Réponse : Edith Cresson. Découvrez le nouvel épisode de notre série "Les petites phrases de l'histoire expliquées !"

 

Le 15 mai 1991, François Mitterrand se débarrasse de son premier ministre Michel Rocard. Les deux hommes, ce n’est un secret pour personne, se vouent une haine et un mépris réciproques. Edith Cresson est alors nommée à Matignon, devenant la première femme à occuper ce poste.

Seulement quatre jours plus tard, le Journal du Dimanche publie une interview d’elle avec une citation qui fait le titre : "La Bourse, j’en ai rien à cirer !".Il est facile d’imaginer l’émoi suscité par cette petite phrase, et pas seulement parmi les financiers ou les boursicoteurs… Le scandale est total. Déjà que la nomination d’Edith Cresson avait suscité des réactions plus que mitigées – et non dénuées de sexisme – mais cette provocation dès sa première interview importante est une énorme boulette !

La réalité est un peu différente… La phrase, en effet, ne figure pas dans l’interview. Mais Edith Cresson l’a dite au téléphone à un de ses collaborateurs alors que la journaliste chargée de l’interroger se trouvait déjà dans son bureau… Cette dernière prit donc un malin plaisir à la noter et de la publier dans le journal. Phrase immédiatement reprise, bien sûr, par l’ensemble des médias.

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Le mal était fait. Cette phrase poursuivit longtemps Edith Cresson, qui commit d’autres boulettes. Après avoir battu des records d’impopularité, elle fut contrainte à la démission moins d’un an après sa nomination.

Vidéo - Retrouvez ci-dessous notre zapping Actu du jour : 

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