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Près de deux mois après sa mise à l'écart du pouvoir au Brésil, Dilma Rousseff réaffirme son innocence. 'Je n'ai jamais commis aucun crime de responsabilité, jamais je n'ai détourné un seul centime public pour mon enrichissement personnel', affirme-t-elle dans une lettre envoyée au Sénat. Une lettre qui a été lue par son avocat, l'ex ministre de la Justice Eduardo Cardozo : 'Je suis jugée, car je n'ai pas accepté le chantage. Cette procédure de mise en accusation existe parce que j'ai refusé le harcèlement des maîtres-chanteurs. Le plus grand risque auquel fait face le Brésil aujourd'hui est d'être dirigé par un gouvernement qui n'a pas été élu. Un gouvernement qui n'a pas reçu le soutien du peuple ne résoudra pas la crise, car il est lui-même au coeur de cette crise.' Dilma Rousseff est accusée d'avoir maquillé les comptes publics pour favoriser sa réélection. Elle se dit victime d'une 'farce politique et juridique'. Le Sénat décidera fin aôut, probablement après les Jeux olympiques, si elle doit être officiellement destituée. Avec AFP
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*Le Brésil traverse un moment inédit de son histoire, la destitution de Dilma Rousseff et son remplacement par le vice-présient Michel Temer qui prend la tête du pays, au moins le temps du procès en destitution de la Présidente. Michel Dos Santos a contacté au Brésil celui qui était le bras droit de Dilma Roussef, l'ancien ministre-chef de cabinet, Jaques Wagner, qui a laissé son poste au gouvernement pour Lula da Silva en mars dernier.* Est-ce qu'il y a un coup d'Etat au Brésil ? Jaques Wagner: 'Effectivement, ce que nous vivons au Brésil, c'est un coup d'Etat. J'appelle ça un coup d'Etat parce qu'ils ont eu recours au dispositif constitutionnel de destitution pour véritablement faire une élection indirecte. Le monde a assisté aux sessions de la chambre et du Sénat sur la recevabilité de cette procédure et personne ou très peu ont parlé de d'actes criminels, parce que la Présidente n'a commis aucun crime. Donc, ils ont utilisé ce dispositif constitutionnel contre quelque chose de sacré en démocratie, une élection par les urnes, pour tenter artificiellement d'usurper le pouvoir à un Président élu par 54 millions de voix. Depuis la fin des élections, ils ont tout fait pour tenter de les annuler et d'organiser cette espèce de troisième tour de l'élection. Ils ont remis en question le scrutin, puis la légitimité de la campagne présidentielle en allant jusqu'à la Cour suprême fédérale et pendant 18 mois, ils ont fabriqué de toutes pièces cette destitution, cherchant des raisons qui n'existent pas et qui n'existeront pas pour la dépouiller de son pouvoir.' Y a-t-il des intérêts géostratégiques derrière cela ? Y a-t-il des forces extérieures derrière ce coup d'Etat ? Jaques Wagner : 'Sans aucun doute, des intérêts conservateurs sont en jeu. C'est une stratégie qu'on constate dans certains pays, en ayant recours à l'éthique, on cherche, artificiellement, à prendre le pouvoir au gouvernement qui ont une légitimité populaire.' Qui sont ces mouvements conservateurs externes ? Pourrait-il s'agir d'un pays en particulier ou de plusieurs pays ? Jaques Wagner : 'De toute évidence, il existe des forces conservatrices aux Etats-Unis, en Europe, et même en Asie, qui préféreraient un autre type de gouvernance en Amérique latine, parce qu'en Amérique latine, pas seulement au Brésil, on a vu l'avènement de gouvernements populaires qui ont été systématiquement attaqués. Je préfère cibler d'ailleurs les secteurs conservateurs des marchés financiers, qui dans le monde entier, s'oppose aux mouvements sociaux et aux gouvernements à caractère populaire ou progressiste.' Sera-t-il possible d'inverser la situation au Sénat ? Jaques Wagner : 'Oui, il est possible de renverser la situation au Sénat, je n'en doute pas. Ils ont eu seulement 55 voix pour enclencher la procédure, si on gagne seulement deux de ces voix, on barrera la route à la destitution et nous avons déjà 22 ou 24 voix que je considère sûr. Et je pense que pendant l'exercice du mandat intérimaire, beaucoup de contradiction vont surgir. Je suis convaincu qu'avec les mouvements sociaux dans la rue, plus ce mouvement au congrès, nous avons tout pour échafauder le retour de la démocratie et que Dilam Rousseff puisse reprendre son mandat.' Plusieurs pays et organisations d'Amérique du Sud ont réagi négativement à l'évincement de Dilma Rousseff. Croyez-vous que l'Union européenne devrait avoir la même attitude ? Jaques Wagner : 'Je crois que tous les démocrates, de l'Union européenne et du monde entier doivent s'inquiéter quand, dans un pays comme le Brésil, une des plus grandes démocraties du monde, survient un processus qui n'est pas transparent, un processus de destitution artificiel, je crois que c'est une source de préoccupation pour nous tous. Et en interne, nous allons continuer à résister et nous comptons sur la solidarité internationale.'
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L'ex-n 2 du gouvernement de Dilma Rousseff continue sa lutte aux côtés de la présidente suspendue. Jaques Wagner, ancien ministre-chef de cabinet, a invité la communauté internationale à ne reconnaître aucune légitimité au président par interim Michel Temer, dans une interview exclusive à Euronews. 'Je crois que tous les démocrates de l'Union Européenne et du monde entier doivent s'inquiéter du sort de pays comme le Brésil, qui est l'une des plus grandes démocraties du monde occidental. Nous continuerons en interne de résister et nous comptons sur la solidarité internationale, de ceux qui comprennent comme nous qu'il y a eu au Brésil une élection indirecte maquillé en destitution de la présidente Dilma' Le vice-président de centre-droit Michel Temer a accédé à la magistrature suprême en vertu de la constitution, après le vote des députés le 17 avril dernier, déclenchant une procédure de destitution contre la présidente de gauche. La destitution doit être confirmée par le sénat dans six mois. D'après un article de la télévision pan-latino-américaine Tele Sur, huit dirigeants d'Amérique Latine ont officiellement regretté ou condamné la destitution de Dilma Rousseff : au Venezuela, au Salvador, en Équateur, en Bolivie, à Cuba, au Nicaragua, au Chili et en Uruguay.
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Alors que le Brésil s'attend à une période très sombre et à beau coup de sacrifices, sa présidente destituée, Dilma Roussef, ne veut pas rester dans l'ombre et assure qu'elle reviendra. La chef d'Etat déchue s'est exprimée face à la presse étrangère ce vendredi. Elle s'est dite victime d'une 'conspiration orchestrée par le parlement et les élites traditionnelles'. 'Le Brésil a aujourd'hui un gouvernement provisoire, par intérim, et une présidente élue par 54 millions de voix, a t-elle déclaré. Il y a un gouvernement intérimaire et illégitime du point de vue des votes. Je me battrai pour revenir'. De nouvelles manifestations de soutien à Dilma Roussef ont eu lieu à Rio ce vendredi. La plupart de ces manifestants refusent de voir leur pays revenir en arrière après treize années de politique de gauche. Une politique qui, selon la droite maintenant au pouvoir, n'a fait que plonger le pays dans la récession.
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Tout juste en place et déjà dans l'urgence. 'Nous avons peu de temps', avait d'ailleurs prévenu jeudi le nouveau président brésilien Michel Temer, lors de sa prise de fonction. Son gouvernement a ainsi dès vendredi annoncé de premières mesures, consistant en une réduction des dépenses publiques et le maintien des programmes sociaux pour les plus démunis. L'urgence est économique. Le pays connaît sa pire récession depuis les années 1930. L'inflation est élevée et le chômage, massif. Elle est aussi politique. L'image du Brésil a été fortement abîmée ces dernières années à l'étranger, alors que le pays traverse toujours une crise sanitaire avec la propagation du virus Zika et qu'il s'apprête à accueillir dans trois mois la plus grande des compétitions internationales : des jeux olympiques d'été. De plus, le nom du nouveau président est cité dans un scandale de corruption tentaculaire. C'est aussi le cas du tiers de son gouvernement. Un gouvernement uniquement composé d'hommes. Pour couronner le tout, il est très impopulaire. Entretien avec Andrei Netto Maria Barradas, journaliste de notre service portugais, a posé plusieurs questions à Andrei Netto, correspondant du journal brésilien Estadão à Paris, notamment sur l'avenir de Michel Temer à la tête du Brésil. Michel Temer, a-t-il les coudées franches et la légitimité pour gouverner ? Andrei Netto : 'Au parlement oui, Michel Temer rassemble les conditions pour gouverner parce qu'il a une base de soutiens assez large, avec le Parti du mouvement démocratique brésilien, le PMDB et le parti de la social-démocratie brésilienne, le PSDB, de centre droit, et aussi quelques petits partis qui soutiennent également son gouvernement. D'autre part, il y a ce problème de légitimité, et c'est la question qui se pose aujourd'hui au Brésil. En ce moment même, une partie importante de la société brésilienne, se questionne pour savoir si Michel Temer a la légitimité d'exercer le pouvoir.' La presse internationale évoque ce paradoxe : Temer est soupçonné et appelé à comparaître dans plusieurs procès pour corruption et ferait lui-même l'objet d'une procédure de destitution. Que pouvez-vous nous dire à ce propos ? Andrei Netto : 'Il y a de fait une procédure de destitution qui est en cours à la chambre des députés contre Michel Temer, et il est vrai aussi qu'il y a certaines 'situations' en rapport avec le vice-président dans l'enquête concernant l'opération Lava Jato, qui est une espèce de version brésilienne de l'opération Mains Propres. Michel Temer, pour le moment, n'est pas parmi les personnalités les plus touchées au sein du parti centriste qu'il représente, le PMDB. Il y a des noms plus impliqués dans ces scandales de corruption comme celui de l'ancien président de la chambre des députés Edouardo Cunha, ou celui du président du sénat Renan Calheiros et aussi six des ministres qui viennent d'intégrer le nouveau gouvernement formé par Michel Temer.' Il doit impérativement fournir des résultats convaincants dans les six prochains mois, il doit notamment commencer à assainir les comptes publics et contrer la pire récession que connaît le pays depuis des décennies. Les conditions sont-elles réunies pour le faire ? Andrei Netto : 'Je dirai que, paradoxalement, ce n'est pas l'un des plus grands problèmes de Michel Temer. Car depuis deux ans, l'économie brésilienne est à l'arrêt, le taux de croissance était négatif l'an dernier, moins 4 %, sous la direction de Dilma Rousseff, donc une reprise est quasiment inévitable. Mais en plus, Michel Temer a choisi un ministre des Finances, Henrique Mereilles, qui est un homme extrêmement expérimenté. Il a travaillé, avec succès, à la Banque centrale du Brésil pendant le mandat de Luiz Inacio Lula da Silva. C'est un homme capable de rééquilibrer les comptes publics.' Comment pensez-vous que les Brésiliens vont réagir dans l'éventualité où Michel Temer n'obtient pas très rapidement des résultats visibles ? Andrei Netto : 'Si Michel Temer réussit à équilibrer les comptes publics, relancer la croissance, réduire le chômage, c'est possible que de ces mesures émerge une sorte d'état de grâce, ou un soutien populaire qui légitime Michel Temer. Dans le cas contraire, je ne doute pas que Michel Temer ne soit confronté à une grande et croissante opposition de la rue les mois prochains. Donc, les six prochains mois vont être cruciaux dans cette crise politique qui ne s'achève pas maintenant, mais continue au Brésil.' Quelles conséquences a, selon vous, cette crise politique sur les engagements internationaux du Brésil, notamment pour les JO qui arrivent ? Andrei Netto : 'Je ne sais pas, peut-être qu'il y aura un petit impact ou bien un impact considérable sur les Jeux olympiques parce que l'image extérieure du Brésil est endommagée. Mais ce qui me préoccupe le plus ce ne sont pas les JO, mais la position du Brésil dans les grandes institutions internationales. Souvenons-nous par exemple que des présidents comme Barack Obama aux Etats-Unis, ou François Hollande en France, n'ont pas félicité Michel Temer, ils n'ont pas contacté le vice-président, aujourd'hui président en exercice, et cela montre une certaine réticence, une prudence, un attentisme de la communauté internationale qui se demande bien quel sera le développement de la crise politique au Brésil.'
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'Dix promesses de Michel Temer à retenir' titrait ce vendredi un journal brésilien au premier jour de la prise de fonction du gouvernement par intérim. Un gouvernement encore plus mêlé aux affaires de corruption Avec neuf de ses membres sur 24 mis en cause dans l'affaire de corruption autour du groupe public Petrobras, le nouveau cabinet n'incarne pas vraiment le changement. Les Brésiliens ne semblent d'ailleurs pas s'y tromper. 'Ce qui s'est passé, la manière dont cela s'est passé...peut-être que ça va apporter un changement économique pour le pays, mais politiquement, je pense que pas grand chose ne va changer', estime un habitant de Brasilia. Un cabinet peu représentatif de la société Le nouveau gouvernement s'est mis au travail dès vendredi matin. Pas une femme ne fait partie du nouveau cabinet, exclusivement composé d'hommes blancs, âgés, issus de l'élite. Le nouveau ministre des Finances, Henrique Meirelles, a été président de la Banque centrale sous la présidence de Lula. Il était parvenu alors parvenu à contenir l'inflation. 'Le Congrès reflète la société brésilienne. Et selon moi, la société brésilienne est mûre pour des mesures d'ajustement importantes. Ce qui n'est pas possible, comme tout le monde peut le constater, c'est le statu quo', affirme Henrique Meirelles, qui était aussi chargé jusqu'à l'an dernier de coordonner tous les investissements réalisés pour les Jeux olympiques d'été de Rio, qui se tiennent du 5 au 21 août prochains. Dilma Rousseff, écartée du pouvoir, dans l'attente de son procès Avant de quitter la présidence, Dilma Rousseff a appelé les Brésiliens à se mobiliser contre le coup d'Etat dont elle se dit victime. Avec une popularité d'à peine 10 %, il lui reste quand même des partisans qui sont venus jeudi lui manifester leur soutien, après le vote du Sénat à une très large majorité pour l'écarter du pouvoir.
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C'est une Dilma Rousseff combattive, déterminée, qui s'est exprimée à la télévision, après sa mise à l'écart du pouvoir suite au vote du Sénat approuvant l'ouverture d'une procédure de destitution pour 'crime de responsabilité'. Dilma Rousseff a de nouveau dénoncé un 'coup d'Etat', une 'injustice', se disant victime d'une 'farce judiciaire'. Elle appelle les Brésiliens à se mobiliser contre ce qu'elle estime être une atteinte à la démocratie, à la souveraineté des quelque 54 millions d'électeurs qu'ils l'ont porté pouvoir. Pour Dilma Rousseff, l'arrivée d'un gouvernement non élu constitue 'le plus grand risque pour le pays'. Elle va être remplacée par le vice-président Michel Temer, en attendant le jugement final des sénateurs qui pourrait intervenir dans six mois.
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C'est le moment qu'attendait Michel Temer, vice-président de Dilma Rousseff depuis 2011. Pendant les 180 jours du procès qui sera mené contre la présidente, il occupera son poste. Si le procès conclut à la culpabilité de Dilma Rousseff, il pourrait peut-être diriger le Brésil jusqu'au 31 décembre 2018. Presqu'inconnu des Brésiliens et encore plus impopulaire que Dilma, il n'est crédité que de 2 % d'intentions de vote en cas d'élection, et il pourrait aussi faire l'objet d'une procédure de destitution... dans un second temps... 'Je vais tranquillement et respectueusement attendre la décision du Sénat. C'est le Sénat qui aura le dernier mot sur cette question, il serait inapproprié pour moi de m'exprimer avant la fin du processus', a-t-il déclaré. Mais il a déjà fait fuiter une partie de son discours d'investiture bien avant la suspension de Dilma Rousseff. Et il a déjà constitué son cabinet. Le nombre de ministères passerait de 32 à 22. Une mesure symbolique pour montrer sa détermination à réduire les dépenses publiques et à mettre de l'ordre, alors que le Brésil traverse sa pire récession depuis les années 1930. Selon les projections, le PIB va encore reculer de 3,9 % cette année. L'inflation atteint près de 10 %. Les taux d'intérêts avoisinent 14,25 %. Et le déficit a déjà atteint 10,4 % du PIB en 2015, alors que la dette brésilienne est hors de contrôle. Tous les mois, 100 000 emplois sont détruits au Brésil. Pour tenter de redresser la barre, Temer préparerait un paquet de mesures libérales, par nature impopulaires, dont un ajustement budgétaire sévère, une réforme du système déficitaire des retraites, une réforme de la législation du travail, ainsi que des privatisations. 'La situation économique au Brésil dépend de nombreux facteurs, et on estime que la récession va continuer encore un certain temps, quelques années de plus. Aucune mesure ne peut résoudre d'un coup de baguette magique le problème, quel que soit le gouvernement' explique Michael Freitas Mohallem, professeur de droit de la Fondation Getulio Vargas. Un autre ingrédient de ce cocktail explosif s'appelle Petrobras. L'énorme scandale de corruption, aux développements judiciaires imprévisibles, éclabousse toute la classe politique, et notamment le PMDB, le parti de Michel Temer... Le Brésil occupe donc l'espace médiatique par cette telenovela à rebondissements au lieu, par exemple de mettre en avant les JO 2016. L'action du gouvernement a été inexistante pendant de longs mois pour tenter de redresser l'économie ou... attirer les visiteurs étrangers aux Jeux olympiques de cet été.
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Dilma Rousseff a été écartée jeudi du pouvoir au Brésil pour faire face à une procédure de destitution, un séisme politique qui a plongé le géant d'Amérique du sud dans l'inconnu à l'approche de ses jeux Olympiques. Aussi surprenant que cela puisse paraître, les deux tiers des sénateurs sont poursuivis pour corruption.
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C'est une Dilma Rousseff combattive, déterminée, qui s'est exprimée après sa mise à l'écart du pouvoir suite au vote du Sénat approuvant l'ouverture d'une procédure de destitution pour 'crime de responsabilité'. Elle appelle les Brésiliens à se mobiliser contre ce qu'elle appelle un ''Coup d'État'' 'Quand un président élu est chassé pour un crime qu'il n'a pas commis, le nom pour cela, dans le monde démocratique, ce n'est pas l'impeachment, la mise en accusation, c'est un coup d'Etat (...) C'est une procédure fragile, juridiquement inconsistante et injuste, lancée contre une personne honnête et innocente (...) La lutte pour la démocratie n'a pas de date limite. C'est un combat permanent, qui exige de nous tous, un dévouement permanent.'' À l'instar des députés, les sénateurs brésiliens ont approuvé, à une large majorité, l'ouverture de la procédure de destitution. Conséquence, Dilma Rousseff est écartée de la présidence pendant 180 jours maximum, en attendant le jugement final des sénateurs. Elle est remplacée temporairement par le vice-président Michel Temer. Dilma Rousseff a estimé que l'arrivée d'un gouvernement non élu constituait 'le plus grand risque pour le Brésil'.
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Le vote du Sénat brésilien pour écarter Dilma Rousseffa été accueilli par des feux d'artifice dans le camp des partisans de sa destitution, sur l'esplanade des ministères, juste en face du Congrès à Brasilia. Mercredi soir, le crépuscule annonçait donc la fin d'une longue gouvernance de la gauche. A Rio, ces Brésiliens semblent persuadés que la situation économique catastrophique du Brésil va s'améliorer avec un président adoubé par les marchés 'Avant j'aimais beaucoup Dilma. Mais maintenant, le Brésil mérite les félicitations et vous pouvez être sûrs que les choses vont pas mal s'améliorer', dit ce commerçant. 'On va voir maintenant ce qu'il se passe. Que Michel Temer vienne et qu'il répare un peu les dégâts faits à notre pays', appelle de ses voeux Conseiçao Santos. Les partisans de la présidente au contraire, qui comptent parmi eux le mouvement des paysans sans terre, sont très déçus. Ils se sont réunis devant le palais présidentiel à Brasilia. 'C'est un sens des responsabilités sociales qui motive ma présence aujourd'hui, pour la démocratie, pour les droits sociaux, pour notre vote, celui de 54 millions de Brésiliens. C'est pour ça qu'on est là aujourd'hui', dit une manifestante opposée à la destitution de la présidente. Les accusations de corruption à l'encontre de Michel Temer étant bien plus graves que les raisons qui ont motivé le processus de destitution de Dilma Rousseff, certains se demandent si cette procédure n'est pas un simulacre de démocratie.
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Le président par intérim Michel Temer s'est installé dès ce jeudi au Planalto, le palais présidentiel, au soir-même de la mise à l'écart de Dilma Rousseff pour 180 jours. A l'issue de la nomination officielle de son gouvernement, l'ex-vice-président, encore plus impopulaire que sa prédécesseure, a dessiné les grandes lignes de sa future politique. Mettant un terme aux rumeurs propagées par le camp de Dilma Rousseff, Michel Temer a assuré qu'il ne mettrait pas fin aux programmes sociaux mis en place par ses prédécesseurs dont Lula, qui ont permis à près de quarante millions de Brésiliens de sortir de la pauvreté. Dans un pays divisé, il a insisté sur la nécessaire réconciliation et le besoin urgent de restaurer la confiance des marchés dans le Brésil, afin de sortir le pays de la récession.
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Le vote est sans appel, cinquante-cinq des quatre-vingt un sénateurs se sont prononcés pour la suspension immédiate de Dilma Rousseff. Accusée d'avoir maquillé les comptes publics pour se faire réélire, elle devra se soumettre à un procès en destitution. Le jugement final sera donné par ces même sénateurs d'ici six mois. Michel Temer prendra l'intérim.
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Au Brésil, Dilma Rousseff est sur le point de céder le pouvoir. Le Sénat est en ce moment réuni pour une session marathon afin de décider ou non de destituer la présidente brésilienne, accusée de maquillage de comptes publics. Et la balance ne penche pas en sa faveur. Depuis hier matin, les sénateurs s'expriment à la tribune à tour de rôle pendant 15 minutes pour défendre ou accabler Dilma Rousseff. Ils vont ensuite prendre part à un vote. Si une majorité des 81 sénateurs souhaite sa destitution, la présidente devra céder le pouvoir à son vice-président Michel Temer pour une durée maximale de 180 jours. Elle devra être soumises à un procès en destitution. Ce procès sera organisé par le Sénat. Cette fois, si deux tiers de ses membres votent en faveur d'une destitution, Dilma Rousseff sera définitivement écartée du pouvoir et ne pourra pas se représenter avant 8 ans. Le vice-président Michel Temer sera alors confirmé dans son intérim pour gouverrner jusqu'à la fin du mandat, le 31 décembre 2018. A l'extérieur du Sénat à Brasilia, la tension reste vive. 5 000 manifestants, anti et pro-Dilma Rousseff sont présents. Face à la foule, un dispositif policier impressionnant a été déployé. Les supporters de la présidence dénoncent un coup d'État. Le camp d'en face l'accuse de corruption. Le Brésil semble aujourd'hui profondément divisé. Selon les derniers sondages, environ 60 % des Brésiliens souhaiteraient le départ de Dilma Rousseff.
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Le sort de Dilma Rousseff est désormais entre les mains des sénateurs, au Brésil. Ceux-ci ont commencé à voter et s'apprêtent à se prononcer sur la suspension du mandat de la présidente, accusée d'avoir manipulé les comptes publics pour se faire réélire en 2014. Selon une source à la présidence, la politique aurait déjà commencé à ranger ses affaires personnelles.
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Les Brésiliens ont les yeux rivés sur le Sénat, réuni actuellement en séance plénière pour statuer sur la procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff. La séance s'annonce particulièrement longue, la plupart des sénateurs devant prendre la parole pendant environ 15 minutes. Le vote pourrait intervenir dans la soirée ou dans la nuit. ''Il n'y a qu'une seule question : A-t-on des preuves qu'un crime de responsabilité a été commis par la présidente de la République, qui justifieraient l'ouverture d'une procédure de mise en accusation et par conséquent sa suspension du pouvoir'', a expliqué le président du Sénat, Renan Calheiros. L'issue du vote fait peu de doute. Une cinquantaine de sénateurs, sur 81, ont déjà fait savoir qu'ils se prononceraient en faveur de la procédure de destitution, comme l'ont déjà fait la grande majorité des députés. Si la tendance se confirme, Dilma Rousseff serait écartée du pouvoir pendant six mois maximum, en attendant le jugement final. Elle serait alors remplacée par le vice-président, Michel Temer. La présidente brésilienne est accusée d'avoir maquillé les comptes publics afin de cacher l'ampleur des déficits et ainsi favoriser sa réélection. Elle a saisi hier la Cour suprême pour empêcher ce qu'elle qualifie de 'coup d'Etat institutionnel.'
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Dilma Rousseff, présidente du Brésil, pour encore quelques heures...une probabilité qui se rapproche un peu plus. Mercredi, le Sénat se prononce sur la procédure de destitution. Sur les 81 membres de la Chambre, une cinquantaine ont déjà annoncé leur intention de voter contre la Présidente. Alors Dilma Rousseff tente de rassembler ses troupes. Lors d'un rassemblement, mardi, elle a assuré qu'elle ne démissionnerait jamais de son poste. Après une journée de lundi riche en rebondissements juridiques, l'avocat général du Brésil, Eduardo Cardozo, a annoncé avoir déposé une requête en annulation de la procédure de destitution devant la Cour suprême du pays. Il estime la décision des députés, prise le 17 avril, politiquement motivée. En attendant la réponse, la société brésilienne reste profondément divisée sur le sujet. A Brasilia, les 'anti-Dilma' occupent les avenues de la capitale au cri de 'dehors Dilma', tandis qu'à Rio, ses supporters dénoncent un coup d'état. Selon les médias locaux, les équipes du palais présidentiel auraient déjà commencé à préparer le départ de Mme Rousseff du 'Palacio Planalto'.
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Le président intérimaire de la Chambre des députés brésiliens a annoncé dans un premier temps lundi avoir annulé un vote de cette chambre sur la procédure de destitution engagée contre la présidente Dilma Rousseff en raison d'irrégularités lors du scrutin tenu le 17 avril. Mais le Sénat brésilien a repris en main mardi la procédure de destitution de la présidente Dilma Rousseff qui pourrait être écartée provisoirement du pouvoir dès mercredi.
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La procédure de destitution de Dilma Rousseff a repris lundi devant le Sénat au terme d'une journée marquée par deux rebondissements majeurs. Le président du Sénat Renan Calheiros a ordonné la poursuite de la procédure, ignorant la décision "intempestive" de suspension prise quelques heures plus tôt par le président par intérim du Congrès des députés. Waldir Maranhao avait provoqué dans la matinée un retentissant coup de théâtre en annulant le vote de l'assemblée plénière des députés, qui avaient approuvé le 17 avril à une écrasante majorité la procédure de destitution de Roussef et son renvoi au Sénat. Les sénateurs sont appelés à voter ce mercredi pour un procès en destitution de la présidente du Brésil.
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A la nuit tombée, les partisans de la destitution de Dilma Rousseff, sont descendus dans les rues de la capitale fédérale, Brasilia. La conclusion d'une folle journée...Dans la matinée, le président du Congrès des députés, Waldir Maranhao, a annulé le vote du 17 avril qui avait approuvé la procédure de destitution. Pour valider sa décision, le Sénat devait donner son accord. Quelques heures plus tard, la réponse est tombée: fin de non-recevoir de son président Renan Calheiros. 'Accepter une telle plaisanterie avec la démocratie me compromettrait personnellement dans le retard du processus. Il n'appartient pas au président du Sénat de dire s'il est juste ou injuste, mais à l'assemblée plénière du Sénat' Pour la principale intéressée, il y a encore une fine voie constitutionnelle à exploiter mais le chemin est étroit pour éviter une destitution. La Cour suprème va ainsi devoir examiner rapidement l'annulation du vote des députés. Mais la procédure a de grandes chances de suivre son cours. Les sénateurs restent appelés à voter mercredi l'ouverture d'un procès en destitution. Sa validation entraînerait alors la suspension de Madame Rousseff du pouvoir pendant 180 jours. Et l'issue de ce vote ne fait guère de doute: sur 81 sénateurs, 50 ont déjà fait part de leur intention de voter contre l'actuelle présidente. Avec AFP
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Rebondissement au Brésil : le vote des députés sur la procédure de destitution de Dilma Rousseff a été annulé. Décision prise par Waldir Maranaho, qui assure depuis peu la présidence par intérim de l'Assemblée, après la suspension d'Eduardo Cunha. Waldir Maranaho évoque des irrégularités et annonce un nouveau vote. Le 17 avril dernier, les députés brésiliens avaient approuvé massivement la procédure de destitution de Dilma Rousseff, qu'ils accusent notamment d'avoir maquillé les comptes publics pour cacher l'ampleur des déficits. L'annulation de ce vote intervient alors que les sénateurs étaient appelés à se prononcer à leur tour cette semaine.
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Énième rebondissement au Brésil : le président du Sénat a ordonné la poursuite du processus de destitution de Dilma Rousseff. Cette décision va à l'encontre de celle prise quelques heures plus tôt par le président par intérim de l'Assemblée, qui avait annoncé, à la surprise générale, l'annulation du vote des députés, au sujet de cette même procédure. La présidente brésilienne se trouvait alors à une cérémonie, quand l'information est tombée. Elle a aussitôt tempéré l'optimisme de ses partisans : 'Je viens d'apprendre la nouvelle comme vous sur les téléphones portables (...) Je ne sais pas quelles seront les conséquences, il faut rester prudent.'' Un bras de fer se profile entre les deux chambres du Parlement brésilien. Le Sénat, qui maintient donc son vote prévu mercredi, dénonce la décision intempestive prise par Waldir Maranhao qui assure depuis jeudi la présidence par intérim de l'Assemblée. Il a évoqué des irrégularités pour justifier l'annulation de la procédure de destitution, estimant que le vote des députés, le 17 avril, avait 'porté atteinte au droit à une pleine défense de la présidente et qu'il constituait un préjugement'. Dilma Rousseff est accusée d'avoir maquillé les comptes publics pour cacher l'ampleur des déficits. Les députés avaient massivement voté en faveur de sa destitution. Et tout indique que les sénateurs les suivront.
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Une commission du Sénat brésilien recommande d'écarter du pouvoir la présidente Dilma Roussef. La commission s'est prononcée vendredi à 15 voix contre cinq et, sauf surprise, la majorité du Sénat devrait entériner ce vote le 11 mai. Dilma Rousseff serait alors écartée du pouvoir en attendant le jugement final quant à son éventuelle destitution. 'Honnêtement, c'est la plus importante de nos obligations' a lancé à la tribune le sénateur Gladson Cameli. 'Nous devons être responsables, compétents, et le gouvernement ne l'a pas été. Nous votons 'oui', pour l'admissibilité de la destitution de la Présidente Dilma Roussef. De son côté, Dilma Rousseff répète qu'elle n'a aucune intention de démissionner et dénonce une tentative de 'coup d'État'. 'Le péché originel de ce procès ne peut pas rester caché' a-t-elle déclaré vendredi. 'On voit bien que certains tirent profit de ce procès. Par exemple, malheureusement, ceux qui sont en train d'usurper le pouvoir. C'est le cas du vice président de la République qui est complice de ce dangereux procès.' L'opposition brésilienne accuse la présidente Dilma Rousseff d'avoir maquillé les comptes publics et camouflé l'ampleur des déficit pour faciliter sa réélection en 2014.
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Au Brésil, le président du Congrès des députés est suspendu de son mandat et de ses fonctions à la tête de la chambre. Eduardo Cunha était jusqu'à présent le principal chef d'orchestre de la procédure de destitution lancée à l'encontre de la présidente Dilma Rousseff. Un juge du Tribunal suprême fédéral brésilien, Teori Zavaski, a estimé qu'Eduardo Cunha avait usé de ses fonctions 'dans son propre intérêt' pour empêcher les investigations dont il fait l'objet dans le cadre du scandale Petrobras. Dans le cas où, comme les observateurs s'y attendent, la présidente Dilma Rousseff était écartée du pouvoir, M Cunha était jusqu'aujourd'hui le second dans l'ordre de succession. Le juge du Tribunal suprême fédéral estime qu'Eduardo Cunha 'ne présente pas les conditions personnelles minimales (...) pour la substitution de la présidence de la République.' Le 11 mai, les sénateurs brésiliens doivent se prononcer sur l'ouverture formelle d'un procès en destitution de Dilma Rousseff. Un vote favorable à la majorité simple impliquerait que la présidente soit écartée en attendant le jugement.
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Au Brésil, la menace de destitution pèse de plus en plus sur la présidente Dilma Rousseff. Une commission spéciale du Sénat a recommandé l'ouverture de la procédure de mise en accusation en séance plénière. Les sénateurs décideront mercredi ou jeudi prochain s'ils suivent cette recommandation comme l'ont déjà fait les députés. 'La commission spéciale sur la destitution dénonce un crime de responsabilité de la part de Dilma Rousseff, a indiqué, dans une ambiance surchauffée, Antonio Anastasia, le sénateur en charge du rapport.' Dilma Rousseff est accusée d'avoir maquillé les comptes publics en 2014 et 2015 pour cacher l'ampleur des déficits et ainsi favoriser sa réélection.Des accusations qui s'ajoutent aux soupçons de corruption dans l'affaire Petrobras. Mais la présidente brésilienne reste sereine : 'Je vais me battre dans toutes les instances et par tous les moyens possibles contre ceux au Brésil qui veulent aujourd'hui ma destitution. Je suis sereine, car je sais que je n'ai commis aucun crime de responsabilité', a-t-elle répété ce mercredi. Si les sénateurs approuvent la procédure, Dilma Rousseff sera écartée du pouvoir pendant six mois maximum, période durant laquelle elle fera l'objet d'une enquête et d'un procès. Elle sera remplacée par le vice-président, Michel Temer. Procédure de destitution ce qui attend Dilma Rousseff dans les prochains mois #D19 https://t.co/2sRj6vTqGc pic.twitter.com/eta4tTiTRb- Actualité 24 (@actualite24) 19 avril 2016
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Au Brésil, l'étau se resserre un peu plus autour de Dilma Rousseff et Lula. Le procureur général a demandé l'ouverture d'une enquête contre la présidente brésilienne pour obstruction à la justice. En cause, la nomination en mars de son prédécesseur au poste de chef de cabinet, l'équivalent de Premier ministre. Or, pour le Procureur, cette nomination, bloquée depuis par la justice, a pu avoir pour objectif de perturber les investigations en cours sur le scandale de corruption Petrobras. La présidente brésilienne n'a jamais été autant menacée. Les sénateurs doivent décider la semaine prochaine s'ils votent pour sa destitution, comme l'ont déjà fait les députés. Par ailleurs, le procureur a demandé ce mardi, au Tribunal suprême fédéral, l'autorisation d'inclure Lula dans l'enquête principale pour 'association de malfaiteurs sur les détournements de fonds systématiques au sein du groupe pétrolier publique.' Cette requête vise également trois ministres influents du gouvernement de Dilma Rousseff. Avec AFP
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Cet homme, c'est Michel Temer, et il veut sortir de l'ombre de Dilma Rousseff. Depuis sa première investiture en 2011, le vice-président a escorté la présidente et, habile tisseur d'alliances, il a rendu possible la formation d'un gouvernement stable. Constitutionnaliste de 75 ans, fils d'immigrants libanais, marié avec Marcela, 32 ans, Michel Temer est un vieux routier de la politique brésilienne. Il a senti le vent tourner dès le deuxième mandat de Dilma Rousseff. En décembre 2015, il lui envoie une lettre où il lui reproche de le traiter en 'vice-président décoratif', appelé seulement pour régler les crises et gagner le soutien du Parlement. Chef depuis 15 ans du PMDB, le parti du mouvement démocratique brésilien, un parti centriste clef qui dispose du nombre de députés le plus important au Parlement, Temer a oeuvré en coulisses pour prendre ses distances. Le 29 mars, le PMDB a quitté la coalition gouvernementale, six ministres ont démissionné. 'A partir d'aujourd'hui, après cette réunion historique pour notre parti, le PMDB retire son soutien au gouvernement de Dilma Rousseff', explique Romero Juca, premier vice-président du PMDB. Et puis, il y a 5 jours, comme nombre de médias brésiliens, le journal Valor Economico diffusait un audio de Michel Temer : 14 minutes de discours à la nation, dans lequel il prend pour acquis la destitution de Dilma Rousseff et propose la formation d'un gouvernement d'union nationale. Dès le lendemain, Temer affirme que c'est une fuite accidentelle, qu'il s'entraînait sur son téléphone et qu'il l'a envoyé par erreur à un groupe de députés de son parti. Mais il se dit prêt à prendre le relais : 'Je serai prêt parce que le dialogue est précisément ce qui sous-tend mon action. Ce n'est pas que je sois capable de résoudre seul les problèmes, mais je sais qu'à travers la puissance du dialogue, la concertation, avec tous les partis et des représentants de plusieurs secteurs de la société, nous parviendrons à sortir le pays de cette crise.' Cette fuite est perçue comme une preuve de conspiration par la présidente Dilma Rousseff, qui, sans les nommer, accuse Michel Temer et Eduardo Cunha, le président de la Chambre Basse, de trahison : 'Hier, nous avons eu la preuve qu'il y a deux meneurs dans ce coup d'Etat, ils ont agi ensemble et de manière préméditée.' Car, si le Sénat décide d'écarter Dilma Rousseff du pouvoir pour 180 jours, et finit par voter sa destitution, c'est Michel Temer qui prendra la tête du Brésil jusqu'en 2018. Mais la crise risque de s'aggraver. Le magistrat de la cour suprême du Brésil vient d'ordonner à la Chambre des députés d'initier aussi la procédure de destitution pour Temer. Motif : il est tout aussi responsable que Dilma Rousseff du maquillage des comptes publics du Brésil.
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Les députés du Brésil se sont prononcés dimanche en faveur d'une destitution de la présidente Dilma Rousseff, accusée d'avoir maquillé les comptes publics pour favoriser sa réélection en 2014. Néanmoins, ce vote ne signifie pas que la chef de l'État doive quitter le pouvoir immédiatement. Alors que les pro-Rousseff sont dépités et les opposants fêtent leur victoire, une longue bataille politico-judiciaire s'annonce entre les deux camps.
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Dilma Roussef se dit 'indignée' par le vote, dimanche, d'une large majorité des députés en faveur de sa destitution. La présidente accuse son vice président, l'ancien avocat Michel Temer, d'être l'instigateur de ce qu'elle appelle un 'coup d'état' avec pour objectif de la remplacer si elle était destituée. 'Je fais face à un coup d'état' dit-elle. 'Un coup d'état sous l'apparence d'un processus légal et démocratique pour perpétrer le plus scandaleux des crimes contre une personne : l'injustice de condamner une personne innocente.' La présidente brésilienne rappelle avoir été élue avec 54 millions de voix, elle exclut de démissionner et a l'intention se défendre jusqu'au bout. 'Je vais continuer à me battre' dit-elle. 'Je vais faire face tout au long la procédure, je vais me défendre au Sénat. Sauf surprise le Sénat devrait confirmer le vote de l'Assemblée. Pour cela, un vote à la majorité simple, qui semble acquis, suffirait pour ouvrir une enquête et écarter la présidente pour une durée maximale de 180 jours. À l'issue de l'enquête, la destitution ne pourrait être validée que par un vote du Sénat à la majorité des deux tiers : les partisans de Dilma Roussef espèrent que les sénateurs de l'opposition ne seront pas suffisamment nombreux.

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