Une mannequin marocaine à témoigné lundi lors du procès de Silvio Berlusconi. Où elle a raconté les chaudes soirées organisées chez l'ex-chef du gouvernement italien. 

Silvio Berlusconi revient. Du moins sous les projecteurs de la presse. Une jeune mannequin marocaine, appelée à témoigner à Milan au procès de l'ex-premier ministre, pour prostitution de mineure dans le cadre du "Rubygate", a livré de nouveaux détails à son encontre.  

Imane Fadil a expliqué que le soir de sa première visite à Arcore, près de Milan, le Cavaliere lui avait tendu une enveloppe de 2.000 euros, ajoutant : "Ne vous offensez pas". La jeune femme a aussi décrit "une performance" de deux femmes déguisées en religieuses, dont Nicole Minetti - ex-hygiéniste dentaire de Silvio Berlusconi devenue conseillère régionale en Lombardie -, avec "ballet sexy" et strip-tease. Au cours d'une autre soirée, elle a vu une jeune Brésilienne, affublée d'un masque de Ronaldinho et portant un maillot de l'AC-Milan, le club de Berlusconi. 

Selon le Corriere della Sera, Silvio Berlusconi a payé 127 000 euros à trois témoins - Nicole Minetti et deux autres femmes -, après le début de ce procès. Tentative de corruption de témoin ? Pas du tout, affirme son avocat qui a évoqué sa "générosité habituelle". 

"Elle m'a demandé de l'aider parce qu'elle était en difficulté et je l'ai fait avec plaisir", s'est justifié Silvio Berlusconi au Giornale, l'un de ses nombreux journal. Selon les médias italiens, la conseillère régionale a cependant utilisé cet argent pour payer ses avocats dans un autre procès où elle est accusée d'avoir organisé un réseau de prostitution pour Silvio Berlusconi… 

 

Scandale des escorts

Mais un autre scandale sexuel s'abat actuellement sur le Cavaliere. Lundi, Valter Lavitola, ex-directeur du quotidien L'Avanti accusé d'être mêlé au scandale "Escort", a été incarcéré à Naples. 

Lui et Giampaolo Tarantini, sont soupçonnés d'avoir fourni à Berlusconi des call-girls pour entre juillet 2008 et avril 2009. De plus, ils sont aussi soupçonnés d'avoir extorqué plus de 800 000 euros au Cavaliere pour mentir à la justice sur les agissements de ce dernier. 

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A l'origine, Lavitola et Tarantini espéraient en échange de la mise à disposition de prostituées décrocher des contrats avec des colosses publics comme Finmeccanica. Ces contrats ne s'étaient finalement pas réalisés par la faute de l'une des "escorts", Patrizia D'Addario, qui a tout raconté à la justice. 

Huit personnes sont poursuivies dans le cadre de ce scandale, distinct du Rubygate, pour incitation et exploitation de la prostitution au bénéfice de Silvio Berlusconi.   

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