Le roman "Soumission" de Michel Houllebecq, dont la sortie est prévue ce mercredi 7 janvier, est taxé d'islamophobie. Retour sur la carrière mouvementée de cet écrivain polémique.

Il n’est pas encore dans les rayons des librairies mais occupe déjà tout l’espace médiatique. Soumission de Michel Houllebecq est incontestablement l’événement littéraire de ce début d’année 2015 tant par la fiction narrée dans l’ouvrage que par la personnalité de son auteur.

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En effet, si le scénario du livre présente en 2022 une France islamisée qui sera sous la coupe d’un parti baptisé "Fraternité musulmane" et dirigé par un certain un Mohammed Ben Abbès concentre tous les ingrédients pour venir talonner les audiences d’un Eric Zemmour, la notoriété et le caractère subversif de Michel Houellebecq apportent également de l’eau au moulin. Mais au-delà de ce roman dont la sortie est prévue ce mercredi 7 janvier, l’auteur de Soumission n’en est pas à sa première polémique. Retour sur les scandales qui égrainent son parcours d’écrivain.

Misogynie

Nous sommes en 1998 et Michel Houellebec sort Les Particules élémentaires. Un succès qui s’écoulera par ailleurs à 500.000 exemplaires. Outre ce triomphe de librairie, l’œuvre essuie de nombreuses critiques notamment concernant le traitement des femmes qui y est fait. "Dans Les particules élémentaires, elles sont traitées de 'putes", réduites à leur simple existence de génitrices ou de machines à jouir, ou assassinées par l'auteur en quelques pages" écrivait à ce sujet L’Express évoquant par ailleurs "la quintessence de la misogynie" consacrée par cette œuvre. Le livre s’arrache, libraires et critiques sont divisés sur le sujet.

Tourisme sexuel

Qui a lu l’œuvre de Houellebecq connaît l’importance de la chair sous sa plume. En 2001, dans Plateforme, l’action se passe en Thaïlande, dans quelques lieux prisés par les touristes sexuels. Le personnage, répondant au nom de Michel (tiens tiens), participe à la création de clubs dédiés à ces pratiques. Après la parution de l’ouvrage, l’auteur qui était accusé de mysogine trois ans plus tôt est jugé coupable de promouvoir le tourisme sexuel. Et il faut dire que son discours n’aide pas, car "même dans sa défense, Michel Houellebecq ne peut s’empêcher d’ajouter le sel de la provocation" comme l'écrit Le Huffington Post. Dans une interview (très) polémique accordée au magazine Lireil déclare : "la prostitution, je trouve ça très bien. Ce n’est pas si mal payé comme métier".

Islamophobie

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Cette même année, et dans cette même interview, les premiers accents islamophobes du discours de Michel Houellebecq se font jour. Expliquant que "la religion la plus con, c'est quand même l'islam", il fustige des "valeurs cruelles" véhiculées par le Coran. Un argumentaire par ailleurs comparable à celui du maire Fn d’Hayange, lequel a consacré un livre à ces vilénies islamophobes. L’auteur polémique avait donc été poursuivi pour incitation à la haine religieuse. L’année d’après, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé l’écrivain.

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