Planet.fr a interviewé Jean-Marie Barbier, Président de l'Association des Paralysés de France (APF). Il donne son avis sur le financement de la dépendance et souligne le rôle que compte jouer son association lors du débat national

Actualisation: Dépendance : la réforme ne concernera pas les handicapés, précise Bachelot

 

Parmi les pistes envisagées aujourd'hui pour la répartition des coûts de la dépendance (suppression d’un RTT, création d’un système d’assurance, augmentation de la CSG…) lesquelles vous semblent les plus pertinents ?

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Pour l’Association des Paralysés de France (APF) cette réforme de la dépendance doit reposer sur un droit universel à compensation garantissant l’intégralité des besoins liés à la perte d’autonomie. Cette réforme doit répondre aux besoins spécifiques de chacun, quel que soit son âge et l’origine de sa perte d’autonomie. Un financement par le recours aux assurances privées aboutirait à exclure les publics qui en ont le plus besoin et les plus précaires. Seul un financement basé sur la solidarité nationale pourra garantir une égalité de traitement entre les citoyens en perte d’autonomie et donc l’universalité de ce droit à compensation. Pour l’APF, une saine gestion du financement de cette réforme exige :- un regroupement de toutes les enveloppes budgétaires existantes  au sein d’un « fond national pour l’autonomie »- une augmentation de la CSG au regard des besoins non encore couverts (prestations individuelles, services et établissements)Le risque dépendance doit être assuré pour tous, que les personnes aient cotisé (système contributif) ou non (système de solidarité nationale). Le financement par la CSG renforce ainsi l’universalité de ce droit.
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