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La Commission européenne approuve finalement le projet de budget 2016 du Portugal. Depuis plusieurs jours l'institution mettait en garde le gouvernement socialiste pour non respect du Pacte de stabilité et de croissance. Les Commissaires européens se sont d'ailleurs réunis exceptionnellement en Collège vendredi pour évaluer ce programme budgétaire. La Commission donne donc son approbation mais sous surveillance. Le vice-président de la Commission souligne qu'il faudra de nouvelles garanties de la part des autorités portugaises. Selon Valdis Dombrovskis " nous ne pouvons pas être certain que le projet budgétaire portugais offre les assurances suffisantes pour corriger son déficit excessif en 2016 ". Le gouvernement portugais a présenté un budget 'anti-austérité'. Lisbonne veut revaloriser les prestations sociales et maintenir les salaires des fonctionnaires. Mais cette décision dépasse le simple cadre des règles budgétaires. Un rejet de la Commission aurait été un signal d'intransigeance. Il aurait aussi entraîné une baisse de la note du Portugal par les agences de notation. Avec cet assentiment l'institution fait donc preuve de pragmatisme et évite dans l'immédiat une autre crise politique.
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Les Portugais s'apprêtent à choisir un nouveau gouvernement. Selon les sondages, les socialistes ou l'actuelle coalition de centre-droit sont les mieux placés pour l'emporter. Qu'attendent les électeurs de la future équipe dirigeante ? Nous sommes allés à Porto pour leur poser la question. ''J'aimerais que notre gouvernement parvienne à nous galvaniser, qu'il nous fasse croire qu'on peut aller de l'avant et qu'on peut améliorer les choses dans ce pays.'' ''Je souhaite qu'il mette fin à l'austérité.'' ''Qu'il gouverne avec honnêteté.'' ''Je souhaite que le nouveau gouvernement s'intéresse davantage au peuple et moins à ceux qui ont déjà le pouvoir, la richesse.'' ''Je crois qu'il est important de résoudre la crise démographique et d'accorder des aides sociales aux personnes qui ont des enfants.'' ''Il faut créer des emplois, car actuellement, l'État finance des formations professionnelles à des gens comme moi qui sont ensuite obligés de partir à l'étranger.''
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Voilà 4 ans, le Portugal appelait ses partenaires européens à l'aide. 78 milliards d'euros sont alors débloqués, et assortis de conditionnalités. Le pays souscrit à un programme de réformes et de réduction des dépenses publiques sur 3 ans. A la veille du prêt octroyé par la Troïka, composée du Fonds monétaire international, de la Banque centrale européenne et de l'Union européenne, le déficit du Portugal se chiffre à 10% du PIB. En mai, le pays est sorti de ce plan d'aide. Entre-temps, le déficit est repassé sous la barre des 5%, en 2013, le Portugal a renoué avec la croissance l'année suivante, et les économistes tablent sur une croissance d'1.6% en 2015. Mais le chômage a par ailleurs flambé, prenant 5 points entre 2011 et 2013. Dans une phase descendante depuis, il touche aujourd'hui environ 14% de la population active. L'association catholique Caritas observe même que le taux de pauvreté augmente chez les moins de 18 ans. Pour discuter des répercussions du plan d'aide, et des années de rigueur, sur la vie quotidienne, nous avons sollicité l'éclairage de Paul Almoster, rédacteur en chef économie à TVI, une chaîne de télévision privée portugaise. Dulce Dias, euronews : 'Pourriez-vous nous expliquer ce qui a changé, structurellement, dans l'administration portugaise, dans l'État portugais?' Paulo Almoster : 'Peu de choses ont changé, structurellement, au sein de l'État portugais. Et c'est la même chose avec l'économie portugaise. C'est une période trop courte pour évaluer les résultats du programme de la Troïka et ses effets structurels. Mais Il y a changement structurel dans la vie des gens et dans leur relation à l'Etat, c'est l'augmentation des impôts. Pour atteindre les objectifs sur lesquels le Portugal et la Troïka se sont mis d'accord en 2012, le gouvernement a mis en place une très forte augmentation d'impôts. Juste pour que vous ayez une idée, l'IRS, l'impôt sur le revenu, a augmenté d'environ 30% ' Dulce Dias, euronews Est-ce que cette augmentation des impôts va continuer? Paulo Almoster : 'Le problème, c'est que nous ne disposons pas de grandes perspectives. On ne sait pas bien comment on va pouvoir s'alléger de ce lourd fardeau fiscal dans les prochaines années. Le pays a signé des accords selon le cadre européen, ce qui nous oblige à placer la dette dans une trajectoire descendante constante au cours des 20 ou 30 prochaines années. Donc, à mon avis, cette énorme augmentation des impôts est vouée à continuer.' Dulce Dias, euronews : 'Et comment cela se retranscrit-il dans la vie quotidienne?' Paulo Almoster : 'Le problème, c'est que les gens commencent à s'habituer à vivre avec moins d'argent. Les Portugais sont plus pauvres aujourd'hui. Les revenus n'y changent pas grand chose, car le salaire net après impôt a tendance à baisser. Et là je parle de la classe moyenne, de la plus large part de la population qui paie des impôts. En termes de consommation, par exemple, les gens ont cessé d'acheter des voitures, et donc les ventes ont fortement diminué. Les ventes de voitures sont en train de remonter, mais les chiffres sont encore très faibles. Au supermarché, les gens n'achètent plus de boeuf. Ils se replient sur le poulet ou la dinde - un choix beaucoup moins cher. Ces exemples concrets montrent comment les gens se sont adaptés à la situation. Les gens ont aussi commencé à emmener leur déjeuner au travail. Les restaurants en ont ressenti les effets et ont connu une crise profonde. Au cours des dernières années, les ventes de ces robots servant à préparer la nourriture ont explosé au Portugal, à des niveaux record. Les gens ont également commencé à prendre des vacances plus courtes et à viser le Portugal, plutôt que l'étranger pour leurs congés. Évidemment, ça a été positif pour le tourisme portugais - mais ce n'était pas le but. C'est juste que les gens n'avaient pas d'argent.' Dulce Dias, euronews / 2Ce changement de comportement illustre-t-il un changement profond de mentalité, ou est-ce seulement conjoncturel?2 Paulo Almoster : 'C'est difficile à évaluer sur cette période. Et les gens sont encore très remontés contre la Troïka et les politiciens. Nous nous dirigeons vers des élections législatives, en septembre ou en octobre, et ce sera le moment de voir si les gens vont ou non pénaliser les partis politiques. Mais, quand on regarde les sondages, on n'est pas dans le cas de figure de la Grèce, avec Syriza, ou de l'Espagne, avec des partis comme Podemos ou Ciudadanos, qui pèsent sur le plan électoral. Tout au moins, c'est ce qu'on voit dans les sondages.' Dulce Dias, euronews : 'La Troïka s'est retirée du Portugal il y a environ 6 mois, mais le pays est sous surveillance, au moins jusqu'en 2026. Quel est l'avenir du Portugal selon vous?' Paulo Almoster : 'Ce que je prévois, avec les compromis actuels, ce sont des années d'austérité permanente, en raison de l'engagement à réduire la dette publique. L'État n'a aucun moyen de baisser les impôts et d'augmenter les retraites, dans un pays où la population vieillit à un rythme très accéléré. Nous avons vu ces dernières années un grand nombre de jeunes émigrer. Ces personnes ont disparu. C'était une génération qualifiée, formée au Portugal, mais aujourd'hui ils travaillent à l'étranger. Ici, il y a des personnes âgées, des personnes à la retraite. Elles sont de plus plus en plus nombreuses et elles vivent de plus en plus longtemps. En conséquence, les pensions vont être de plus en plus basses et l'âge de la retraite va être de plus en plus élevé.'
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Le Portugal relâche un peu la pression et présente un projet de budget pour 2015 un peu moins austère que ces trois dernières années. Lisbonne s'était engagée auprès de ses créanciers à ramener le déficit public à 2,5% du PIB, après 4% en 2014. Maria Luis Albuquerque est ministre des Finances : 'Le gouvernement a choisi de ne pas augmenter les taxes. La proposition de budget pour l'année prochaine prévoit un déficit de 2.7% du PIB, juste au dessus de notre engagement de déficit mis d'accord, mais elle fait suite à trois années d'efforts intensifs et notre respect de plusieurs aspects du programme de rattrapage financier'. La tutelle de la Troïka internationale sur le Portugal , comme sur l'Irlande et la Grèce, avec l'austérité et les coupes budgétaires qui s'en étaient suivies, avaient entraîné la colère de la population des travailleurs du pays, comme sur ces images tournées à Lisbonne en juillet.
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Le Portugal va suivre l'exemple de l'Irlande et s'affranchir de la tutelle internationale après trois années placées sous le signe de la rigueur budgétaire. Le pays se lance sans filet,...
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Le Portugal a racheté 1,32 milliard d’euros en obligations arrivant à échéance en 2014 et 2015, réduisant le montant de la dette à rembourser sur cette période. Ce rachat de dette est...
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Des milliers de personnes ont réclamé la démission du gouvernement ce vendredi à Lisbonne . Elles manifestaient devant le Parlement où les députés ont adopté en première lecture un nouveau...
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Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi à Lisbonne et Porto pour dire ‘‘Non’‘ au projet de budget 2014, qui prévoit de nouvelles coupes dans les dépenses publiques. Dans le...
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Les discussions entre l’opposition socialiste et la coalition de droite au pouvoir pour sceller un “pacte de salut national”, comme le réclamait le président, ont achoppé hier. Le secrétaire général du Parti socialiste, Antonio José Seguro, a mis fin aux négociations en réaffirmant ses critiques...
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Impasse économique et politique au Portugal… A tel point que la grogne sociale résonne jusque dans les dans les tribunes du Parlement. “Démission !”, scandaient ce jeudi des citoyens, excédés par la rigueur exigée depuis plus de deux ans, alors que le bilan des réformes imposées par la troïka (...
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Le Premier ministre portugais Pedro Passos Coehlo, s’est dit prêt, devant les députés, à un dialogue avec l’opposition pour surmonter la tempête politique, qui secoue actuellement le pays. Il a ainsi répondu favorablement à la demande du président Anibal Cavaco Silva, qui a lancé cette semaine un...
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La bourse de Lisbonne a dévissé de 6 % à l’ouverture des marchés. En cause, l’aggravation de la crise politique qui ébranle le Portugal due à des divergences concernant les mesures d’austérité drastiques mises en place dans le pays. Le Premier ministre Pedro Passos Coelho a dû faire face mardi à la...
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Le président portugais demande à l’Union européenne de reprendre les rennes dans la gestion de la crise. Pour Anibal Cavaco Silva, l’intervention du Fonds Monétaire International était nécessaire au début, plus maintenant, c’est ce qu’il a expliqué à notre reporter Michel Dos Santos, au parlement à...
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