Réponse : Michel Debré. Découvrez le nouvel épisode de notre série "Les petites phrases de l'histoire expliquées"!

Candidat gaulliste dissident à l’élection présidentielle de 1981, Michel Debré visait par cette pique Valéry Giscard d’Estaing, président sortant qui se représentait après un premier mandat de sept ans. C’est dans la littérature classique qu’il était allé piocher la formule.

En effet, il s’inspira d’une saillie que Nicolas Boileau adressa à Corneille lorsque ce dernier publia sa tragédie « Attila » trois ans après une autre pièce, "Agésilas". Boileau avait alors écrit : "J’ai vu l’Agésilas, hélas, mais après l’Attila, holà !".

A lire aussiQui a dit : "Un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne !" ?

Publicité
Il n’est pas sûr que tous les électeurs aient fait le rapprochement avec la phrase originale (!), mais la formule sonnait bien. Elle ne suffit toutefois pas à Michel Debré, ancien premier ministre du général de Gaule et principal rédacteur de la constitution de 1958, pour convaincre les électeurs. Cette année-là, il ne recueillit que 1,66 % des suffrages au premier tour de la présidentielle et appela à voter pour Valéry Giscard d’Estaing au second.

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

mots-clés : Citation, Histoire

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !

X
Publicité

Contenus sponsorisés

Publicité