Depuis le 24 mai, Georges Tron, ancien secrétaire d'Etat à la fonction publique, est à son tour dans la tourmente judiciaire. Il est accusé d'agression sexuelle par deux de ses anciennes collaboratrices de la mairie de Draveil, ville dont il est maire. Planet.fr fait le point sur cette affaire.

Le rappel des faits

- Depuis le 24 mai dernier, Georges Tron est au coeur d'une affaire d'agression sexuelle. L'information a d'abord été révélée par Le Parisien. Deux femmes qui ont travaillé avec lui à la mairie de Draveil l'accusent d'actes répréhensibles. On entend d'abord parler d'un attrait particulier pour les pieds des deux jeunes femmes, mais les accusations vont bien plus loin. Les massages et la réflexologie auraient dérapé.

 

L'une explique avoir été l'"objet sexuel" de Georges Tron : "Comme je n'étais pas bien dans ma peau, il m'a mis dans les 'pattes' de sa maîtresse Brigitte Gruel [...] elle me déshabillait, j'étais contrainte de l'embrasser, de la caresser..." Elle ajoute que "tous ces rendez-vous étaient identiques : il me faisait asseoir face à lui, retournait mon siège, puis commençait à me masser les pieds, me mettait sur ses genoux, m'embrassait sur la bouche, dans le cou et il a fini par la suite par me mettre ses doigts dans mon sexe, et ce à plusieurs reprises..."

 

L'autre femme raconte que "Monsieur Tron m'a remonté ma jupe et a passé la main dans ma culotte. Je n'avais aucune réaction, tétanisée par le fait que je ne m'attendais pas à ça. J'espérais qu'il allait arrêter. De toute façon il a bien vu que je ne prenais pas de plaisir..."

 

De son côté, très vite, Georges Tron nie les faits et pense que l'"on cherche à faire écho " à l'affaire DSK. Par ailleurs, il remarque que l'avocat des deux jeunes femmes est Maitre Gilbert Collard, connu pour être proche de Marine Le Pen, présidente du FN, et qu'un contentieux l'oppose justement à la famille Le Pen dans la ville de Draveil.

 

- Le 25 mai : Le parquet d'Evry enregistre officiellement les plaintes des deux femmes et demande à la police judiciaire d'enquêter sur l'affaire. Les accusations contre Georges Tron sont "susceptibles de recevoir la qualification d'agression sexuelle et de viol", selon le parquet.

 Le même jour, Georges Tron annonce son intention de porter plainte contre les deux ex-employées de la mairie pour dénonciation calomnieuse.

 

- Le 26 mai : Les deux jeunes femmes sont entendues par les enquêteurs et réitèrent leurs accusations.

 On apprend le même jour que l'une d'entre elles avaient déjà contacté en novembre 2010 l'Association européenne contre les violences faites au femmes au travail. A l'époque, le témoignage de la jeune femme avait été jugé crédible.

 Dès le 26 mai, certains appellent à la démission de Georges Tron de son poste de secrétaire d'Etat à la fonction publique et de maire de Draveil.

 Marine Le Pen fait part de son intention de porter plainte contre Georges Tron pour diffamation. Il l'avait en effet accusé d'être à l'origine de toute cette affaire.

 

- Le 28 mai : L'avocat de Georges Tron annonce que son client ne démissionnera pas de son poste au sein du gouvernement, sauf sur demande expresse de Nicolas Sarkozy ou de François Fillon.

 

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- Le 29 mai : Finalement, François Fillon annonce la démission de Georges Tron par communiqué. L'ancien secrétaire d'Etat à la fonction publique écrit une lettre au président de la République, dans laquelle il indique vouloir faire "une affaire personnelle" de la reconnaissance de son innocence.

 

- Le 30 mai : Marine Le Pen passe de la parole au geste et porte plainte pour diffamation contre Georges Tron.

 

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