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Après la décision historique du Royaume-Uni de sortir du bloc européen, le président du Conseil européen a voulu rassurer sur la solidité de l'Union. "Nous sommes préparés pour ce scénario négatif", a assuré Donald Tusk depuis Bruxelles. "Nous sommes déterminés à maintenir notre unité à 27", a-t-il ajouté.
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A quelques heures d'un nouveau sommet européen consacré à la crise des réfugiés, le président du Conseil européen essaie de rapprocher les positions entre les États membres sur le projet d'accord avec la Turquie. Donald Tusk s'est rendu à Chypre. Le président chypriote, Nicos Anastasiades, menace en effet de ne pas signer le compromis avec Ankara " si la Turquie ne remplit pas ses engagements comme décrits dans le cadre des négociations ". La France et l'Espagne sont aussi critiques à propos du projet d'accord car il pourrait être contraire au droit international. Mais le ministre néerlandais des Affaires étrangères, dont le pays assure la présidence de l'Union européenne, estime qu'un compromis est possible. Selon Bert Koenders " l'attitude de tous les États membres a été très constructive " lors de la dernière réunion des 28 ministres des Affaires étrangères. Dans le cadre de ce projet la Turquie se dit prête à réadmettre des migrants présents en Grèce. En contrepartie l'Union européenne s'engage à accueillir autant de réfugiés installés en Turquie. Mais ce mécanisme soulève de nombreuses questions juridiques et politiques.
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En déplacement dans les Balkans le président du Conseil européen appelle au respect des règles de Schengen. Donald Tusk reconnaît que l'application du règlement de l'espace de libre circulation ne résoudra pas à elle seule la crise migratoire. Mais ce serait le premier pas vers une réponse européenne. Lors de son étape en Croatie, le Premier ministre croate a insisté auprès du président du Conseil européen pour plus de soutien de l'Union à l'égard de tous les pays touchés par l'arrivée massive de réfugiés et en particulier la Macédoine. Donald Tusk se rendra justement à Skopje avant de poursuivre son déplacement en Grèce puis en Turquie. Cette dernière étape doit permettre de préparer le sommet de lundi prochain entre Européens et Turcs sur la question migratoire.
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David Cameron s'est lui même mis dans une situation très délicate en annonçant, en 2013, un réferendum sur le maintien du Royaume-Uni dans l'Union Européenne. Après des négociations avec le président du Conseil européen, Donald Tusk, pour, a t-il dit, 'trouver le meilleur accord pour le Royaume Uni', le Premier ministre britannique semble parvenu à imposer le gros de ses réformes pour eviter le 'Brexit'. La requête la plus polémique de Londres consiste à vouloir priver pendant quatre ans les immigrants européens des aides sociales perçues par les travailleurs pauvres. Ils seraient aussi privés des allocations familliales notamment si leurs enfants sont restés dans leur pays d'origine. Ils n'auraient pas non plus accès pendant quatre ans aux logements sociaux. Autant de mesures qui vont pourtant à l'encontre du principe de libre circulation, fondateur de l'UE. L'autre concession de Tusk touche à la souverainté politique. Il s'agit de mettre en place un 'système de carton rouge' qui permettrait, aux parlements nationaux de s'opposer à un projet législatif européen dés lors que 55% de l'ensemble des Parlements y sont opposés. L'Union européenne reconnaîtrait aussi que le Royaume-Uni 'n'est pas engagé vers une plus grande intégration politique dans l'UE', comme le soulignent les traités européens. Reste qu'il est très improbable que l'on modifie des traités européens afin de les accomoder aux exigences britanniques. Autre gros dossier, celui de la gouvernance économique de l'Union. Le Royaume-Uni a obtenu une série de garanties pour protéger les intérêts des pays qui n'appartiennent pas à la zone euro. Londres s'inquiète notamment du poids que la Banque centrale européenne pourrait exercer sur la première place financière européenne qu'est la City. Donald Tusk a proposé la création d'un mécanisme protégeant les pays non membres de l'Union économique et monétaire. Mais le Conseil européen exclut qu'un tel mécanisme s'apparente à un véto britannique ou permette de reporter des décisions nécessaires à la bonne gouvernance de l'Eurozone.
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En déplacement à Bruxelles, le président polonais a lancé un appel au calme politique à ses partenaires européens. Andrzej Duda est venu défendre les réformes controversées engagées par les autorités polonaises. Il demande à chacun de faire preuve de retenue. " Le manque d'analyse objective peut mener parfois à des discussions inutiles, des réactions exagérées, ce qui semble être le cas maintenant ", juge-t-il. En réponse Donald Tusk, président du Conseil européen et ancien premier ministre polonais, estime qu'il faut surtout faire preuve de prudence dans ce débat. " L'enjeu clef pour la Pologne est de maintenir sa très bonne réputation ". La Commission européenne a décidé la semaine dernière de lancer pour la première fois une enquête dans le cadre de la procédure de sauvegarde de l'État de droit. L'opération de relations publiques entamée par Varsovie va se poursuivre mardi à Strasbourg. La première ministre polonaise, Beata Szydlo, rencontrera les députés européens. Mais le débat s'annonce déjà tendu. Le président du Parlement, Martin Schulz, a comparé les décisions polonaises à un coup d'État.
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Pas de grasse matinée ce dimanche pour les ministres des Finances de la zone euro. Après neuf heures de discussions infructueuses, la veille, l'Eurogroupe a repris les négociations. Avant que celles-ci ne débutent, le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis ne se montrait pas optimiste. 'Comme vous l'avez vu, les discussions ont été assez compliquées. Nous espérons donc davantage de progrès aujourd'hui. Il est très peu probable que la Commission européenne obtienne un mandat de négociation formel pour entamer les discussions sur un troisième plan d'aide pour la Grèce'. Le sommet européen des chefs d'État et de gouvernement des 28 prévu en soirée a d'ailleurs été annulé. Seul celui des dirigeants des pays de la zone euro est maintenu. Les discussions ont jusqu'ici achoppé sur le manque de confiance entre Athènes et certains de ses partenaires, qui jugent ses promesses de réformes encore insuffisantes et mettent en doute la volonté des Grecs de les appliquer. Avec AFP et Reuters
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Un sommet entre l'Ukraine et l'Union européenne, cela n'était pas arrivé depuis plus de deux ans. Le président ukrainien en a profité pour redire son souhait d'une future adhésion. Nous serons à vos côtés, à répondu le président du Conseil européen, mais à certaines conditions. ' L'Europe ne peut pas faire le travail difficile pour vous. Cela ne peut être fait que par vous. Il revient à la nation ukrainienne, à son gouvernement et à son parlement de mener ce travail difficile pour réformer l'Ukraine, la rendre plus prospère, en faire un pays plus juste et plus équitable ', a déclaré Donald Tusk. Un constat nuancé par le président Petro Porochenko. Lui estime que l'Ukraine a déjà beaucoup fait en quelques mois seulement. Elle a notamment institué un bureau pour la lutte anti-corruption et entamé la réforme du système judiciaire. ' Nous demandons une évaluation objective de l'action de notre équipe. La thèse selon laquelle l'Ukraine est en retard sur les réformes n'est pas totalement objective, et ce n'est pas entièrement vrai ', a martelé le président Porochenko. En marge du sommet, Donald Tusk a rendu hommage aux victimes de Maïdan, tandis que dans l'Est de l'Ukraine, les violences sporadiques entre forces gouvernementales et rebelles prorusses se poursuivent malgré le cessez-le-feu. Or l'Europe, qui a envoyé des observateurs sur place, hésite à s'impliquer davantage sur le terrain. Une mission civile sera envoyée sur place pour évaluer la situation.
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Le dernier sommet européen de l'année a été le premier présidé par le Polonais Donald Tusk. Peu de décisions étaient attendues. Les Vingt-huit ont surtout donné leur feu vert au vaste plan d'investissement de la Commission. Reste à se mettre d'accord sur les détails, ce qui ne sera pas une mince affaire. Sujet sommet 2000. C'est le nombre des propositions déposées par les pays européens qui espèrent profiter de ce plan d'investissement. Mais les projets seront triés sur le volet, et leur financement dépendra de l'intérêt qu'ils suscitent chez les investisseurs privés. Nous nous sommes intéressés à la liste belge. Sujet projets Il a dirigé la Pologne pendant sept ans et a démissionné pour prendre la présidence du Conseil européen. Donald Tusk veut insuffler un changement de style dans l'institution européenne, avec des débats qui s'éternisent moins et qui se concentrent sur les grandes questions. Mais comment sa reconversion est-elle perçue par ses concitoyens ? Nous sommes allés poser la question aux Polonais de Bruxelles. Sujet Polonais Les dirigeants européens ont beau avoir réaffirmé leur attachement au Traité de libre-échange qui se négocie avec les Etats-Unis, les opinions publiques restent très sceptiques. Pour preuve, la manifestation qui avait lieu vendredi matin dans le quartier européen de Bruxelles. Sujet demonstration A présent, un rapide coup d'oeil à l'agenda des deux prochaines semaines. Mardi aura lieu le deuxième tour de l'élection présidentielle au parlement grec. S'il n'y a pas de vainqueur, un troisième tour sera organisé le lundi 29 décembre. Et si là encore, personne ne l'emporte, des législatives anticipées seront convoquées, la gauche radicale étant donnée favorite dans les sondages. Jeudi 1er janvier, ce sera le coup d'envoi de la présidence lettone de l'Union européenne. Un grand jour aussi pour la Lituanie qui troquera ses litas contre des euros. 'Europe Weekly' vous donne rendez-vous dans trois semaines. Je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d'année à tous.
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Bruxelles a été au coeur de l'attention internationale cette semaine. Fariba Mavaddat revient sur l'arrivée de l'ancien ministre polonais Donald Tusk à la tête du Conseil européen ainsi que sur la réunion à Bruxelles de la coalition internationale contre l'Etat islamique. John Kerry, le Secrétaire d'Etat américain s'est félicite des progrès réalisés par la coalition qui a suspendu l'avancée du mouvement djihadiste au Moyen Orient. Mais une frappe iranienne en Irak sème le trouble. Interviewé par Euronews, le ministre irakien de la Défense a affirmé n'avoir jamais eu vent d'une intervention iranienne contre l'Etat islamique en Irak , pourtant jugée positive par les Etats Unis. Au sommaire également, le mécontentement du gouvernement hongrois face aux critiques de leur premier ministre venues d'outre atlantique et en guise de conclusion, le travail des handicapés en Belgique.
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"On peut toujours donner la présidence à Donald c'est quand-même Picsou qui tient la caisse", a lancé Jean-Luc Mélenchon en commentant la nouvelle fonction de Donald Tusk. L'ancien Premier ministre polonais succède au Belge Herman van Rompuy au poste de président du Conseil européen.
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Il succède à Herman van Rompuy pour deux ans et demi. Le Polonais Donald Tusk a pris la présidence du Conseil européen. Il est celui qui présidera les sommets et qui devra négocier les compromis à 28. Après trois mois de soutien intensif, c'est dans un anglais pas si laborieux qu'il s'est adressé au personnel. ' Si vous êtes un peu nerveux à propos de ce remplacement, ce changement de patron, ne vous inquiétez pas. Je suis moi-même un peu nerveux aussi, peut-être plus que vous. Mais ça passera. En fait, c'est un grand honneur pour moi de commencer à travailler ici, et évidemment, un grand défi. ' Ayant passé sept ans à la tête du gouvernement polonais, il connaît bien les dirigeants européens à qui il lui est arrivé de tenir tête pour défendre les intérêts de son pays. Désormais, c'est en rassembleur qu'il devra agir. Et le fait qu'il vienne de l'Etat le plus peuplé à l'Est lui donne une certaine assise. Donald Tusk entend par ailleurs mettre l'accent sur la politique étrangère et sa nomination est de nature à rassurer les pays d'Europe centrale et orientale inquiets de ce qui se passe en Ukraine. IL n'en reste pas moins un pragmatique et saura négocier avec la Russie s'il le faut pour tenter de trouver une issue à la crise ukrainienne. Pour mieux comprendre ce que l'on attend de Donald Tusk, euronews a interrogé Piotr Maceij Kaczynski, professeur à l'Institut européen d'administration publique. euronews : ' Le prédécesseur de Donald Tusk, Herman van Rompuy, était surnommé Mr Invisible, en partie à cause de son manque de charisme et aussi pour sa discrétion et sa patience pendant les négociations avec les dirigeants européens en coulisses. Quelles sont les qualités du nouveau président ? ' Piotr Maceij Kaczynski : ' Je pense que Herman van Rompuy est un maître dans l'art du compromis, et c'est précisément pour cette raison que Donald Tusk a été choisi pour lui succéder. En tant que Premier ministre polonais, il a prouvé qu'il était un leader plutôt charismatique, donc nous verrons comment cela se manifestera dans ses nouvelles fonctions. ' euronews : ' Nous savons qu'il ne parle pas français et essaie d'améliorer son anglais qui est laborieux. Dans quelle mesure la connaissance de ces langues est-elle importante pour communiquer avec les dirigeants européens ? ' Piotr Maceij Kaczynski : ' Il y avait un jeu de mot qui circulait il y a quelques mois, disant qu'il allait essayer de polir son anglais, polish his english en englais, avant le 1er décembre. Donc il faudra voir s'il y a réussi. Mais je pense que son anglais est déjà suffisamment bon pour pouvoir négocier ces compromis. ' euronews : ' On sait aussi qu'il parle très bien allemand, ce qui est un bon point, il a d'ailleurs de très bonnes relations avec la chancelière allemande, Angela Merkel, n'est-ce pas ? ' Piotr Maceij Kaczynski : ' Oui, et c'est crucial. C'est la relation centrale. D'ailleurs au niveau des langues il pourrait nous surprendre. Herman van Rompuy jonglait d'une langue à l'autre en conférence de presse passant du néerlandais au français ou à l'anglais, et Donald Tuks fera sans doute de même entre le polonais, l'anglais et l'allemand. ' euronews : ' Passons maintenant aux défis qui l'attendent, à son programme. La réforme de l'Union européenne en fait partie. Elle est réclamée par le Royaume-Uni qui menace de quitter l'Union. Quelle sera sa stratégie pour gérer David Cameron ? ' Piotr Maceij Kaczynski : ' La relation ou le partenariat entre le Premier ministre britannique - David Cameron si c'est encore lui après les prochaines élections - et le président du Conseil européen ainsi que les autres membres du Conseil sera centrale. Pourquoi ? Parce que cela se soldera soit par l'ouverture de la boîte de Pandore et la sortie de l'Union européenne pour le Royaume-Uni soit par une issue plus favorable. ' euronews : ' En matière de politique étrangère, il y a évidemment le défi de la Rusie qui est majeur, avec la crise ukrainienne mais aussi la dépendance énergétique des Européens par rapport au gaz russe. En tant que Polonais, Tusk sera-t-il le faucon qui contrebalance la colombe, comme on a tendance désigner la Haute représentante Federica Mogherini ? ' Piotr Maceij Kaczynski : ' Donald Tusk est celui qui a lancé l'idée d'une union énergétique au printemps dernier. Et cette idée d'une union énergétique et d'une indépendance énergétique des Européens, dans le contexte actuel, pourrait être un sujet majeur, quelque chose que l'on voudra voir se concrétiser. En ce qui concerne la Russie et l'Ukraine, c'est une crise qu'il comprend. Il a une approche différente de la Russie par rapport à d'autres pays européens. Il connaît bien mieux la Russie que d'autres membres du Conseil. Et cela devrait l'amener à insuffler une politique plus réaliste. '
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Après cinq années consacrées à forger des compromis entre les 28 pays de l'Union, Herman van Rompuy tire sa révérence. Et c'est le Polonais Donald Tusk qui lui succède à la tête du Conseil européen. Premier ministre pendant sept ans, il devra passer de la défense des intérêts nationaux à l'arbitrage européen. Premier test, le discours dans un anglais compréhensible et plus ou moins fluide, après une remise à niveau intensive. ' Je viens ici avec un but. En ces temps difficiles, l'Europe a besoin de succès. Il nous faut une détermination sans faille pour en finir avec la crise économique. Et il est de notre responsabilité de compléter l'union économique et monétaire ', a-t-il déclaré après avoir pris ses fonctions. Après Jean-Claude Juncker à la Commission et Federica Mogherini à la diplomatie, le trio de tête de l'Union européenne est désormais entièrement renouvelé. Donald Tusk présidera son premier sommet européen les 18 et 19 décembre. Ses talents de coordinateur seront mis à l'épreuve sur des dossiers déterminants tels que le plan européen d'investissement et la crise ukrainienne.
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Donald Tusk est le nouveau président du Conseil européen : quels sont les pouvoirs réels de cet ancien premier ministre polonais ? Est-ce que ce sont les principaux chefs d'État qui décident encore ? On le connaît très critique envers la Russie. Mais la politique russe de Federica Mogherini, la nouvelle chef de la politique étrangère de l'U.E., est plus douce. Est-il là pour équilibrer les choses ? Qui va l'emporter ? En tant que premier président du Conseil européen venant de l'est, va t'il favoriser les intérêts de sa région d'origine ? Peut-il gérer les conséquences du changement climatique sans endommager les économies de l'Europe de l'est, très dépendantes du charbon ? Discussion entre Chris Burns, d'Euronews, et Richard Corbett, ancien bras-droit du Président sortant du conseil européen Herman van Rompuy, et membre du Parlement européen ddans le Groupe de l'Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates, Danuta Hübner, membre polonais du parlement, ancien commissaire européen, et membre du Parti populaire européen de centre-droit, et l'analyste des politiques, Paul Ivan, du Centre de politique européenne. CHRIS BURNS Une Question pour vous tous, mais on commence avec Richard. Quel est le pouvoir réel du président ? Donald Tusk peut-il imposer sa personnalité et sa volonté au conseil européen ? RICHARD CORBETT Il n'a pas le pouvoir individuel pour prendre, seul, des décisions. Mais il dirige un groupe très puissant, avec les plus grandes figures politiques de chaque état membre, et les présidents des commissions. Donc il peut les amadouer pour qu'ils parviennent à un accord. Le défi est de mettre d'accord, autour d'une table, 28 états membres. CHRIS BURNS Danuta vous connaissez bien Donald Tusk, le pensez-vous capable de réussir cela ? DANUTA HUBNER Je pense que l'essentiel n'est pas seulement la coordination et la recherche de compromis. Dans son nouveau rôle il est parfait. Il l'a déjà prouvé en Pologne. Je pense que cela dépend aussi de la personnalité de chacun. M. van Rompuy a déjà laissé un héritage, donc je pense que M. Tusk pourra s'appuyer sur ce qu'il a laissé. J'espère qu'il comprendra également l'importance de travailler avec le Parlement européen. Et je pense que sa personnalité est exactement ce qu'il faut ici, pour cette institution: CHRIS BURNS Mais Paul, n'est-il pas simplement un portier ? N'est-il pas là uniquement pour qu'à la fin de la journée, ce soit en réalité les chefs d'Etat des plus grandes capitales, qui continuent de prendre les décisions importantes ? PAUL IVAN Eh bien, certes les chefs d'Etat, en particulier les plus grands Etats membres, conserveront la même puissance dont ils disposent actuellement. Mais je dirais que le rôle de M. Tusk sera d'établir l'ordre du jour, il aura un rôle de médiation, en essayant d'asseoir à la même table 28 chefs d'Etat et de gouvernements. CHRIS BURNS Parlons d'une question délicate : le changement climatique. M. Tusk vient d'une région qui dépend du charbon, bien plus que d'autres. Pensez-vous qu'il peut convaincre le Conseil de faciliter l'économie de sa région pour sauver des emplois ? RICHARD CORBETT Son travail de président du conseil est d'obtenir un consensus, il n'est pas là pour défendre les intérêts de son pays. Il y a un Premier ministre polonais autour de la table pour cela. Donc, son rôle c'est surtout de mettre tout le monde d'accord, il faut convaincre , amadouer, construire des compromis, mettre un texte sur la table, l'ajuster pour ensuite obtenir un bon accord. CHRIS BURNS Actuellement, nous sommes au milieu de discussions pour arriver l'an prochain à Paris à un accord sur le changement climatique. Danuta, pensez-vous qu'il y aura un changement sur la politique de l'Union Européenne, étant donné que Donald Tusk vient d'un pays dépendant du charbon? DANUTA HUBNER Je pense que nous avons déjà adapté et ajusté notre attitude à l'égard du changement climatique, ainsi que les actions qui sont nécessaires. Nous comprenons les différentes situations dans les États membres. L'approche de l'Union européenne envers le changement climatique est d'une grande flexibilité. Donc je pense que nous allons continuer cette approche, et nous espérons qu'elle sera comprise et respectée par les autres partenaires dans le monde. CHRIS BURNS Allons-nous assister à une compétition entre M. Tusk et Federica Mogherini, la nouvelle chef de la politique étrangère européenne ? Nous voyons bien que le rôle du président du conseil est de rechercher des consensus. Mais il doit aussi représenter la politique étrangère et la politique de sécurité, sans marcher sur les plates-bandes de la chef de la politique étrangère. M. Tusk étant considéré comme plus dur sur la Russie que Mme. Mogherini, qui va l'emporter ? Richard ? RICHARD CORBETT Eh bien, les positions politiques dans ces deux domaines doivent être accordées par les états membres. Donc il ne devrait pas y avoir de grandes différences entre ce qui sort de la réunion des ministres des affaires étrangères, et ce qui sort de la réunion des premiers ministres. Sur l'entente et la relation entre les deux, c'est comme la relation entre un Premier ministre d'un coté, et son ministre des Affaires étangères de l'autre côté. CHRIS BURNS Pensez-vous que M. Tusk va essayer d'imposer une ligne plus dure envers la Russie? DANUTA HUBNER Nous devons tous regarder en avant. Mme Mogherini devra préparer une stratégie, à long terme, pour passer de la confrontation à la coopération, peut-être pas un partenariat, mais une coopération. Je pense que l'expérience de M. Tusk sera extrêmement utile, parce qu'il comprend la nécessité de trouver un mode de coopération avec la Russie, même si maintenant nous devons rester ferme en continuant bien sûr notre politique de sanctions. CHRIS BURNS D'autre part M. Tusk pourrait être comme un pont vers la Russie, comme Nixon l'a été avec la Chine ?' PAUL IVAN En 2008 / 2009 il a essayé d'améliorer les relations entre la Pologne et la Russie. Il a fait quelques pas dans ce sens : mais apparemment, il y a des limites à une telle politique.' CHRIS BURNS Une question sur la structure du conseil. Beaucoup d'Européens, beaucoup de gens se demandent pourquoi nous avons autant de présidents ? Nous avons un conseil avec une présidence tournante. Devrions-nous éliminer ce système, maintenant que nous avons un président du Conseil ? RICHARD CORBETT Nous avons pléthore de présidents. Chaque institution a son propre président. Je pourrais aller plus loin. Si, comme cela fonctionne en Angleterre, nous avions un président du parlement, un gouverneur de la banque centrale, un président du Conseil européen, et un président des commissions les gens comprendraient un peu plus leurs rôles. Mais au lieu de cela, on appelle tout le monde président, et plus personne ne comprend rien. CHRIS BURNS Devrions-on nous nous débarasser de la présidence tournante?' DANUTA HUBNER Non, je pense que c'est très important, que les gens, les citoyens des Etats membres, voient leur Premier ministre, leurs ministres, aller à Bruxelles. Il faut qu'ils se sentent responsables de l'Union européenne. La présidence tournante nous donne une grande responsabilité. C'est quand nous nous connectons avec nos peuples, quand les gens sentent qu'ils font partie de l'Europe, qui est aujourd'hui dirigée par leurs gouvernements, donc je pense qu'il est très important que nous nous en tenions à cela. CHRIS BURNS Paul, est-ce que l'on n'a pas trop de chevauchement, trop de chefs ? PAUL IVAN Eh bien en fait, je dirais que le système n'est pas très clair pour les citoyens ordinaires. En même temps la présidence tournante est un moyen de rapprocher l'Union vers ses Etats membres. L'Union gagne beaucoup de visibilité dans les six mois d'une présidence tournante. Je pense que c'est quelque chose qui doit être maintenu.
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Voici le ticket gagnant de l'Union européenne! Lors du sommet européen à Bruxelles, les 28 sont tombés d'accord. L'italienne Federica Mogherini prend la tête de la diplomatie européenne. Le Premier ministre polonais, Donald Tusk, s'installe à la présidence du Conseil européen. Critiqué pour son niveau d'anglais, il a joué franc jeu. 'Rien n'est trop bon pour l'Europe et c'est valable pour mon niveau d'anglais', a déclaré Donald Tusk. 'Je vais l'améliorer et je serai fin prêt pour décembre, ne vous inquiétez pas!' Federica Mogherini était raillée pour son manque d'expérience. Lors d'une conférence de presse, elle a balayé ces critiques démontré sa maîtrise du dossier ukrainien. 'On sait tous que la voie militaire n'est pas une solution, en premier lieu pour le bien des ukrainiens', a affirmé Federica Mogherini. 'Et même si on travaille à de nouvelles sanctions, on doit garder la voie diplomatique ouverte. C'est notre travail de jouer sur ces deux outils.' Donald Tusk devient aussi le président des sommets de la zone euro. 'Discipline et croissance sont compatibles', a-t-il déclaré. Un discours de compromis qui cadre bien avec sa nouvelle fonction. 'En choisissant le tandem Mogherini-Tusk, les dirigeants européens ont réuni d'un côté la diplomatie du Sud et de l'Est de l'Europe, et de l'autre l'espoir d'une nouvelle génération ainsi que l'expérience politique', analyse notre correspondante à Bruxelles, Margherita Sforza. 'C'est un signal fort alors que l'Europe doit faire face à la crise ukrainienne à l'Est et à la violence au Moyen-Orient dans le Sud'.
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Les dirigeants européens sont réunis en sommet à Bruxelles. Au menu, bien sûr, l'aggravation de la situation en Ukraine et un éventuel renforcement des sanctions contre Moscou. Cette rencontre a également pour but d'attribuer deux postes clés à la tête de l'UE. Tout d'abord celui de la présidence du Conseil européen, occupé jusqu'alors par le belge Herman Van Rompuy. Le Premier ministre polonais, Donald Tusk fait figure de favori. Il s'agit aussi de nommer le ou la remplaçante de Catherine Ashton à la tête de la diplomatie européenne. Et là c'est le nom de la ministre des Affaires étrangères italienne Federica Mogherini qui revient le plus souvent.
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Eclaboussé par une affaire d'écoutes illégales, le gouvernement polonais de Donald Tusk a obtenu un vote de confiance devant le Parlement. Il a reçu 237 voix en sa faveur, 203 contre lui. C'est le Premier ministre qui a lui-même démandé ce vote tandis que se multipliaient les appels à la démission de son cabinet de centre-droit. En cause, le scandale déclenché par la publication d'enregistrements effectués en secret de hauts responsables politiques et économiques. L'affaire a éclaté la semaine dernière avec la parution dans le magazine Wprost des écoutes illégales de personnalités telles que le gouverneur de la banque centrale, le ministre de l'Intérieur ou encore le chef de la diplomatie Radoslaw Sikorski. Ce dernier a été tout particulièrement exposé par des propos où il remettait en cause l'alliance entre la Pologne et les Etats-Unis dans un langage fleuri. Varsovie dénonce un complot visant à affaiblir son influence au niveau européen. La Pologne a notamment proposé son ministre des affaires étrangères pour remplacer Catherine Ashton à la tête de la diplomatie européenne.
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Une conversation enregistrée dans un restaurant il y a un an et révélée aujourd'hui par le journal Wprost révèle que le ministre de l'Intérieur et le gouverneur de la Banque centrale polonaise se seraient entendus pour éliminer de la scène politique le ministre des Finances de l'époque, qui a quitté son poste depuis. Des manoeuvres souterraines que dénonce aujourd'hui le Premier ministre Donald Tusk : 'Dans le cas présent, nous parlons d'une tentative de coup d'Etat, ou d'une tentative de renverser le gouvernement par des moyens illégaux. Je ne prendra pas de décision politique avec le matériel dont je dispose pour l'instant. Je veux d'abord clarifier cette affaire et maintenir la stabilité de l'Etat'. L'opposition a saisi l'occasion pour demander la démission du gouvernement, faute de quoi une motion de censure serait déposée. Certains suggèrent que l'enregistrement serait l'oeuvre des services secrets russes, afin de déstabiliser la Pologne sur fond de crise russo-ukrainienne.
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Remaniement ministériel en Pologne. Le Premier ministre Donald Tusk a nommé un nouveau ministre de l’Economie en la personne de Mateusz Szczurek, il est, à 38 ans, le plus jeune homme à occuper...
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