Le Goncourt a été attribué à Alexis Jenni pour son premier roman, "L'art français de la guerre" (Gallimard). Cette  fascinante fresque entre Indochine et Algérie questionne l'héritage des guerres coloniales.

Grand favori de ce prix, le plus prestigieux de la littérature française, ce professeur lyonnais de biologie de 48 ans a été choisi "au premier tour par 5 voix contre 3 à Carole Martinez", a annoncé l'un des membres du jury Didier Decoin.

Deux autres prétendants étaient en lice, Sorj Chalandon, déjà lauréat du Grand prix du roman de l'Académie française jeudi, Carole Martinez et l'écrivain haïtien Lyonel Trouillot.Alexis Jenni l'avoue humblement, il se considérait jusqu'ici comme "un écrivain du dimanche". Cet agrégé de biologie n'a pourtant jamais cessé d'écrire depuis vingt ans, mais "de petites choses" restées dans ses tiroirs ou qui n'ont pas marché.

Il s'attelle voici cinq ans à ce livre, récit d'aventure et réflexion sur l'héritage des conflits coloniaux. Son épopée entre Indochine et Algérie achevée, il envoie son manuscrit de près de 700 pages, par la poste, à un seul éditeur, Gallimard, dont c'est le centenaire et qui flaire aussitôt la révélation de la rentrée.

La plupart des critiques sont aussi conquis et les éloges pleuvent depuis la sortie du livre sur cet amoureux du cinéma, de bandes dessinées et de la botanique, qui tient un blog dessiné, "Voyages pas très loin".

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Loin des premiers romans souvent nombrilistes, "L'art français de la guerre", au style classique, épique, parfois un peu grandiloquent, est un chant inspiré, baigné de sang et de combats, une méditation sur l'identité nationale et ces vingt ans de guerres coloniales qui marquent encore les esprits aujourd'hui. 
©AFP / Anne-Christine Poujoulat 

Avec AFP

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