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A l'approche des élections présidentielle et législatives, convoquées du 13 au 15 avril au Soudan, Omar el-Béchir, l'homme qui dirige le pays depuis 1989 a accordé une interview exclusive à notre correspondant dans la région, Mohammed Shaikhibrahim. L'occasion pour Omar el-Béchir de s'exprimer sur les poursuites de la Cour pénale internationale qui l'accuse de crimes de guerre et de génocide au Darfour. Il partage aussi son sentiment sur la sécession du Sud-Soudan en 2011 et explique pourquoi il se représente à la présidence de la République soudanaise. Qui est Omar el-Béchir ? Omar el-Béchir est né en 1944 quand le Soudan était sous contrôle anglo-égyptien. Il a poursuivi une carrière militaire. Il s'est battu dans les rangs de l'armée égyptienne pendant la guerre israélo-arabe du Kippour en 1973. Il a aussi combattu les groupes armés dans le Sud du Soudan au tout début de la guerre civile, dans les années 1980. Il prend le contrôle du Soudan, alors le plus grand pays d'Afrique, à la faveur d'un coup d'Etat militaire en 1989 et s'autoproclame président. Il est devenu le premier chef d'Etat en exercice à faire l'objet d'un mandat d'arrêt de la Cour pénale internationale pour crimes de guerre et génocide au Darfour. Sur Etat islamique : Il affirme que la CIA et le Mossad sont les seules organisations à avoir quelque chose à gagner dans la montée en puissance d'Etat islamique. Il avance que la politique anti-palestinienne d'Israël facilite le recrutement par Etat islamique. Il assure que le Soudan est parvenu à endiguer l'extrémisme islamiste sur son sol par une rééducation des aspirants djihadistes. Sur les accusations de crimes de guerre et de génocide : Il nie toute épuration ethnique au Dafour. Il dénonce les motivations politiques de la Cour pénale internationale qui chercherait à provoquer un changement de régime. Il affirme que ces accusations s'inscrivent dans une campagne ' anti-Soudan.' Sur la sécession du Sud-Soudan : Il dit ne pas regretter l'indépendance du Soudan du Sud en dépit de ses conséquences économiques au Soudan. Sur les relations avec l'Occident : Il parle d'une décrispation des relations du Soudan avec les puissances occidentales. Il évoque comment les sanctions américaines ont permis au Soudan de développer une coopération économique avantageuse avec la Chine. Regardez l'interview dans son intégralité dans la fenêtre ci-dessus LE SOUDAN EN BREF Entre 1899 et 1956, le Soudan (intégrant l'actuel Sud-Soudan) était sous administration conjointe britannique et égyptienne. Mais dans la pratique, l'Egypte étant à l'époque sous protectorat britannique, la Grande-Bretagne maintenait de facto un contrôle sur la région. L'Egypte rendit sa souveraineté théorique au Soudan après la Révolution égyptienne de 1952, une tactique définie par les nationalistes égyptiens pour forcer la Grande-Bretagne à renoncer à son contrôle sur le Soudan. Opération réussie. Le Soudan devient un État indépendant le 1er janvier 1956, et aussi le plus vaste pays du continent africain. Le Darfour. Pendant leur période de souveraineté sur le Soudan, l'Egypte et la Grande-Bretagne, autorisent la région du Darfour à fonctionner comme un sultanat indépendant. Cependant, en 1916, en pleine Grande Guerre, la Grande-Bretagne incorpore le Darfour au Soudan britannique afin qu'il ne tombe pas entre les mains de l'Empire ottoman. Le 9 juillet 2011, le Sud-Soudan obtient son indépendance après la tenue d'un référendum d'autodétermination au cours duquel près de 99 % des Sud-soudanais se sont prononcent en faveur de l'indépendance. Le Soudan en quelques chiffres Superficie : 1 886 068 km2 Population totale: 35 482 233 habitants, selon des estimations de juillet 2014 PIB par habitant : 1,793 USD Âge moyen de la population totale: 19,1 ans Taux d'alphabétisation : 71,9 % Religions : musulmans sunnites (70 %), Croyances locales (20 %), Chrétiens (5 %), Autres (5 %) Langues officielles : l'arabe et l'anglais (Sources : World Factbook de la CIA, Bureau Central de la Statistique de la République du Soudan, FMI)
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Selon l'ONG Human Rights Watch des soldats soudanais ont violé plus de 200 femmes dans un village Darfour en octobre dernier. Parmi le nombreux témoignages retranscris dans le rapport, deux déserteurs de l'armée soudanaise affirment que leurs supérieurs avaient donné l'ordre de violer des femmes. ' Ce n'est pas un rapport, c'est une information passée sur une radio qui nous est hostile et qui s'appelle Radio Dipanga' dit le Président Béchir. 'C'est une radio gérée par l'opposition et qui est financée par Israël. Il est regrettable que les Nations Unies aient réagi à cette information et aient envoyé des enquêteurs dans ce village qui s'appelle Tabit. Le groupe de l'ONU a enquêté et a pu vérifier que ces informations étaient erronées. Ils y sont ensuite retournés et ont écrit un rapport confirmant que cette information est fausse et qu'il n'y a pas eu de viol. ' Les Casques bleus n'ont pas trouvé de preuve de viols lors de leur unique visite dans le village de Tabou, mais l'ONU fait état d'intimidations de la part de l'armée soudanaise qui les empêchait d'enquêter. Depuis cette visite, Khartoum bloque toute nouvelle enquête sur le terrain.
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Alors que Washington multiplie les appels au dialogue, menaçant Juba de lui retirer son soutien, les combats continuent au Soudan du Sud. Les forces gouvernementales sont décidées à reprendre...
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La communauté internationale se dit inquiète face aux tensions croissantes au Soudan du Sud. Des tensions qui ont abouti à des violences meurtrières : une dizaine de civils ainsi que 2 Casques...
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Le secrétaire général des Nations-Unies, Ban Ki-Moon se dit indigné de l’embuscade tendue samedi au Soudan aux hommes de la Minuad, la mission commune ONU-Union africaine au Darfour. Sept Casques bleus tanzaniens ont été tués et 17 autres blessés au nord de Nyala. Les groupes rebelles accusent une...
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