté le ministre des Affaires étrangères du pays serait contraire au protocole. Boris Boillon semble donc avoir été "parachuté" à son poste. 

 

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Comment est-il arrivé arrivé là ?Admis au concours du ministère des Affaires étrangères en 1998, Boris Boillon a travaillé à l'ambassade de France à Alger, à Jérusalem, puis il devient chargé de mission au ministère de l'Intérieur. 

En 2007, il est le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy. Remarqué par le président de la République, il est nommé ambassadeur de France en Irak en 2009, puis en Tunisie.  

  

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